Est-il prévu de changer, un jour, une équipe et une méthode qui perdent ?

Via Riposte Catholique

M. l’abbé Guelfucci, curé de Saint Eugène-Sainte Cécile

Excellente réflexion de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, sur Boulevard Voltaire :

La date de Pâques est traditionnellement, dans l’Église catholique, celle des baptêmes d’adultes. En 2021, d’après un article de La Croix du 30 mars, ils auront été 3 639 à avoir été baptisés, contre 4 468 en 2020, soit une baisse de 18 % en un an. Bien sûr, la crise sanitaire et les contraintes liées à la pandémie du Covid-19 sont les grands responsables de cette baisse sensible du nombre de baptisés. Comme ils l’avaient été de la baisse de 30 % de la pratique religieuse observée par Mgr Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 août dernier, entre le début du confinement et cette date. C’est une Église exsangue et affaiblie qui émergera d’un confinement sans cesse prolongé sous des modalités diverses. Portant ainsi atteinte, dans l’indifférence générale, à la pleine liberté de l’exercice du culte.

Tous les observateurs, même les plus bienveillants, auront été frappés par la différence de tonalité des discours épiscopaux selon leurs destinataires. Dialogue, courtoisie et soumission finale avec les autorités civiles. Mépris et violences verbales à l’encontre des réfractaires, ou réputés tels, aux ukases gouvernementaux. Accusés soit de mener « leur petit business dans leur coin » (Mgr Aupetit) soit « de mettre en danger la vie d’autrui », selon l’enquête en cours suite à l’éventuel non-respect des marques de distanciation sociale lors de l’office de la vigile pascale dans l’église Saint-Eugène-Sainte Cécile à Paris, le 3 avril. À noter que le diocèse de Paris, toujours solidaire des exclus, des migrants, etc., a tenu à, immédiatement, se désolidariser du curé de la paroisse incriminée. Circonstance aggravante, Le Parisien a bien noté que le célébrant « donne l’hostie de la main directement dans la bouche des communiants ». Est-il incongru d’observer que le curé de Saint-Eugène a procédé, la nuit de Pâques, à dix baptêmes, dont, manifestement, plusieurs musulmans ? Ce sont des félicitations et non des remontrances que Mgr Aupetit devrait adresser à l’abbé Guelfucci s’il avait la foi et croyait aux grâces de salut d’un seul baptême ! Le porte-parole de la Conférence des évêques de France venant de rappeler au commissaire politique Apolline de Malherbe qu’il y a 50 000 églises en France, si chacune avait un curé comme celui de Saint-Eugène, cela ferait… 500 000 baptêmes.

Un jour que Dieu seul connaît, nous pourrons, de nouveau, rendre à Dieu le culte qui lui est dû sans contraintes ni restrictions. L’Église d’après ne sera pas, cependant, en France, selon la formule consacrée, l’Église d’avant en pire. Ce sera une Église nouvelle, encore réduite numériquement par la non-reprise de l’assistance physique aux offices d’une population, en particulier la plus âgée, qui aura compris que le virtuel était aussi réel que le physique. Dans ce monde nouveau, le poids de ce que Yann Raizon du Cleuziou a appelé les « catholiques observants » aura encore augmenté, certaines personnes peu observantes n’ayant pas repris le chemin des églises et d’autres ayant rejoint les plus observants après avoir constaté que seuls ces milieux – prêtres et laïcs – maintenaient des offices réguliers et dignes.

Concernant les baptêmes de cette année, on notera que quasiment la moitié des baptisés (55 %) sont issus de familles chrétiennes. En d’autres temps, ils auraient été baptisés dès la naissance. Ce chiffre éclaire d’une lumière crue le satisfecit que se décerne Mgr Jordy, archevêque de Tours et président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat : « Malgré la situation de pandémie, les confinements et déconfinements, ils sont plus de 3 500 encore cette année à être baptisés ». Bien franchement, il n’y a pas de quoi se vanter alors que le nombre de baptêmes est passé de 334 664, en 2008, à 231 165, en 2017. Est-il prévu de changer, un jour, une équipe et une méthode qui perdent ?

