Mgr Viganò : procès pénal extrajudiciaire pour crime de schisme

Via Medias-Presse-Infos

“Il y a cinquante ans, dans ce même Palais du Saint-Office, l’Archevêque Marcel Lefebvre fut convoqué et accusé de schisme pour avoir rejeté Vatican II.”

Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi m’a informé, par un simple courriel (1), de l’ouverture d’un procès pénal extrajudiciaire contre moi, avec l’accusation d’avoir commis le crime de schisme et m’accusant d’avoir nié la légitimité du « pape François », d’avoir rompu la communion « avec Lui » et d’avoir refusé le Concile Vatican II.

Je suis convoqué au Palais du Saint-Office le 20 juin, en personne ou représenté par un avocat. Je suppose que la sentence est déjà prête, étant donné le procès extrajudiciaire.

Je considère les accusations portées contre moi comme un motif d’honneur.

Je crois que la formulation même des accusations confirme les thèses que j’ai défendues à plusieurs reprises dans mes interventions. Ce n’est pas un hasard si l’accusation portée contre moi concerne la remise en cause de la légitimité de Jorge Mario Bergoglio et le refus de Vatican II : le Concile représente le cancer idéologique, théologique, moral et liturgique dont l’“Église synodale” bergoglienne est la nécessaire métastase.

Il est nécessaire que l’épiscopat, le clergé et le peuple de Dieu se demandent sérieusement s’il est conforme à la profession de Foi Catholique d’assister passivement à la destruction systématique de l’Église par ses dirigeants, tout comme d’autres subversifs détruisent la société civile.

Le mondialisme appelle à la substitution ethnique : Bergoglio promeut une immigration incontrôlée et appelle à l’intégration des cultures et des religions.
Le mondialisme soutient l’idéologie LGBTQ+ : Bergoglio autorise la bénédiction des couples homosexuels et impose aux fidèles l’acceptation de l’homosexualisme, tout en couvrant les scandales de ses protégés en les promouvant aux plus hautes responsabilités.
Le mondialisme impose l’agenda green : Bergoglio vénère l’idole de la Pachamama, écrit des encycliques délirantes sur l’environnement, soutient l’Agenda 2030 et attaque ceux qui remettent en question la théorie du réchauffement climatique anthropique.

Allant au-delà de son rôle dans les questions strictement scientifiques, mais toujours et seulement dans une direction, qui est diamétralement opposée à ce que l’Église a toujours enseigné.

Il a rendu obligatoire l’utilisation de sérums géniques expérimentaux, qui ont provoqué des effets secondaires très graves, décès et stérilité, les qualifiant d’« acte d’amour », en échange des financements de sociétés pharmaceutiques et des fondations philanthropiques. Sa pleine adhésion à la religion de Davos est scandaleuse. Partout où des gouvernements au service du Forum Économique Mondial ont introduit ou étendu l’avortement, promu le vice, légitimé les unions homosexuelles ou la transition de genre, encouragé l’euthanasie et toléré la persécution des Catholiques, pas un mot n’a été dépensé pour défendre la Foi ou la Morale menacées, pour soutenir les batailles civiles de tant de Catholiques abandonnés par le Vatican et les évêques. Pas un mot pour les Catholiques persécutés en Chine, complice le Saint-Siège qui considère que les milliards de Pékin sont plus importants que la vie et la liberté de milliers de Chinois fidèles de l’Église Romaine. Aucun schisme, dans l’“Église synodale” présidée par Bergoglio, n’est entrevu chez l’épiscopat allemand, ni chez des évêques nommés par le gouvernement consacrés en Chine sans mandat de Rome. Parce que leur action est cohérente avec la destruction de l’Église, et doit donc être dissimulée, minimisée, tolérée et finalement encouragée. Au cours de ces onze années de “pontificat”, l’Église Catholique a été humiliée et discréditée surtout à cause des scandales et de la corruption des dirigeants de la Hiérarchie, totalement ignorés alors que l’autoritarisme le plus impitoyable du Vatican faisait rage contre prêtres et religieux fidèles, petites communautés de religieuses traditionnelles, communautés liées à la Messe latine.

Ce zèle unilatéral n’est pas sans rappeler le fanatisme de Cromwell, typique de ceux qui défient la Providence dans la présomption de se savoir enfin au sommet de la pyramide hiérarchique, libres de faire et de défaire ce qu’ils veulent sans que personne ne s’oppose à quoi que ce soit. Et cette œuvre de destruction, cette volonté de renoncer au salut des âmes au nom d’une paix humaine qui nie Dieu n’est pas une invention de Bergoglio, mais le but principal (et inavouable) de ceux qui ont utilisé un Concile pour contredire le Magistère catholique et commencer à démolir l’Église de l’intérieur, à petits pas, mais toujours dans une seule direction, toujours avec la tolérance indulgente ou l’inaction coupable, sinon l’approbation explicite des Autorités romaines.

