Perles de Culture n° 271 : Des blasphèmes et de la débâcle

Anne Brassié reçoit Jean-Michel Vernochet pour évoquer ses deux derniers livres : “Post Covid-2.0 – Déconfinement à rebours & muselière pour tous” et “La Débâcle – Guerres oligarchiques contre les peuples” aux éditions Le Retour aux Sources…

Une intelligence clairvoyante alliée à une belle plume !

Les Livres de JM Vernochet au Retour aux Sources

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Le Saker Francophone : Hollywood est en train de mourir, et les élites s’en moquent…

Un article très intéressant trouvé sur le site du Saker Francophone qui analyse ce qui se passe déjà en France.

Je n’écris pas beaucoup sur l’industrie du divertissement parce que, franchement, je la considère comme n’ayant aucun rapport avec la situation globale. La géopolitique et l’économie sont les grands moteurs de notre société, et les groupes élitistes qui influencent ces éléments devraient être notre principal centre d’intérêt. Cela dit, je dois admettre que la culture pop est un élément omniprésent de la psychologie publique américaine, ou du moins elle l’était jusqu’à récemment, et pendant des décennies, les maîtres de la culture pop ont tous résidé à Hollywood.

Je suis un passionné de cinéma depuis au moins 20 ans et je comprends le métier ; j’ai même été scénariste à un moment donné et j’ai même eu un agent, mais après avoir été confronté au comportement mielleux de certains à Hollywood, j’ai immédiatement été désenchanté et j’ai décidé de partir. Ce que j’ai réalisé à l’époque, c’est que le monde du divertissement est conçu dans un but très précis : voler l’énergie de personnes talentueuses et exploiter cette énergie pour réaliser les projets les plus insignifiants ou les plus manipulateurs.

Les personnes qui gèrent et possèdent des sociétés de production et de distribution sont pour la plupart sans talent ; comme la plupart des sociopathes, elles n’ont aucune capacité à être créatives. Elles doivent donc se nourrir de l’intelligence et de l’imagination des gens normaux pour alimenter leur entreprise. Si cela s’arrêtait là, alors peut-être que le système fonctionnerait réellement et qu’il pourrait y avoir une certaine symbiose. De nombreux artistes ne gèrent pas très bien leurs affaires, alors quelqu’un doit le faire pour eux.

Mais, les créatures de la production veulent plus que de l’argent, elles veulent aussi gérer, dans le détail, le message de chaque film, émission de télévision, jeu vidéo et produit qui sort. Elles veulent injecter leurs propres idéologies dans chaque « opportunité ». Elles le font parce que, en tant que sociopathes, elles veulent désespérément ressentir le pouvoir de la création, même si cela implique de détourner les projets des autres. Elles le font aussi parce qu’elles ont un programme pour influencer la société afin qu’elle accepte ou rejette certaines idées ; elles veulent modeler la politique et les valeurs du public.

En fin de compte, Hollywood est une affaire de contrôle du narratif, et non de libre expression. Si vous avez un message unique ou une histoire intéressante à raconter, elle sera transformée en quelque chose d’autre, quelque chose qui ressemble beaucoup à toutes les autres histoires qui sont produites. Les scénaristes et les réalisateurs qui ont une vision personnelle sont soit exclus du système, soit contraints de se conformer au modèle de propagande pour obtenir du travail. En fin de compte, les personnes qui obtiennent le plus de travail et qui arrivent au sommet sont celles qui n’ont ni principes ni morale ; celles qui feront tout pour réussir.

Le succès et l’art ne sont pas nécessairement des concepts qui s’excluent mutuellement. Par contre, la liberté d’expression et l’art sont inséparables – l’une ne va pas sans l’autre.

Si vous avez remarqué une baisse importante de la qualité des divertissements américains au cours de la dernière décennie, vous n’êtes pas le seul. 70 % des Américains disent qu’ils préfèrent rester chez eux et regarder des films plutôt que de payer pour aller au cinéma, même si les salles rouvrent. Les experts manipulateurs de l’industrie prétendront que la baisse de cet intérêt est uniquement due au coronavirus, mais c’est un mensonge. En 2017, la fréquentation des films nationaux a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans, et cela fait partie d’un glissement sur le long terme installé depuis des années.

Il est important de noter que lorsque je parle d’« Hollywood », j’inclus les services de streaming sur Internet, qui sont complètement imbriqués dans la machine hollywoodienne. Alors que les services de streaming se sont développés (jusqu’à un certain point) en raison du confinement dû à la pandémie, le bond des abonnements est une anomalie par rapport aux dernières années. Netflix, en particulier, a connu une forte baisse des abonnements avant que la pandémie ne frappe, et avec la débâcle de la pornographie enfantine « Cuties », il sera intéressant de voir combien d’abonnés auront quitté le bateau au dernier trimestre de 2020.

