Menace du gouverne ment de gauche espagnol sur La Valle de los Caïdos

APPEL EN DÉFENSE DE LA CROIX MONUMENTALE DE « LA VALLÉE DES MORTS AU CHAMP D’HONNEUR » SYMBOLE DE NOTRE CIVILISATION

À tous les chrétiens du monde et à toutes les personnes de bonne volonté:

L’histoire du christianisme est une histoire de persécutions, depuis celle de Dioclétien jusqu’à celles de nos frères dans la foi qui souffrent aujourd’hui dans de nombreux pays à majorité musulmane, en passant par celles de la révolution française, de la « Cristiada » du Mexique et des pays communistes au XXe siècle.

L’Espagne, «terre de Marie», comme l’a proclamé le Saint-Père Jean-Paul II, est chrétienne depuis l’arrivée de l’apôtre Saint-Jacques dans la Péninsule au 1er siècle après JC. Elle a toujours été le fer de lance de la défense du christianisme, contre l’empire musulman pendant huit siècles, contre les Turcs et contre les nombreuses hérésies de l’Europe médiévale et moderne. Elle a été aussi la grande évangélisatrice du monde, depuis les Philippines jusqu’à la Terre de Feu. L’Espagne, foyer de martyrs et de saints, ne peut être comprise, comme l’Europe, sans la foi dans le Christ. Il y a moins d’un siècle, entre 1934 et 1939, les chrétiens de la Péninsule ont subi l’une des plus grandes et des plus sanglantes persécutions de l’histoire en raison de la sombre coalition socialiste, communiste et anarchiste du «Front populaire».  Plus de 8 000 religieux et plusieurs milliers de laïcs ont été brutalement assassinés, violés, tués uniquement et exclusivement en raison de leur foi. De très nombreux lieux de culte et des établissements religieux de toutes sortes ont été pillées et détruits ouvrant une blessure que le peuple espagnol a mis longtemps à cicatriser. Mais celle-ci a été finalement refermée par lui, il y a déjà plusieurs décennies, grâce à un admirable élan de générosité et de réconciliation.

Comme symbole de cette réconciliation et en hommage aux victimes des deux camps, qui souvent ont sacrifié leur vie au cours de ces événements dramatiques, en 1958, un impressionnant complexe monumental a été édifié dans la périphérie de Madrid – « La Vallée des morts au champ d’honneur », symbole d’unité et de fraternité de tous les espagnols, où plus de 30 000 morts, vainqueurs et vaincus de la guerre civile, ont reçu une sépulture chrétienne – avec une basilique pontificale, une remarquable abbaye bénédictine, un important centre d’étude de la doctrine sociale de l’Église et la plus grande croix chrétienne jamais érigée dans le monde.

Depuis son inauguration,  « La Vallée des morts au champ d’honneur », est un grand cimetière, un impressionnant temple catholique et, surtout, un lieu de mémoire, de réconciliation et de rappel de ce qui ne devrait jamais plus se reproduire.

Aussi, voulons-nous faire savoir au monde chrétien que:

Le gouvernement socialo-communiste et sécessionniste d’Espagne a soumis au Parlement un projet de loi qui vise à redéfinir l’ensemble de « La Vallée des morts au champ d’honneur », dénaturant ainsi la raison de son existence, à expulser la communauté bénédictine et, le cas échéant, en dernière instance, à démolir la Croix, comme le demandent depuis longtemps les partenaires communistes du chef du gouvernement  M. Sanchez. Dans de récentes déclarations aux médias, la vice-présidente du gouvernement, Mme Calvo, n’a pas nié que cette mesure fasse actuellement l’objet d’une “réflexion”.

En raison de l’impuissance que ressentent aujourd’hui les chrétiens espagnols, nous lançons solennellement un APPEL à tous nos frères en Christ à travers le monde, quelle que soit leur nationalité, pour qu’ils nous aident par leurs prières et par toutes les actions médiatiques possibles pour empêcher qu’un tel sacrilège ne se produise.

Nous faisons cet APPEL parce que nous sommes attachés à la vérité, qui nous rend libres, à la justice, forme supérieure de l’entendement humain, à l’histoire et à la culture. Seules l’ignorance ou la haine peuvent conduire à mépriser l’héritage des générations qui nous ont précédés. Ce manque de respect, cette volonté d’effacement ou d’altération, propre aux barbares, est caractéristique de l’endoctrinement de type marxiste qui a envahi le pays.

Nous sommes chrétiens, hommes et femmes de foi, d’humilité et de charité, nous n’admettons pas que l’on détruise notre ancienne civilisation, berceau de la dignité et du progrès humain. Mobilisons-nous ! Réveillons les indifférents et implorons tous l’aide de Dieu. Le jour se lèvera ; Dieu attend que nous nous acquittions de son mandat et de notre devoir envers lui.

La démolition de la croix monumentale de la Vallée des morts au champ d’honneur n’est pas seulement une attaque barbare contre un bien culturel de premier ordre,  c’est une attaque contre les fondements mêmes de l’Europe et une involution de plusieurs décennies dans la défense de la liberté.

L’ASSOCIATION POUR LA DÉFENSE DE  « LA VALLÉE DES MORTS AU CHAMP D’HONNEUR » APPELLE AU SOUTIEN DE NOS FRÈRES DANS LA FOI POUR ÉVITER LA DÉMOLITION DE LA CROIX. 

