Pourquoi le monde moderne a peur de la beauté

Nos cathédrales, nos musiques sacrées et nos paysages façonnés par la main de l’homme n’étaient pas de simples décorations. C’était une prière.

Comme le disait Platon dans une formule immortelle : « Le beau est la splendeur de la vérité. »

La beauté nous touche car elle est le reflet d’un ordre supérieur. Elle nous rappelle qu’il existe un Absolu qui nous dépasse.

Pourtant, il suffit de regarder autour de nous pour constater une étrange rupture.

Nous vivons une époque qui semble avoir développé une allergie à la beauté, allant jusqu’à instituer un véritable « culte du moche ».

De l’art contemporain à certaines modes déstructurées, on prône la laideur comme une vertu.

Pourquoi cet acharnement ?

Comme le souligne brillamment l’essayiste Laurent Dandrieu dans sa récente chronique pour Valeurs Actuelles intitulée « Le culte du moche », cette haine du beau n’est pas un hasard esthétique. C’est un refus spirituel.

L’obsession moderne pour l’égalitarisme ne supporte pas la beauté, car la beauté est une distinction naturelle.

En voulant tout niveler par le bas, notre époque rejette l’idée de norme et de hiérarchie.

Enlaidir le monde, c’est une manière de refuser la Vérité ; c’est, en fin de compte, une révolte contre la Création telle que Dieu l’a voulue.

Face à cela, la réponse chrétienne n’est pas seulement la critique, mais la contemplation.

En ce samedi, je vous invite à une forme de résistance douce mais puissante.

Prenez un moment pour chercher le Beau. Que ce soit en écoutant une œuvre de musique sacrée, en visitant une vieille église de votre région ou simplement en admirant la nature.

Laissez la beauté reposer votre âme et vous rappeler l’ordre éternel des choses.

Comme l’enseignait le penseur catholique Plinio Corrêa de Oliveira, il ne faut jamais oublier que « l’Univers est une cathédrale ».

Chaque beauté de la création est une pierre de cet immense temple dédié à la gloire de Dieu. Savoir les admirer, c’est déjà commencer à prier.

Bien cordialement,

Guillaume Gartermann
Délégué général d’Avenir de la Culture

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