Une autre évolution intéressante parmi les services de streaming est que le contenu le plus populaire est dans la plupart des cas un contenu ancien. Les émissions et les films d’il y a 10 ou 20 ans sont de loin les plus populaires. Les nouveaux contenus échouent constamment, et cela se produit dans toutes les catégories démographiques, de la génération Z aux baby-boomers. Cela en dit long sur le déclin de cet Hollywood moderne.

Le fait est qu’Hollywood s’effondrait bien avant la pandémie et la raison est clairement liée au changement de priorités, qui est passé de faire de l’argent et rendre les consommateurs heureux, à faire des déclarations sur les valeurs sans tenir compte de leur logique ou de leur mise en pratique. Une évolution massive est en cours, et le public est de plus en plus fatigué par le paradigme de la culture pop contrôlée ainsi que du fanatisme intrusif des nouveaux messages hyper-politisés.

La plupart des gens ne sont pas stupides ; ils sont peut-être lents à comprendre certaines choses, mais pas stupides. Ils reconnaissent quand ils sont bombardés de propagande, et ils n’aiment pas quand l’équilibre entre le récit et le divertissement bascule trop loin dans un sens ou dans l’autre de la politique, à gauche ou à droite.

Imaginez que tous les films, la télévision, la musique, les bandes dessinées, etc. soient entièrement consacrés à l’évangélisation chrétienne ou à la charia musulmane et que rien d’autre ne soit autorisé ? Eh bien, c’est ce qui se passe avec la religion gauchiste de la justice sociale en ce moment ; ils ont tenté d’étouffer tous les autres points de vue et cela aliène des millions de personnes qui préfèrent voir de multiples points de vue représentés, ainsi que des personnes qui veulent juste être diverties plutôt que subir un prêche.

Raconter une histoire est en fait facile tant que vous suivez certaines règles.

  • Règle n°1 : Ne dénigrez pas votre public.
  • Règle n°2 : Ne dites pas à votre public comment il doit penser ou se sentir.
  • Règle n°3 : Exploitez les archétypes auxquels les gens s’identifient.
  • Règle n°4 : Écrivez des personnages pour lesquels le public peut éprouver de la sympathie.
  • Règle n°5 : Le public ne ressentira pas de sympathie pour des personnages sociopathes.
  • Règle n°6 : Vos personnages doivent avoir un parcours narratif, même s’ils se retrouvent finalement à leur point de départ.
  • Règle n°7 : La plupart des histoires ont un message, mais tous les messages n’ont pas d’importance pour la plupart des publics.
  • Règle n°8 : Les gens n’ont pas besoin de se voir dans une histoire pour s’y reconnaître.
  • Règle n°9 : Les histoires faites par une commission échouent généralement ou sont rapidement oubliées.
  • Règle n° 10 : Un conteur averti est capable de répondre aux attentes du public tout en le surprenant. « Subvertir les attentes » est une méthode utilisée par les conteurs faibles d’esprit et paresseux.

La génération actuelle à Hollywood et l’industrie du divertissement en général sont totalement incapables de suivre l’une quelconque des règles ci-dessus. Pourquoi ? Parce qu’ils ne se soucient plus de raconter de bonnes histoires qui inspirent ou divertissent le public. Ils ne se soucient même pas vraiment du public et de leur argent. En fait, ils font souvent preuve de mépris et de haine envers le public. La seule chose qui les intéresse, c’est de forcer le public à adopter leur idéologie, que cela lui plaise ou non.

Hollywood n’est plus un business. Ils ne se préoccupent plus de faire des bénéfices. Ils ne se soucient pas de savoir si le public est repoussé par leur contenu. Tout est en train de changer. Hollywood est en train de devenir ce que je soupçonne qu’il a toujours été : un porte-voix orwellien qui résonne dans les oreilles du public 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Lorsque je regarde Hollywood et les médias aujourd’hui, je me souviens constamment des haut-parleurs des villes et des villages de la Corée du Nord communiste, qui remplissaient les rues de chansons et de messages de propagande jusqu’à ce que cela devienne un bourdonnement insidieux dans l’esprit de chaque citoyen. Il y a même des endroits en Corée du Nord où des radios de propagande sont installées par le gouvernement dans chaque foyer, et les gens ne peuvent pas les éteindre.

Certains critiques soutiennent que Hollywood tente d’influencer le public pour qu’il pense comme lui – pour qu’il rejoigne le culte de la justice sociale – ce qui est partiellement vrai, mais la réalité est qu’il s’agit de saturation narrative plutôt que de pur contrôle de la pensée. Ils savent que beaucoup de gens ne seront pas influencés par eux, et ils s’en moquent. Ils suppriment tous les points de vue alternatifs de la vie quotidienne des gens parce qu’ils veulent torturer tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Ils semblent s’en réjouir.

De nombreux citoyens nord-coréens détestent les orateurs de rue et la propagande constante, mais le travail de propagande n’est pas toujours de convaincre tout le monde ou de contrôler leurs pensées, il est parfois destiné à envoyer un message : « Vous n’aurez rien d’autre ; nous sommes ici pour vous rendre malheureux et vous ne pouvez rien y faire. La seule façon de mettre fin à la misère est de céder et de se soumettre ».