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Le pape réclame une gouvernance mondiale

Sur le blog de Jeanne Smits : Le pape François réclame une « Gouvernance globale » dans une lettre à la Banque mondiale et au FMI sur le monde post-COVID

Le pape François a adressé le 4 avril dernier une lettre aux participants à la Réunion de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se tient actuellement en ligne du 5 au 11 avril dans le contexte de la « relance » à la suite de la crise créée autour du COVID-19. Le pape y souhaite la mise en place de « solutions nouvelles », « inclusives et durables », par le biais notamment de la création ou de la « regénération » d’institutions de « gouvernance globale ».

Je vous propose ci-dessous ma traduction de cette lettre dont le texte original est en anglais et qui n’a pas bénéficié de traductions officielles par le Saint-Siège. Elle est importante en effet, en ce qu’elle montre une nouvelle fois comment le pape François soutient et promeut les solutions supranationales aux problèmes de notre temps – ceux, en tout cas, mis en avant par les institutions internationales, les puissants, les (très) riches et les médias. La pandémie du COVID-19, la dégradation écologique, la perte de la biodiversité, les inégalités, la dette du Nord envers le Sud et même la solidarité vaccinale sont toutes présentes et au garde-à-vous. Les solutions : solidarité économique, égalité, inclusion, développement durable, paiement de la dette écologique par les pays développés, « culture de la rencontre », tout cela a également un goût de déjà vu aussi bien dans les documents pontificaux que dans le lancinant discours des mondialistes. Les droits des nations indépendantes sont passés sous silence : tout doit passer par des régulations internationales, les nouveaux pouvoirs des institutions politiques et financières supranationales, au service d’objectifs qui peuvent sembler bons ou généreux, mais dont le contenu est plus que discutable tel qu’il est conçu par ces pouvoirs, et aussi utopique que les diverses révolutions visant à créer un homme nouveau et une société nouvelle qui ont ensanglanté notre monde depuis 1789.

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Perles de Culture n°293 – Savoir distinguer les vessies des lanternes

Anne Brassié reçoit Pierre Lours, auteur du roman « La révolte des silencieux » (Atelier Fol’Fer).

Il émet chaque jour des tweets aussi incisifs que réalistes. Posologie parfaite en ces temps troublés où l’on veut nous faire prendre le Nord pour le Sud, et vice et versa !

Pierre Lours sur Twitter

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Christ est ressuscité !

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Encore un dessin fulgurant de Projet KO

« Le changement ne peut venir que de nous, de notre capacité à prendre du recul et à se poser les bonnes questions, de notre intérêt pour la vérité et de notre amour pour nos enfants, si ce n’est pour l’Humanité et la Nature. »

Claire Séverac

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Perles de Culture n°291 – Non, la mondialisation n’est pas heureuse !

Anne Brassié reçoit Yves Meaudre, écrivain et ancien président de l’ONG « Enfants du Mékong », pour son ouvrage « Ils sont seuls contre le monde » publié chez Dominique Martin Morin.

Vous découvrirez une galerie de portraits d’hommes et de femmes, chrétiens ou non, au service des plus pauvres dans les pays de l’ancienne Indochine.

Enfants du Mékong

Yves Méaudre – Ils sont seuls contre le monde – DMM

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Perles de Culture n°290 – Les restrictions budgétaires de Bruxelles sans conséquence pour notre santé ?

Jean-Claude Martinez, agrégé de droit, député au parlement puis député européen pendant 22 ans, connaît ses dossiers.

Après son ouvrage « Euthanasie : stade suprême du capitalisme » (Editions Via Romana), voici « Une nouvelle ère : Le Coronalithique ». (Editions de Chiré).

Il démontre que les restrictions budgétaires ne pouvaient aboutir qu’à la pénurie actuelle de lits hospitaliers et de médecins français. Il évoque les précédents événements : la mort de nos anciens dans les Ephad lors de la canicule de 2003, la grippe H1N1 de 2009… puis l’hécatombe 2020-2021.

