Peindre le temps

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Regards sur le monde actuel, selon un titre de Paul Valery 

 Edouard Husson : De l’ouverture du Mur de Berlin à la menace d’anéantir l’Iran – l’Occident a perdu son âme

J’ai commencé ce texte il y a quelques jours mais il prend plus de résonnance face aux messages menaçants de Donald Trump, les 5 et 7 avril.

Cet article a certainement une dimension autobiographique. Il est stupéfiant pour un historien de connaître de son vivant deux événements qui sont des bouleversements que l’on analysera encore dans plusieurs siècles.

Je me propose ici de dire, en me souvenant de ce que j’ai ressenti en 1989-1990, ce que m’inspirent les événements actuels : de l’ouverture du Mur de Berlin à la fermeture du Détroit d’Ormuz, nous avons été confrontés en effet à une tragédie, au sens plein d’un terme: la poussée de démesure de l’Empire américain. Il s’est cru tout puissant. Il a pensé, comme tant d’empires avant lui, pouvoir défier la loi des hommes et celle de Dieu. Et puis il s’effondre sous nos yeux, avec force fracas.

Photo non datée d’une rencontre entre Robert Prevost aujourd’hui Léon XIV), alors jeune prêtre membre de l’Ordre des Augustins, et le pape Jean-Paul II

“A tes yeux, mille ans sont comme hier” (Psaume 90)

De mémoire de rose, on n’a jamais vu mourir de jardinier, dit une formule célèbre. L’historien est en général habitué à parler d’événements éloignés, dont il pense avoir la maîtrise. L’historien se méfie à première vue du présent et de l’histoire en train de se faire. S’il a le sens religieux, il pourra, comme le psalmiste, s’adresser au Créateur de l’univers et de l’histoire en disant : (Psaume 90, traduction AELF) :

04 A tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

05 Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ; dès le matin, c’est une herbe changeante :

06 elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée. (…)

10 Le nombre de nos années ? soixante-dix, quatre-vingts pour les plus vigoureux ! Leur plus grand nombre n’est que peine et misère ; elles s’enfuient, nous nous envolons.

11 Qui comprendra la force de ta colère ? Qui peut t’adorer dans tes fureurs ?

12 Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos coeurs pénètrent la sagesse.

Je n’oublie jamais que je suis historien. Quand j’ai choisi de me consacrer à l’histoire contemporaine, en 1989, c’était certainement sous l’influence de l’ouverture du Mur de Berlin, à laquelle j’assistais en direct. Mais jamais je n’aurais pensé voir advenir un deuxième événement majeur comme la Guerre d’Iran.

L’Iran révolutionnaire, si loin, si proche

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24 heures de messes pour les chrétiens persécutés

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[Redif] Perles de Culture n°380 – Jean Sévillia, un Requiem pour l’impératrice Zita

Anne Brassié reçoit Jean Sévillia, historien et président de l’association pour la béatification de l’impératrice Zita, et le docteur Michel Lefèvre, fondateur de l’ensemble Jubilate de Versailles, qui dirigera un concert en hommage à l’Empereur Charles d’Autriche et à l’impératrice Zita, symbole d’union et de paix. Au programme : le Requiem de Zelenka et Dixit Dominus de Vivaldi en l’église Saint-Roch à Paris le 18 Avril et Notre-Dame à Versailles, le 20 avril.

Ensemble Jubilate de Versailles

Association Impératrice Zita

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Sur les écrans

Victor comme tout le monde

Un acteur, qui ressemble comme un frère à Luchini, joué par ce dernier, fait connaître chaque soir, au théâtre, l’œuvre de Victor Hugo. Un poème en particulier est souvent déclamé : « Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai, vois-tu je sais que tu m’attends ». Merveilleux vers inspirés au poète à la mort de sa fille Léopoldine. L’acteur a lui aussi une fille dans sa vie qu’il a abandonnée en abandonnant sa femme et qu’il voudrait revoir.

Ce film est donc une belle variation sur l’absence. « Le souvenir est une présence invisible » dit le poète. Très joli moment pour ceux qui aiment Luchini, ce poème et le souvenir de leurs chers disparus.

