Hommage à Sempé

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Les tradis ne sont pas près de disparaître

Via la lettre de Paix Liturgique.

Alors que l’Eglise traverse une crise sans précédent, le président de l’association Notre Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers, appelle les autorités ecclésiales à s’interroger sur les raisons profondes de l’attachement des fidèles à la liturgie tridentine et à compter avec eux pour travailler à son renouveau. Nous reproduisons l’article que Famille Chrétienne lui a consacré ce 22 juillet.

Un an après le Motu Proprio Traditionis Custodes, la lettre du pape François Desiderio Desideravi confirme clairement sa volonté de faire disparaître la liturgie tridentine. Des propos incendiaires par temps caniculaire ! Quelques réactions élogieuses s’entendent ici et là, les seules qui osent s’exprimer publiquement dans notre temps étrange « de dialogue synodal et de partage de cheminements ». Après le Motu Proprio Traditionis Custodes, on parlait de « stupeur », « d’incompréhension », de « colère » des fidèles, traditionalistes ou non. Que dire, au bout d’un an ? Car en réalité, le « dialogue synodal » tant attendu, pour chercher à se comprendre mutuellement, n’a pas eu lieu. Aucune réflexion sur les raisons profondes des choix des fidèles dits « traditionalistes » ; aucune attention à la situation des clercs des communautés, pourtant attachés de manière définitive par leurs constitutions – et donc pour leur sainteté ! – à la liturgie traditionnelle ; tout cela alors que la situation générale de l’Église s’est terriblement aggravée en un an, et pas seulement en Allemagne. Il aurait semblé à la fois juste et intéressant qu’un effort particulier soit fait pour comprendre les fidèles ayant fait le choix de la liturgie traditionnelle. De même, s’intéresser aux raisons des clercs ayant donné leur vie à Dieu au sein de communautés ayant opté pour cette préférence liturgique ne semble pas inutile. Car la réalité, celle des « tradis », est bien là, et n’est pas près de disparaître. Les « tradis » viennent de tous les milieux ; leur nombre est en augmentation et représente près de 10 % des pratiquants en France. Ce chiffre est suffisamment significatif pour mériter d’être analysé sérieusement. Le nombre de vocations est relativement plus important dans ces milieux traditionnels que dans le reste de l’Eglise. Plutôt que de vouloir supprimer la messe traditionnelle ne serait-il pas intéressant de comprendre l’origine de ces vocations et les motivations de ces choix liturgiques ?

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Les médecins, sont-ils les nouvelles «putains» de l’air du temps ?

Via Le Salon Beige

Tribune libre proposée par un lecteur, via le module « proposer un article » en haut de page :

Bon an mal an et jusqu’à un passé récent, les médecins avaient au fond une assez bonne réputation. Ils étaient perçus à la fois comme compétents et altruistes. De même que « Monsieur le curé » et l’instituteur, le « docteur » était lui aussi considéré comme une autorité morale, une sorte de « garde-fou » sur lequel, quand tout allait mal, on pouvait comptait. Or, en l’espace de deux petites générations (en gros, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale), la perception du grand public à leur égard aura radicalement changée. Ils sont aujourd’hui, dans l’ensemble, considérés -hélas, à juste titre- comme des sortes de « larbins en chefs » du système, toujours prêts à ramper devant la dictature du moment. Oui, ces dernières décennies, les médecins n’auront fait qu’osciller entre l’appât du gain d’un côté et un lâche conformisme de l’autre, ils auront systématiquement raté le train de l’histoire. Bref, ils n’auront fait que s’aplatir devant le diktat du moment.

Je propose, en m’appuyant sur quatre exemples simples, d’essayer de convaincre les bonnes âmes qui seraient encore bercées d’illusions…

1) Dans les années trente en Allemagne, la majorité des médecins s’est couchée avec zèle devant les thèses abominables de Hitler, en soutenant le parti nazi.
C’est seulement après la capitulation du Troisième Reich que l’ordre des médecins allemand a fait semblant de condamner les thèses eugénistes qu’il n’avait pourtant cessé de soutenir auparavant.
2) Dans les années soixante-dix, et notamment en France, les médecins se sont quasiment tout de suite carpétisés devant les lobbys féministes en approuvant (contre l’évidence biologique) la légalisation du meurtre des enfants-à-naître (avortement). Certes, il y a aura eu quelques exceptions notoires (qui confirment la règle) comme le grand professeur Jérôme Le Jeune, père de la génétique moderne ou encore le docteur Xavier Dor.