Où passent donc nos impôts ? Jean-Claude Martinez présente un livre-remède insolent, plein d’humour et de solutions.

Un nouvelle ère : le Coronalithique

Euthanasie : stade suprême du capitalisme

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Encore un très grand livre de Makine : l’ami arménien

En attendant mon émission Perles de culture sur TVLibertés qui le recevra la semaine de Pâques, vous pourrez écouter des textes d’Andreï Makine lus magnifiquement par Anne Lefol.

L’écrivain et membre de l’Académie française, Andreï Makine, sera le nouvel invité du cycle « Les académiciens à la MRSC ».

Le 16 mars à 16h00 (Paris) la Maison russe des sciences et de la culture à Paris vous invite à une rencontre en ligne avec Andreï Makine, écrivain et membre de l’Académie française.

Andreï Makine vit en France depuis les années 80. En 1990 il publie son premier livre, écrit en français, et en 1995, pour son quatrième roman, « Le Testament français », il reçoit le prix Goncourt, le prix Medicis et le prix Goncourt des lycéens. Pour la première fois dans l’histoire de la littérature française, des prix aussi prestigieux sont décernés à un écrivain russe.

En 2016, Andreï Makine est élu à l’Académie française, devenant ainsi le seul académicien d’origine soviétique. Ses romans et ses essais sont traduits dans plus de quarante pays.

Il s’agit de la quatrième rencontre avec l’un des principaux intellectuels français Andreï Makine à la MRSC à Paris. Cette fois-ci, l’écrivain et académicien présentera son nouveau livre « L’Ami arménien » et partagera ses réflexions sur les sujets les plus importants qui embrassent le monde d’aujourd’hui.

Stella Kalinina, chef de ce projet, animera la rencontre. Des extraits des œuvres de l’invitée de la MRSC seront interprétés par la célèbre actrice française Anne Lefol.

Pour participer à la conférence, qui sera organisée avec interprétation simultanée en français, l’inscription sur le site web du CRSC à Paris est obligatoire.

À l’issue de l’entretien, son enregistrement complet en russe et en français sera publié sur le site web et les pages des réseaux sociaux du CRSC.

Inscription ici

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Perles de Culture n°289 – Les pogroms turcs à Istanbul et Izmir en 1955

Anne Brassié reçoit Varoujan Sirapian, Arménien né en Turquie et directeur de la revue « Europe & Orient ». Il présente ce hors-série : « Les pogroms des 6-7 septembre 1955 – Istanbul – Izmir » (Editions Sigest).

L’histoire de la Turquie est parsemée de massacres, de pogroms, de génocides… Sous l’Empire ottoman, qui a duré six cents ans, les minorités non musulmanes ont été considérées comme un ensemble de dhimmis, de citoyens de seconde zone, malgré le discours officiel turc qui voudrait mettre en avant un passé commun harmonieux. Cette situation n’a jamais varié sous les régimes suivants jusqu’à nos jours. Les pogroms des 6-7 septembre 1955 sont dans la continuité de cette idéologie basée sur le pan-turcisme dont l’objectif était d’extirper toutes les minorités non-turques et non-musulmanes pour créer une nation turque purifiée, unie par la langue turque et la religion musulmane.

 

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Lettre à messieurs Macron et Véran

Trouvée sur Mediapart, cette lettre adressée à Messieurs Macron et Véran émane d’un collectif  de scientifiques demande la levée immédiate de toutes les mesures liberticides, la fin du confinement, du couvre-feu et du port du masque ainsi que la fin de la vaccination considérée comme nocive, inutile et dangereuse.

