Chronique de Zemmour Figaro

Nous le disons depuis 20 ans !!!!

Zemmour le redit fort bien….dans le Figaro du 10 janvier

CHRONIQUE – La spécialiste du théâtre contemporain Isabelle Barberis publie une dénonciation du politiquement correct dans l’art. Avec la fièvre d’une convertie et le jargon de l’universitaire.

Nous vivons un moment exceptionnel dans la vie intellectuelle et éditoriale. Tous les sujets naguère interdits ou tabous ne le sont plus. Tout ce qui était ostracisé, sulfureux, « réactionnaire », «fasciste» est mis sur la table, ou plutôt sur papier. Immigration, islam, racisme anti-Blanc, féminisme, lobbys ethniques et sexuels, tout est déconstruit et mis en accusation. Des journalistes de «gôche», des maisons d’édition les mieux-pensantes s’y mettent avec l’enthousiasme des convertis.

Les uns sont sincèrement convaincus, les autres veulent seulement vendre des livres.

On pourrait croire qu’ils auraient l’humilité des derniers arrivés et rendraient hommage à ceux qui les ont précédés, subissant insultes, menaces, voire sanctions judiciaires et interdits professionnels. Ce serait trop leur demander ! Ils ont gardé de leur ancienne vie la morgue de ceux qui sont dans le vrai ; ils continuent de faire la leçon, même si leur leçon est à l’inverse de leurs anciens discours ; et osent poursuivre de leurs sarcasmes, les traitant de caricatures, idéologues, pamphlétaires, polémistes, ceux qui avaient pourtant vu ce qu’ils voient, mais des années avant eux. Ils pratiquent cette « ingratitude» que l’on attribue aux Grands, sans doute par besoin de se grandir.

Notre universitaire dénonce l’art contemporain dans un jargon épouvantable, abscons et prétentieux, qui nécessite de relire plusieurs fois la même phrase pour en saisir le sens

Ainsi, Isabelle Barberis, spécialiste du théâtre contemporain et maître de conférences à l’université Paris-Diderot, s’en prend-elle à l’art contemporain, avec des arguments déjà lus sous la plume de Philippe MurayMarc Fumaroli, et bien d’autres. Elle le fait dans un jargon épouvantable, abscons et prétentieux, qui nécessite de relire plusieurs fois la même phrase pour en saisir le sens. Un exemple au hasard : « La mode des fictions théoriques et du réalisme spéculatif repose sur une confiance à certains égards illimitée et excessive dans la qualité performative de l’imagination, revenant sur des siècles de distinction entre praxis et poïesis, phénomène que Françoise Lavocat qualifie de “panfictionnalisme” – équation du réel et de la fiction que pour ma part j’aborde plus volontiers comme un “panréalisme”.»

Respirez et relisez plusieurs fois. Vous finirez par comprendre ! Vous finirez surtout par comprendre que notre universitaire utilise le vocabulaire de son milieu pour mieux dénoncer ses propres travers. C’est à la fois courageux et limité. Elle dénonce l’entre-soi avec les mots de l’entre-soi. Elle ne peut – et ne veut ? – être lue que par les siens.

Ceux qui ont eu la chance de voir le film “The Square” ont déjà saisi l’essentiel de l’ouvrage, à savoir l’art contemporain saisi par le démon du politiquement correct

Ceux qui ont eu la chance de voir le film The Square (qui a reçu la palme d’or au Festival de Cannes 2017) ont déjà saisi l’essentiel de l’ouvrage de notre universitaire, à savoir l’art contemporain saisi par le démon du politiquement correct: obsession de «l’inclusion» des prétendus «invisibles» ; antiracisme qui tourne au racisme anti-Blanc ; procès permanent des œuvres du passé au nom de l’idéologie d’aujourd’hui (sexisme, racisme, homophobie) ; utilisation des méthodes publicitaires au service du progressisme. Notre universitaire y ajoute dans la version française une dénonciation du colbertisme culturel qui, depuis Jack Lang, s’est mis au service de ce militantisme politiquement correct : «Tout projet ne fournissant pas la démonstration (en langage administratif) de son haut dosage subversif s’expose au risque de ne pas exister. […] Les fachos arrivent, c’est le ministère de la Culture qui vous le dit. Fort heureusement, l’ambroisie de la subvention absout tout fascisme, c’est bien connu.»

Isabelle Barberis donne des exemples connus (la fin de Carmen inversée pour que la femme tue l’homme) et d’autres qui le sont moins (une pièce ambiguë à la gloire de Mohamed Merah) ; elle pointe du doigt le Festival d’Avignon de l’an dernier «emblématique du tournant identitaire des arts à l’intérieur du service public culturel, dernière étape d’une démocratisation culturelle exsangue». Elle dénonce la puissance des lobbys féministes, LGBT et antiraciste ; leur mégalomanie (le président du Cran qui se fait appeler «son excellence le premier ministre de la diaspora africaine mondiale»), leur mauvaise foi, leur racisme, leurs parrains étrangers (Rokhaya Diallo invitée par la Fondation Obama), et plus généralement cette contre-culture américaine qui nous impose son imaginaire et ses obsessions: «Nous faisons nôtre un rétablissement du réel ethnique et biologique d’où ressurgissent des mythes dont on pensait avoir eu raison, et que l’on croyait précisément avoir déconstruits: le bon sauvage, le culte des ancêtres, la “régénération” par la culture allogène […]»

Isabelle Barberis a bien compris la mécanique de nos nouveaux maîtres, le mélange des idéologies marxiste et identitaire, qui sont comme le nitrate et la glycérine, permettant le dynamitage des «Blancs»

Isabelle Barberis a bien compris la mécanique de nos nouveaux maîtres, le mélange des idéologies marxiste et identitaire, qui sont comme le nitrate et la glycérine, permettant le dynamitage des «Blancs» au nom de la lutte contre le capitalisme et de la France au nom de l’antiracisme. Une colonisation culturelle qui se fait au nom de l’anticolonialisme.