3) En 2018, la radio allemande « Deutschlandfunk » (j’avais écouté l’émission en direct) rapportait que 70 % des chirurgiens allemands –et ce chiffre est très probablement le même dans les autres pays occidentaux- ne se laisseraient pas opérer s’ils étaient à la place de leurs patients. En clair, cela signifie que dans 70 % des cas, les chirurgiens n’opèrent que pour gagner… du fric (eh oui).

4) Depuis 2021 et jusqu’à maintenant, ils se couchent devant les directives de la dictature de l’hygiène (contre l’évidence des chiffres et du bon sens). Ici encore, outre leur lâcheté et leur incapacité à lutter contre la pression du groupe médiatique dominant, l’appât du gain jouera un rôle primordial. Rappelons que certains d’entre eux ont gagné (et cela continue aujourd’hui) de véritables fortunes en vaccinant « à la chaîne ». Notons, qu’il en va de même pour les pharmaciens qui s’en sont mis « plein les poches » avec les tests covids payants… Certes, dans certains cas, il est difficile de ne pas faire « la pute »… (triste circonstance atténuante, hein…)

Alors, me direz-vous : « oui, mais les toubibs ne sont pas les seuls à ramper devant la dictature ». Certes, ils ne sont pas les seuls. Avec eux, nous trouvons, en effet, la grande majorité des journalistes, politiciens, et autre « philosophes » de l’establishment, de même d’ailleurs que l’occidental moyen, bref, « Monsieur tout le monde ».
En revanche, les médecins sont bien les seuls à avoir la connaissance qui aurait dû leur permettre de dénoncer cette dictature de l’hygiène qui écrase sous nos yeux l’humanité ; chose qu’ils ne font pas. C’est pourquoi, nous sommes en droit d’attendre d’eux, un peu plus que leur pitoyable suivisme docile, saupoudré de soumission au fric. Et c’est pourquoi, il est de notre devoir de leur témoigner ouvertement notre mépris et notre colère. C’est justement par respect à l’endroit des grands thérapeutes de l’histoire qui parfois ont donné leur vie pour sauver leurs patients, que nous devons condamner sans ambages ce vil asservissement « participatif » des médecins contemporains. Ne pas le faire, serait une faute, car seul le courage de la vérité pourra (peut-être) un jour crever l’abcès ; condition « sine qua non » à tout renouveau.

Jean-Pierre Aussant, auteur catholique

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L’Eglise sens-dessus-dessous de François

Via le blog Benoit et moi.

George Neumayr, que mes lecteurs doivent connaître (articles sur ce site : ici) est l’auteur d’un livre critique du pontificat sous le titre The political Pape. Ici, il revient sans le nommer sur le motu proprio Traditionis Custodes, qui démolit de fait l’œuvre de Benoît XVI et porte un coup fatal à la Tradition.

Le spectacle d’un pape déloyal à la tradition catholique et exigeant la loyauté est scandaleux. En ignorant l’autorité des papes précédents, François efface la sienne. Il ne résout pas la crise, mais la crée, afin que sa révolution moderniste puisse se réaliser.

Dans l’église « sens-dessus-dessous » de François, où tout est à l’envers…

George Neumayr
The American Spectator (via la traduction en italien, Aldo Maria Valli)

Le pape François a souvent comparé l’Église catholique à un « hôpital de campagne ». Venant de lui, c’est vraiment une étrange analogie, étant donné sa prédilection pour le charlatanisme et la désinvolture. Dans son hôpital de campagne, les patients les plus sains se font couper les membres, tandis que les plus malades reçoivent des doses croissantes d’un médicament qui ne fonctionne pas. La conception que le pape a de la santé dans le corps du Christ est à l’opposé de celle de ses prédécesseurs. S’ils considéraient l’absence d’orthodoxie comme un cancer dans l’Église, le pape François considère la présence persistante de l’orthodoxie comme un poison.