                                                                              12 Février 2021, 

 

Très Urgent : message d’alerte international sur la COVID-19 

M. Emmanuel Macron : Président de la France, M. Jean Castex : Premier Ministre et M. Olivier Véran : Ministre des Solidarités et de la Santé,

Nous sommes des professionnels de santé du collectif international : United Health Professionals, composé de plus de 1 500 membres (y compris des professeurs de médecine, des anesthésistes-réanimateurs et des infectiologues) de différents pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie et nous avons adressé le 26 Août 2020 aux gouvernements et aux citoyens des pays du monde entier un message d’alerte concernant l’épidémie de COVID. Tout d’abord, commençons par les conclusions du rapport de 2010 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur le gestion de l’épidémie de H1N1 : « L’Assemblée parlementaire est alarmée par la façon dont la grippe pandémique H1N1 a été gérée non seulement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mais aussi par les autorités de santé compétentes tant au niveau de l’Union européenne qu’au niveau national. Elle s’inquiète notamment de certaines répercussions de décisions et d’avis ayant entraîné une confusion des priorités au sein des services de santé publique de toute l’Europe, du gaspillage de fonds publics importants et de l’existence de peurs injustifiées relatives aux risques de santé, un grave manque de transparence dans les prises de décisions liées à la pandémie, qui soulève des préoccupations concernant l’influence que l’industrie pharmaceutique a pu exercer sur certaines décisions parmi les plus importantes, les activités de lobbying non réglementées ou occultes peuvent constituer un danger et miner les principes démocratiques et la bonne gouvernance ». Sachez que ces mêmes erreurs commises hier lors de l’épidémie de H1N1 sont répétées aujourd’hui dans l’épidémie de la COVID. Vous êtes victimes de la plus grande arnaque sanitaire du 21e siècle à la fois sur le niveau de dangerosité du virus, les mesures à prendre, les chiffres, les tests et les traitements et ceci avec les mêmes techniques de manipulation utilisées lors de l’épidémie de H1N1 ou de la guerre d’Irak. Des experts, des professeurs de médecine ainsi que des collectifs scientifiques et médicaux ont commencé à alerter dès le mois de Mars 2020. Les pays du monde (sauf de rares exceptions comme : la Suède, la Biélorussie ou la Tanzanie), et sans réfléchir, n’ont fait qu’imiter et suivre aveuglément les autres. Cette épidémie est amplifiée, dramatisée et instrumentalisée par des malfaiteurs qui en profitent pour réaliser des objectifs et des agendas économiques, politiques et idéologiques nuisibles pour l’humanité et nous allons vous le prouver. Il faut que vous arrêtiez rapidement cette arnaque mondiale (car elle constitue un grave danger pour votre peuple et votre pays sur les plans de : la santé, de l’économie, de l’éducation, de l’écologie et des droits de l’homme) en prenant immédiatement les mesures suivantes :  Continuer la lecture →

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Pétition contre l’empaquetage de l’Arc de Triomphe par Christo

Le 11 novembre 2019, le président de la République a confirmé au président de l’ASAF qu’il avait autorisé  » l’artiste » Christo à empaqueter l’Arc de Triomphe entre septembre et octobre 2021. La période initialement prévue en avril a dû être décalée pour ne pas perturber la reproduction des faucons crécerelle !!

Qui ne sait que ce monument est depuis un siècle le lieu où repose un soldat français mort pour la Patrie et sous lequel se déroule quotidiennement le ravivage de la flamme du souvenir, la flamme de la Nation. Sa violation, le 1er décembre 2018, par des voyous infiltrés dans une manifestation de gilets jaunes a d’ailleurs suscité une réprobation unanime des Français tant ce lieu symbolise les immenses sacrifices de la Grande Guerre et la pérennité de la Nation comme ce fut le cas y compris sous l’occupation allemande entre 1940 et 1944.

L’ASAF estime donc que le projet de Christo défigure et insulte ce lieu sacré, patrimoine commun de tous les Français. Elle affirme qu’elle s’opposera à cette provocation inacceptable et invite tous les Français à exprimer également leur refus de ce projet en approuvant cette pétition.

Pour signer cette pétition, cliquez ICI

Découvrez l’article du colonel (er) Jean-Jacques NOIROT « L’Arc de Triomphe empaqueté » en cliquant ICI

ASA France

 

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L’Action française contre la vente de l’abbaye Saint-Vaast

Et nous aussi aux côtés de l’Action Française.
Il serait temps de stopper la vente de nos abbayes au gré des appétits financiers.
Nos abbayes ne doivent en aucun cas être privatisées.