Notre universitaire n’ose pas encore le mot de décadence, sans doute pour éviter de passer pour une décliniste caricaturale, mais elle y vient: «La déglutition par les classes populaires d’images ultra-violentes dans les salles suréquipées qui bombardent le spectateur de stimuli de plus en plus agressifs est symétrique à la consommation par l’élite d’une culture de la pure négativité. L’un entretient l’autre. Jamais l’imaginaire n’aura produit autant de laideur de toute l’histoire de l’humanité.»

Les dernières pages du livre sont étonnamment écrites dans une langue débarrassée de jargon et de néologismes de cultureux. Elle cite Victor Hugo: «À force d’être une âme, on cesse d’être un homme» pour se moquer du moralisme de nos bien-pensants. Elle a raison: au moins Hugo écrivait en français. Il constitue une base idéale pour réapprendre à penser et rédiger dans une belle langue.

Isabelle Barberis est en convalescence après une grave maladie. On lui souhaite un bon rétablissement.

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Lire sous les sapins

Lire sous les sapins

Petite sélection d’une année de lectures 

Le journal d’Anne France Romain Guérin .Altitude.

Une vieille dame raconte comment le monde contemporain lui a pris le père de son fils, son fils, son commerce et pour finir sa vie puisqu’ on la laisse sans aide dans sa chambre sous les toits. Très bien écrit et si vrai !

Etre ou ne pas être Gregory Laburthe Tolra Belfond.

Roman étonnant sur la véritable identité(selon l’auteur) de Shakespeare, qui serait en réalité le savant Françis Bacon. Chevauchée à travers le siècle d’Elisabeth Ier, en France et en Angleterre.

Le roman de La Durbelière .Armand Bérart . Le lys et le Lin Editions. 3 ème tome de la vie de la famille de Rortais dans le Poitou dont les membres vont subir de plein fouet les violences révolutionnaires et la jalousie de leurs proches voisins.

Giraudoux .collection Qui suis je, Jacqueline Blancart Cassou Pardes. Pour les amoureux de son théatre.

Le petit miroir De Shanghai à Paris : un destin chinois. Zheng Lu Nian . Buchet Chastel. Un ancien garde rouge témoigne. Du pouvoir de l’idéologie…Toute ressemblance avec la France….

Reflexions sur la création théatrale en France . Ed L’Harmattan.Jean Pierre Pelaez. Un metteur en scêne raconte les dérives de la création théatrales, copinages, subventions et propagandes.

Le péché du Roi David . Jacqueline Dauxois , ed Michel de Maule. Ou la vie du grand roi, auteur des célèbres psaumes par une narratrice hors pair.

Leon Bloy contemplateur. Textes rassemblés par Fréderic Chassagne. Ed Artège. Grande plume etcritiques tres actuels de notre monde.

Léon Bloy . Exégèse des lieux communs . Rivage poche.

En rouge et noir. Aude Mircovik. Ed Scholae. Récit romancé d’une bataille juridique pour faire cesser le commerce d’enfants.

Rolandin Remi Usseil. Les belles lettres. Récit en vers de l’enfance de Roland de Roncevaux, neveu de Charlemagne. D’une grande poésie , efficacité littéraire et historique. On ne lâche pas le livre, magnifiquement illustré. Pour petits et grands.

En terrasse avec Ciceron. Jacques Tremolet de Villers . Les belles lettres . Brillante conversation entre avocats par dessus les siècles.

Le goût des myrtilles . Jean François Thomas, sj. Via Romana.

Critique acerbe du monde contemporain vu par un missionnaire aux Philippines.

Le miroir sans retour.Reynald Secher . Editions du Rocher. Etonnante confession d’un ami du Marquis de La Rouërie devenu le traître parfait attaché à la perte du grand chef chouan et de sa cause. Historique et prenant.

Politique

Un russe nommé Poutine . Héléna Perroux, ed du Rocher . Tout ce que vous ne trouverez pas dans les médias français raconté par une russe qui connait et aime son pays et son président.

Le mirage des Valeurs de la République Bernard Gantois. Via Romana. Critique implacable des valeurs dont on nous rebat les oreilles 24 h sur 24.

Histoire cachée du Parti communiste algérien. Jean Monneret . Via romana. Affaire Audin et violences terroristes.

Dictionnaire de l’épuration des gens de lettres. Genève, Librairie Champion, 2016 . Jacques Boncompain. Ou l’indignité de l’épuration en milieu littéraire qui continue toujours aujourd ‘hui.

Intra muros. Pierre Antoine Cousteau. Via Romana. Journal d’un épuré, prisonnier brillantissime , ancien rédacteur de Je suis partout.

Marion Sigaut

Demain la dictature Philippe Bornet . Presses de la Délivrance.Une approche originale de ce thème en des temps où la démocratie devient bègue et menteuse.