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L’Antipresse

Il est une revue sur internet dont vous pouvez écouter le contenu, qui vous permet de prendre beaucoup de hauteur : l’AntiPresse de Slobodan Despot. Ci-dessous son dernier article sur la guerre russo-ukrainienne.

LE BRUIT DU TEMPS par Slobodan Despot
Occident-Russie, le djihad du néant

L’Occident ne livre pas une guerre à la Russie. Il livre une guerre sans merci à son propre miroir, aux principes et aux valeurs qui étaient les siens avant son entrée dans la dystopie wokiste et le bruit des bombes en Ukraine couvre un règlement de comptes interne non moins brutal. Avec sa thèse scandaleuse, Jordan Peterson ouvre une perspective vertigineuse sur les mobiles et les modalités de notre suicide.

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Une nouvelle sainte à découvrir : bienheureuse Agnès de Langeac

Aujourd’hui, nous écouterons la vie de la bienheureuse Agnès de Langeac, moniale dominicaine.

« Les saints, nous dit Mauricette Vial-Andru, sont des héros imitables, des compagnons fidèles, et des guides sûrs pour trouver la vérité dans un monde superficiel. Leur vie est étonnante, leur histoire force l’admiration, et à la différence des héros virtuels, les saints ont réellement existé. » Jean de La Varende les appelait les athlètes de Dieu.

Bienheureuse Agnès de Langeac

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Un anti catholicisme menteur à souhait !

Via Benoît et moi, François au Canada : les excuses indues et l’affaire montée de toutes pièces des pensionnats indiens.

L’article de Roberto Mattei (un revenant dans mon blog !) qui suit, comme toujours érudit et bien documenté fait une synthèse exhaustive de la question, et il ne devrait rien y avoir à rajouter (cf. Nardi, Le Pape au Canada : ”pèlerinage pénitentiel” ou soumission à l’empire?). Il en ressort d’abord que si faute il y a eu à ce moment de la part des catholiques (qui agissaient avec les meilleures intention), les autochtones étaient loin d’être des agneaux, et s’étaient comportés dans le passé envers les missionnaires avec une cruauté qui ne peut que révulser (De Mattei n’hésite pas à parler de « sauvages », ce qui aujourd’hui n’est évidemment pas politiquement correct). Donc, on pourrait dire « égalité balle au centre ». Mais il y a plus – et pire : le Pape va, une fois de plus, battre sa coulpe sur la poitrine des autres, jugeant les faits d’autrefois, dans un contexte bien précis, avec les yeux d’aujourd’hui. Et SURTOUT, il n’y a aucune preuve tangible de la matérialité des faits en cause. A quel jeu joue le Pape ? Pourquoi est-il allé à Canossa, alors que rien (à ce qu’on sache) ne l’y obligeait ? Ignore-t-il les faits détaillés dans l’article qui suit ? Est-il sous influence ? Est-il obligé de faire ce qu’il fait, qui laissera forcément dans l’opinion publique des traces désastreuses pour l’Eglise, et irrécupérables, sans pour autant assainir la situation ?

Il est incroyable qu’une enquête préliminaire sur un prétendu charnier dans un verger ait pu conduire à une telle spirale d’affirmations approuvées par le gouvernement canadien et reprises par les médias du monde entier. …

Les exhumations n’ont pas encore commencé et aucune dépouille n’a été trouvée.

Un crime commis nécessite des preuves vérifiables, surtout si les accusés sont morts depuis longtemps.