Anne Brassié

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[Redif] Perles de Culture n°378 – Andreï Makine revient de guerre, désenchanté mais lumineux

Anne Brassié et TVL ont l’honneur et la joie de recevoir l’un des plus grands écrivains contemporains, Andreï Makine. Académicien franco-russe, l’écrivain publie presque tous les 2 ans un roman magnifique.

« L’ancien calendrier d’un amour » est une fresque du XXème siècle russe. Le roman commence dans le cimetière des hauteurs de Nice où un vieux russe exilé conseille à un jeune homme : « Ne dites jamais ce n’est plus mais dites toujours avec gratitude, ce fut ». Le héros connaîtra les horreurs de la révolution russe (enfantée par la nôtre, ne pas l’oublier), l’exil à Paris, la guerre, la résistance. Un amour de quelques jours dans le champ des derniers épis en Crimée sera son viatique pour la vie entière. Magnifique vous dis-je !

Andreï Makine, l’ancien calendrier d’un amour chez Grasset

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Sur les écrans Rue Malaga, une comédie déchirante….

                                               

Certaines voulaient voir Vesoul, moi je voulais voir Tanger. Je suis donc allée Rue Malaga grâce au cinéma. Une octogénaire, la grande actrice de Pedro Almodovar, Carmen Maura est expulsée de l’ appartement dans lequel elle vit depuis 40 ans . Sa fille madrilène juste divorcée  ne peut subvenir plus à ses besoins. L’appartement étant à son nom, elle le met en vente, place sa mère en ehpad et pense régler tous ses problèmes! Les critiques appellent ce film une comédie….On ne doit pas parler la même langue. C’est tout simplement déchirant. Maria Angeles était si heureuse dans son bel appartement, ses jolis meubles, son balcon, sa rue , et ses maraîchers marocains qui prennent soin d’elle. Elle ne veut pas quitter non plus les tombes des êtres chers qu’ elle a aimés. L’autre drame est celui de sa pauvre fille, seule dans la vie avec deux enfants qui pourrait revenir dans l’appartement familial et travailler à Tanger au lieu de déménager sa mère, à Madrid. La différence de nature entre la mère et la fille est flagrante, l’une toujours belle, les cheveux bouclés , les ongles vernis et le sourire aux lèvres, l’autre sinistre, les cheveux pendants et les vêtements informes. 

Après un temps de soumission, Maria  bloquera des quatre fers et la tragédie devient comédie en effet. A voir pour la ville de Tanger, pour la comédienne, pour la réaction assez saine de la réalisatrice , Maryam Touzani, on ne met pas ses vieux parents encore tout à fait vaillants en ehpad et on attend leur mort pour hériter. La scène où le directeur décline avec gourmandise toutes les activités des seniors est à hurler de rire…..

A signaler un passage douteux quand Maria visite sa sœur carmélite qui a fait vœu de silence et lui raconte par le menu une scène de bonheur sexuel, tout cela sous un crucifix. L’ombre de Pedro Almodovar, l’iconoclaste, plane sur la réalisatrice marocaine et l’actrice, c’est évident.

A voir pour Tanger et pour Maria la résistante . A l’heure actuelle ce n’est plus l’ephad le danger mais « la mort dans la dignité »

Anne Brassie

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[Redif] Perles de Culture n°370 – L’esprit contre-révolutionnaire de Jean de Viguerie

Anne Brassié reçoit Rémi Perrin, directeur de collection chez Via Romana, pour évoquer un inédit de Jean de Viguerie.

Ses 5 portraits de St Benoît Labre, Colbert, Montesquieu, Chénier et Mgr Cazaux révèlent l’intelligence de l’historien, l’élégance de sa plume et la force de sa pensée contre-révolutionnaire.

Très instructif pour notre temps bien sûr !

Cinq portraits de Jean de Viguerie chez Via Romana

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Sur les écrans : Les rayons et les ombres