Bastien Thiry . Olivier Sers. Pardes. Petite vie d’un surdoué qui organisa l’attentat du Petit Clamart et sacrifia sciemment sa vie pour la France. L’auteur est un fin lettré qui l’a connu.

Religieux

Le verbe dans le sang. Leonardo Castellani. Préface d’Erik Audouard . ed Pierre Guillaume de Roux .  Anthologie de textes très forts d’un jésuite argentin mort il y a 30 ans « Curé maudit parce qu’ il était génial » nous dit son préfacier , lui aussi assez génial et grand écrivain.

De choses et d’autres. Du surnaturel dans la vie de l’Impératrice Zita.Abbé Cyrille Debris Presses de la Délivrance. Un beau livre pour notre temps bêtement rationnel parce que républicain!

Ouvrez moi les portes de justice . Eloge de la masculinité. Aude Pilorgé. Un très beau roman sur l’amitié et l’amour , le rôle des hommes et celui des femmes aujourd’hui à travers la vie d’une famille.

Saint Hugues Bande dessinée exceptionnelle sur la vie du père Abbé de Cluny. Terre et Famille. ed Sigest .

L’immaculée conception , clé de voûte de la Création. Michelle Reboul . Via Romana . Récit théologique et présentation de toutes les apparitions mariales insistant sur cette immaculée conception.

Les Evangiles à l’épreuve de l’histoire.Légendes pieuses ou récits véridiques ? Bruno Bioul . Artège. Passionnant résumé de l’état des recherches sur la vérité historique des Evangiles et de nos certitudes.

Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Artège Rod Dreher . Récit d’un américain inspiré par l’exemple des moines.

Itinéraires de chrétienté avec Jean Madiran par Rémy Fontaine. Ed Presses de la Délivrance. Découvrez un grand journaliste chrétien à la plume acerbe mais à l’âme joyeuse.

Dom Gerard , tourné vers le Seigneur .Yves Chiron , éditions Sainte Madeleine. Il faut découvrir la vie de ce grand combattant pour la foi, fondateur de l’Abbaye du Barroux.

Un pape dictateur. Henri Sire. Presses de la délivrance. Approche biographique explosive mais malheureusement très référencé du pape François.

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L’urgence climatique , un vrai mensonge

MERCI à  BD VOLTAIRE ET BRUNO GUILLARD

pour la bonne nouvelle

Le physicien français François Gervais vient de publier un livre intitulé L’urgence climatique est un leurre (Éditions Le Toucan) dans lequel il confirme ce qu’il avait écrit dans son précédent ouvrage (L’Innocence du carbone), à savoir que le gaz carbonique n’est ni un poison, ni le principal responsable du réchauffement de 0,6 °C qui a eu lieu entre 1975 et 1998.

1998 ? Oui, car depuis lors, le réchauffement ferait une « pause », selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) !

Vingt ans de « pause », donc, et aucun fait observable qui permettrait d’affirmer une reprise du réchauffement ; toutes les annonces du GIEC ne reposent que sur des modélisations informatiques qui sont régulièrement démenties par les observations.

Le réchauffement est devenu changement puis dérèglement climatique ; face à l’évidence empirique, le GIEC est contraint d’adapter sa prophétie. Le réchauffement prévu par le GIEC d’ici 2100 était de 6 degrés vers 2005 ; il n’est plus que de 3 degrés, et ce chiffre est contesté par plus de 2.800 articles publiés ces dernières années dans des revues scientifiques à comité de lecture, soit plus de la moitié des 5.000 articles scientifiques publiés sur ce sujet. Les scientifiques « climato-sceptiques » ne sont pas une petite minorité, comme le répètent sans cesse les propagandistes subventionnés des médias, les politiciens, les altermondialistes et l’ONU, mais aussi le monde de la finance.

Pour ce dernier, la lutte contre le réchauffement climatique est une aubaine extraordinaire ; la Banque mondiale a calculé le montant global des investissements destinés à la « lutte contre le réchauffement » : 89.000 milliards de dollars d’ici 2030, qui seront payés par les contribuablesLe « green business » est déjà une très juteuse affaire pour tous ceux qui ont investi dans des « fermes » éoliennes et solaires dont le surcoût des prix de production est facturé aux consommateurs d’électricité.

François Gervais rappelle que le CO2 n’est pas un poison mais un composant essentiel du cycle de la vie. L’augmentation de sa concentration (de l’ordre de 2 ppm* par an) dans l’atmosphère a provoqué le verdissement de 18 millions de km2 de terres et l’amélioration des rendements agricoles ; en effet, le CO2 est le principal nutriment des végétaux. L’augmentation du taux de CO2 est donc une chance pour tous les affamés de la planète, laquelle a connu des taux de CO2très supérieurs dans le passé.

En 1975, des climatologues, parfois ceux qui ont annoncé un réchauffement de 6 °C, et même de 10 °C par la suite, prophétisaient un nouvel âge glaciaire Depuis 1998, la température ne monte plus, comme l’a reconnu le GIEC, bien que les humains n’aient jamais rejeté autant de gaz carbonique. L’augmentation de température qui a eu lieu entre 1975 et 1998 était-elle liée aux émissions de CO2, comme l’a affirmé un peu vite la secte onusienne ? Pour une très petite part seulement, répond François Gervais, qui considère, comme de très nombreux autres physiciens, dont des titulaires du prix Nobel, que ce sont essentiellement des variations naturelles liées aux fluctuations du flux solaire qui sont en cause.