Pour résumer, s’ils ne peuvent pas vous faire un lavage de cerveau, ils se contentent parfaitement de vous enlever tout bonheur dans votre vie en s’assurant que vous ne verrez plus jamais rien qui vous inspire. Le message est absolu, et comme un trou noir, il absorbe et détruit tout le reste autour de lui. Pensez-y comme l’Inquisition espagnole de l’âge des ténèbres, mais avec un avantage technologique.

Il est évident que cela conduit les gens à abandonner en masse tout nouveau divertissement. Les films de propagande à gros budget s’effondrent et les ventes sont lamentables. Les franchises classiques comme Star Wars, Star Trek, Ghostbusters, etc. sont abandonnées par le public. Le remake de Mulan de Disney, rempli de justice sociale et d’agitprop communiste chinois, est un désastre complet et rien que ça. De nombreux studios sont maintenant confrontés à d’énormes manques à gagner et à des licenciements dont la Covid-19 n’est que partiellement responsable.

Le film « Mignonnes » de Netflix, une lettre d’amour à la pédophilie se présentant comme un « commentaire » sur la sexualisation des enfants, est maintenant sous enquête et mis en accusation. Netflix a perdu un grand nombre d’abonnés en signe de protestation. Et pour cause, le film met en scène des filles de 11 ans qui jouent ouvertement des scènes sexuelles, y compris de la nudité et des masturbations simulées, le tout avec une caméra planante effrayante (Note à Netflix : la pornographie enfantine n’est pas un droit du premier amendement).

Fondamentalement, toute production véhiculant un message gauchiste pur et dur échoue. Le dicton « Get Woke, Go Broke / Si vous êtes éveillé, vous êtes cassé » n’est pas populaire sans raison. Les collines sur lesquelles Hollywood et ses partenaires vivant du « streaming » choisissent de mourir peuvent sembler bizarres à la plupart des gens.

Mais là encore, les élites à Hollywood ne s’en soucient plus. Vous voulez savoir pourquoi elles doublent et triplent leur mise sur un feu d’ordures comme « Mignonnes » ? Comme mentionné, il s’agit de saturer l’environnement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien d’autre tout en envoyant le message que « vous ne pouvez rien y faire ». Je pense que cela en dit long sur notre avenir immédiat.

Pourquoi Hollywood méprise-t-il aujourd’hui toute incitation au profit ? Les élites qui dirigent Hollywood ont-elles accès à des informations qui les rendent confiantes dans leur décision de saper et de s’aliéner la majorité de leurs consommateurs ? Je veux dire que ces sociétés vont finir par faire faillite si elles continuent sur cette voie. Est-il possible qu’elles comprennent que le système en général est de toute façon au bord de l’effondrement et qu’elles aient décidé de sortir en pleine gloire, comme un kamikaze ?

C’est difficile à dire, mais je m’interroge sur l’état de la narration dans notre culture pour un avenir prévisible. La production et la distribution alternatives sont facilement réalisables à l’ère du numérique. Hollywood est complètement inutile et les Américains commencent à s’en rendre compte. Cependant, je me demande si les alternatives seront autorisées à exister, ou si elles seront attaquées et fermées au nom de la « nouvelle normalité » ?

Si nous suivons un modèle communiste traditionnel, alors l’objectif sera de continuer à éradiquer le choix jusqu’à ce que les seules options qui restent soient celles qui nous sont accordées par un comité centralisé. Je soupçonne que la crise économique ainsi que le monopole des entreprises seront utilisés à cette fin. Notre seule option à ce moment-là sera d’éviter de consommer tout ce qu’elles vendent. Mais bien sûr, il est également possible qu’un jour vous ayez une télévision installée dans votre maison que vous ne pourrez jamais éteindre, et qui diffusera des films comme « Mignonnes » sans interruption jusqu’à ce qu’elle devienne un bruit de fond incrusté dans votre cerveau.

Brandon Smith

Traduit par Hervé,relu par jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/hollywood-est-en-train-de-mourir-et-les-elites-sen-moquent

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Perles de Culture 270 : Comment embellir nos villes

Hélène Charrier nous propose une belle exposition d’art mural dans la chapelle de l’Hôpital Richaud à Versailles.

Et les Studios Saint Louis font appel au mécénat pour faire le deuxième opus d’un Dîner aux chandelles, leur roman qui se passe au château de Gizeux.

Du trompe-l’oeil à l’art mural

Saint Louis Studios

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Sur les écrans Adieu les cons

Film  excellentissime , cette tragi comédie est pleine de finesse, d’humour, d’humanité et d’ironie sur le monde moderne. Albert Dupontel a tous les dons. Une jeune femme, la ravissante Virginie Efira,  tombe gravement malade et veut revoir l’enfant qu’ elle a du abandonner à la naissance. S’ensuivent une cascade d’évènements tous très signifiants. Des rires et des pleurs , beaucoup de pudeur.