Le Site de la Valle de los Caidos

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Perles de Culture n°269 – “En attendant l’apocalypse”

Nous avons évoqué les films “Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait”, “Les misérables”, “Calamity”, “Antoinette dans les Cévennes”, “Drunk”, “Michel-Ange”, “Adieu les cons” et pour les cinéphiles “Lux Aeterna”, “Piège pour Cendrillon”, “Falling” et “Unplanned”, film sur l’avortement accessible uniquement cette semaine sur internet (Saje Distribution).

Puis, Anne Brassié reçoit Charles-Henri d’Elloy pour sa chronique décalée, pleine d’humour, sur notre monde en folie : “En attendant l’apocalypse – Chroniques radioactives” (Godefroy de Bouillon).

Unplanned – Saje Distribution

Editions Godefroy de Bouillon

 

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Jacques Dor joue, cette semaine, dans un théâtre charmant, tout ce que nous aimons.

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Perles de Culture n°268 – Dans la tête des terroristes

Anne Brassié reçoit la grande romancière Jacqueline Dauxois pour son ouvrage “Le mémorial des anges oubliés” publié chez Michel de Maule. Son thème : une jeune française subjuguée par un jeune maghrébin radicalisée en prison va accepter de devenir une bombe humaine au cours du carnaval de Nice.

 

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Ceux pour qui la charité est mieux sans la vêrité

Lu avec interêt sur le Site de Benoit et moi, site qui nous fait comprendre l’essentiel du message de Benoît XVI et son actualité.

 

Le cas exemplaire d’un prêtre égorgé en Italie

Il est emblématique d’un aveuglement généralisé, tant de la part des catholiques, qui s’obstinent dans un angélisme suicidaire, que de celle des médias, dont on connaît le sectarisme éhonté: don Roberto, un prêtre qui consacrait sa vie à venir en aide aux « plus démunis », a été sauvagement assassiné par l’un d’eux (à l’instar du père Hamel), et le modus operandi est en lui-même une signature, mais les classes médiatiques, politiques et ecclésiastiques unanimes, pape compris, ont délibérément refusé de voir la vérité en face. Sorte de remake sinistre (avec la mort atroce d’un homme comme circonstance aggravante) de l’incendie de la cathédrale de Nantes: le coupable a priori est intouchable. Stefano Fontana pose les vraies questions que soulève cet aveuglement, et y répond à travers « Caritas in veritate » de Benoît XVI.

 

De nombreux commentaires sur l’assassinat à Côme de don Roberto Malgesini trahissent une mode catholique d’exaltation d’une charité générique, vécue uniquement comme une présence aux côtés de l’autre. Voir les déclarations du directeur de la Caritas de Côme et l’éditorial d’AvvenireCaritas in Veritate de Benoît XVI dit tout autre chose.

 

Sur le meurtrier de don Malgesini, beaucoup se sont trompés. Je le fais observer par souci d’information, conscient que le problème principal n’est pas là.
Le Pape lui-même s’est trompé, disant: « Je veux rappeler en cet instant don Roberto Malgesini, prêtre du diocèse de Côme, qui a été tué hier matin par une personne dans le besoin que lui-même aidait, une personne malade … Je loue Dieu pour le témoignage de martyre d’un témoin de la charité envers les plus pauvres. Prions en silence pour tous les prêtres, religieuses, religieux, laïcs qui travaillent avec des personnes dans le besoin et qui sont rejetés par la société ».

Il s’est trompé, parce que le tueur n’était pas malade et n’avait pas été rejeté. Il aurait dû être rapatrié dans son pays il y a plusieurs années, mais cela n’a pas été fait, il a été accueilli en Italie en tant qu’immigrant clandestin. Le directeur de la Caritas de Côme, selon lequel « il avait des problèmes psychiques », ce que la direction de la police a démenti par la suite, s’est également trompé.

Ces aspects ne sont certes pas centraux, car don Malgesini en a aidé beaucoup et parmi eux, il y avait certainement beaucoup de personnes dans le besoin. Mais ils suggèrent que beaucoup d’entre eux n’étaient peut-être pas vraiment dans le besoin, que le fait d’être un immigrant illégal n’est pas une garantie d’être dans le besoin, ni d’être malade, ni d’être rejeté. Ils suggèrent que même la charité a peut-être besoin d’un certain discernement – comme on dit aujourd’hui – pour ne pas célébrer trop vite les nouveaux martyrs. La charité a aussi besoin d’être éclairée.

C’est pourquoi le cas nous amène à réfléchir sur le rapport entre charité et vérité et sur la nouvelle mode catholique d’éloge d’une charité générique, vécue uniquement comme une présence aux côtés de l’autre, mais sans la clarté conceptuelle et venant du cœur de ce qu’est vraiment être dans le besoin.

Alors, le discours se fait plus large que le cas du prêtre de Côme tué par un de ceux qu’il aidait, mais sans lui être étranger. Il y a des pauvres qui ne sont pas pauvres, il y a des situations en dehors de la loi qui ne méritent pas d’être aidées si elles ne respectent pas la loi, il y a des soi-disant « rejetés » qui au contraire rejettent les autres, il y a des « nécessiteux » violents et agressifs, il y a des bénéficiaires qui, pour leur commodité, ne veulent pas sortir de l’état de besoin, Il y a des personnes opprimées qui à leur tour oppriment les autres et les aider signifie perpétuer leur oppression, il y a des aides faites selon des critères à la mode, il y a des aides qui, dans l’idée de ne pas discriminer et d’aider tout le monde, en discriminent en réalité certains.