Selon François Gervais, il n’y a donc aucune urgence qui serait imposée par le changement climatique ; l’augmentation de la température moyenne mondiale liée au CO2 sera inférieure à 0,5 °C d’ici 2100. Nous avons donc le temps de mettre au point des alternatives aux énergies fossiles qui ne soient pas intermittentes (éolien et solaire sont de très mauvaises solutions).

Un livre à lire absolument pour y voir plus clair sur un sujet dont seuls les porte-parole du GIEC sont autorisés à parler dans les médias.

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Une philosophe chrétienne, quel bienfait !

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Supplique aux évêques

De Marion Duvauchel Professeur de philosophie :

Toute colère, juste ou injuste, a un fondement dans une requête de justice. Cette requête elle- même peut-être juste comme injuste. Cette question de la justice est au cœur de la nature humaine, et elle est fondée sur un axiome élémentaire: on ne peut avoir une notion juste de la justice sans être mu par la foi, ou par une foi. Il faut que la justice s’enracine quelque part, faute de quoi elle est remplacée par toute une bibliothèque et un arsenal de textes juridiques.

La « foi » musulmane conduit à la justice de la charia, c’est à dire à une abomination.

Saint Thomas d’Aquin a expliqué ce principe de la Loi avec la lumineuse rigueur qui est sa marque de fabrique: pour établir une loi, les législateurs considèrent les conditions générales

or ce qui est soumis aux lois, ce sont les actes humains qui portent sur des situations singulières qui peuvent varier à l’infini. La loi est donc par essence, imparfaite et dans certains cas, son observance serait contraire à la justice et au bien commun que la loi entend sauvegarder. Le bien consiste alors à transgresser la lettre de la loi pour rester fidèle à l’esprit de justice et à l’exigence du bien commun.

Notre droit est aujourd’hui déraciné de toute idée de justice. Car la Justice est conduite par une foi, entendue non pas comme fidélité à la lettre (comme l’islam, qui est fidélité à la lettre du Coran), mais fidélité à un Dieu et à une Parole, enrichie de toute une tradition de réflexion.

La « foi » du socialisme réel, quePie XII avait jugé intrinsèquement pervers, cette foi que la Russie a prétendu imposer, pour son malheur et celui des peuples soumis à son joug, a conduit au goulag, à la famine, à la déportation des peuples du Caucase, à des souffrances sans nom : des millions de destins broyés dans la meule de l’Histoire. Nous avons assisté à la chute de cette foi meurtrière, et nos hommes politiques ne pardonnent pas à Vladimir Poutine d’avoir enraciné de nouveau cet immense pays dans la foi ancienne.

La « foi » dans le libéralisme économique à l’américaine conduit quant à elle à une exploitation universelle des peuples, et à leur mise en esclavage. Le discernement de la vérité de la foi est une question qui devrait être cruciale pour chaque être humain. Parce que c’est cette foi qui va gouverner notre justice, et donc nous déterminer largement dans nos choix humains, dés lors que ces choix humains ont pour horizon la recherche du Bien.

C’est ce que l’œcuménisme militant de l’Eglise catholique a oublié. En mettant sur le même plan les autres religions, il a rogné ce « présupposé » théologique de la vérité de la foi catholique. Il a semé le doute dans le cœur des fidèles : si l’islam est la troisième religion, sur le même plan que la mienne, alors sa validité est comparable à la « foi » catholique. Alors je peux douter de la Parole. On a ainsi donné une solide assise et une formidable audience à ce relativisme religieux qu’on fait par ailleurs semblant de déplorer.

La première urgence n’est donc pas d’organiser de vains débats dans nos paroisses dévastées, où ils seront organisés de toute manière par les hommes des diocèses, laïcs dans la mouvance et la droite ligne du parti, dont certains occupent ces emplois salariés destinés à promouvoir les « pastorales » en usage. Ces pastorales du chien crevé au fil de l’eau, de l’aller au monde auxquelles on prétend substituer aujourd’hui les pastorales du grand débat généralisé. Le frottement des opinions n’a jamais fait de la lumière. La première urgence est de proclamer la foi chrétienne qui conduit à la justice des dix commandements et au-delà même, à l’amour des ennemis.

Cet amour ne se confond pas avec les affects que nous sommes continuellement invités à éprouver pour un prochain le plus souvent imaginaire et fantasmé. Jusqu’à ce qu’il arrive à nos portes et qu’on réalise qu’il faut le nourrir, le loger, le soigner et que cela va alourdir encore la dette fabuleuse qui hypothèque paraît-il notre pays et l’avenir de nos enfants.

L’amour des ennemis n’implique pas d’accepter leurs idées quand on les croit fausses et dangereuses. Aimer les ennemis dans la justice n’entraîne pas qu’on les laisse faire n’importe quoi, – tuer, prêcher la haine, construire des mosquées, voiler leurs filles et les marier sans leur consentement, humilier et contraindre leurs femmes, et parfois violer les nôtres – il faut les combattre justement, sans haine, en vue d’abord de les empêcher de nuire et de nuire à celles que ces structures religieuses emprisonnent sans rémission ni espoir.

Et puis aussi, en vue qu’il se convertisse à la véritable justice.