A propos du mea culpa du pape François au Canada, Roberto de Mattei : www.corrispondenzaromana.it/a-proposito-del-mea-culpa-di-papa-francesco-in-canada/

L’Église catholique, fidèle au mandat de son divin Maître : « Allez dans le monde entier, prêchez l’Évangile à toute créature » (Mc 16, 15), a accompli depuis sa fondation une grande œuvre missionnaire, à travers laquelle elle a apporté au monde non seulement la foi mais aussi la civilisation, sanctifiant lieux, peuples, institutions et coutumes. Grâce à cette œuvre, l’Église a civilisé aussi les peuples des deux Amériques, qui étaient plongés dans le paganisme et la barbarie.

Au Canada, la première mission jésuite parmi les peuples iroquois, dirigée par le père Charles Lallemant (1587-1674), débarqua au Québec en 1625. Une nouvelle mission arriva en 1632, dirigée par le père Paul Le Jeune (1591-1664). Le père Jean de Brébeuf (1593-1649), revint en 1633 avec deux pères. De cabane en cabane, ils commencèrent à enseigner le catéchisme aux enfants et aux adultes. Mais certains sorciers convainquirent les Indiens que la présence des pères provoquait des sécheresses, des épidémies et toutes sortes de malheurs. Les Jésuites décidèrent alors de protéger les catéchumènes en les isolant dans des villages chrétiens. Le premier fut édifié à quatre miles de Québec. Il avait son fort, sa chapelle, ses maisons, son hôpital et la résidence des Pères.

Simultanément, des volontaires s’offraient pour convertir les Indiens : Sainte Marie de l’Incarnation Guyart Martin (1599-1672), une Ursuline de Tours, qui avait fondé avec deux autres religieuses un pensionnat à Québec pour l’instruction des enfants indiens ; Madame Marie-Madeleine de la Peltrie (1603-1671), une veuve française, qui avait créé avec quelques sœurs hospitalières de Dieppe un hôpital, également à Québec ; les membres de la Société de Notre-Dame qui, aidés par le prêtre sulpicien Jean-Jacques Olier (1608-1657) et la Compagnie du Saint-Sacrement, construisirent en 1642 Ville Marie, dont allait naître Montréal.

Les Indiens Iroquois, néanmoins, se montrèrent farouchement hostiles. Ils avaient horriblement mutilé le père Isaac Jogues (1607-1646) et son coadjuteur René Goupil (1608-1642), versant sur eux des charbons ardents. En mars 1649, les Iroquois martyrisèrent les Pères de Brébeuf et Gabriel Lallemant (1610-1649). Le père Brébeuf fut transpercé de tiges chauffées au rouge et les Iroquois lui arrachèrent des lambeaux de chair qu’ils dévorèrent sous ses yeux. Alors que le martyr continuait à louer Dieu, ils lui arrachèrent les lèvres et la langue et lui enfoncèrent des braises brûlantes dans la gorge. Le père Lallemant fut torturé immédiatement après avec encore plus de férocité. Ensuite, un sauvage lui fracassa la tête avec une hache et lui arracha le cœur, buvant son sang, pour assimiler sa force et son courage. Une autre vague de haine fit deux nouveaux martyrs en décembre, les pères Charles Garnier (1605-1649) et Noël Chabanel (1613-1649). Les huit missionnaires jésuites, connus sous le nom de « martyrs canadiens », furent proclamés bienheureux par le pape Benoît XV en 1925 et canonisés par le pape Pie XI en 1930.

Ces épisodes font partie de la mémoire historique du Canada et ne peuvent pas être oubliés. Le pape François, en tant que jésuite, devrait connaître cette épopée, racontée, entre autres, par son confrère le père Celestino Testore, dans son livre I santi martiri canadesi , paru en 1941 et réédité en Italie en 2007.