La charité ne consiste jamais à semer à l’aveugle, à donner sans regarder en face celui à qui on se donne, à fermer les yeux sur le bien commun plus large et plus général, à se mettre simplement « aux côtés de », elle exige au contraire d’être guidée par la vérité.
L’encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI met en garde contre une charité sans vérité qui pour cette raison pourrait être sujette à malentendu: « la charité doit être comprise, confirmée et pratiquée à la lumière de la vérité« . Elle n’est pas donnée uniquement aux bons, mais elle ne peut pas être donnée sans savoir en quoi consiste le bien et leur bien. « Sans la vérité, la charité bascule dans le sentimentalisme … la vérité libère la charité des étroitesses de l’émotivité« .

Il est frappant que, se référant à l’activité caritative du prêtre assassiné, le directeur de la Caritas de Côme ait jugé nécessaire de préciser que « Don Roberto a vécu à côté des derniers non pas avec les instruments de l’évangélisation, mais en devenant un frère parmi ses frères« . La phrase dit-elle que la charité devient plus charitable si elle ne montre pas ses liens avec l’Evangile ? Que l’on découvre mieux que l’on est frère si l’on fait abstraction d’un regard évangélique et surtout si l’on ne le donne pas à connaître? En revenant à Caritas in Veritate, nous trouvons une autre chose écrite : « La raison seule est capable de saisir l’égalité entre les hommes et d’établir une coexistence civique entre eux, mais elle ne peut établir la fraternité. Celle-ci provient d’une vocation transcendante de Dieu le Père, qui nous a aimés le premier, nous enseignant par le Fils ce qu’est la charité fraternelle ». Je ne sais pas si Don Roberto aurait été heureux avec cette fraternité sans l’Evangile qui lui a été attribuée.

Ici, ce n’est pas la foi de don Roberto qui est en cause, mais le contexte dans lequel sa charité (et sa mort) est interprétée, même dans l’Église. Il semble que vouloir réaliser ce qui peut vraiment être bon et mauvais, essayer d’exercer une charité qui aille vraiment vers les derniers, et tous les derniers sans considérer comme tels seulement ceux désignés par la culture politique dominante, vouloir faire la lumière, avec la raison et avec la morale chrétienne, sur notre charité sans se limiter à se mettre aux côtés de chacun, de toutes façons… soit comme introduire des barrières et des murs.
Francesco Ognibene, dans son éditorial d’hier sur Avvenire, n’a pu s’empêcher de dire que des prêtres comme don Roberto « ne veulent pas vous expliquer qui a tort et qui a raison, ils ne divisent pas le monde en bon et en mauvais, en sauvé et en damné. Ils laissent les acclamations aux autres ».

Mais faire la charité dans la vérité ne signifie pas absolument cela. Une vision irénique et idéologique tend à séculariser la valeur de la charité alors que, dans d’autres cas, on tend à porter un jugement éthique sommaire en oubliant la complexité en cause.

Je ne sais pas si c’était le cas de don Roberto. Il me semble cependant que c’est celui de ses interprètes « autorisés »…

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Les choses qu ‘on dit, les choses qu’ on fait

Des le titre rien ne va plus, le réalisateur de Mademoiselle de Jonquières est passé du 18ème  au 21 ième siècle, le choc est trop rude pour un cinéphile délicat   . On pense à Céline, l’amour c’est l’infini à la portée des caniches : 3 garçons et 3 filles virevoltent devant nous , passent de l’un à l’autre sans l’ombre d’une passion !

En dehors des images et de la musique, tout est assez laid dans ce film, les personnages insignifiants, les hommes comme les femmes, les comportements à l’exception de la femme mariée pour laquelle il n y a pas de jalousie en amour, sont assez bas de gamme. On est dans la consommation immédiate des hommes comme des femmes, le fast food. “Je mets en scène, écrit  Emmanuel Mouret , les question de désir et d’attirance chez l’homme civilisé. ” Brave homme qui ne voit pas qu’ on est chez les barbares. Il n’y a aucune joie éclatante dans ces histoires, celle d’un grand amour.  “Il ne faut pas mettre de la gravité là où il n’y en a pas”dit l’une des jeunes femmes. C’est sûr batifoler n’est pas aimer. Elle l’apprendra en vieillissant.

 

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Sur les écrans Antoinette dans les Cévennes

Ce petit film français n’est pas dénué de charme. Son trentième amant ,un homme marié, ayant annulé ses vacances avec elle, pour les passer en famille, Antoinette décide de le suivre sur les sentiers des Cévennes avec un âne. L’âne, buté comme un âne, n’avancera qu’au son de sa voix, elle lui raconte donc toutes ses errances amoureuses. L’héroïne est éclatante, les Cévennes sont belles comme dans le roman de Stevenson, on ne s’ennuie  pas une seconde.

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Le jugement des juges

Certains juges ne réalisent pas qu’ ils devront un jour rendre des comptes. Tel est le sens de ce poème de Robert Brasillach écrit à Fresnes avant son exécution.