D’après saint Thomas d’Aquin, il y a une charité politique qui dépasse et de loin les sentiments individuels de compassion, et qui ne s’y réduit surtout pas. Or, ces affects compassionnels sont proposés comme l’unique modalité de l’amour du prochain. L’apostasie d’une grande partie du clergé consiste aujourd’hui à proposer et à diffuser un discours social compatissant, inconsistant, doucereusement culpabilisant, fondé sur des affects qu’on nous somme d’éprouver, Evangile à l’appui, ou en convoquant la presse et l’actualité. Pas le moindre appel à la conversion véritable – ou si peu et quasiment toujours noyé dans ces bons sentiments obligatoires.

Cette conversion véritable consiste à se tourner ensemble vers la divinité. Car comment pouvons-nous être frères si nous n’avons pas le même Père, si nous n’obéissons pas au même Dieu, aux mêmes Lois données – les dix commandements –, et ultimement à la même Loi : celle d’aimer. D’aimer dans la justice et dans la vérité. Ce qui implique, si l’on est disciple de Jésus Christ, de se tourner vers lui et son Père avec le secours de l’Esprit Saint. Car qui peut aimer son ennemi sans un secours particulier ? Qui peut aimer ceux qui ont détruit, tué, saccagé, violenté, menti, triché, escroqué, exploité, pillé et ceux qui spolient et asservissent en accablant d’impôts enveloppés dans des discours délibérément mensongers?

Il convient de souligner l’importance du langage utilisé. Il y a une tromperie profonde et un énorme mensonge dans cette façon d’appeler à la fraternité en oubliant qu’il n’y a de « frères » que s’il y a un « père » commun. Chaque fois que nous allons prier avec des musulmans, nous ne faisons pas un rituel de fraternité, nous allons prier avec nos ennemis en donnant à croire qu’ils sont des frères, et que nous avons le même Père. Mais alors qui prie Qui ?

Il en découle une chose qui est un impératif catégorique, une exigence souveraine : enseigner, enseigner et enseigner!

La doctrine de l’Eglise n’est pas réservée aux spécialistes, aux séminaristes, aux bourgeois cathos et aux Instituts de philosophie. Ce mépris du peuple est totalement insupportable. L’Eglise dispose d’un important corpus de doctrine, depuis l’encyclique Rerum novarum jusqu’aux derniers textes de Benoît XVI en passant par Laborem exercens. Elles touchent en particulier la destination universelle des biens de cette terre et le droit de propriété.

Quand est-il possible d’entendre l’enseignement des dix commandements dans la bouche des évêques? Quand est-il possible de les entendre rappeler ces questions essentielles ? Quand dénoncent-ils les mensonges des uns et des autres, ce qui est le corollaire de tout enseignement véritable ? Où entend t-on un seul Evêque, doctrine sociale de l’Eglise à l’appui, appeler un chat un chat et la classe « bobo » une classe d’exploiteurs et de voleurs, (et une classe solidement organisée). Il n’y a pas une note de justice ni de foi dans les « sauvons la

Riposte-catholique

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planète », il n’y a que du bavardage opportuniste, relayé dans les diaconies démagogues. Dans certains diocèses on a même mis en place des formations à l’écologie planétaire, auprès de publics qui n’ont même plus une idée claire de la Trinité, enseignement qu’on se gardera bien de leur donner. Pourtant, l’exploitation sociale est telle aujourd’hui qu’on exproprie les gens de leur propre travail et de leur gestion vertueuse (plus d’économies ni d’héritage). On transforme ainsi la multitude en esclaves. Et ces esclaves espèrent profiter à leur tour du système, en imitant les grands profiteurs. Tous, dans une méchanceté unanime, détruisent ainsi le bien commun. La singerie ultime vise à parvenir à une sorte d’unanimité (une seule âme), mais par ce qui détruit l’âme précisément, dans un grand suicide collectif, comme le désire le Père du mensonge, homicide dés le principe. C’est ce qui nous est proposé dans la folie grandiose – et tragique – du mondialisme, hubrisdes hubris qu’eussent condamné sans hésitation les Grecs anciens.

Le problème des évêques est simple : officiellement ils ne professent plus la Foi. Cela n’a rien d’une folle exagération. Il suffit de lire la toute récente proposition des Evêques de France face à cette insurrection populaire des gilets jaunes. Nous n’avons pas à juger ou à préjuger du for interne qui ne regarde que la conscience personnelle et le jugement de Dieu, mais il suffit d’écouter les discours épiscopaux et jusqu’à certains discours du pape : ce n’est pas la Foi qui y est proclamée, c’est le compromis avec le monde. La Foi chrétienne, qui est assentiment de l’intelligence à la vérité révélée, suppose une constante référence à cette vérité révélée, et non aux dogmes du réchauffement climatique dont le caractère scientifique est strictement impossible à établir et qui sont exploités pour renforcer l’esclavage généralisé, en affolant et en culpabilisant, on en jouant sur les ressorts les meilleurs de braves gens qu’on a saturé de mensonges médiatiques.

Comment les chrétiens peuvent-ils encore croire à la Résurrection quand l’Evêque émérite d’Amiens exprime publiquement ses doutes sur ce dogme ? Il faut espérer qu’il croit au moins en le pardon des péchés car il ne lui resterait plus alors qu’à faire comme Judas.

Certains de nos Evêques ne croient plus vraiment à la divinité de Jésus, à son enseignement, à ses miracles… Ils ont fabriqué en lieu et place une religion à l’eau de rose où il s’agit d’être bien consentant à la puissance du monde.

