Le miracle de Noël

Réjouissons nous un miracle a eu lieu. Par la magie de leurs chants sacrés, quelque fois en latin, une famille française a séduit 2 fois de suite le jury de l’émission La France a un incroyable talent sur M6. La 3ème fois le public était invité à voter  et Les Lefevre ont emporté 30 % des voix .
Voilà ce qui arrive quand on demande vraiment son avis au peuple de France. Il n’a pas choisi des artistes chantant en anglais ou des artistes étrangers ou des artistes témoins des joies du multiculturalisme et de l’homosexualité.
Non, le public a choisi une famille de 6 enfants qui chantent sous la direction de leurs parents très musiciens, depuis leur naissance.
Une famille qui chante des Noëls chrétiens comme on les chante depuis des siècles en Europe.
Une famille qui a prouvé que la France profonde existe toujours avec ses élans spirituels , son amour de la beauté et son travail constant.
Remercions-les et remercions la chaîne M6 qui a permis ce miracle contemporain . Car dans le paysage actuel, laïciste et idéologique comme aux beaux temps de la révolution, cette famille catholique qui a comblé nos âmes est apparu miraculeusement  devant la crèche.

 

Ignace vient de publier un livre de ses dessins aux éditions Synthèse Nationale, intitulé « Dictature sanitaire – La vie est bêle ».

Vous le trouverez à la vente ici : La vie est bêle, Synthèse Editions

 

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Perles de Culture n°277 – Une charge contre les enfants du millénaire

Anne Brassié reçoit Marc Obregon pour son ouvrage « Contre les enfants du millénaire » publié chez Nouvelle Marge. L’auteur fait tomber tous les masques de notre société et révèle le règne du faux dans ce qu’il est possible d’appeler désormais une chute sans fin, que l’humanité semble en avoir pris pour perpétuité.

Géraldine Hilaire, danseuse, comédienne et metteur en scène présente ensuite son spectacle de contes tziganes et du Caucase : « Le violon chante et le loup court » au théâtre Mandapa à Paris.

Marc Obregon – Contre les enfants du millénaire

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Perles de Culture n°276-Histoire d’une âme

Anne Brassié reçoit la philosophe et chroniqueuse religieuse, Michèle Reboul, auteur de « Une âme en quête de la vérité ». Si le titre n’avait pas été pris par Ste Thérèse, ce livre aurait pu s’appeler « Histoire d’une âme ».

L’évolution spirituelle de l’auteur, ses rencontres avec l’abbé Zundel, un futur moine de Tibhirine, Mgr Lefebvre et Jean Guitton, l’histoire de sa vie qui commence avec la nationalisation du canal de Suez et la décapitation déjà des religieuses, nous donnent des pages denses qui décrivent les 50 dernières années grâce à une plume élégante et un parler vrai.

Michèle Reboul, Une âme en quête de vérité chez Via Romana

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Livres cadeaux pour les autres et pour soi présentés sur Tvlibertés

« Tant qu’on a encore un livre sous la main et le loisir de la lecture, une situation ne peut être désespérée ni tout-à-fait dépourvue de liberté » Ernst Jünger

La confrérie des Intranquilles
21 portraits en tout. Ed de L’Homme Nouveau.
Laurent Dandrieu.
Ces portraits d’écrivains de notre temps pour la plupart, rédigés très élégamment, très instructifs parce qu’admiratifs, racontent l’intranquillité de ces êtres déchirés. « La souffrance est l’étoffe dont sont faits les livres » disait Julien Green. Beaucoup de citations enrichissent ce livre source de grand bonheur littéraire. J’aime particulièrement celle de Cioran adaptée à notre temps :
« Si Noé avait su lire l’avenir, il n’est pas douteux qu’il se fût sabordé. »

L âme secrète de l’Europe
Œuvres, mythologies, cités emblématiques. Ed L’Harmattan.
Luc-Olivier d’Algange.
Ces pages sont un baume pour nos âmes meurtries par la laideur, le mensonge et la destruction de nos racines européennes. Livre d’un poète, livre enchanteur, exigeant, pétri de culture, parfait pour un temps d’isolement.

Le mémorial des anges oubliés. Ed Michel de Maule.
Jacqueline Dauxois.
Après une série de portraits historiques, Jacqueline Dauxois revient au roman et imagine l’histoire d’une adolescente entraînée par un jeune algérien radicalisé en prison dans un projet d’attentat en plein carnaval de Nice. Très vrai, très fin, la parution de ce roman a été retardé, la réalité avait rattrapé la fiction le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais.