Ce film de Xavier Giannoli, si long, il dure plus de 3h, et si triste, est l’histoire de plusieurs tragédies, la première, l’invasion allemande, la seconde, la soumission aux occupants, c’est-à-dire au réel, à l’argent de l’ambassade d’Allemagne et à sa censure, c’est la loi de la guerre et enfin la tuberculose qui minait l’existence des deux héros, le journaliste collaborateur Jean Luchaire et sa fille Corinne, jeune comédienne en pleine gloire. A leurs côtés, parrain de Corinne, un petit professeur de dessin qui enseigne à Paris dans les années trente, il est allemand et s’appelle Otto Abetz. Il épousera une française, secrétaire de son ami Jean. J’évite d’habitude les films sur la collaboration. Trop de mensonges, trop de propagandes depuis 1945. Mais ce dernier film déplaît à une certaine gauche. Il fallait savoir pourquoi… Le titre du film, Les rayons et les ombres, est celui d’un recueil de Victor Hugo. Le poète réclamait des nuances. Les hommes ne sont pas tout blanc ou tout noir. Mais l’idéologie déteste la nuance, elle se complaît dans la caricature. Giannoli déclare dans ses entretiens médiatiques : « Je suis obsédé par la rigueur historique. » Cela tombe bien. Le sujet en manquait gravement. Jean Luchaire, interprété par le magnifique Jean Dujardin, n’a pas le profil du salaud parfait. Il aime la grande vie, les jolies femmes, offrir des fourrures à sa fille mais il aime aussi son pays et le voir être entraîné dans la seconde guerre mondiale le désespère. Il est de gauche et pacifiste. C’est l’histoire de Céline. On les comprend. Le Maréchal Pétain apparaît comme un recours, Giannoli le cite : « Vos enfants ne retourneront pas faire la guerre. » Un général français vient de déclarer, cette année « il va falloir que vous acceptiez d’envoyer vos fils à la guerre. » Cette phrase a provoqué un tollé. Otto Abetz et Luchaire refusent tout affrontement de leurs deux patries. Jean Luchaire dirigera deux journaux avant et pendant la guerre mais ce sont les financiers allemands des 41 qui écriront la musique. Les grands journaux actuels le savent très bien puisqu’ils reçoivent, eux-mêmes, aujourd’hui, des fonds américains. D’autres comparaisons s’imposent, les critiques soulignent avec horreur la débauche, l’on voit des officiers allemands et des officiels français complètement ivres manger du caviar et forniquer gaillardement avec des prostituées françaises. Quel horreur ! Mais ils ne violent pas d’enfants et ne mangent pas de bébés comme les grands du monde d’aujourd’hui…

Après l’exécution de Jean Luchaire fusillé pour collaboration, le 22 février 1946, cette phrase apparaît à l’écran : « Hitler est mort, les cloches sonnent. Les vainqueurs vont pouvoir écrire l’histoire… » Hitler est mort mais les traîtres à leur patrie sont toujours en grand nombre qui ont vendu notre souveraineté et nos belles industries outre atlantique. La tuberculose apparaît comme le symbole du mensonge. On guérit de cette maladie mais on n’en a pas fini avec les mensonges historiques. Merci Xavier Giannoli.

Anne Brassié

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[Redif] Perles de Culture n°368 – Pourquoi les enfants disparaissent ou la dépravation de certaines élites

Anne Brassié reçoit l’agrégée de philosophie, Martine Chifflot, qui publie cette fois un roman : « La maison des innocents » (M+ éditions).

Le sujet en est dur, le rapt par des élites pédophiles d’une petite ville, d’enfants et d’adolescents. L’enquête de policiers acharnés à démasquer les coupables, l’esprit de résistance de certains ados enlevés, tout cela est fort bien vu. Ce thriller nous permet de voir la réalité en face.

La maison des innocents de Martine Chifflot chez M+ Editions

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L’impeccable constat de Stéphanie Bignon

Via le blog Terre et Famille :

 

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Perles de Cultures n°423 – L’esclave parle la langue du maître

Anne Brassié reçoit deux administrateurs de défense de la langue française qui révèlent le mauvais état de notre langue, les attaques subies de l’anglais mais aussi sa détérioration due à un enseignement qui n’a plus la langue française pour priorité.

Monsieur Gusdorf et Monsieur Schroerder luttent pour la souveraineté du français qui dépend évidemment de la souveraineté de la France. Vaste sujet !

Défense de la langue française

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Belle évocation musicale et visuelle de St François d Assise

Chœur Éphata – Le Fou d’Assise en cantastoria – Mars 2026

Plongez au cœur d’un récit inédit en musique, avec le Chœur Éphata !

5 dates en mars 2026 à entrée libre !