Aujourd’hui qu’une partie de la population se révolte contre ces Puissances du monde, (dans une requête collective de justice qui s’exprime à travers des requêtes sociales d’une grande diversité) ils frémissent et appellent au calme. Ils n’appellent pas à revenir à Jésus, ils n’appellent pas les laïcs formés à s’engager pour un vaste projet d’enseignement, ils appellent à débattre pour réfléchir sur une vision commune.

Messieurs les Evêques de France, il n’est sans doute plus temps pour cette civilisation que nous voyons mourir et s’effondrer sous nos yeux. Mais nous pouvons et devons jeter les semences de vie pour la nouvelle efflorescence de la seule vraie nouveauté: l’Evangile. C’est notre dignité de baptisé, c’est notre honneur de chrétien, notre accomplissement d’homme ou de femme, notre justification existentielle et c’est notre gloire éternelle en Jésus Christ.

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Sur les écrans Amanda

Une petite fille de sept ans perd sa mère dans un attentat . Elle aura pour tuteur son jeune oncle de 23 ans et en fera un homme ! Jolis passages et belles photos mais d’une tristesse infinie. Ce film nous concerne tous….

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Sur les écrans Lola et ses frêres

 

 

 

Lola et ses frères demeurent très unis après la mort de leurs parents. Ils se retrouvent chaque mois sur leur tombe .Seul point agréable du film. Le reste est un chapelet des vulgarités du monde contemporain. Divorces en série, mariages mixtes , adoption outre mer. Les femmes devenues folles semblent à l’origine des problèmes de chacun.  Un seul moment drôle , l’opticien qui part seul à la clinique pour l’accouchement de sa femme. Il l’ a juste oublié . Un moment de grande tendresse masculine : le fils qui renonce à son université de Cambridge car il se rend compte que son père ne peut plus payer et s’invente une Juliette pour justifier son retour.

Si vous rajoutez la pub qu’ on doit avaler avant, celle du Café de Mac Do , des américains se promenant dans une forêt trompent leur peur en aspirant avec un bruit pas possible leur jus noir dans des grand verre en carton marqué MacDO ET vos voisins qui avalent bruyamment leur grand seau de popcorn on se demande pourquoi on sort de chez soi !!!

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Perles de Culture Jean Madiran

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Encore un bon film Sylvio et les autres

Sorrentino , l’auteur de La Grande Belleza , nous offre une fable politique avec ce portrait de Sylvio Berlusconi, au soir de sa carrière.  Portrait réaliste, c’était un excellent vendeur d’appartement, un grand comédien et un homme voulant réellement faire le bien de son peuple. L’acteur est prodigieux, passant de l’homme joyeux, entreprenant au mélancolique qui découvre qu’ il ne peut plus séduire les jeunes filles. Les hommes politiques qui l’entourent sont prêts eux aussi à se vendre….Portrait enfin d’une Italie américanisée qui construit des maisons riches mais hideuses comme en Californie , qui se drogue, dont le principal souci est l’argent, le sexe   et le pouvoir. La scêne finale avec le sauvetage d’une magnifique statue du Christ tombé pendant le récent tremblement de terre nous ramène en Italie. Sorrentino est bien le  digne successeur de Fellini .Les scênes de bonga bonga sont trop longues et les filles exhibées à moitié nues n’ont aucune personnalité…..

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Sur les écrans 3 bons films

Un homme pressé

Etonnante histoire d’un homme au sommet de sa carrière frappé d’un avc . Il ne trouve plus ses mots ou ses mots sortent de travers…. Crise  parfaitement joué par cet amoureux de la langue , Fabrice Luchini. En fait C’est l’histoire de l’isolement de l’homme d’affaire qui s’est noyé dans le travail pour oublier la mort de sa femme, de sa fille qui souffre de l’absence totale de son père et de la psychopathe comme l’appelle son malade , en réalité son orthophoniste , enfant adoptée, qui recherche sa mère. Ajoutons l’infirmier qui cherche en vain à attirer l’attention de l’orthophoniste. Film intelligent, d’une grande finesse et très drôle.

Cold War

Cette guerre froide est celle qu’ a connue la Pologne après la soi disante victoire qui a laissé tant de pays à l’est sous le joug communiste. C’est aussi celle d’un couple, lui  est pianiste, elle chanteuse et danseuse, qui s’aimera durant quinze ans. Le réalisateur d’  filme en noir et blanc et c’est magnifique. Film extrêmement construit, intelligent qui nous emmène dans la campagne polonaise et à Paris après guerre.

Un grand bal

Dans un petit village de l’Allier depuis 27 ans des centaines d’hommes et de femmes, jeunes ou vieux se réunissent en juillet pour danser, 7 jours durant. Le matin leçons de mazurka, de bourrée, de danses bretonnes, le soir grand bal sous plusieurs tentes .Après avoir participé plusieurs année à cette fête Letitia Carton l’a filmée. Grande poésie, de belles images et  petit rappel de ce qui fait une société heureuse, de ce qui l’unit, de ce qui fait un homme et une femme épanouie. Nos villages traditionnels dansaient beaucoup…..

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Un bouquet empoisonné

 

 

En 2016 l ambassadrice américaine demande à l’artiste contemporain le plus cher du temps, Jeff Koons de réaliser une œuvre pour la France en mémoire des victimes des attentats. Koons imagine un bouquet de tulipes d’acier intitulée Miss liberty, en souvenir du cadeau de la France à NewYork, la célèbre porteuse du flambeau de la liberté d’Auguste Bartholdi.