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Perles de Culture n°267 – Hommage à Pierre-Yves Trémois

Aude de Kerros, elle aussi peintre et graveur, célèbre la mémoire d’une des figures les plus importantes du monde artistique au XXème siècle. Pierre-Yves Trémois laisse une œuvre immense qui en a fait un artiste honoré jusqu’au Japon et qui est mort dans la discrétion la plus absolue.

Le site de Pierre-Yves Trémois : https://www.tremois.com/

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L’avant-guerre de Robert Brasillach

Un bel article de Camille Galic paru dans Polemia

Des sept couleurs composant la palette de Robert Brasillach, la plus aboutie — si l’on excepte les déchirants Poèmes de Fresnes, d’autant plus émouvants que leur auteur, condamné à mort, s’y garde de toute enflure, de tout pathos, même dans ses sublimes Psaumes — m’a toujours paru être le récit, voire le reportage porté au niveau d’un grand art, comme dans Les Sept Couleurs, justement, ou dans Comme le temps passe. La langue, si fluide et si simple car nul n’est moins cuistre que celui qui signa une géniale Anthologie de la poésie grecque, y est pour beaucoup. Mais aussi la familiarité immédiate avec les lieux, de Gand à Ségovie, et l’empathie profonde pour tous ceux, prolos ou intellos, qu’il est amené à côtoyer, notamment sous les drapeaux.  

Ce sont ces qualités, si rares, qui font un livre très précieux et même unique de Notre avant-guerre (1), commencé en 1939, achevé en 1940 et publié en 1941 par Plon avec quelques coupes visant à déjouer la censure allemande. Ces coupes ont été rétablies dans la présente édition due à Pardès, qui a déjà publié une quinzaine de livres du supplicié. Et avec quel soin ! Le volume s’enrichit ainsi d’une pertinente préface de l’universitaire britannique Peter Tame, professeur de littérature française à la Queen’s University de Belfast et spécialiste de Brasillach, et du scrupuleux appareil de notes et notices réalisé par David Gattegno, qui a également réuni une iconographie éclairante pour rendre accessibles au lecteur de 2020 les personnalités, le partis et les événements dont parle le normalien. Une totale réussite éditoriale, dont même Gallimard pourrait se montrer envieux.  

« On n’a pas coutume d’écrire ses Mémoires à trente ans », convenait Brasillach en septembre 1939, mais il lui semblait « indispensable » de s’exprimer sur « une époque désormais close, vingt-cinq ans après l’autre [la Grande Guerre], sur le recommencement de tant d’erreurs et de folies », dont il voulait « fixer les traits ». « Je voudrais qu’on pût lire [ce livre] comme une histoire plus vaste que la mienne, encore que je désire m’en tenir à ce que jai vu… Je voudrais qu’on pût respirer ici le souvenir d’un temps particulier. Ce temps [est] notre jeunesse, il est notre avant-guerre à nous. »  

Une avant-guerre qui, malgré une enfance endeuillée par la mort au combat, au Maroc, d’un père officier, est d’abord marquée pour Brasillach par ses années de bonheur, tout à la fois besogneuses et dorées, quand il s’épanouit rue d’Ulm, dont il offre une très allègre description, canulars et argot normalien inclus, puis dans le journalisme. Deux viviers où il noue de longues et fraternelles amitiés — avec Maurice Bardèche, bien sûr, qui épousera sa sœur Suzanne, mais aussi Georges Blond ou José Lupin avec lesquels il hante théâtres et cinémas, parcourt Paris puis bientôt l’Europe. Son talent et sa culture lui ouvrent toutes les portes, des vicomtesses comme des académiciens. Mais, avec l’affaire Stavisky, le massacre du 6 février 1934, la guerre d’Espagne, l’avènement du Front populaire et l’Anschluss de l’Autriche (« Plutôt l’Anschluss que les Habsbourg », avait alors lancé Edvard Bénès, président de la République tchèque, qu’il devait offrir aux Soviétiques après 1945), s’accumulent les ombres.  

Nourri des éditoriaux de Charles Maurras, le jeune écrivain fêté dans tous les salons pour Le Marchand d’oiseaux et Le Voleur d’étincelles n’est pas germanophile (il reprend même à son compte la légende de la soldatesque teutonne massacrant de malheureux enfants belges pendant la « Der des der »). Mais il est sensible à l’espoir que constitue « le fascisme immense et rouge », ce « mal du siècle » qui, en Italie, sait si bien allier traditions et futurisme, avec sa révolution industrielle (grâce à laquelle l’Italie sera encore, après l’écroulement de la Seconde Guerre, la septième économie mondiale). Les leaders « fascistes » qu’il rencontre, Jose Primo de Rivera ou Léon Degrelle, ont plus ou moins son âge, très loin des barbons de la IIIème République, leurs meetings drainent des milliers de garçons et filles sportifs et enthousiastes. Il a de la sympathie pour le Parti populaire français et son chef, l’ancien communiste Jacques Doriot. Et, comme la plupart de ses contemporains dont les pères ou les oncles sont morts dans les tranchées ou en sont revenus mutilés et anéantis par le souvenir des horreurs subies ou commises, il refuse la perspective d’un nouveau conflit, à n’en pas douter plus cataclysmique encore 