Dans 9 mois fermes, une jeune femme cherchait le père de son enfant. Là une jeune femme cherche son fils. Les films de Dupontel dont le très beau Au Revoir La haut, sont très au dessus de la production actuelle.

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Sur les écrans de votre ordinateur : Unplanned

Ce film est l’ histoire vraie d’une directrice de clinique d’avortement, Abby Johnson qui démissionna après avoir assisté à l’aspiration d’ un petit foetus. Evocation clinique de la situation des jeunes femmes, de leurs parents, des militants pro vie et des pro avortements. Pas de caricature. Une information énorme dont ne doutait pas le Docteur Dor, le nombre d’avortements diminuait quand des hommes et des femmes priaient devant les grilles de l’établissement.

A voir avec de grands adolescents.

Saje Distribution

Voir le film en e-cinema : ecinema.lefilmchretien.fr

Séances 20, 22 & 27 octobre à 20 h 15 et en novembre

Coût 10 e

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Menace du gouverne ment de gauche espagnol sur La Valle de los Caïdos

APPEL EN DÉFENSE DE LA CROIX MONUMENTALE DE « LA VALLÉE DES MORTS AU CHAMP D’HONNEUR » SYMBOLE DE NOTRE CIVILISATION

À tous les chrétiens du monde et à toutes les personnes de bonne volonté:

L’histoire du christianisme est une histoire de persécutions, depuis celle de Dioclétien jusqu’à celles de nos frères dans la foi qui souffrent aujourd’hui dans de nombreux pays à majorité musulmane, en passant par celles de la révolution française, de la « Cristiada » du Mexique et des pays communistes au XXe siècle.

L’Espagne, «terre de Marie», comme l’a proclamé le Saint-Père Jean-Paul II, est chrétienne depuis l’arrivée de l’apôtre Saint-Jacques dans la Péninsule au 1er siècle après JC. Elle a toujours été le fer de lance de la défense du christianisme, contre l’empire musulman pendant huit siècles, contre les Turcs et contre les nombreuses hérésies de l’Europe médiévale et moderne. Elle a été aussi la grande évangélisatrice du monde, depuis les Philippines jusqu’à la Terre de Feu. L’Espagne, foyer de martyrs et de saints, ne peut être comprise, comme l’Europe, sans la foi dans le Christ. Il y a moins d’un siècle, entre 1934 et 1939, les chrétiens de la Péninsule ont subi l’une des plus grandes et des plus sanglantes persécutions de l’histoire en raison de la sombre coalition socialiste, communiste et anarchiste du «Front populaire».  Plus de 8 000 religieux et plusieurs milliers de laïcs ont été brutalement assassinés, violés, tués uniquement et exclusivement en raison de leur foi. De très nombreux lieux de culte et des établissements religieux de toutes sortes ont été pillées et détruits ouvrant une blessure que le peuple espagnol a mis longtemps à cicatriser. Mais celle-ci a été finalement refermée par lui, il y a déjà plusieurs décennies, grâce à un admirable élan de générosité et de réconciliation.

Comme symbole de cette réconciliation et en hommage aux victimes des deux camps, qui souvent ont sacrifié leur vie au cours de ces événements dramatiques, en 1958, un impressionnant complexe monumental a été édifié dans la périphérie de Madrid – « La Vallée des morts au champ d’honneur », symbole d’unité et de fraternité de tous les espagnols, où plus de 30 000 morts, vainqueurs et vaincus de la guerre civile, ont reçu une sépulture chrétienne – avec une basilique pontificale, une remarquable abbaye bénédictine, un important centre d’étude de la doctrine sociale de l’Église et la plus grande croix chrétienne jamais érigée dans le monde.

Depuis son inauguration,  « La Vallée des morts au champ d’honneur », est un grand cimetière, un impressionnant temple catholique et, surtout, un lieu de mémoire, de réconciliation et de rappel de ce qui ne devrait jamais plus se reproduire.

Aussi, voulons-nous faire savoir au monde chrétien que:

Le gouvernement socialo-communiste et sécessionniste d’Espagne a soumis au Parlement un projet de loi qui vise à redéfinir l’ensemble de « La Vallée des morts au champ d’honneur », dénaturant ainsi la raison de son existence, à expulser la communauté bénédictine et, le cas échéant, en dernière instance, à démolir la Croix, comme le demandent depuis longtemps les partenaires communistes du chef du gouvernement  M. Sanchez. Dans de récentes déclarations aux médias, la vice-présidente du gouvernement, Mme Calvo, n’a pas nié que cette mesure fasse actuellement l’objet d’une “réflexion”.

En raison de l’impuissance que ressentent aujourd’hui les chrétiens espagnols, nous lançons solennellement un APPEL à tous nos frères en Christ à travers le monde, quelle que soit leur nationalité, pour qu’ils nous aident par leurs prières et par toutes les actions médiatiques possibles pour empêcher qu’un tel sacrilège ne se produise.