Qui a tué le maire de Paris ? Ed. Pierre Guillaume de Roux.
Philippe Colin-Olivier.
L’auteur facétieux imagine que 4 personnes caressent l’idée de tuer le maire de Paris chacun pour une bonne raison. On rit beaucoup et l’on se venge de ces édiles qui imposent leurs lubies au lieu de servir le bien commun des citadins.

 

Histoire et politique

Post covid 2.0. Déconfinement à rebours et muselières pour Tous. Ed. Le Retour aux Sources.
La débâcle – guerres oligarchiques contre les peuples. Ed. Le Retour aux Sources aussi.
Jean-Michel Vernochet.
Depuis 40 ans l’auteur scrute les évènements, leurs causes et leurs conséquences. C’est un fin lettré qui écrit comme on n’écrit plus. Un bonheur donc.

De l’amour et du crime. Du sexe et des enfants. Editions Sigest.
Marion Sigaut.
Marion nous livre son enquête sur la réalité de la pédocriminalité de réseaux à l’international et la connivence du monde médiatico-politique français dont l’écrivain Gabriel Matzneff est un exemple frappant.

La Révolution arc-en-ciel en marche. Editions DIE.
Martin Peltier.
Un regard et une plume aiguisée sur la révolution sociétale en cours par un grand journaliste qui a dirigé le Quotidien de Paris puis National Hebdo.

Contre les enfants du millénaire ? Chronique d’une chute perpétuelle. Ed Nouvelle Marge.
Marc Obregon.
Le chroniqueur de l’Inquotidien, journal internet de l’Incorrect, tire à boulets rouges sur ses contemporains inconscients. Ses arguments sont originaux et ses coups réjouissants.

Le dieu blanc est mort à Dien Biên Phu
La tragédie indochinoise 1945-19455. Ed Mols.
Jean-Luc Ancely
Récit très prenant de l’affrontement entre le dieu blanc, maître d’un empire, invaincu depuis 5 siècles, et un homme nouveau, le révolutionnaire vietminh, par un ancien de Saumur, de l’Armée blindée Cavalerie.

Ainsi sont-ils. Contes et nouvelles. Ed Mols.
Du même auteur, d’excellentes nouvelles.

La France a besoin d’un roi. Ed. Via Romana.
Père Michel Viot.
Une approche historique et spirituelle des liens entre royauté et papauté sur plusieurs siècles.

Je brûlerai ma gloire. Muller éditions.
Jacques Boncompain.
A partir d’archives inédites, les gens meurent en effet en laissant des valises pleines d’archives ! L’auteur révèle le véritable engagement du Maréchal. On le savait mais les preuves sont utiles pour balayer la propagande.

 

Livres de spiritualité

Une âme en quête de la vérité
Autobiographie. Ed. Via Romana
Michèle Reboul
La philosophe partage les trésors de sa vie, ses ancêtres, ses rencontres et ses combats. Un concentré de foi, d’intelligence et d’amour et un survol de la seconde moitié du 20ème siècle qui explique notre temps.

Comment les catholiques ont bâti une civilisation. Ed. Mame
William Slaterry.
Rappel historique du génie chrétien héroïque qui a inspiré les bâtisseurs de notre civilisation. L’humour d’un irlandais, la culture d’un grand lettré et la foi profonde d’un prêtre qui vit aux Etats-Unis.

Un heureux anniversaire ?
Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI. Ed. Presses de la Délivrance
Cyril Farret d’Astier.
A lire aujourd’hui pour comprendre les crises actuels de l’Eglise plongée, il y a 50 ans dans la tourmente par ceux qui ont voulu tout changer dans la messe. Paul VI et le cardinal Journet savaient que cet « aggiornamento » serait source de souffrance. Mais ils ont ignoré à quel point. Certains confinés acceptent de ne plus avoir de messe, d’autres le refusent. Les uns croient en la Présence Réelle, les autres non. Beaucoup de citations instructives des acteurs et des opposants au changement.

 

Pour nos enfants

La Bible et les animaux. Ed. Saint Jude.
Mauricette Vial Andru.
L’auteur raconte le rôle et la valeur symbolique des mammifères, des oiseaux, des reptiles et des insectes dans la Bible.
Elle poursuit aussi ses petites vies de saints qui sont pour petits et grands la meilleure réponse au monde actuel.