Mais « les orages de septembre » (1938) en décident autrement. Après l’Anschluss, c’est la région des Sudètes, à forte majorité germanophone, qu’Adolf Hitler veut ramener au sein du Reich. Ce sera, « née de cette Tchécoslovaquie hétéroclite », la « guerre blanche » que « l’on sentait approcher depuis des mois » et quavaient prédite « des devins, comme Jacques Bainville depuis le traité de Versailles ». Réserviste, le lieutenant Brasillach doit rejoindre un cantonnement en Alsace. A la gare de l’Est, bourgeois bien mis et ouvriers se mêlent dans une cohue indescriptible en raison des ordres et des contre-ordres, et la pagaille est identique en Alsace où nul ne sait que faire ni où aller. Prélude à ce qui se passera pendant la « drôle de guerre », puis pendant la guerre tout court qui fauchera 120 000 hommes en quelques semaines. Et qui, tandis que les ministres du gouvernement Reynaud fuient Paris pour Bordeaux ou Alger, se soldera par des millions de prisonniers — tels l’écrivain qui ne retrouvera la liberté qu’en 1941 et nombre de ses camarades, en particulier Lucien Rebatet, dont la rage impuissante nourrira Les Décombres, pamphlet torrentueux et triomphe littéraire de l’Occupation. C’est mobilisé, puis prisonnier, que Brasillach rédige Notre avant-guerre — et trouve aussi l’inspiration de Six heures à perdre (2), où un officier libéré d’un Oflag fraternel s’immerge entre deux trains dans le Paris poisseux de l’Occupation, des trahisons, des trafics, du « confusionnisme des idées et des instincts ».  

Oui, « on n’a pas coutume d’écrire ses Mémoires à trente ans », mais Brasillach avait déjà vu tant de choses qui allaient décider du siècle à venir, et il avait tant à raconter sur son époque, sur ce Paris tant aimé qui n’allait pas tarder à disparaître sous la pression conjuguée d’architectes et d’immigrés également destructeurs, sur les hommes et les influences, surtout, qui allaient conduire au désastre.  

Dans sa préface, Peter Tame pose cette question rhétorique : « Quel intérêt trouver aujourd’hui dans ces Mémoires, vieux de quatre-vingts ans ? » La réponse s’impose : un intérêt majeur, tant ces Mémoires sont instructifs et sonnent vrai. « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger », professait Blaise Pascal. Quatre ans après la publication de Notre avant-guerre, le témoin Brasillach allait, au fort de Montrouge et les fers aux pieds, affronter « la mort en face » 

  

  1. R. Brasillach : Notre avant-guerre, 460 pages avec iconographie et index, 26 euros, juillet 2020. Ed. Pardès 

  1. Ed. Pardès. Voir https://www.polemia.com/six-heures-a-perdre-de-robert-brasillach/ 

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Certains ont compris

Trouvé sur le blog d’YvesDaoudal

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Soliman le magnifique ….grâce à l’esclavage

Un article instructif sur un personnage important de la plume d’une grande journaliste et historienne :

Soliman Le Magnifique… grâce à l’esclavage ! 26/9

 Camille Galic

camille-galic@present.fr

A l’évidence, Soliman 1er (1494-1566), dit Le Magnifique ou le Législateur, fut, avec son arrière-grand-père Mehmet II le Conquérant — de Byzance, le plus grand souverain qu’ait connu la Turquie. Qu’il agrandit encore en Europe jusqu’aux portes de Vienne — cependant que ses armées s’emparaient de presque tout le Moyen-Orient et du Machrek jusqu’à l’Algérie, où elles multiplièrent « leurs saccages et leurs violences », accuse l’écrivain algérien Kamel Daoud — et fit entrer dans la modernité en la dotant d’une administration efficace et de finances saines. Mais à quel prix !

Cet ignoble « impôt du sang »

Quand Soliman accède au pouvoir le 30 septembre 1520, les Ottomans respirent, tant ils avaient souffert pendant le règne de son père Sélim 1er le Cruel — tout un programme ! Le jeune sultan est intelligent, équitable et tolérant, du moins selon les critères de l’époque et du lieu. Mais il n’abolira jamais la Loi du fratricide instaurée par Mehmet II et permettant l’élimination des princes rivaux de l’héritier choisi du trône, ni surtout le Devchirmé, dont il fit le socle de sa puissance et de sa gloire.

« Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane afin que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes », avait dit le futur garde des Sceaux Taubira défendant en 2001 la loi mémorielle sur les réparations dues aux victimes de l’esclavage dont, alors député, la Guyanaise était rapporteur et qui devait porter son nom. Mais nul n’ose non plus rappeler à Recip Tayyip Erdogan que la Turquie ottomane, à laquelle il se réfère sans cesse, fut avant tout un État esclavagiste.

Sous Soliman, les Juifs, souvent « changeurs, banquiers, intermédiaires en tout genre » sont bien traités. Mieux, « les sultans encouragent l’immigration des Juifs qu’ils considèrent comme un élément actif et riche. A la fin du XVIème siècle, on évalue leur nombre à Constantinople et à Salonique à 160 000 … Certains parviendront à de très hautes positions, tel Joseph Nasi, un marrane portugais que Sélim II créera duc de Naxos », rappelle l’historien André Clot dans son Soliman le Magnifique (éd. Fayard 1983).