 

Vidéo

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Le plus grand danger vient du mouton docile

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Perles de Culture n°287 – Monarchie, République et libertés

Anne Brassié reçoit le docteur Jean-Yves Pons pour son blog « Conseil dans l’espérance d’un roi » sur l’échec de la République, l’apathie des Français, la restriction des libertés…

Conseil dans l’espérance d’un roi

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Pauvre conférence des évêques

Le pape a demandé aux évêques du monde entier leur avis sur la forme extraordinaire dans les églises. Les évêques de France sont privés de réaction individuelle, ils doivent se fondre dans le collectif de la conférence. Pratique habituelle de maîtrise des opinions dénoncée quotidiennement par Jean Madiran. Le communiqué fut agressif et péjoratif : Les tradis ne sont rien, nous sommes tout. Et pourtant 91 ordinations seulement en 2020. Voilà l’excellente  réponse de Paix Lithurgique :

 

 

SELON LA CEF LES CATHOLIQUES TRIDENTINS
 
NE SERAIENT PAS ASSEZ INTEGRES
 
A LA PASTORALE DIOCESAINE
 
A QUI LA FAUTE ?
  
TROISIEME VOLET DE NOTRE REACTION A LA SYNTHESE PUBLIEE PAR LA CONFERENCE DES EVEQUES DE FRANCE A PROPOS DE LA LITURGIE TRADITIONNELLE
Le motu proprio Summorum Pontificum, c’est la paix, pour démarquer le mot fameux du Prince Président ! La paix entre deux mondes de soi hétérogènes. Nous y insistions dans notre dernière Lettre (782 – 1er février 2021) : la différence entre la liturgie d’avant le Concile et la liturgie d’après le Concile porte avec elle une différence de perception ecclésiologique. C’est ainsi. Et entre les deux, le motu proprio Summorum Pontificum a instauré une coexistence pacifique.

Or, bien des évêques de France ne parviennent pas à l’accepter. Pour le dire trivialement, ils voudraient en quelque sorte le beurre et l’argent du beurre : la paix liturgique avec les traditionnels, à condition que ceux-ci abandonnent la tradition (ou pour rester dans le trivial : le produit des messes traditionnelles, sans les messes traditionnelles). D’où les plaintes répétées qui émaillent la synthèse dressée par la CEF à partir de leurs réponses au questionnaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : « Les sensibilités liturgiques prennent le pas sur la communion ecclésiale » ; « l’eucharistie qui devrait rassembler sépare » ; il y a « tension sur la pastorale sacramentelle », des « difficultés pour la catéchèse (parcours différents) ».

Grande ignorance épiscopale sur la messe traditionnelle

On peut se demander d’ailleurs si les évêques dont la CEF se fait l’interprète font vraiment effort pour comprendre ce monde qui les inquiète tant. Les remarques des évêques qu’elle rapporte manifestent une méconnaissance souvent méprisante, sûre d’elle, cléricale en un mot. Ainsi ce jugement péremptoire sur la liturgie traditionnelle : « Elle affaiblit la dimension communautaire de la célébration », jugement qui suppose en fait une conception de la dimension communautaire calquée sur celle des rassemblements festifs profanes, qui confond la participation avec le bruit et la fureur. Or, quoi de plus puissamment communautaire qu’une messe tridentine, où prêtre et assistants sont engagés dans une procession statique vers l’Orient christique, et communient sensiblement, sans l’obstacle d’un face à face entre soi, avec toute l’Église de la terre, du ciel et du purgatoire !

Ou bien encore ces remarques aussi désobligeantes que fausses : « La formation liturgique de ces communautés est rituelle et non pas théologique » ; « pour beaucoup de fidèles pratiquant en forme extraordinaire, la vie chrétienne se résume à la pratique dominicale sans autre formation spirituelle ou théologique ». Elles montrent une étrange ignorance de la catéchèse liturgique déployée par les prêtres desservants les messes traditionnelles, des livres et des revues que lisent les fidèles, de la formation catécho-cultuelle que reçoivent les enfants dans les écoles où cette messe est célébrée. Sans aucun doute possible, la majorité des fidèles de la liturgie ordinaire sont beaucoup moins concernés par la signification du culte qu’ils pratiquent que ceux de la liturgie extraordinaire, qui sont, pour leur part, au plus haut point concernés par ce trésor qu’ils aiment, obtenu et conservé au prix de mille difficultés.