Anne Laure Blanc propose 4 petits livres chez Nouvelle Librairie Editions :
Athéna, la déesse aux 1000 facettes (qui a un fichu caractère)
Le sanglier de Condate, ou la vie d’un petit sanglier qui apprend à vaincre sa peur
Les 12 travaux d’Hercule
Je découvre et je colorie. Sur chaque page un couple d’européens en costume traditionnel de son pays. Magnifique.

Le chevalier au cygne. Ed Adelbart.
Remi Usseil.
Rémi s’inspire des contes du Moyen-Age pour nous enchanter à son tour. Livre très joliment illustré. Autres livres du même auteur en vers, Berthe au grand pied, Les enfances de Charlemagne et Rolandin aux éditions Les Belles Lettres. Les enfants l’aiment beaucoup.

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Jean Madiran et l’obéissance …..très actuel !

 » Vous vous êtes bien trompés en imaginant que nous marcherions n’importe où et accepterions n’ importe quelle religion, par seidisme, du moment que “les directives” nouvelles auraient la “garantie” épiscopale.….Nous n’obéissons pas aux farces. Parce que nous prenons très au sérieux l’obéissance et l’autorité, nous savons depuis toujours qu’ aucune obéissance aux hommes ne peut nous faire aller contre l’obéissance à Dieu et à ses lois qui sont la loi naturelle ou Décalogue et la loi du Christ ou Evangile….Vous n’avez rien compris à l’agenouillement d’un homme libre,–libre de la liberté du Christ, Notre Seigneur. Vous aurez à faire maintenant à la profondeur, à l’étendue, à la hauteur du refus d’un homme libre.La liberté que vous n’avez pas aperçue dans l’agenouillement et l’adoration , vous aurez à en faire connaissance dans l’opposition radicale à laquelle vous vous heurterez désormais. Vous aurez à connaître ce qu ‘est la liberté du chrétien: vous ne l’avez pas reconnu dans sa dévotion, dans sa discipline, dans sa patience, vous la subirez dans son refus légitime des idolâtries du monde .

Jean Madiran en 1968 , in L’Hérésie du XX ème siècle réédité chez Via Romana

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Perles de Culture n°275 – Le dieu Blanc est mort à Diên Biên Phu

Anne Brassié reçoit Jean-Luc Ancely, ancien élève de l’Ecole de Cavalerie de Saumur ayant fait carrière dans l’Arme blindée Cavalerie.

Il présente son ouvrage « Le dieu Blanc est mort à Diên Biên Phu – La tragédie indochinoise 1944-1955 » publié aux Editions Mols. Vous découvrirez le récit extrêmement vivant de cette bataille, ses héros et les conséquences de cette défaite.

Le dieu Blanc est mort à Diên Biên Phu aux éditions Mols

 

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Perles de Culture n°274 – L’intranquilité, la condition des écrivains

Anne Brassié reçoit Laurent Dandrieu pour son ouvrage « La confrérie des intranquilles », 21 écrivains qu’il décrit en vérité et très joliment, publié chez L’Homme Nouveau.

Puis, un bouquet de films à voir sur internet présenté par Marc Obregon et Laurent Dandrieu.

Laurent Dandrieu, La Confrérie des intranquilles

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L’Etat laïciste tente une troisième spoliation des catholiques

Trouvé chez nos amis du Salon Beige, le discours de Maître Jérôme Triomphe, avocat de Vincent Lambert, de l’AGRIF, et à l’occasion du Salon Beige lors de la manifestation pour la liberté du culte à St Maur des Fossés.

Catholiques de France !

Vous connaissez la situation :

1- Le gouvernement nous a interdit de nous rassembler dans nos églises que l’Etat nous a déjà volées deux fois en 1790 et en 1905.

Au mépris de la laïcité, ce gouvernement a décrété que les funérailles étaient plus importantes que la communion eucharistique.

Ce 7 novembre, le Conseil d’Etat a validé cette interdiction d’assister à la Messe dans nos églises contrairement aux avis du conseil scientifique.

La liberté fondamentale du culte a été rabaissée en dessous de la liberté de manifestation qui, elle, reste autorisée.

Le culte ne peut même être exercé qu’à titre accessoire à une autre activité au hasard d’un déplacement. Voilà ce qui est écrit.

La liberté fondamentale du culte n’est plus qu’un mot vide de sens.