Mais quid des chrétiens des territoires occupés ? En vertu du Devchirmé (« moisson »), cet « impôt du sang » inventé dès le début du XIVème siècle et qui perdura un demi-millénaire, furent ainsi razziés de la Hongrie à l’Arménie des millions d’enfants âgés de 8 à 18 ans, convertis de force à l’islam.et destinés à des fonctions serviles ou militaires — au sein du corps des janissaires qui devenait leur seconde patrie. Les plus brillants, il est vrai, étaient dirigés vers l’école des pages où ils recevaient une éducation choisie, propre à faire d’eux l’élite de leur nouveau pays.

Le siècle d’or turc, création chrétienne

C’est dans le vivier sans cesse renouvelé des « moissonnés », malgré eux ou par intérêt, que Soliman recruta toutes ses favorites dont la fameuse et redoutable Roxelane, une Russo-Polonaise, mais surtout tous ceux, Slaves, Grecs, Albanais ou Arméniens, qui, grands vizirs ou capitans pachas, allaient faire la gloire de son règne. En commençant par le beau Corfiote Ibrahim dont il fit son grand vizir, son chef de guerre, son beau-frère et sans doute son amant… Avant de le faire assassiner quand il eut cessé de plaire. Quittant Budapest après la victoire de Mohács et la mort au combat de Louis II de Hongrie (1526), Ibrahim avait pourtant pris soin de faire apporter au sultan « toute l’artillerie, les trésors du château de Buda et les statues en airain d’Hercule, de Diane et d’Apollon » ainsi que « la bibliothèque de l’ancien roi Mattias Corvin, l’une des plus riches de l’époque », signale André Clot.

A Ibrahim succéda comme grand vizir deux autres chrétiens razziés et convertis, le Hongrois catholique Rüstem Pacha puis le Serbe orthodoxe Sukullu Mehmet Pacha, assassiné en 1579 par un musulman fanatique malgré ses victoires militaires. « D’apparence presque repoussante, ténébreux et rapace » (ce qui n’empêcha pas Soliman de le donner pour époux à l’une de ses filles), Rüstem Pacha était un bourreau de travail, doté d’une mémoire remarquable, qui n’avait pas son pareil pour faire entrer l’argent dans les caisses de l’État, et accessoirement dans les siennes puisqu’il laissa à sa mort « une fortune fantastique ». Ce parfait administrateur était surtout l’homme-lige du sultan et c’est donc à lui que Soliman ordonna d’éliminer le prince héritier Mustapha, politique et militaire accompli qui n’avait qu’un tort : déplaire à la sultane Roxelane, qui voulait faire couronner son fils Mourad. A la Loi du fratricide s’ajouta ainsi, sous le règne du Magnifique, la Loi de l’infanticide.

De cette période où, comme si souvent sous l’Empire ottoman, l’horreur le dispute à la grandeur, il faut bien sûr retenir un autre esclave également illustre : Sinan Pacha, ancien janissaire devenu au fil des batailles et des conquêtes (Belgrade, Mohács, Alep, Rhodes, etc.) constructeur de ponts puis architecte. D’origine gréco-arménienne, il fut le créateur inspiré des plus belles mosquées turques, la Süleymanie à Istanbul ou la Selimiye à Andrinople. Sinan avait beaucoup travaillé sur le plan de Sainte-Sophie — où le 24 juillet dernier, l’imam Ali Erbaş, président des Affaires religieuses de la République turque, a prêché devant des milliers de fidèles surexcités en brandissant le « cimeterre de la conquête » couvert de versets du Coran — et, selon certains historiens, Soliman l’aurait envoyé incognito à Vienne afin qu’il s’y imprégnât des techniques et de l’architecture occidentale. Son génie est évident mais est-il purement « turc » ?

En 1550 comme en 2020, une Europe impuissante

Le Magnifique s’éteignit le 6 septembre 1566 lors du siège de Szeged, en Hongrie. Différée par Sukullu Pacha de crainte de troubles dans l’armée, la nouvelle de sa mort soulagea l’Europe, qui avait tant souffert de ses conquêtes et de ses exactions. Mais pourquoi ne s’était-elle pas unie contre un empire « dont l’ordre social repose sur l’esclavage et la polygamie », comme devait, trois siècles plus tard, s’en indigner Chateaubriand ? Chacun avait de bonnes raisons pour s’abstenir : les conflits entre protestants et catholiques réduisaient les empereurs Habsbourg à l’impuissance, Venise voulait continuer son fructueux commerce avec Stamboul (« là où l’Islam abonde »), François 1er, signataire en 1536 de l’alliance franco-ottomane car il donnait la priorité à sa lutte contre Charles Quint et à la défense des chrétiens du Levant, quitte à envoyer nos galères seconder le Grand Turc, comme lors du siège de Nice (1543), etc.

Ne jetons pas la pierre à nos ancêtres : ils n’étaient pas informés comme nous le sommes aujourd’hui, ce qui nous prive de toute excuse face à l’arrogance et à la boulimie territoriale du sultan Erdogan. Si patente que même Macron s’inquiète de ses visées sur les hydrocarbures de Chypre et de Grèce et qu’en Bulgarie, il stipendie les Roms locaux majoritairement orthodoxes pour que ceux-ci se convertissent à l’islam, adoptent des patronymes turcs et renforcent ainsi, électoralement et donc politiquement, le Mouvement des droits et des libertés des turcophones (DPS) de Mustafa Karadayi qui, aux législatives de 2017, avait déjà décroché 26 sièges au parlement de Sofia. Une nouvelle forme d’esclavage…    