Nous faisons cet APPEL parce que nous sommes attachés à la vérité, qui nous rend libres, à la justice, forme supérieure de l’entendement humain, à l’histoire et à la culture. Seules l’ignorance ou la haine peuvent conduire à mépriser l’héritage des générations qui nous ont précédés. Ce manque de respect, cette volonté d’effacement ou d’altération, propre aux barbares, est caractéristique de l’endoctrinement de type marxiste qui a envahi le pays.

Nous sommes chrétiens, hommes et femmes de foi, d’humilité et de charité, nous n’admettons pas que l’on détruise notre ancienne civilisation, berceau de la dignité et du progrès humain. Mobilisons-nous ! Réveillons les indifférents et implorons tous l’aide de Dieu. Le jour se lèvera ; Dieu attend que nous nous acquittions de son mandat et de notre devoir envers lui.

La démolition de la croix monumentale de la Vallée des morts au champ d’honneur n’est pas seulement une attaque barbare contre un bien culturel de premier ordre,  c’est une attaque contre les fondements mêmes de l’Europe et une involution de plusieurs décennies dans la défense de la liberté.

L’ASSOCIATION POUR LA DÉFENSE DE  « LA VALLÉE DES MORTS AU CHAMP D’HONNEUR » APPELLE AU SOUTIEN DE NOS FRÈRES DANS LA FOI POUR ÉVITER LA DÉMOLITION DE LA CROIX. 

Le Site de la Valle de los Caidos

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Perles de Culture n°269 – “En attendant l’apocalypse”

Nous avons évoqué les films “Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait”, “Les misérables”, “Calamity”, “Antoinette dans les Cévennes”, “Drunk”, “Michel-Ange”, “Adieu les cons” et pour les cinéphiles “Lux Aeterna”, “Piège pour Cendrillon”, “Falling” et “Unplanned”, film sur l’avortement accessible uniquement cette semaine sur internet (Saje Distribution).

Puis, Anne Brassié reçoit Charles-Henri d’Elloy pour sa chronique décalée, pleine d’humour, sur notre monde en folie : “En attendant l’apocalypse – Chroniques radioactives” (Godefroy de Bouillon).

Unplanned – Saje Distribution

Editions Godefroy de Bouillon

 

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Jacques Dor joue, cette semaine, dans un théâtre charmant, tout ce que nous aimons.

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Perles de Culture n°268 – Dans la tête des terroristes

Anne Brassié reçoit la grande romancière Jacqueline Dauxois pour son ouvrage “Le mémorial des anges oubliés” publié chez Michel de Maule. Son thème : une jeune française subjuguée par un jeune maghrébin radicalisée en prison va accepter de devenir une bombe humaine au cours du carnaval de Nice.

 

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Ceux pour qui la charité est mieux sans la vêrité

Lu avec interêt sur le Site de Benoit et moi, site qui nous fait comprendre l’essentiel du message de Benoît XVI et son actualité.

 

Le cas exemplaire d’un prêtre égorgé en Italie

Il est emblématique d’un aveuglement généralisé, tant de la part des catholiques, qui s’obstinent dans un angélisme suicidaire, que de celle des médias, dont on connaît le sectarisme éhonté: don Roberto, un prêtre qui consacrait sa vie à venir en aide aux « plus démunis », a été sauvagement assassiné par l’un d’eux (à l’instar du père Hamel), et le modus operandi est en lui-même une signature, mais les classes médiatiques, politiques et ecclésiastiques unanimes, pape compris, ont délibérément refusé de voir la vérité en face. Sorte de remake sinistre (avec la mort atroce d’un homme comme circonstance aggravante) de l’incendie de la cathédrale de Nantes: le coupable a priori est intouchable. Stefano Fontana pose les vraies questions que soulève cet aveuglement, et y répond à travers « Caritas in veritate » de Benoît XVI.

 

De nombreux commentaires sur l’assassinat à Côme de don Roberto Malgesini trahissent une mode catholique d’exaltation d’une charité générique, vécue uniquement comme une présence aux côtés de l’autre. Voir les déclarations du directeur de la Caritas de Côme et l’éditorial d’AvvenireCaritas in Veritate de Benoît XVI dit tout autre chose.

 

Sur le meurtrier de don Malgesini, beaucoup se sont trompés. Je le fais observer par souci d’information, conscient que le problème principal n’est pas là.
Le Pape lui-même s’est trompé, disant: « Je veux rappeler en cet instant don Roberto Malgesini, prêtre du diocèse de Côme, qui a été tué hier matin par une personne dans le besoin que lui-même aidait, une personne malade … Je loue Dieu pour le témoignage de martyre d’un témoin de la charité envers les plus pauvres. Prions en silence pour tous les prêtres, religieuses, religieux, laïcs qui travaillent avec des personnes dans le besoin et qui sont rejetés par la société ».

Il s’est trompé, parce que le tueur n’était pas malade et n’avait pas été rejeté. Il aurait dû être rapatrié dans son pays il y a plusieurs années, mais cela n’a pas été fait, il a été accueilli en Italie en tant qu’immigrant clandestin. Le directeur de la Caritas de Côme, selon lequel « il avait des problèmes psychiques », ce que la direction de la police a démenti par la suite, s’est également trompé.