Au nom de la nouvelle dictature sanitaire, le gouvernement exige que des millions de parents accompagnent des millions d’enfants dans les écoles, que les entreprises restent ouvertes pour faire rentrer les impôts, que les parisiens se collent les uns aux autres dans le métro dans l’air le plus pollué de France et que l’on puisse continuer à faire la queue dans les tabacs pour acheter ses cigarettes au nom de la santé publique !

Ils ont même prévu la réouverture des téléskis, c’est dans le décret !

On peut courir par milliers sur les bords de Marne ou de Seine, on peut se presser par centaines dans les magasins et aller dans une jardinerie s’acheter un barbecue ou une plante verte à l’heure de la Messe pendant que nos petits commerçants crèvent la bouche ouverte dans l’indifférence gouvernementale.

Mais passer 1h par semaine à la Messe masqués et séparés, cela leur est insupportable !

2- Le précédent ministre des cultes avait tenté de nous expliquer dans un français approximatif qu’on pouvait regarder la messe à la télé et que pour le reste on n’avait qu’à prier individuellement.

Nous avons essayé de lui expliquer, en vain, que cela revenait à prétendre faire du vélo en regardant le tour de France.

Nous avons essayé de lui expliquer, en vain, ce qu’était un sacrement et que la communion eucharistique était la nourriture de notre âme.

Nous avons essayé de lui expliquer que lorsqu’on avait regardé top chef à la télé, on n’était pas rassasié. Pire, que cela nous donnait faim.

Le nouveau ministre chargé des cultes vient de récidiver en nous menaçant de nous envoyer les forces de l’ordre : après avoir justifié l’interdiction de la Messe il a proféré que « la vie est plus importante que tout » !

Non, pas vous !

Pas l’Etat qui s’est acharné à la mort de Vincent Lambert !

Pas l’Etat promoteur de l’avortement de millions de petits d’hommes arrachés du sanctuaire que devrait être le ventre de leur mère !

Pas ce gouvernement d’une majorité qui a étendu la mort des enfants pour détresse psychosociale jusqu’à 9 mois moins 1 seconde !

Alors si, M. le ministre, pour tous les croyants, il y a plus important que la vie terrestre, même si en réalité nous en sommes les meilleurs et les plus ardents défenseurs !

Le plus important pour nous, c’est la vie divine en notre âme ici-bas car sinon nous ne sommes que des cymbales retentissantes.

Le plus important pour nous, c’est la vie éternelle !

Car à quoi sert à l’homme de gagner tout l’univers s’il vient à perdre son âme ?

Ils ont refusé de nous écouter parce qu’ils ne savent rien, ne comprennent rien et en réalité nous méprisent.

3- La vérité, c’est que les catholiques, ça ne leur fait pas peur.

Mêmes les Français ne leur font pas peur puisque le Premier ministre a osé dire qu’il n’entendait pas nous « lâcher la bride », comme si nous étions des animaux qu’il pouvait diriger à sa guise sous le joug de l’arbitraire d’Etat.

Ainsi, enhardis dans leur mépris de la religion et de la liberté, ils ont franchi un pas supplémentaire dans une grossière et stupéfiante répression antireligieuse.

Alors que l’article 3 du décret du 29 octobre nous permet de manifester, à la seule condition de justifier que nous respectons les mesures sanitaires, les préfets de France ont reçu des consignes d’interdiction maximum.

Ils ont prétendu au mépris de la jurisprudence que prier ou dire la Messe sur la voie publique ne relevait pas d’une manifestation déclarée.

Comme si l’Etat avait le droit de juger des modes et des contenus des manifestations.

Plus de 40 manifestations ont ainsi été déclarées dans toute la France.

Ne parlons pas des préfectures qui gardent le silence au lieu de délivrer le récépissé de déclaration de manifestation qu’ils ont l’obligation de donner. Elles laissent ainsi illégalement les organisateurs dans l’incertitude et l’insécurité juridique, en cherchant à dissuader les manifestants qui n’en peuvent plus d’être verbalisés.

Dans d’autres cas, à Nantes, à Lyon, à Clermont-Ferrand, à Bergerac, à Paris, à Grenoble, à Strasbourg les interdictions tombent : les préfets du ministre chargé des cultes prétendent interdire toutes prières et ne permettre que des manifestations revendicatives. Au mépris du droit et de la laïcité !

Ceux qui avaient eu l’idée de manifester devant les portes des églises ouvertes où se célèbre une messe sans fidèles ont été déplacés sur des places sans églises.

Ceux qui avaient eu l’audace d’annoncer une manifestation revendicative de Messes ou de prières ont été interdits.