Mais comme dans les contes, le cadeau est empoisonné, il va coûter 3 millions d’euros à la ville de Paris…..

L’artiste voulait la place de Tokyo. Ce sera finalement dans les jardins du  Petit Palais.

Fin de l’histoire après l’utile pétition de Stephane Corréard , directeur du salon Galeristes contre « ce champion de l’art industriel, spéculatif et spectaculaire. » “Ce n’est pas parce qu ‘il est le plus cher qu’ il est le meilleur”

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Jeanne d’Arc à Saint Petersbourg

L’association des amis de Jeanne d’Arc et le grand  sculpteur  Boris Lejeune offrent à la ville de Saint Petersbourg cette très belle statue . La ville a accepté ce don et lui a offert à son tour le centre d’une jolie place.Mystiques et patriotes, les Russes admirent aussi notre Jeanne.

Aidons l’association à trouver les fonds pour sa réalisation.

Formulaire après les photos.

 

 

 

 

 

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Ghislain de Diesbach et la vie des autres

par Françoise MONESTIER

Qu’il s’agisse » de recueils de nouvelles (Iphigénie en Thuringe ou Au bon patriote), d’essais (Histoire de l’émigration, Le Tour de Jules Verne en 80 livres) ou de Mémoires (Une éducation manquée, Gare Saint-Charles, etc.),  les livres de M. de Diesbach, qui font revivre des personnalités et surtout des univers disparus, sont toujours piquants, parfois cruels. Le dernier, La Vie des autres, sous-titré Souvenirs d’un biographe, ne manque pas à la règle et, étayé sur une longue et solide expérience — près de quarante ouvrages, en majorité des biographies —  vengera les écrivains auxquels leurs œuvres, de la genèse à la livraison au public, ont fait souffrir mille morts.
Les lecteurs s’imaginent généralement que le plus ardu pour un auteur est d’écrire un livre. C’est oublier que, si difficultueux soit-il, cet accouchement peut procurer un certain plaisir — pour le bicentenaire de Mme de Staël, son biographe Ghislain de Diesbach confiait ici-même l’an dernier n’avoir qu’à regret quitté la compagnie de l’illustre Suissesse. En effet, comme le montre ce témoignage, les ennuis commencent dès les préliminaires, avec les éditeurs. Certaines maisons, percluses de dettes résultats de mauvais choix, se comportant en semi-escrocs tel Emile-Paul, d’autres faisant preuve d’une insupportable désinvolture. Si, chez Perrin où parut la plupart de ses biographies, notre auteur eut d’excellentes relations avec François de Vivie bien que celui-ci fût « plus journaliste qu’historien » et surtout Hélène Bourgeois, les choses se gâtèrent avec Xavier de Bartillat, homme de marketing qui « dirigea la maison comme aurait pu le faire un patron d’atelier de confection de la rue d’Aboukir ». Ainsi, ayant prié M. de Diesbach de lui fournir trois cents pages sur Voltaire, le décommanda-t-il brutalement pour confier la tâche à Alain Decaux puis celui-ci, malade, ayant fini par y renoncer, en revint-il à son choix initial et fut fort surpris de voir sa demande fermement déclinée. Perrin ayant été racheté, Bartillat fut du reste débarqué en 2009 avec la même inélégance dont il usait envers ses auteurs.

Si les éditeurs sortent peu grandis de cette Vie des autres, que dire des attachées de presse ignares (quand d’aventure ces dames sont présentes), des correcteurs se fiant trop souvent au dictionnaire orthographique de leur ordinateur au risque de grotesques contre-sens, des libraires indifférents à tout ce qui ne relève pas du best-seller, des critiques si politisés qu’ils fusillent un auteur — ou l’étouffent par le silence — non pour ce qu’il a écrit mais pour l’horrible réactionnaire qu’ils croient voir en lui ? Le comte Ghislain fut ainsi victime d’une critique de Elle qui, au seul vu de son nom, le catalogua… anti-dreyfusard ! Alors que, tout en trouvant le bonhomme « si peu sympathique », il le croit innocent.

Les lecteurs sont-ils au moins la consolation de l’écrivain, de plus en plus contraint à assurer le service après-vente de ses livres, dont se déleste sur lui l’éditeur  en principe diffuseur ? Généralement oui, mais s’ils réservent de grandes joies, eux aussi réservent des déboires. Il y a les mufles qui tiennent interminablement la jambe de l’auteur sur la seule foi d’une émission de radio ou de télévision… et se gardent bien d’acheter le livre. Ceux qui, l’ayant acquis, reprochent à l’auteur de n’avoir pas cité le nom de tel de leurs ancêtres ou relaté telle menue péripétie, à leurs yeux essentielle — le chapitre sur la Princesse Bibesco est à cet égard éclairant.

Enfin, il y a les gardien(ne)s des temples, les vestales de Chateaubriand et de Proust étant les plus sourcilleuses. Malheur à qui s’aventure sur leurs plates-bandes, à qui inflige la plus minime éraflure à l’idole ! Du premier, Ghislain de Diesbach écrit il est vrai que si, « avec une altière intégrité », il « refusa de se vendre aux souverains, il s’est très bien vendu à la postérité, ayant fait de sa personne un demi-dieu, de ses Mémoires d’outre-tombe une sorte de Nouveau Testament et de son tombeau un lieu de pèlerinage où la foule répète à satiété son nom en croyant que l’admirer dispense de le lire ». Sacrilège ! Et le même scandale avait accueilli son Proust, le petit Marcel n’étant plus selon lui « un auteur longtemps méconnu mais le fondateur d’une religion dont le nombre des fidèles allait croissant, sans que pour cela s’accrût celui de ses lecteurs ».