Mais surtout, le Saint-Père aurait dû traiter avec plus de prudence l’« affaire » de la découverte présumée de fosses communes dans les ‘Indian residential schools [pensionnats indiens, ndt] du Canada, un réseau d’internats pour les autochtones canadiens fondé par le gouvernement et confié principalement à l’Église catholique, mais aussi en partie à l’Église anglicane du Canada (30 %), avec l’idée d’intégrer les jeunes à la culture du pays, conformément au Gradual Civilization Act approuvé par le Parlement canadien en 1857. Ces dernières décennies, pourtant, l’Église catholique a été accusée de participer à un plan d’extermination culturelle des peuples autochtones, dont les jeunes étaient enlevés à leurs familles, endoctrinés et parfois soumis à des abus [doit-on comprendre : sévices sexuels ?], afin d’être « assimilés » par la culture dominante. En juin 2008, le gouvernement canadien, sur des positions « indigénistes », a présenté des excuses officielles aux peuples autochtones et a créé une « Commission de vérité et réconciliation » (CVR) [en français dans le texte] pour les pensionnats indiens.

Les chercheurs de la Commission, malgré les 71 millions de dollars reçus, ont travaillé pendant sept ans, sans trouver le temps de consulter les archives des Oblats de Marie Immaculée, l’ordre religieux qui, à la fin du XIXe siècle, commença à gérer des pensionnats. Se basant au contraire sur ces mêmes archives, l’historien Henri Goulet, dans son Histoire des pensionnats indiens catholiques au Québec. Le rôle déterminant des pères oblats (2016) a montré que les Oblats étaient les seuls défenseurs de la langue et du mode de vie traditionnels des Indiens du Canada, contrairement au gouvernement et à l’église anglicane qui insistaient sur une intégration qui déracinait les autochtones de leurs origines.

Cette ligne historiographique trouve une confirmation dans les travaux de l’un des principaux spécialistes internationaux de l’histoire religieuse du Canada, le professeur Luca Codignola Bo, de l’Université de Gênes.

Entre-temps, de l’accusation de « génocide culturel », on est passé à celle de « génocide physique ». En mai 2021, la jeune anthropologue Sarah Beaulieu, après avoir analysé avec un géoradar le terrain près de l’ancien pensionnat de Kamloops, a lancé l’hypothèse de l’existence d’un charnier, alors qu’elle n’avait même pas fait de fouilles. Les affirmations de l’anthropologue, popularisées par les grands médias et cautionnées par le Premier ministre Justin Trudeau, se sont transformées en différents récits, dont certains affirment que des « centaines d’enfants » auraient été « tués » et « secrètement enterrés » dans des « fosses communes » ou dans des tumulus irréguliers sur les terrains des « écoles catholiques » de « tout le Canada ».

Cette nouvelle est tout simplement infondée, puisque aucun corps n’a jamais été exhumé, comme Vik van Brantegem l’a déjà documenté le 22 février 2022 sur son blog Korazym.org. Le 1er avril 2022, est parue sur le blog de l’UCCR [Union of Catholic Christian Rationalists] une interview approfondie de l’historien Jacques Rouillard, professeur émérite de la Faculté d’histoire de l’Université de Montréal, qui dément catégoriquement le génocide culturel et physique des autochtones canadiens, niant l’existence de fosses communes dans les pensionnats. Il est convaincu que derrière tout cela, il y une tentative d’obtenir des millions de dommages et intérêts. Le 11 janvier, le professeur Rouillard a lui-même publié un long article dans le portail canadien Dorchester Review, dans lequel il affirme qu’aucun corps d’enfant n’a été retrouvé dans les présumés fosses communes, dans des sépultures clandestines ou dans toute autre forme de sépulture irrégulière à l’école de Kamloops. Derrière les pensionnats, il n’y avait que de simples cimetières, dans lesquels les élèves étaient enterrés, ainsi que les membres de la communauté locale et les missionnaires eux-mêmes. Selon les documents présentés par Rouillard, 51 enfants y sont morts entre 1915 et 1964. Dans le cas de 35 d’entre eux, des documents ont été trouvés prouvant la cause du décès, principalement des maladies et dans certains cas des accidents. Un nouvel article du professeur Tom Flanagan et du magistrat Brian Gesbrecht, publié le 1er mars 2022 dans la Dorchester Review sous le titre The False Narrative of the Residental Schools Burials, rappelle qu’il n’existe aucune trace d’un seul élève tué au cours des 113 ans d’histoire des pensionnats catholiques. Selon les mêmes données fournies par la Commission de vérité et réconciliation (CVR), le taux de mortalité des jeunes fréquentant les pensionnats était autour de 4 décès par an pour 1 000 jeunes et la cause principale était la tuberculose et la grippe. Il semble que les fouilles de Kamloops aient finalement été autorisées, mais, comme le dit le professeur Rouillard, il aurait été préférable qu’elles aient lieu l’automne dernier, afin que la vérité soit connue et que le pape François ne vienne pas s’excuser sur la base de suppositions non prouvées. Voici ce que dit l’universitaire canadien :