Enfin, comme un refrain, revient dans le document de la CEF cette plainte sur le thème qui explique l’amertume des évêques : ces gens-là ne sont pas conciliaires. « On aurait pu espérer qu’un dialogue s’ouvre sur l’adhésion de fond à l’enseignement conciliaire » : dialogue sur l’adhésion…

Des groupes qui s’enferment ou qu’on enferme ?

« Le constat global, dit la CEF, est que nous observons deux mondes qui ne se rencontrent pas ». Elle parle encore de « groupe en milieu fermé, isolé », de « communauté à part, entre soi », marquée par le « subjectivisme » et l’« individualisme ». « L’enjeu est de maintenir et de nourrir une pleine communion de certaines communautés avec l’Église catholique ».

Milieu isolé ? Comment en serait-il autrement dans la mesure où les célébrations traditionnelles sont cantonnées à des églises et chapelles marginales, parfois situées hors de la ville, et qui, si elles sont accueillies dans l’église principale, ont lieu à des horaires dont personne ne veut ?

En revanche, l’expérience prouve que lorsque le curé fait l’effort d’accueillir les paroissiens traditionnels comme des gens normaux, dans son église principale, à des heures convenables, les bons rapports s’établissent tout naturellement avec les autres paroissiens. Il est vrai que grand est le « risque » que les paroissiens de la liturgie ordinaire prennent aussi l’habitude de fréquenter la messe en forme extraordinaire. Le fameux « enrichissement mutuel » s’applique dans le fait que la forme la plus riche attire tout naturellement un certain nombre de catholiques qui ne la connaissaient pas et qui la découvrent avec bonheur. 

En vérité, c’est ce regard suspicieux d’un certain nombre de pasteurs sur une catégorie considérée comme moins catholique qui dresse des murs psychologiques autour d’eux et les enferme dans des ghettos virtuels, emprisonnement dont ces mêmes pasteurs font ensuite un crime à ces « catholiques en marge du diocèse » qui le subissent.

Prétendent-ils que les catholiques des divers rites orientaux, arméniens, maronites, etc., bien plus différents dans leurs coutumes, leurs liturgies, voire leur calendriers que les catholiques traditionnels, forment « un monde à part », « une Église parallèle » ? Leur critique du monde de la FERR est évidemment idéologique.

Une trop faible participation de la FERR à la pastorale diocésaine ? Il ne tient qu’aux évêques à l’élargir

Et puis pour la CEF, c’est réglé : la FERR a une « faible dimension missionnaire » ! La liturgie conciliaire aurait donc une forte dimension missionnaire ? Ce serait risible si ce n’était pas dramatique : la forme ordinaire connaît une hémorragie comme jamais on n’en a vu dans l’histoire de l’Église et que rien ne semble pouvoir arrêter. Au contraire, les assemblées de la FERR sont en augmentation régulière ; on n’y connaît pas la fermeture d’églises faute de prêtres ; les fidèles qui y participent sont très nettement plus jeunes, comme le reconnaît d’ailleurs le document pour s’en étonner douloureusement ; et les vocations y fleurissent en proportion incomparablement plus grande.

La synthèse déplore à propos des traditionnels : « pas de participation à la vie diocésaine ; difficultés à les associer aux célébrations diocésaines ». Et encore : « La FSSP pourrait également déployer son zèle vis-à-vis d’autres personnes que vis-à-vis de communautés célébrant en forme extraordinaire ». Et elle ajoute : « Il importe de rendre sensibles les prêtres des instituts Ecclesia Dei aux besoins du peuple de Dieu plus qu’à des questions de sensibilité personnelle. »

