Analyse comparative entre société d’ancien régime et société postrévolutionnaire

  • Rapports sociaux (vu par Tocqueville) 

Aristocratie                                      Démocratie

Fixes et organiques (hérités)             Evolutifs et contractuels (consentis)

Désir d’honneur (dignité)                  Désir d’égalité

Stabilité                                                  Passion (instabilité)

Dans une société organique nous faisons de la politique au sens noble (défense du bien commun) sans le savoir en occupant tout simplement notre place dans la société et en y mettant un point d’honneur! (du laboureur à l’aristocrate).

Dans une société postrévolutionnaire, en remettant en question l’ordre naturel et révélé par égalitarisme, nous sommes contraints de tout rediscuter  et pour défendre la loi naturelle et révélée nous devons prendre conscience de l’aspect politique des choses qui jusque-là était tellement évident que nous ne nous y étions jamais préparés.

L’action politique à travers les fonctions de mère,  père, militaire, médecin… est la plus noble qui soit, là n’est pas la question. Mais la redéfinition permanente des évidences a fini par nous polluer nous aussi à notre insu et en profondeur (200 ans de coups d’état). La révolution rouge cherchait à nous écraser physiquement, la révolution libérale cherche à nous corrompre (nous sommes apparemment les mêmes vu de l’extérieur mais différents de l’intérieur) et nous pourrions donc faire les choses en en ayant perdu le sens : une fonction avait  un sens naturellement défini dans  une société stable et ouverte vers le haut, aujourd’hui toutes les fonctions sont remises en cause et prennent une forme contractuelle (jusqu’à la fonction de parent… ! Apothéose !!).

Le premier champ de bataille est donc bien en nous dans un effort immense de restauration intérieur par le discernement sans concession en s’aidant les uns les autres pour retrouver le Chemin de crête et la Liberté. Tout étant fait pour nous en détourner en nous isolant les uns des autres ( télévision, informatique et ses illusions de réseaux, désertification et agglomération…), en nous rendant dépendant de lourdeurs matérielles (administratif, crédit, consommation…), en nous déstabilisant en permanence par des élections à répétition, en nous détournant de nos racines, en relativisant tout et en nous faisant passer le fond de la vallée pour la ligne de crête  et surtout en nous faisant croire que nous pouvons nous passer de Dieu et de la Matrice!

En fait,  dans une société à l’endroit la politique est pratiquée par une aristocratie tutoyant le ciel et la métaphysique, alors  que dans le même temps elle est  vécue naturellement par la plupart d’entre nous sans même le savoir.

En un mot ce régime post révolutionnaire a rendu discutable ce qui ne devait pas le devenir, il est donc l’institutionnalisation du péché originel et de la régression alors que nous sommes sur terre pour  participer à la restauration du monde… 

Stéphanie Bignon

Janvier 2015

 

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