On ne célèbre pas Céline, mais alors il faut aussi arrêter de célébrer Aragon et virer Maurice Fanon!

Nous citons deux textes juste pour éclairer la lanterne du ministre de la Culture.

Paris,  le 25 janvier 2011

Communiqué de Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre :

Monsieur Serge Klarsfeld a obtenu du ministre de la culture Frédéric Mitterand que, bien qu’il ait été un très grand écrivain, Louis-Ferdinand Céline soit retiré de la liste des célébrations nationales.

Mais est-il possible alors que l’on puisse tolérer que des rues et des places et des lycées et des collèges puissent encore porter le nom de Louis Aragon ?

Ce dernier fut quelquefois à ses heures un délicat poète et un romancier de talent. Mais il fut tout au long de sa vie un atroce laudateur de toutes les abominations et exterminations communistes. Véritable crapule stalinienne, honoré pour sa servilité, il n’était pas seulement le thuriféraire du gigantesque assassin du Kremlin mais il hurlait à la mort, il en rajoutait de la manière la plus vomitoire qui fut.

Alors qu’à la Loubianka, siège de la Tchéka et de ses appellations successives en NKVD, G.P.U. (Guépéou), puis KGB, on torturait, on « liquidait » des centaines de milliers de victimes (et au final, chiffre russe officiel : cinq millions d’assassinés) Aragon écrivait : « J’appelle la terreur du fond de mes poumons » (La révolution surréaliste – 1925).

Cette crapule bolchevique confirmait cette aspiration sanguinaire : « L’éclat des fusillades ajoute au paysage une gaieté jusqu’alors inconnue : ce sont des ingénieurs et des médecins qu’on exécute. » (Front rouge – 1930).

Alors que des millions de russes, de baltes et d’ukrainiens mourraient au goulag, dans les famines et les exterminations de masse, ce chouchou de nos médias, qui dénonçait et condamnait ses anciens amis surréalistes qui déplaisaient à Staline, n’hésitait pas, ô le doux poète, à confier : « Je chante le Guépéou qui se forme en France à l’heure qu’il est. Je chante le Guépéou nécessaire à la France ». Ce Guépéou était d’ailleurs nécessaire aussi à l’Allemagne nazie ! Car au moment de la lune de miel entre Staline et son compère Hitler, ce dernier envoya à l’invitation du premier les cadres de la Gestapo se faire instruire par le Guépéou.

Faut-il préciser que, se félicitant des exterminations des « koulaks » et des peuples honnis par Staline, Aragon, prix Lénine de littérature en 1957, ne broncha pas non plus à la nouvelle de l’élimination des médecins juifs du fantasmagorique « complot des blouses blanches » qui annonçait une grande vague d’extermination antisémite que le rappel au diable de Staline évita ?

Mais alors que Céline fut pendant longtemps un réprouvé et un maudit, Aragon, lui, se vautrait dans les palaces et les honneurs.

Avec le manque total de vergogne qui le caractérisait, François Mitterand le décora lui-même de la légion d’honneur le 19 novembre 1981.

On attend maintenant pour le moins de Frédéric Mitterand, de l’ensemble du gouvernement et des collectivités que Louis Aragon qui, pendant un demi siècle, mit son talent au service des crimes contre l’humanité du communisme soit banni de l’honneur public des rues et des édifices et que nul négationnisme de son abjection n’entrave la nécessaire révision de la manière dont on l’évoque dans les livres scolaires.

Communiqué du Cercle Algérianiste

Date : 27 janvier 2011 17:28:15 HNEC

Le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, vient d’annoncer le retrait de l’écrivain Louis Ferdinand Céline de la liste des personnalités faisant l’objet d’une commémoration officielle en 2011 pour ses positions sous l’occupation.

Il a tenu, en revanche, à marquer sa volonté de commémorer le cinquantième anniversaire de la disparition du médecin psychiatre Frantz Fanon, Français passé au FLN en pleine Guerre d’Algérie, jusqu’à devenir collaborateur du journal “El Moudjahid” et ambassadeur, en mars 1960, du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne.

Nous ne saurions oublier que Frantz Fanon fut aussi l’auteur des “Damnés de la terre” paru en 1961, où il en appelait, avec Jean Paul Sartre, au meurtre des Européens d’Algérie.

Comment ne pas se souvenir des mots terribles et nauséabonds de Jean Paul Sartre, préfacier de cet ouvrage ?

“Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer: abattre un européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: restent un homme mort et un homme libre; le survivant pour la première fois sent un sol national sous la plante de ses pieds.”

Comment accepter que l’auteur de cet abominable invitation à la suppression physique des Français d’Algérie et de cette justification du terrorisme, mérite aujourd’hui un hommage national ?…….

Thierry Rolando

président du Cercle National algérianiste



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