Fourmillant d’anecdotes, de réflexions percutantes et de portraits bien troussés, ce livre à l’ironie mordante est aussi un témoignage sur la culture et la civilisation françaises comme elles vont en ce stupide et grossier siècle écoulé. 

Dans le quotidien Présent du 3 août 2018

La Vie des autres, souvenirs d’un biographe. 307 pages avec bibliographie et index, 29,90 euros, édité par la Bibliothèque  cantonale et universitaire de Fribourg (Suisse). En vente à la librairie Galignani, 224 rue de Rivoli, 75001 Paris. Tél.  01 42 60 76 07 ou www.galignani.fr

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Sur les écrans A star is born

Un chanteur de country américain très célèbre découvre une jeune débutante et la lance dans le monde de la chanson.Un seul conseil, que tout ce que tu chantes vienne de ton coeur. Elle sera prise en main par un producteur qui la transformera. C’est un peu l’histoire de Lady Gaga qui joue son propre rôle. Jolie histoire d’amour et bonne musique.

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Sur les écrans Un peuple et son roi

Un grand ami, cinéphile parfait a vu ce film que je n’ai pas envie de voir. La hargne révolutionnaire, on la croise tous les jours, alors, le soir, c’est repos ! Guilhem de Tarlé dit exactement ce que je subodorais…..

Par Guihem de Tarlé

A l’affiche, Un peuple et son roi de Pierre Schoeller, avec Laurent Lafitte (Louis XVI), Louis Garrel (Robespierre), Denis Lavant (Marat), Olivier Gourmet (L’Oncle), Adèle Haenel (Françoise) et Gaspard Ulliel (Basile).

Un peuple et son roi, c’est un film d’ambiance (et quelle ambiance !) mais ce n’est qu’un film d’ambiance…
Certes la hargne révolutionnaire, particulièrement des femmes, est bien rendue ; certes  l’opposition est bien soulignée des jusqu’auboutistes face à ceux qui proclament la nécessité de savoir arrêter une révolution ; certes La Fayette n’est pas épargné qui, contrairement à Louis XVI, fait tirer sur la foule (il aura des successeurs) ; certes la schizophrénie de Robespierre est pointée du doigt qui, comme les épurateurs de toutes les époques, est contre la peine de mort sauf pour ses adversaires ; certes la trahison du franc-maçon Philippe Égalité, cousin du Roi, est affirmée (le film ne montre pas qu’il sera lui-même guillotiné) ; certes on a le cœur serré et les larmes aux yeux au roulement de tambour de l’exécution du roi…
Nous avons néanmoins été très déçus par ce film qui aurait pu être un bon mémento historique alors qu’il est au contraire particulièrement confus et décousu. La mise en scène,  notamment, d’Olivier Gourmet est globalement sans intérêt.
Bref, je ne regrette pas d’avoir vu ce film, mais je ne le recommande pas.
Vive le Roi, quand même ! et A bas la Révolution !

PS : vous pouvez retrouver ce « commentaire » et plus de 200 autres sur mon blog Je ciné mate.

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Le pape, un homme de parole.

La Voix du Nord nous prévient :”C’est le Vatican qui a sollicité Wim Wenders pour prouver en images combien ce pape élu en mars 2013 se révèle hors normes ” C’est la première fois en effet qu ‘on nous vend un pape comme on vend des baskets avec un film publicitaire. Le premier scandale nous est donné par la mise en parallèle avec Saint François d’Assise comme si au 12 ème le cantique des créatures, Loué sois tu mon Seigneur, par Soeur Lune et les étoiles” pouvait devenir un hymne à l’écologie. L’anachronisme est douteux.

Le second scandale ou la seconde tristesse c’est de voir cet homme répéter : ” les pauvres, les malades, les malheureux “comme s’il était le premier et sans rendre hommage à tous ces ordres caritatifs qui , depuis des siècles, tentent de leur venir en aide  On le voit dans sa papamobile se laisser acclamer  par les foules sans jamais les bénir… On ne le voit jamais à genoux,

Le titre lui même est tragique, Le pape , un homme de parole. Cette homélie promotionnelle (toujours la Voix du Nord) sent son discours dieutoutlemondiste comme le disait Volkoff. Nous sommes tous fils d’Abraham, nous avons tous le même Dieu et tous les comportements se valent. Qui suis je pour juger ?

En 1950 , dans sa grande encyclique doctrinale, Humani generis, Pie XII dénonçait avec vigueur un irénisme qui”sous les voiles de la vertu” et abusé “par un zèle imprudent des âmes ou une fausse science” prétend “laisser de côté tout ce qui devise” et “assimiler au dogme catholique tout ce qui plaît aux dissidents”. Cet irénisme qu’ il fustigeait n’est autre que le faux oecuménisme condamné par son prédécesseur, Pie XI, dans l’encyclique Mortalium animos, en 1928 .La dernière phrase de ce long soliloque s’achève par une citation de Saint Thomas Moor, dite en riant par le pape pour qui le plus important c’est le sourire et l’humour :”Donnez moi ,mon Dieu une bonne digestion et donnez moi quelque chose à  digérer .”

Nous , nous ne digérons pas du tout .

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