A Clermont-Ferrand, le juge a interdit une manifestation car elle était déclarée « à des fins religieuses ».

A Nantes, le tribunal administratif vient de rejeter un référé-liberté au motif que, le culte étant interdit à l’intérieur, il doit donc être interdit à l’extérieur !

Ce n’est ainsi pas le prétendu risque de propagation du virus dans les églises qui est en cause, c’est le culte lui-même !

A Lyon, le préfet a convoqué l’organisateur. Ils étaient 6 autour de la table pour lui dire : la simple présence d’un prêtre, c’est cultuel, donc ils prétendent l’interdire.

Un genou à terre, c’est cultuel et ils prétendent l’interdire. Mais quand c’est avec Black Lives Matter, c’est encouragé .

Quand l’organisateur leur a demandé si lire l’Evangile dans une manifestation était un acte cultuel, il y a eu des flottements et des discussions car ils n’étaient pas d’accord entre eux !

L’organisateur leur a même demandé s’il devait faire corriger son discours par le Préfet. Voilà où nous en sommes !

A Paris, avant qu’elle soit définitivement interdite, devait se tenir cet après-midi une manifestation de prières devant St Sulpice.

Vendredi, le Préfet a dit : je vous interdis, je cite, « tout caractère religieux : pas de prières, pas de chants, pas de messe », et, tenez-vous bien : « pas de signes religieux apparents » ! Mais de quel droit !

Tenez, pour le préfet de Paris, brandissez vos croix et vos médailles !

A Strasbourg, le Préfet a interdit de prier même en silence. Ces gens sondent maintenant les reins et les cœurs. Ils se prennent pour Dieu !

Alors par quel miracle avons-pu nous réunir ce jour ?

Au fait que le préfet a conditionné notre manifestation au fait que nous ne récitions pas de prières !

Du droit indu et abusif du plus fort.

Et vendredi, le ministre prétendument chargé des cultes vient de menacer les évêques de France : prier dans la rue serait non seulement une contravention au décret mais une atteinte grave à la loi de séparation des églises et de l’Etat ! Mais savent-ils seulement de quoi ils parlent ? Leur ignorance de la religion et du droit est abyssale et nous donne même une idée de l’infini : la laïcité ne s’impose qu’à l’Etat et à ses agents, pas aux religions Dieu merci !

4- Certains ont voulu croire à une laïcité apaisée mais c’est l’Etat qui, aujourd’hui, sous des prétextes sanitaires, veut imposer son laïcisme agressif à la religion.

Ces prétentions actuelles de l’Etat ne doivent pas nous leurrer : il tente, par touches, avec la complicité de médias incultes, de faire passer l’idée folle que la laïcité interdirait toute expression religieuse ailleurs que dans le domaine privé ou au fond des sacristies.

Cette prétention nouvelle est totalitaire !

Si on ne s’y oppose pas, la prochaine étape, ce seront les processions et pèlerinages qui seront interdits. Ça leur est insupportable ! Et après ? Si la laïcité doit s’appliquer un jour à la religion, l’Etat ne sera-t-il pas tenté un jour d’imposer la conformité de la doctrine et de la morale naturelle aux lois de la République ?

5- Ce totalitarisme laïciste et antireligieux est gravissime mais ne doit pas nous étonner.

N’oublions pas les leçons de l’histoire.

En 1790, l’Etat a volé les biens temporels des catholiques, fruit du travail et des sacrifices de générations de nos ancêtres qui ont irrigué les sillons de la terre de France de leur sang et de leur labeur.

Ils ont permis de faire pousser ces magnifiques églises et cathédrales qui élancent leurs flèches vers le Ciel comme pour rappeler à ces ministres sans Dieu que la vie n’a qu’un temps.

115 ans plus tard, en 1905, le même Etat a volé ce qui restait de biens temporels aux catholiques. Il a persécuté les congrégations religieuses en les expulsant de France. Il a brisé les portes des églises, ouvert les tabernacles et fait l’inventaire des calices et ciboires qui nous appartenaient pour décider ce qu’il saisirait à son profit.

Mais 115 ans plus tard à nouveau, en 2020, ce sont les seuls biens spirituels qui nous reste qu’on nous arrache désormais. Nous assistons à la troisième spoliation des biens des catholiques.

Mais à l’inverse des biens temporels sous cadastre, ces biens spirituels sont inscrits dans les grands registres de nos âmes et cautionnées dans le grand livre des hypothèques de Dieu. Alors ces biens, ils n’ont pas le droit de nous les prendre !