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De la renommée de Tillinac

Je sais : “De mortuis nihil nisi bonum  ” Des morts : on ne doit rien dire sinon du bien.  . Cette maxime est  valable pour des temps civilisés, ce que  notre temps n’ est plus. Denis Tillinac était un réactionnaire, chantre de la droite éternelle, nous répète   t on.   Joie plume, beau tempérament qui a célébré la tradition , la terre de France et notre civilisation. Il y a vingt ans, je suis allée le voir pour qu’ il republie des oeuvres de La Varende qui étaient au catalogue de la Table Ronde qu’ il dirigeait. Je travaillais alors au quotidien Présent avec Jean Madiran qui connaissait son La Varende par coeur. L’entretien dura à peine 5 minutes, il me fut asséné ” Vous vivez dans un ghetto Madame. “et les oeuvres du grand écrivain de droite dorment encore dans la maison d’édition.

Le cercueil disparait sous les articles admiratifs . Le grand peintre Pierre Yves Trémois est mort au mois d’Aout , il n’eut l’honneur dans le même Figaro que d’un modeste texte. Pourquoi tant d’honneur pour une oeuvre finalement très modeste ? Parce que c’était un ami de Chirac, l’ancien coco, et qu’ il a craché sur le Front National alors dangereux, de toutes ses petites forces !

Anne Brassié

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Un homme écrit aux gamines qui revendiquent le droit de porter la minijupe en classe

Je vous partage ce texte trouvé sur le site Benoît et moi : 

Avec un sens des priorités qui ne cessera jamais de m’étonner, alors que nous ne sommes pas sortis du gigantesque chambardement planétaire du coronavirus (et je ne parle pas de l’aspect purement sanitaire) les médias se sont rués sur la « petite phrase » – nul doute qu’elle entrera dans l’histoire! – du ministre de l’éducation, Jean-Louis Blanquer qui a appelé les lycéennes à s’habiller « de façon républicaine » (*). Saillie absurde, dont on déplore qu’elle détourne l’attention de la relative sagesse des propos. L’autre sujet d’étonnement est que le mouvement « spontané » des lycéennes a son exact jumeau de l’autre côté des Alpes, et sans doute ailleurs, au même moment. QUI tire les ficelles?
Voici à ce sujet une lettre ouverte savoureuse à une lycéenne romaine, parue hier sur la NBQ. C’est un homme qui l’écrit, et il met sans fausse pudeur les points sur les « i »

(*) Il devrait accorder son violon avec son impayable consœur Marlene Schiappa…

Mini et féminité: lettre ouverte à une élève du [lycée] Socrate [de Rome]

Lettre à une lycéenne imaginaire

Andrea Cionci
La NBQ
21 septembre 2020
Ma traduction

Chère Martina,

Je sais que ce n’est pas entièrement de ta faute, malheureusement l’école a été dévastée par 50 ans d’idées sens-dessus-dessous sur l’éducation.

Mais comme je pourrais être ton père, je te livre une réflexion, laïque, rationnelle, sans hypocrisie. Ta polémique sur la liberté de porter une mini-jupe à l’école va à l’encontre de tes intérêts. Si tu es intelligente, dresse tes antennes pour entendre quelque chose qui pourrait t’être utile :