C’est tout de même un peu fort Messeigneurs ! Sachez que les prêtres des instituts Ecclesia Dei ne demandent pas mieux qu’on leur confie des apostolats. Quelques-uns d’entre vous leur ont d’ailleurs confié des aumôneries d’hôpitaux, de maisons de retraite, une pastorale des défunts, voire dans certains cas – très rares – de lycées. Cela reste des piécettes qu’on jette à des mendiants. Que vous coûterait-il, Chers Pères Évêques, de leur confier des secteurs ruraux de vos diocèses, désormais abandonnés, qui retrouveraient la vie cultuelle au rythme de la messe traditionnelle ? Mieux vaut la messe de saint Pie V que pas de messe du tout, ne croyez-vous pas ? Rien n’interdisant qu’on y habitue les assistants par degrés, et avec pédagogie.

« L’attitude de certains prêtres d’instituts extérieurs pèse parfois sur la communion et la vie fraternelle dans le diocèse », dit aussi la CEF. L’expérience prouve au contraire largement que les rapports sont bons et la sympathie réciproque entre prêtres du cru et prêtres de communautés Ecclesia Dei.

Ces prêtres ne sont au reste que des supplétifs : leurs communautés n’ont été créées que dans le but d’assurer un service qui sans cela aurait disparu. On aimerait bien que les évêques prennent au sérieux cette autre remarque qu’ils font dans la synthèse : « La formation de quelques prêtres diocésains à la FERR pourrait permettre de répondre aux diverses demandes sans faire appel à d’autres instituts et contribuer également à l’unité diocésaine ». Nous le disions dans la Lettre précédente : nous regrettons plus vivement encore que les évêques de France qu’ils n’aient pas assez de prêtres diocésains pour que certains, plus nombreux qu’aujourd’hui, puissent se consacrer à ce ministère. Et nous remarquions que, malheureusement, la plupart des évêques n’y tiennent pas vraiment, car lorsque des prêtres du diocèse célèbrent la FERR, l’intégration de celle-ci au paysage est beaucoup plus facile.

Les évêques regrettent également, selon la CEF, qu’il y ait « impossibilité d’organiser des temps de prière communs (vêpres ou adoration) », que « le refus de la concélébration » soit « parmi les principales difficultés » ; qu’il soit difficile d’associer les fidèles de la forme extraordinaire à des pèlerinages, cérémonies.

Passons sur le fait que la concélébration, y compris le Jeudi Saint, ne saurait être obligatoire (canon 902). Rien n’empêche, comme le fait d’ailleurs tel évêque, de prévoir dans les pèlerinages diocésains des célébrations traditionnelles pour ceux qui veulent y participer. Les évêques ne pourraient-ils pas être un peu plus audacieux ? Célébrer, de temps à autre, une messe d’intérêt diocésain en forme traditionnelle ? Car l’exigence de communion n’est pas à sens unique.

La pierre de touche des séminaires

L’instruction Universæ Ecclesiæ du 30 avril 2011, texte d’application du motu proprio Summorum Pontificum, portait en son n. 21 cette disposition : « On demande aux Ordinaires d’offrir au clergé la possibilité d’acquérir une préparation adéquate aux célébrations dans la forme extraordinaire. Cela vaut également pour les séminaires, où l’on devra pourvoir à la formation convenable des futurs prêtres par l’étude du latin, et, si les exigences pastorales le suggèrent, offrir la possibilité d’apprendre la forme extraordinaire du rite ».

La synthèse de la CEF nous apprend que seuls trois diocèses de France ont estimé que les exigences pastorales suggéraient cette formation pour les séminaristes : Bayonne, Toulon et Versailles. Ailleurs, est-il dit, « certains séminaristes se forment par eux-mêmes, par leur propre réseau ou à la faveur de séjours dans des communautés religieuses célébrant en forme extraordinaire ; d’autres profitent de leurs vacances pour se familiariser avec la FERR ».

Le principe de réalité ne devrait-il pas cependant faire se poser de sérieuses questions aux évêques de France ? Alors que la situation des séminaires diocésains ou interdiocésains n’a jamais été aussi alarmante, des signes encourageant existent pourtant :

– Dans les trois séminaires susdits, qui ont un recrutement convenable, particulièrement celui de Toulon qui fait jeu égal, et même mieux, avec le séminaire de Paris.