En 1905, les catholiques s’étaient levés pour protéger leurs églises dans lesquels l’Etat prétendait entrer pour procéder aux inventaires.

En 2020, les mêmes catholiques, fiers héritiers des catholiques d’hier, se trouvent devant ces mêmes églises dans lesquelles nous sommes interdits d’assister à la Messe.

Alors oui, la liberté est un bien fragile à préserver et qui reste toujours à défendre pour revenir à la vraie laïcité, celle que nous a enseignée Jésus (prononcer son nom sur la voie publique, c’est interdit M. le Préfet ?) : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

C’est un Etat laïciste et antireligieux qui prétend désormais nous interdire de prier dans la rue, même en silence. Selon le mot de Clémenceau, qui avait au moins eu l’intelligence politique de mettre fin aux inventaires devant l’opposition des catholiques : « rendez à César ce qui est à César et tout est à César ».

5- Et bien nous ne l’acceptons pas !

Un droit, ça ne se négocie pas, ça se revendique !

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu !

Rendez-nous la communion au corps du Dieu vivant !

Rendez-nous ce qui nous appartient !

Et reprenons ensemble ce cri qui sonne dans tout le pays de France et qui résonne de ville en ville comme l’écho de notre colère, de notre espérance et de notre détermination :

Rendez-nous la messe !

https://www.lesalonbeige.fr/letat-laiciste-tente-une-troisieme-spoliation-des-catholiques/

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Encore un prophète russe

Le Grand Hospice occidental
Edward Limonov

Vivre dans les sociétés occidentales, est-ce vivre à l’hospice ? Un hospice sagement géré et peuplé de malades sous sédatifs, qui se conduisent le plus docilement du monde ? Paisibles et laborieux, ils sont choyés par l’Administration : dans l’Hospice, l’ennui est la règle.

L’« agitation » est le crime le plus grave qu’on puisse y commettre.

Au cours de son séjour parisien dans les années 1980 et 1990, Edward Limonov observe avec un regard aigu le fonctionnement des sociétés démocratiques modernes. Dans un monde où l’héroïsme a disparu, où les loisirs s’imposent comme un instrument de la violence molle, quelle liberté reste-t-il à l’individu ? Avec courage, l’auteur du Livre de l’eau apporte sa contribution au débat.

Publié en 1993, cet essai, d’une force intacte, s’est imposé comme un classique d’Edward Limonov qui a écrit pour cette nouvelle édition une préface inédite..

Rééditions  Bartillat

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Église : la grande confusion

L’immonde propos de Mgr Aupetit sur Radio Notre Dame :

Tous les gens qui veulent faire à leur tête sous prétexte que – c’est eux qui nous ont plombé, hein – c’est à dire que le ministère de l’Intérieur le jour du Conseil d’État avait amené des vidéos qui montraient que dans certaines paroisses, et sans doute y compris à Paris, et si, à Paris, je le sais, de Paris, eh bien on communiait sur la langue parce que c’était comme ça qu’il fallait communier selon la Messe de toujours on voit que c’est des gens qui ne connaissent pas l’histoire parce que c’est au sixième siècle qu’on a commencé à communier sur la langue. Et puis ils n’avaient pas de masques etc. Alors ils nous ont dit mais voyez, vous n’êtes pas capables de tenir vos troupes. Alors maintenant va falloir être sérieux. En plus, des prêtres qui ont promis obéissance lors de leur ordination faudrait qu’ils s’en rappellent aussi. C’est à dire qu’il ne suffit pas de dire je promets obéissance à vous et à vos successeurs et puis faire n’importe quoi. Donc si vous voulez que l’on reprenne vraiment les messes le 1er décembre… Ceux qui font leur petit business dans leur coin empêchent tous leurs frères de pouvoir assister à la Messe.

La réponse de Jean-Pierre Maugendre, de Renaissance Catholique :

Monseigneur,

L’instant de la consternation passé vient celui de l’indignation et de l’analyse. Vous avez tenu hier sur radio Notre-Dame au micro de « Marie-Ange » des propos qu’il convient de rappeler pour l’histoire dénonçant : « les gens qui veulent en faire à leur tête », « communier sur la langue », les accusant de « faire n’importe quoi » et de poursuivre leur « petit business dans leur coin ». Il s’agirait de devenir « sérieux » et d’obéir.
Le code de droit canonique en vigueur prévoit en son canon 212 §3 que les laïcs : « ont le droit et même le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauve l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes ». C’est fort de ce droit, qui est même un devoir, que je me permets de m’adresser à vous.