  • Tu vas à l’école pour apprendre et non pour t’exprimer, tout comme on va au travail pour travailler. As-tu déjà vu une femme médecin, avocate, banquière qui se rend au travail habillée de façon inappropriée? [hélas cela arrive…. ndt]. Alors pourquoi faudrait-il que tu le fasses à l’école? Te mettrais-tu en tailleur pour faire du sport? Chaque contexte a sa propre tenue. Ta mini-jupe et tes tenues légères, tu peux sans problème les réserver pour l’après-midi, quand tu vas manger une glace avec des amis ou le soir quand tu vas en discothèque.
  • Avec toute l’éducation sexuelle, qu’elle soit traditionnelle ou genrée, qu’on vous fait, tu n’as pas encore saisi un détail ? Nous sommes tous nés à cause d’une excitation masculine qui est produite non pas par un calcul mathématique ou une commande rationnelle, mais par des sollicitations physiques et VISUELLES. De telles sollicitations, puisqu’elles sont liées à de puissantes forces naturelles, ont le pouvoir de distraire grandement les hommes, qu’ils soient tes camarades de classe ou tes professeurs. S’amuser à les provoquer, c’est comme manger du chocolat devant des personnes au régime, ou fumer devant des personnes qui viennent d’arrêter. Une impolitesse inutile. Tu ne peux pas non plus commander aux gens où regarder. Ta liberté de t’habiller s’arrête là où commence la liberté d’une autre personne de ne pas être sexuellement sollicitée dans un contexte d’étude ou de travail.
  • Les enseignants sont des gens diplômés, dont beaucoup se mettent en quatre pour votre éducation et vous préparer à la vie. Comme tu peux l’imaginer, ils accomplissent une tâche très délicate pour votre avenir. Je ne pense pas qu’il soit très intelligent d’affecter la qualité de leur service en les distrayant par un désordre actif (bavardage, chaos, désordre) ou passif, comme dans le cas de vêtements succincts.
  • Il y a aussi un discours de respect de ta féminité. Si tu veux faire comprendre au monde que la femme n’est pas un objet, alors pourquoi étaler la « marchandise » ? A cause de la chaleur ? Non. Évidemment pour te faire admirer. Ce n’est pas grave, au nom du ciel, mais si les gens te regardent et ne pensent pas d’abord à ton intelligence, à ta culture, à ta préparation, ne te plains pas, pour les raisons mentionnées ci-dessus.
  • Ensuite, il y a un discours de sécurité. Comme tu le sais, nous vivons dans un monde rempli de gens peu recommandables, qu’ils soient nationaux ou importés. Le fait que tu puisses provoquer un porc dégoûtant ne l’absout absolument pas, ni ne doit lui donner la moindre circonstance atténuante, mais augmente simplement le risque pour toi. Si tu portes une montre en or à 3 heures du matin dans le Bronx et que tu te la fais voler, personne ne songerait à dire : « Eh, mais le voleur a été provoqué, c’est l’occasion qui fait le larron ». Un crime doit être puni comme tel, point final. Mais cela n’enlève rien au fait que tu as été imprudente et que tu t’es exposée à un vilain risque.
  • Enfin, si, comme c’est normal à ton âge, tu veux être séduisante et charmante, je suppose que tu souhaites attirer un « bon » type et pas un animal. Le meilleur symptôme du fait que tu es une femme de valeur, c’est de charmer les hommes non pas qui répondent à une envie physique grossière, mais qui sont conquis par ton visage, ta douceur, ton humour, ou toute autre belle qualité que tu as. Garder ta beauté physique secrète ne fera que renforcer les sentiments de l’homme qui tombe amoureux de toi de la bonne manière, qui te respecte et qui t’aime.
  • Méfie-toi des idéologies insensées des adultes qui ont ravagé notre société par leurs non-valeurs. Envoie-les au diable. Regarde ce qu’ils ont produit, partout, avec leur fausse conception de la liberté : seulement de la saleté, de la corruption, du désordre et du crime. Le meilleur symptôme du fait que tu es une femme de valeur, capable de rivaliser sur un pied d’égalité avec les hommes, vient de ta capacité à te contrôler, à te respecter et à te valoriser. Combats contre le laisser-aller partout, la pollution n’est pas seulement celle du plastique dans la mer : la saleté est partout, dans l’esprit des gens, dans la culture, sur Internet. Donne l’exemple.
  • Ce n’est pas de la pudibonderie-macho-facho, non. C’est un discours rationnel qui traite du monde réel.

Après, tu fais comme tu l’entends.

Je t’embrasse

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Pas de liberté pour les chercheurs de vérité

Vous ne le savez peut être pas mais

Julian Assange est en prison en Angleterre depuis des années et menacé d’extradition vers les Etats Unis.

Hervé Ryssen est en prison depuis le 17 septembre pour dix sept mois.

Alain Soral est menacé de prison.

Jérome Bourbon, directeur de Rivarol, est menacé lui aussi de condamnation à la prison, et à des peines financières astronomiques.

Vincent Reynouard s’est exilé en Angleterre

Boris Le Lay , sous mandat de recherche, est exilé au Japon, condamné à 18 mois de prison.

Le Docteur Trotta exilé en Espagne.

Le professeur Beljanski , jadis expulsé  de l’Institut Pasteur.

Le professeur Jacques Benveniste, jadis, expulsé de l’Inserm.

Le professeur Montagnier qui l’avait soutenu fut traité de sénile. Il l’est toujours aujourd’hui pour avoir défendu Raoult

Le professeur Raoult est menacé par le Conseil de l’Ordre des Médecins.

Bien d’autres noms viennent encore à l’esprit  comme Olivier   Grenouilleau ostracisé  pour avoir évoqué dans ses livres la traite des noirs par les noirs. 

On ne peut citer, tant la liste est longue tous les journalistes qui ont été trainés en  justice et condamnés à des peines financières dans le but de  les ruiner.

Tous les domaines de recherche sont touchés, médicales, historiques, politiques, religieux. Il faut penser comme BFM TV , croire en BFM TV , se réjouir d’un futur radieux et surtout ne pas secouer la poussière sous le tapis.

Pendant ce temps les prisons sont vidées, libérant d’authentiques malfrats .

Liberté, égalité, fraternité semble un slogan un peu désuet.

Il y a un droit au blasphème, proclame le président pour défendre Charlie Hebdo mais uniquement pour Charlie !  Monsieur l’abbé Michel est sous la menace d’une condamnation avec sursis pour avoir chanté avec des gilets jaunes, une chanson anti Macron…..

Un certain nombre de journaux, mais pas tous les journaux ,s’offre une pleine page dans le Figaro du 23 Septembre pour défendre la liberté d’opinion de ….Charlie Hebdo. 

Mais pas toutes les opinions, sont exclues celles qui troubleraient l’ordre public établi par la loi. Ils ont en effet fait des lois, Messieurs Pleven, Gayssot , dernièrement Madame Avia dont la loi anti haine, à géométrie variable, a été repoussée mais qui nous revient dans la figure grâce à Ursula de Bruxelles.

Il n’y a pas d’égalité de droits . Certains sont plus égaux que d’autres écrivait Orwell dans La ferme des animaux . Leur pétition est un leurre. Leur proclamation de liberté est un gros mensonge. Les journalistes comme nous autres n’ont aucun droit , ils n’ont  qu’ un devoir : chercher la vérité.

Anne Brassié

PS Voltaire n’a jamais dit « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » (Projet-Voltaire.fr )Cela m’ avait toujours étonnée !

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