Il est incroyable qu’une enquête préliminaire sur un prétendu charnier dans un verger ait pu conduire à une telle spirale d’affirmations approuvées par le gouvernement canadien et reprises par les médias du monde entier. Il ne s’agit pas d’un conflit entre histoire, et histoire orale autochtone, mais entre cette dernière et le bon sens. Il faut des preuves tangibles avant que les accusations portées contre les Oblats et les Sœurs de Sainte-Anne puissent entrer dans l’histoire. Les exhumations n’ont pas encore commencé et aucune dépouille n’a été trouvée. Un crime commis nécessite des preuves vérifiables, surtout si les accusés sont morts depuis longtemps. Il est donc important que les fouilles aient lieu le plus rapidement possible, afin que la vérité l’emporte sur les fantasmes et les émotions. Sur la voie de la réconciliation, le meilleur moyen n’est-il pas de rechercher et de dire toute la vérité plutôt que de créer des mythes sensationnels ?

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Perles de Culture n°350 – Secher et Villiers pour la mémoire de la Vendée militaire

Le 13 mai dernier, après un inlassable et fructueux travail, l’écrivain et historien Reynald Secher célébrait le 30ème anniversaire de la restauration de La Chapelle-Basse-Mer pour la sauvegarde de la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens et l’inauguration du musée Mémoire du Futur. Pour l’occasion, plus de 700 personnes se sont retrouvées autour de Reynald Secher et de Philippe de Villiers.

L’équipe de TVLibertés était présente pour filmer ce moment d’amitié française et faire découvrir les fresques peintes sur les guerres de Vendée et les statues de Daphné du Barry et Alain Savariau.

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Une nouvelle sainte à découvrir : sainte Clotilde

Aujourd’hui, nous écouterons la vie de sainte Clotilde, reine des Francs et épouse de Clovis.

« Les saints, nous dit Mauricette Vial-Andru, sont des héros imitables, des compagnons fidèles, et des guides sûrs pour trouver la vérité dans un monde superficiel. Leur vie est étonnante, leur histoire force l’admiration, et à la différence des héros virtuels, les saints ont réellement existé. » Jean de La Varende les appelait les athlètes de Dieu.

Sainte Clotilde

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Perles de Culture n°349 – Du pouvoir inébranlable des familles

Anne Brassié reçoit le juriste et historien Pierre de Meuse pour son livre « La famille en question – Ancrage personnel et résistance communautaire » (Ed La Nouvelle Librairie).

L’auteur place la famille en première ligne pour résister aux dérives contemporaines et en cerne les ennemis.

Pierre de Meuse, La famille en question – Ancrage personnel et résistance communautaire aux Editions La Nouvelle Librairie.

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Benoît XVI, qui c’est celui-là?

Voila un excellent texte sur les derniers écrits du pape interdisant l’ancien rite.
La démonstration est logique et imparable.

L’excellent blogueur catholique (tendance traditionnaliste) italien Leonardo Lugaresi (entre autres, un spécialiste de Dante, nous l’avons déjà rencontré ici) a remarqué que Benoît XVI, qui a pourtant toute sa vie placé la liturgie au centre de sa réflexion théologique et de sa pastorale, n’est même pas cité dans la lettre apostolique récemment publiée Desiderio desideravi [cf. Qui s’intéresse encore au pape ?]. Un comble, puisque cette lettre est censée traiter… de liturgie, précisément. Mais au fond, cette omission n’est qu’un pas de plus dans la rupture entre le pontificat actuel et le précédent.