Ces aspects ne sont certes pas centraux, car don Malgesini en a aidé beaucoup et parmi eux, il y avait certainement beaucoup de personnes dans le besoin. Mais ils suggèrent que beaucoup d’entre eux n’étaient peut-être pas vraiment dans le besoin, que le fait d’être un immigrant illégal n’est pas une garantie d’être dans le besoin, ni d’être malade, ni d’être rejeté. Ils suggèrent que même la charité a peut-être besoin d’un certain discernement – comme on dit aujourd’hui – pour ne pas célébrer trop vite les nouveaux martyrs. La charité a aussi besoin d’être éclairée.

C’est pourquoi le cas nous amène à réfléchir sur le rapport entre charité et vérité et sur la nouvelle mode catholique d’éloge d’une charité générique, vécue uniquement comme une présence aux côtés de l’autre, mais sans la clarté conceptuelle et venant du cœur de ce qu’est vraiment être dans le besoin.

Alors, le discours se fait plus large que le cas du prêtre de Côme tué par un de ceux qu’il aidait, mais sans lui être étranger. Il y a des pauvres qui ne sont pas pauvres, il y a des situations en dehors de la loi qui ne méritent pas d’être aidées si elles ne respectent pas la loi, il y a des soi-disant « rejetés » qui au contraire rejettent les autres, il y a des « nécessiteux » violents et agressifs, il y a des bénéficiaires qui, pour leur commodité, ne veulent pas sortir de l’état de besoin, Il y a des personnes opprimées qui à leur tour oppriment les autres et les aider signifie perpétuer leur oppression, il y a des aides faites selon des critères à la mode, il y a des aides qui, dans l’idée de ne pas discriminer et d’aider tout le monde, en discriminent en réalité certains.

La charité ne consiste jamais à semer à l’aveugle, à donner sans regarder en face celui à qui on se donne, à fermer les yeux sur le bien commun plus large et plus général, à se mettre simplement « aux côtés de », elle exige au contraire d’être guidée par la vérité.
L’encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI met en garde contre une charité sans vérité qui pour cette raison pourrait être sujette à malentendu: « la charité doit être comprise, confirmée et pratiquée à la lumière de la vérité« . Elle n’est pas donnée uniquement aux bons, mais elle ne peut pas être donnée sans savoir en quoi consiste le bien et leur bien. « Sans la vérité, la charité bascule dans le sentimentalisme … la vérité libère la charité des étroitesses de l’émotivité« .

Il est frappant que, se référant à l’activité caritative du prêtre assassiné, le directeur de la Caritas de Côme ait jugé nécessaire de préciser que « Don Roberto a vécu à côté des derniers non pas avec les instruments de l’évangélisation, mais en devenant un frère parmi ses frères« . La phrase dit-elle que la charité devient plus charitable si elle ne montre pas ses liens avec l’Evangile ? Que l’on découvre mieux que l’on est frère si l’on fait abstraction d’un regard évangélique et surtout si l’on ne le donne pas à connaître? En revenant à Caritas in Veritate, nous trouvons une autre chose écrite : « La raison seule est capable de saisir l’égalité entre les hommes et d’établir une coexistence civique entre eux, mais elle ne peut établir la fraternité. Celle-ci provient d’une vocation transcendante de Dieu le Père, qui nous a aimés le premier, nous enseignant par le Fils ce qu’est la charité fraternelle ». Je ne sais pas si Don Roberto aurait été heureux avec cette fraternité sans l’Evangile qui lui a été attribuée.

Ici, ce n’est pas la foi de don Roberto qui est en cause, mais le contexte dans lequel sa charité (et sa mort) est interprétée, même dans l’Église. Il semble que vouloir réaliser ce qui peut vraiment être bon et mauvais, essayer d’exercer une charité qui aille vraiment vers les derniers, et tous les derniers sans considérer comme tels seulement ceux désignés par la culture politique dominante, vouloir faire la lumière, avec la raison et avec la morale chrétienne, sur notre charité sans se limiter à se mettre aux côtés de chacun, de toutes façons… soit comme introduire des barrières et des murs.
Francesco Ognibene, dans son éditorial d’hier sur Avvenire, n’a pu s’empêcher de dire que des prêtres comme don Roberto « ne veulent pas vous expliquer qui a tort et qui a raison, ils ne divisent pas le monde en bon et en mauvais, en sauvé et en damné. Ils laissent les acclamations aux autres ».

Mais faire la charité dans la vérité ne signifie pas absolument cela. Une vision irénique et idéologique tend à séculariser la valeur de la charité alors que, dans d’autres cas, on tend à porter un jugement éthique sommaire en oubliant la complexité en cause.

