Encore un bon film La passion d’Augustine

Nous sommes au Quebec dans une pension religieuse juste après Vatican 2. La mère supérieure a fait de cette pension un lieu d’excellence d’apprentissage de la musique  et on va fermer son école, retirer l’habit des religieuses et finalement les réduire à l’état laïc. La République n’a jamais besoin de religieux mais quand l’Eglise ne les soutient pas les catastrophes s’amoncellent. Tragique pour toutes sortes de raisons mais bien joli film musical avec de vraies pianistes en herbe. Tes bien joué et si vrai !
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Une réponse à Encore un bon film La passion d’Augustine

  1. Brigitte Lundi dit :

    La passion d’Augustine présente une congrégation de religieuses enseignantes dans l’après concile Vatican II.
    Au point de vue musical, il est très bien. On a droit à de très bonnes interprétations de Bach, Chopin… Chapeau aux jeunes pianistes! Même les bénédicités sont polyphoniques! Cela est très agréable. Ensuite, le vie de pensionnat m’a rappelée des bons souvenirs chez les Dominicaines de Brignoles et de Fanjeaux. C’était le bon temps; malgré certaines religieuses avec lesquelles on ne s’entendait pas forcément et que l’on retrouve un peu chez Sœur Lise, le professeur de français, peu souriante, qui détone dans cette école qui mise beaucoup sur la musique.
    Par contre, ce qui est très intéressant est le sort de ces communautés religieuses enseignantes dans la tourmente de l’après-concile où eut lieu une vraie débandade. La perte de repères a déjà commencé. Le gouvernement québécois veut en profiter pour nationaliser l’enseignement et fermer les écoles religieuses. Du côté de la hiérarchie, les réactions sont assez molles.
    Mère Augustine, de son côté, cherche à sauver son école mais on se rend compte qu’elle le fait pour la musique seulement (dans le journal elles disent que la foi est au service de la musique, ce qui est l’exact opposé) et non pas pour le bien de sa communauté et de leurs élèves et encore moins pour garder l’habit religieux. Elle ne sera pas soutenue par sa hiérarchie qui vendra le couvent dans son dos. Obligée de se plier, la communauté commence par laisser son habit avant de quitter les bâtiments de l’école. Il y a une scène très intense où les religieuses quittent le voile pour passer en civil. On y sent le malaise et la tristesse de certaines religieuses, surtout les plus âgées.
    C’est donc une véritable page d’histoire des écoles religieuses et de leurs communautés qui est très bien rendue, très bien jouée et qui montre bien que le concile Vatican II fut un véritable cyclone qui a eu des conséquences terribles sur beaucoup de vies. De plus, l’histoire est très bien filmée et la mise en scène et le scénario restent objectifs. La musique, omniprésente, vient adoucir la cruauté de cette situation que beaucoup de religieux ont connu dans les années 1960.
    Un film à montrer, ne serait-ce que pour se rendre compte de l’immense chance que beaucoup d’entre nous ont eu, en allant dans de véritables écoles catholiques avec des religieuses fières de leurs habits! Certes, elles ne sont pas parfaites, mais elles sont des îlots de résistance dans notre monde déchristianisé.

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