12, 13, 14, 19, 20 mars 2026

20h30

Eglise Saint Germain l’Auxerrois

Le Chœur Éphata, sous la direction de Rogatien Despaigne, revient en mars 2026 avec une nouvelle création musicale inédite : Le Fou d’Assise, en cantastoria, nouvelle fresque entremêlant grand répertoire sacré, création contemporaine et récit scénographié.

UN CHŒUR JEUNE ET PASSIONNÉ AU SERVICE D’UNE MUSIQUE VIVANTE

Depuis 2018, le Chœur Éphata est désormais identifié comme un acteur engagé dans la diffusion de la musique sacrée, partageant sa passion avec un public de plus en plus large. Dans ses concerts à entrée libre (plus de 50 depuis 2017), il se distingue par son exigence musicale et son atmosphère unique, portée par une trentaine de jeunes chanteurs âgés de 20 à 28 ans et des créations originales.

HISTOIRE PORTÉE PAR LA MUSIQUE

Le Fou d’Assise est une cantastoria originale retraçant la vie inspirante de François d’Assise. C’est une forme musicale immersive dans laquelle l’auditeur est plongé au cœur d’une histoire inédite et scénographiée, portée par un récit original conçu pour l’occasion, qui met en scène des personnages et relie entre elles différentes pièces du répertoire choral.

UNE FORME MUSICALE NOUVELLE

Notre cantastoria, récit chanté en français et composé pour l’occasion, plongera l’auditeur dans l’univers de l’une des plus grandes figures du Moyen-Âge : François d’Assise. Les pièces du répertoire choral qui ponctuent le récit l’emmèneront dans une grande méditation musicale, à la découverte de véritables joyaux de l’œuvre de Bach et d’autres grands compositeurs. Les surtitrages et la scénographie lumineuse permettront de renforcer l’expérience musicale de l’auditeur.

POURQUOI CE PROJET ?

À l’occasion des 800 ans de la mort de Saint François d’Assise et dans la lignée de nos créations autour de La Passion selon S. Jean de J.S. Bach en Concert sur toiles et du Chemin de Dismas, c’est pour nous une manière d’aller à la rencontre de ce personnage historique hors du commun. Ce projet est aussi une manière de proposer une nouvelle écoute de grands chefs – d’œuvre du répertoire choral, mis en lumière par un écrin inédit. Enfin, il s’inscrit au cœur de notre mission : faire rayonner les trésors de la musique chorale sacrée, les rendre accessibles à tous, pour qu’ils puissent être découverts, partagés et aimés.

Choeur Ephata

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Invitation à une belle exposition

A la lumière des manuscrits médiévaux

Dans le cadre des journées européennes des métiers d’art, Françoise Dugas-Lamotte propose une exposition ainsi que deux conférences sur les manuscrits médiévaux.

Exposition : 11 au 22 avril 2026
Conférences : samedi 11 avril à 15h – Mercredi 15 avril à 19h00

Entrée gratuite – renseignements et inscription auprès des bibliothécaires 01 39 62 07 62 ou bibliotheque[@]ville-lemesnilleroi.fr

 

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Qu’il est difficile d’être une femme en pleine propagande marxiste

Enfin une bonne nouvelle. Les femmes résistent.

8 mars : « journée internationale de la femme »
Ou plus exactement la journée marxiste-léniniste de la femme, puisque c’est Lénine qui a décrété en 1921 que le 8 mars serait la journée internationale de la femme.
« 8 mars, jour de rébellion des travailleuses contre l’esclavage de la cuisine », peut-on lire sur l’affiche soviétique ci-dessus : une « travailleuse » tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône de la Théotokos) pour la « libérer », en l’envoyant travailler à la chaîne en usine…

Malgré la propagande communiste et libérale, malgré l’obligation qu’ont beaucoup de femmes d’avoir un travail rétribué pour subvenir aux besoins de la famille, malgré l’idéologie dite « féministe » qui fait partie de l’idéologie officielle, un sondage de 20 minutes montrait récemment que la loi naturelle ne se détruit pas si facilement qu’on le croit, et constitue une claque retentissante pour tous les valets du politiquement correct :

82 % des femmes jugent plus important d’être mère que d’avoir une carrière professionnelle.

Pour s’informer sur le sujet : un livre très documenté, percutant, drôle, écrit à quatre mains, Anne Brassié et Stéphanie Bignon :

https://boutique.via-romana.fr/societe/158-cessez-de-nous-liberer–9791090029682.html

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