Je ne sais pas si c’était le cas de don Roberto. Il me semble cependant que c’est celui de ses interprètes « autorisés »…

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Les choses qu ‘on dit, les choses qu’ on fait

Des le titre rien ne va plus, le réalisateur de Mademoiselle de Jonquières est passé du 18ème  au 21 ième siècle, le choc est trop rude pour un cinéphile délicat   . On pense à Céline, l’amour c’est l’infini à la portée des caniches : 3 garçons et 3 filles virevoltent devant nous , passent de l’un à l’autre sans l’ombre d’une passion !

En dehors des images et de la musique, tout est assez laid dans ce film, les personnages insignifiants, les hommes comme les femmes, les comportements à l’exception de la femme mariée pour laquelle il n y a pas de jalousie en amour, sont assez bas de gamme. On est dans la consommation immédiate des hommes comme des femmes, le fast food. “Je mets en scène, écrit  Emmanuel Mouret , les question de désir et d’attirance chez l’homme civilisé. ” Brave homme qui ne voit pas qu’ on est chez les barbares. Il n’y a aucune joie éclatante dans ces histoires, celle d’un grand amour.  “Il ne faut pas mettre de la gravité là où il n’y en a pas”dit l’une des jeunes femmes. C’est sûr batifoler n’est pas aimer. Elle l’apprendra en vieillissant.

 

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Sur les écrans Antoinette dans les Cévennes

Ce petit film français n’est pas dénué de charme. Son trentième amant ,un homme marié, ayant annulé ses vacances avec elle, pour les passer en famille, Antoinette décide de le suivre sur les sentiers des Cévennes avec un âne. L’âne, buté comme un âne, n’avancera qu’au son de sa voix, elle lui raconte donc toutes ses errances amoureuses. L’héroïne est éclatante, les Cévennes sont belles comme dans le roman de Stevenson, on ne s’ennuie  pas une seconde.

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Le jugement des juges

Certains juges ne réalisent pas qu’ ils devront un jour rendre des comptes. Tel est le sens de ce poème de Robert Brasillach écrit à Fresnes avant son exécution.

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Perles de Culture n°267 – Hommage à Pierre-Yves Trémois

Aude de Kerros, elle aussi peintre et graveur, célèbre la mémoire d’une des figures les plus importantes du monde artistique au XXème siècle. Pierre-Yves Trémois laisse une œuvre immense qui en a fait un artiste honoré jusqu’au Japon et qui est mort dans la discrétion la plus absolue.

Le site de Pierre-Yves Trémois : https://www.tremois.com/

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L’avant-guerre de Robert Brasillach

Un bel article de Camille Galic paru dans Polemia

Des sept couleurs composant la palette de Robert Brasillach, la plus aboutie — si l’on excepte les déchirants Poèmes de Fresnes, d’autant plus émouvants que leur auteur, condamné à mort, s’y garde de toute enflure, de tout pathos, même dans ses sublimes Psaumes — m’a toujours paru être le récit, voire le reportage porté au niveau d’un grand art, comme dans Les Sept Couleurs, justement, ou dans Comme le temps passe. La langue, si fluide et si simple car nul n’est moins cuistre que celui qui signa une géniale Anthologie de la poésie grecque, y est pour beaucoup. Mais aussi la familiarité immédiate avec les lieux, de Gand à Ségovie, et l’empathie profonde pour tous ceux, prolos ou intellos, qu’il est amené à côtoyer, notamment sous les drapeaux.  

Ce sont ces qualités, si rares, qui font un livre très précieux et même unique de Notre avant-guerre (1), commencé en 1939, achevé en 1940 et publié en 1941 par Plon avec quelques coupes visant à déjouer la censure allemande. Ces coupes ont été rétablies dans la présente édition due à Pardès, qui a déjà publié une quinzaine de livres du supplicié. Et avec quel soin ! Le volume s’enrichit ainsi d’une pertinente préface de l’universitaire britannique Peter Tame, professeur de littérature française à la Queen’s University de Belfast et spécialiste de Brasillach, et du scrupuleux appareil de notes et notices réalisé par David Gattegno, qui a également réuni une iconographie éclairante pour rendre accessibles au lecteur de 2020 les personnalités, le partis et les événements dont parle le normalien. Une totale réussite éditoriale, dont même Gallimard pourrait se montrer envieux.  

« On n’a pas coutume d’écrire ses Mémoires à trente ans », convenait Brasillach en septembre 1939, mais il lui semblait « indispensable » de s’exprimer sur « une époque désormais close, vingt-cinq ans après l’autre [la Grande Guerre], sur le recommencement de tant d’erreurs et de folies », dont il voulait « fixer les traits ». « Je voudrais qu’on pût lire [ce livre] comme une histoire plus vaste que la mienne, encore que je désire m’en tenir à ce que jai vu… Je voudrais qu’on pût respirer ici le souvenir d’un temps particulier. Ce temps [est] notre jeunesse, il est notre avant-guerre à nous. »  