J’observe tout d’abord que, durant cet entretien radiophonique, vous n’avez pas eu une parole de compréhension, ni de compassion, pour les catholiques qui ont simplement demandé publiquement, après l’interdiction de tout culte public par le gouvernement, une chose, a priori, banale : pouvoir assister à la Messe ! Est-il incongru de penser que souhaiter assister à la Messe et y communier n’est pas un « business » mais, pour un catholique, une aspiration légitime, une nécessité vitale et même un devoir ? Vous écrasez ces catholiques de votre mépris donnant la pathétique impression que vous cherchez à reprendre en main votre compagnie après que votre colonel vous a vertement signifié que vous ne teniez pas vos troupes. Votre intervention, brutale, au lendemain d’un contact avec M. Darmanin ne peut apparaître comme le simple fruit du hasard. Reviennent à mon esprit les propos du pape François condamnant le cléricalisme qui « condamne, sépare, frustre, méprise le peuple de Dieu ». Je crains que vous ne soyez tombé dans cette attitude, justement dénoncée par le Saint-Père.

Au mépris du droit vous jetez l’anathème sur les catholiques qui souhaitent communier dans la bouche. En effet, l’instruction de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements Redemptionis Sacramentum prévoit (n 92) « Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche ». Ce que le père Rivoire confirmait dans un article récent : « Si un décret général prohibe, même ad tempus, la communion dans la bouche, il est invalide car, si l’évêque diocésain est le modérateur de toute la Liturgie dans son diocèse, par voie législative ou administrative, il ne peut agir contrairement à une loi supérieure (principe de la hiérarchie des normes, c. 135 § 2 du Code Droit Canonique). » (1) Aller contre ce droit c’est faire preuve d’un autoritarisme, dont on croyait que le concile Vatican II avait libéré l’Église.

Concernant le fait que la communion dans la bouche date du VIème siècle, c’est un fait qu’il serait cependant honnête de compléter par le rappel, sur lequel les historiens s’accordent, que le mode de réception de la communion dans la main n’avait, alors, rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui : « On recevait la sainte Eucharistie sur la paume de la main droite et les fidèles n’avaient pas le droit de toucher la sainte hostie avec leurs doigts, mais ils devaient s’incliner la tête vers la paume de la main et prendre le sacrement directement avec la bouche, donc, dans une position d’inclinaison profonde et non debout »(2). Notons, sous l’aspect purement sanitaire, qu’aucune preuve n’a été apportée que la communion directement sur la langue serait plus dangereuse que la communion dans la main. D’innombrables témoignages attestent, en revanche, que la pratique de la communion dans la main a été l’occasion de sacrilèges et de profanations notamment par la dispersion d’infimes parcelles eucharistiques sur des mains qui ne peuvent être ensuite purifiées, comme le sont, à l’autel, celles du prêtre.

Bien franchement vous donnez à de nombreux fidèles la pénible impression de n’être que, pardonnez-moi l’expression, « le petit télégraphiste » de M. Darmanin, dans une obéissance servile aux autorités politiques qui n’est, malheureusement, pas nouvelle. La tradition est ancienne. Ainsi, au moment des lois de séparation de l’Église et de l’État, Mgr Turinaz, évêque de Nancy, fustigeait : « les catholiques qui sont dominés et aveuglés par une double passion, la passion de la servitude envers l’État et la passion des concessions perpétuelles et universelles » (cité par Jean Sévillia in Quand les catholiques étaient hors la loi, p 213). Je vous confesse, bien simplement, ne pas avoir un respect quasi religieux pour les lois de la République. Ce sont les lois de la République qui ont programmé le génocide vendéen, confisqué les biens de l’Église, expulsé les religieux, et qui aujourd’hui légalisent 200 000 avortements par an, l’IMG jusqu’à la naissance, la distribution gratuite de pilules contraceptives aux mineures, etc. Sans doute pourrez-vous comprendre que tous ces faits créent une certaine distanciation avec la sacralité de la loi républicaine.