L’Église Catholique a été occupée lentement mais inexorablement, et Bergoglio a été chargé d’en faire une agence philanthropique, “l’Église de l’humanité, de l’inclusion, de l’environnement” au service du Nouvel Ordre Mondial. Mais ce n’est pas l’Église catholique : c’est sa contrefaçon.

La Renonciation de Benoît XVI et la nomination par la Mafia de Saint-Gall d’un successeur conforme aux diktats de l’Agenda 2030 devaient permettre – et ont effectivement permis – de gérer le coup d’État mondial avec la complicité et l’autorité de l’Église de Rome. Bergoglio est à l’Église ce que les autres dirigeants du monde sont à leurs nations : des traîtres, des subversifs, des liquidateurs finaux de la société traditionnelle, et certains de l’impunité. Le vice de consentement (vitium consensus) de Bergoglio en acceptant l’élection est basé précisément sur l’extranéité évidente de son action de gouvernement et de magistère par rapport à ce que tout Catholique de tout âge attend du Vicaire du Christ et du Successeur du Prince des Apôtres. Tout ce que fait Bergoglio constitue une offense et une provocation à l’égard de toute l’Église, de ses Saints de tous les temps, des Martyrs qui ont été tués in odium Fidei, des Papes de tous les temps jusqu’au Concile Vatican II.

C’est aussi et principalement une offense au divin Chef de l’Église, Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont Bergoglio exerce l’autorité sacrée au détriment du Corps mystique, avec une action trop systématique et cohérente pour paraître le fruit d’une simple incapacité. Dans l’œuvre de Bergoglio et de son entourage, l’avertissement du Seigneur se concrétise : Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous sous l’apparence d’agneaux, mais qui sont des loups voraces dans l’âme (Mt 7, 15). Je suis honoré de n’avoir et de ne vouloir aucune communion ecclésiale avec eux : le leur est un lobby, qui dissimule sa complicité avec les maîtres du monde pour tromper tant d’âmes et empêcher toute résistance à l’établissement du Royaume de l’Antéchrist.

Face aux accusations du Dicastère, je revendique, en tant que Successeur des Apôtres, être en pleine communion avec l’Église Catholique Apostolique Romaine, avec le Magistère des Pontifes Romains et avec la Tradition doctrinale, morale et liturgique ininterrompue qu’ils ont fidèlement conservée.

Je répudie les erreurs néomodernistes inhérentes au Concile Vatican II et au soi-disant “magistère postconciliaire”, en particulier en matière de collégialité, d’œcuménisme, de liberté religieuse, de laïcité de l’État et de liturgie.

Je répudie, rejette et condamne les scandales, les erreurs et les hérésies de Jorge Mario Bergoglio, qui manifeste une gestion absolument tyrannique du pouvoir, exercée contre le but qui légitime l’Autorité dans l’Église : une autorité qui est vicaire de celle du Christ, et qui, en tant que telle, doit obéir à Lui seul. Cette séparation de la Papauté de son principe de légitimation, qui est le Christ Pontife, transforme le ministerium en une tyrannie autoréférentielle.

Avec cette “Église bergoglienne”, aucun Catholique digne de ce nom ne peut être en communion, car elle agit en discontinuité et en rupture évidente avec tous les Papes de l’histoire et avec l’Église du Christ.

Il y a cinquante ans, dans ce même Palais du Saint-Office, l’Archevêque Marcel Lefebvre fut convoqué et accusé de schisme pour avoir rejeté Vatican II.

Sa défense est la mienne, ses paroles sont les miennes, miens sont ses arguments devant lesquels les Autorités romaines ne purent pas le condamner pour hérésie, devant attendre qu’il consacre des Évêques pour avoir le prétexte de le déclarer schismatique et de révoquer son excommunication alors qu’il était déjà mort.

Le schéma se répète même après que cinq décennies ont démontré le choix prophétique de Mgr Lefebvre.

En ces temps d’apostasie, les Catholiques trouveront dans les Pasteurs fidèles au mandat reçu de Notre-Seigneur un exemple et un encouragement à demeurer dans la Vérité du Christ.

Depositum custodi, selon l’exhortation de l’Apôtre : alors que le temps approche où je devrai rendre compte au Fils de Dieu de toutes mes actions, j’entends persévérer dans le bonum certamen et ne pas manquer au témoignage de Foi qui est exigé de celui qui, en tant qu’Évêque, est doté de la plénitude du Sacerdoce et constitué Successeur des Apôtres.

J’invite tous les Catholiques à prier pour que le Seigneur vienne en aide à son Église et donne du courage à ceux qui sont persécutés pour leur Foi.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

20 juin 2024, Silverii Papæ et Martyris / Dermitii O’Hurley, Episcopi et Martyris

© Traduction de F. de Villasmundo pour MPI relue et corrigée par Mgr Viganò

Christian LASSALE
(1) Décret du Dicastère pour la Doctrine de la Foi

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1 réponse à Mgr Viganò : procès pénal extrajudiciaire pour crime de schisme

  1. Mainguy dit :

    Tenez bon Monseigneur! Force et Honneur!!

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