– Dans le séminaire de la Communauté Saint-Martin, qui présente des chiffres d’ordinations annuels en étonnante croissance.

– Et dans les séminaires des instituts traditionnels, FSSPX comprise, qui affichent une excellente santé.

Les évêques ne pourraient-il pas en tirer des leçons pour leurs séminaires ? Au minimum, le classicisme d’Évron (Cté Saint-Martin) devrait faire des émules : soutanes possibles, formation thomiste, célébrations des messes de communauté face au Seigneur. Et mieux encore, une place officielle à la formation pour la FERR devrait partout exister. 

Étrangement, la CEF glisse cette remarque plaintive : « Rares sont les diocèses ou l’évêque est sollicité pour des ordinations ; seul l’évêque de Fréjus-Toulon célèbre chaque année des ordinations dans la forme extraordinaire ». Cela est rare, en effet, parce qu’il n’y a qu’une ou deux cérémonies d’ordinations par an dans les instituts traditionnels, et qu’elles ont lieu peu fréquemment en France. Mais quand elles se déroulent en France, sont aussi sollicités des évêques diocésains. Quant à l’évêque de Fréjus-Toulon, s’il est le seul à célébrer chaque année des ordinations dans la forme extraordinaire, c’est qu’il est le seul à former des séminaristes destinés à célébrer comme prêtres selon la forme traditionnelle.

Ici encore, on ne peut que dire aux évêques de France : il ne tient qu’à vous… L’expérience avortée de la Maison Sainte-Blandine à Lyon, à laquelle fait allusion la synthèse de la CEF, montre bien que ne suffisent pas des demi-mesures (ou des 1/7ème de mesure, puisqu’en l’espèce n’était prévue qu’une seule année comportant la messe traditionnelle, celle de propédeutique, les séminaristes étant ensuite réduits au régime sec de la messe ordinaire).

Il faudrait en tout cela un minimum d’audace pastorale. Ce ne semble pas être la note dominante dans l’Église de France.

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Oui, de l’audace ! Car enfin, 50 ans après Vatican II, concile qui a voulu mettre l’œcuménisme au cœur de la vie de l’Église, pourquoi ces petits pas vers les FERR, qu’on pourrait qualifier d’œcuménique, coûte-t-il tant à nos évêques ? Peut-être parce qu’il est un pas réel, concret. L’œcuménisme avec les protestants et les orthodoxes est au point mort, on le sait, et en tout cas n’a donné aucune avancée véritable pour le retour des séparés à la communion ecclésiale. Dans le cas des usagers de la messe traditionnelle, les efforts de communion seraient normalement beaucoup plus faciles à accomplir puisqu’ils s’adressent à des chrétiens déjà catholiques (y compris les membres de la FSSPX, n’en déplaise à la CEF qui dit d’eux qu’ils sont « hors de l’Église », et qui conviendra tout de même qu’ils sont très proches, puisque leurs évêques ne sont plus excommuniés, et qu’ils reçoivent des pouvoirs de confesser et de marier).

On nous a dit et répété qu’il fallait, dans une perspective œcuménique, se décentrer, accueillir l’autre tel qu’il est, reconnaître les richesses qui avaient été perdues à l’occasion de ruptures, etc. Est-ce donc si difficile aux évêques de France de faire tout cela réellement, dans un domaine où c’est chose concrètement faisable ?

Force est de constater que le document de la CEF ne va pas dans ce sens de pacification des cœurs. Pour le dire autrement : on attend de l’épiscopat français qu’il cesse de dresser des murs autour du catholicisme extraordinaire, et qu’il établisse au contraire des ponts entre le catholicisme ordinaire et le catholicisme extraordinaire.

Cliquez sur l’image ci-dessus pour télécharger la

Synthèse des résultats de la Consultation sur l’application

du Motu proprio Summorum Pontificum

demandée par la Congrégation pour la doctrine de la foi en avril 2020

Trop difficile de pratiquer la fraternité ?

Nous ne sommes pas compris dans Fratelli tutti  ?

Anne Brassié


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