Une avant-guerre qui, malgré une enfance endeuillée par la mort au combat, au Maroc, d’un père officier, est d’abord marquée pour Brasillach par ses années de bonheur, tout à la fois besogneuses et dorées, quand il s’épanouit rue d’Ulm, dont il offre une très allègre description, canulars et argot normalien inclus, puis dans le journalisme. Deux viviers où il noue de longues et fraternelles amitiés — avec Maurice Bardèche, bien sûr, qui épousera sa sœur Suzanne, mais aussi Georges Blond ou José Lupin avec lesquels il hante théâtres et cinémas, parcourt Paris puis bientôt l’Europe. Son talent et sa culture lui ouvrent toutes les portes, des vicomtesses comme des académiciens. Mais, avec l’affaire Stavisky, le massacre du 6 février 1934, la guerre d’Espagne, l’avènement du Front populaire et l’Anschluss de l’Autriche (« Plutôt l’Anschluss que les Habsbourg », avait alors lancé Edvard Bénès, président de la République tchèque, qu’il devait offrir aux Soviétiques après 1945), s’accumulent les ombres.  

Nourri des éditoriaux de Charles Maurras, le jeune écrivain fêté dans tous les salons pour Le Marchand d’oiseaux et Le Voleur d’étincelles n’est pas germanophile (il reprend même à son compte la légende de la soldatesque teutonne massacrant de malheureux enfants belges pendant la « Der des der »). Mais il est sensible à l’espoir que constitue « le fascisme immense et rouge », ce « mal du siècle » qui, en Italie, sait si bien allier traditions et futurisme, avec sa révolution industrielle (grâce à laquelle l’Italie sera encore, après l’écroulement de la Seconde Guerre, la septième économie mondiale). Les leaders « fascistes » qu’il rencontre, Jose Primo de Rivera ou Léon Degrelle, ont plus ou moins son âge, très loin des barbons de la IIIème République, leurs meetings drainent des milliers de garçons et filles sportifs et enthousiastes. Il a de la sympathie pour le Parti populaire français et son chef, l’ancien communiste Jacques Doriot. Et, comme la plupart de ses contemporains dont les pères ou les oncles sont morts dans les tranchées ou en sont revenus mutilés et anéantis par le souvenir des horreurs subies ou commises, il refuse la perspective d’un nouveau conflit, à n’en pas douter plus cataclysmique encore 

Mais « les orages de septembre » (1938) en décident autrement. Après l’Anschluss, c’est la région des Sudètes, à forte majorité germanophone, qu’Adolf Hitler veut ramener au sein du Reich. Ce sera, « née de cette Tchécoslovaquie hétéroclite », la « guerre blanche » que « l’on sentait approcher depuis des mois » et quavaient prédite « des devins, comme Jacques Bainville depuis le traité de Versailles ». Réserviste, le lieutenant Brasillach doit rejoindre un cantonnement en Alsace. A la gare de l’Est, bourgeois bien mis et ouvriers se mêlent dans une cohue indescriptible en raison des ordres et des contre-ordres, et la pagaille est identique en Alsace où nul ne sait que faire ni où aller. Prélude à ce qui se passera pendant la « drôle de guerre », puis pendant la guerre tout court qui fauchera 120 000 hommes en quelques semaines. Et qui, tandis que les ministres du gouvernement Reynaud fuient Paris pour Bordeaux ou Alger, se soldera par des millions de prisonniers — tels l’écrivain qui ne retrouvera la liberté qu’en 1941 et nombre de ses camarades, en particulier Lucien Rebatet, dont la rage impuissante nourrira Les Décombres, pamphlet torrentueux et triomphe littéraire de l’Occupation. C’est mobilisé, puis prisonnier, que Brasillach rédige Notre avant-guerre — et trouve aussi l’inspiration de Six heures à perdre (2), où un officier libéré d’un Oflag fraternel s’immerge entre deux trains dans le Paris poisseux de l’Occupation, des trahisons, des trafics, du « confusionnisme des idées et des instincts ».  

Oui, « on n’a pas coutume d’écrire ses Mémoires à trente ans », mais Brasillach avait déjà vu tant de choses qui allaient décider du siècle à venir, et il avait tant à raconter sur son époque, sur ce Paris tant aimé qui n’allait pas tarder à disparaître sous la pression conjuguée d’architectes et d’immigrés également destructeurs, sur les hommes et les influences, surtout, qui allaient conduire au désastre.  

Dans sa préface, Peter Tame pose cette question rhétorique : « Quel intérêt trouver aujourd’hui dans ces Mémoires, vieux de quatre-vingts ans ? » La réponse s’impose : un intérêt majeur, tant ces Mémoires sont instructifs et sonnent vrai. « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger », professait Blaise Pascal. Quatre ans après la publication de Notre avant-guerre, le témoin Brasillach allait, au fort de Montrouge et les fers aux pieds, affronter « la mort en face » 

  

  1. R. Brasillach : Notre avant-guerre, 460 pages avec iconographie et index, 26 euros, juillet 2020. Ed. Pardès 

  1. Ed. Pardès. Voir https://www.polemia.com/six-heures-a-perdre-de-robert-brasillach/ 

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