Benoît XVI, c’était qui ?
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L’affirmation selon laquelle l’avortement est un droit repose sur le mensonge.

La Vierge aux Innocents Statue de Daphné du Barry sise à Menton

De Grégor Puppinck dans Valeurs Actuelles :

L’affirmation selon laquelle l’avortement est un droit repose sur le mensonge. Il y a d’abord le mensonge suivant lequel l’avortement serait un « soin de santé », qu’il serait « sans risque », que sa légalisation réduirait la mortalité maternelle, ou encore que les femmes seraient victimes de « grossesses forcées », comme si la grossesse était une fatalité. Il y a aussi le mensonge suivant lequel il serait impossible de prévenir ni de réduire le recours à l’avortement, ou que l’avortement serait une condition de l’égalité entre les hommes et les femmes. Tous ces mensonges peuvent être aisément dénoncés.

Mais le plus gros mensonge sur l’avortement consiste à dénier jusqu’à l’existence de l’enfant victime de l’avortement. C’est sur ce mensonge que repose le prétendu droit à l’avortement. C’est l’ignorance de l’enfant qui permet de présenter l’avortement comme un droit de la femme sur son propre corps ; c’est ce que fit la Cour suprême dans l’arrêt Roe v Wade de 1973, et c’était faux, hier comme aujourd’hui. C’est un mensonge grossier car l’avortement est évidemment pratiqué sur un enfant ! C’est lui qui est avorté et non sa mère.

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Perles de Culture n°348 – Un héros chouan de Normandie

Anne Brassié reçoit Morgan Lazartigues pour son livre « Louis de Frotté – La Normandie du Roi » publié aux Editions La Chouette de Vendée.

Aristocrate de petite noblesse normande, Frotté frappe par sa noblesse d’âme et sa droiture. « Ce n’est pas des Français que je désirai combattre car la guerre civile fait horreur à mon cœur ». Quelques temps avant sa mort, il écrit à son père « Ô mon tendre père et meilleur ami, si je péris ne me regrettez pas, je n’ai rien à me reprocher ».

Morgan Lazartigues – Louis de Frotté, la Normandie du Roi aux éditions la Chouette de Vendée

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Une revue à connaître d’urgence, l’AntiPresse de Slobodan Despot

Texte de Eric Werner sur la Russie.

Le droit comme chiffon de papier

Le bien public requiert parfois qu’on mente, nécessité fait loi. Mais il ne faut pas que cela devienne une habitude. Sans quoi, nous dit Machiavel, on se complique singulièrement la vie.

Les Russes ont donc dit qu’ils ne négocieraient plus désormais avec les Occidentaux, car ils n’avaient plus confiance en leur parole. Les Occidentaux ne tiennent en effet jamais parole. Cela n’a donc pas de sens de discuter avec eux. Le contexte est celui des accords de Minsk. Non seulement les Occidentaux ne les ont jamais appliqués, mais on sait aujourd’hui que quand ils les ont signés (c’était en 2015), ils étaient d’avance décidés à ne pas les appliquer. Ils savaient d’avance que c’était un chiffon de papier. À quoi bon dès lors discuter ou négocier ?

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Une revue à connaître d’urgence, l’AntiPresse de Slobodan Despot

Groupe témoin

Face au déferlement de la bêtise totalitaire, les remparts de la raison ne se trouveront ni dans les partis, ni dans les groupes, ni dans les mouvements, ni dans les programmes. Ils se trouveront dans l’éclosion individuelle, solitaire et impérieuse du sens de la vérité. L’affaire qui suit en est un indice.

Wouter van der Lelij est entrepreneur en Suisse. Excédé par la partialité de la télévision de service public dans le cadre d’une campagne de votation sur la loi Covid-19, il avait dénoncé en février dernier la RTS auprès de l’Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radiotélévision (AIEP)(1). Sa plainte ciblait en particulier l’émission « Mise au point » du 4 novembre 2021 intitulée « La haine avant la votation sur la loi Covid », qu’il estimait « symptomatique de la couverture unilatérale, alarmiste et polarisante de la RTS ».

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