Enfin, après avoir été médecin des corps vous voici médecin des âmes. A vos enfants qui vous demandent du pain vous jetez des pierres et cela dans un contexte de désastre spirituel et matériel sans équivalent dans l’histoire de notre pays. Il est beaucoup question de ne pas désunir la communauté chrétienne. Louable intention ! Cependant cette recherche de l’unité ne peut se réaliser dans la soumission inconditionnelle aux autorités politiques. Elle doit se faire dans la charité qui est l’amour de Dieu. Ces divisions dans la relation au monde et aux autorités politiques ne sont pas nouvelles. N’est-ce pas saint Grégoire de Naziance qui, déjà, déclarait à propos des évêques de son temps : « Nous servons le siècle et les exigences de la foule. Nous laissons notre bateau aller au gré du vent du moment ».
Simple catholique du rang je n’ai d’autre prétention par ces quelques lignes que de vous signifier que votre propos m’a blessé. Je crains malheureusement ne pas avoir été le seul.

Veuillez agréer, excellence, l’expression de mes sentiments affligés, sereins et déterminés mais respectueux in Christo.
Jean-Pierre Maugendre
Délégué Général

PJ : Concernant la communion dans la main, je me permets de vous adresser le livre de Mgr Schneider : Corpus Christi la communion dans la main au cœur de la crise de l’Eglise
(1) Homme nouveau No 1707 du 14 mars 2020
(2) Mgr Schneider (in Christus Vincit, Contretemps, p 276)

 

La réponse d’une fidèle, requérante dans l’affaire qui a donné lieu à l’ordonnance du référé du Conseil d’Etat du 7 novembre 2020, chez l’Incorrect :

Monseigneur,

Suite à votre intervention sur radio Notre-Dame, c’est avec beaucoup d’émotion que je vous écris aujourd’hui.

Élevée dans une famille « moderne », née de parents divorcés, j’ai vécu une enfance dorée baignée dans le multiculturalisme et l’amour.

Je ne suis pas catholique de souche. Baptisée à un an, l’école privée m’a permis de faire ma première communion à l’âge raisonnable de huit ans, comme nombre de mes contemporains. En dehors de quelques rares occasions, je n’avais jamais assisté à la Messe. Je n’en ressentais pas le besoin. Jésus était amour, pourquoi aurait-il souhaité que je me réveille à l’aube plutôt que de profiter d’une grasse matinée ? Programme bien plus agréable après une soirée arrosée.

Ce repas auquel quelques prêtres osaient parfois m’inviter ne me tentait guère. L’amour je le partageais en famille et avec mes amis, quotidiennement et sans contrainte. Pourquoi ai-je donc changé ? Parce que l’Amour est exigeant. Cette exigence nous élève et nous transforme.

A 23 ans je rencontrais l’homme qui deviendrait mon mari. Il était ce que l’on peut appeler un « catholique traditionaliste », attaché à la forme extraordinaire de la Messe.  A l’époque, je ne connaissais rien de vos querelles de clochers. Pour moi les catholiques allaient à la Messe tous les dimanches, et tous communiaient dans la main comme on me l’avait appris. Il n’existait pas d’alternative. Je fus bouleversée de voir mon futur mari à genoux, la bouche ouverte, afin de recevoir la Sainte Communion. Cette position, à la fois fière et humble, me semblait étrangement incongrue et fascinante. A mon interrogation il répondit simplement : « Dans cette hostie se trouve réellement Dieu. Nous ne nous permettons pas de le toucher avec nos mains ». Je n’ai plus jamais communié dans la main depuis. Je suis toujours étonnée de voir combien cela choque. Bien plus que le fait qu’il est interdit, au commun des mortels, de toucher la reine d’Angleterre.

Monseigneur, j’étais jeune et j’étais en quête d’absolu. Vos messes dépourvus d’ornements, la communion dans la main, l’effacement de la dimension sacrificielle, l’oubli de l’importance du sacrement de réconciliation… tout cela ne me l’offrait pas. La manière de prier influe sur la manière de croire. Dieu est beauté, et il est bien plus grand que n’importe quel monarque terrestre. Il a donc le droit au plus somptueux décor et au plus grand respect. La communion sur la langue en fait partie. Comment osez-vous, Monseigneur, ne pas réfuter que communier sur la langue participerait à la propagation de l’épidémie ? Dieu porterait-il la mort, lui qui est la Vie ?

Évidemment, je ne demande pas au gouvernement de comprendre la transsubstantiation, mais à vous, notre pasteur, je vous demande d’en témoigner !

Vous nous traitez d’incultes, car nous sommes attachés à une tradition qui date « seulement » du VIème siècle ! Attachons-nous plutôt à la raison pour laquelle cette pratique a évolué à cette époque. Pourquoi vouloir à tout prix retourner à l’Eglise primitive ?  Ce n’est pas inutilement que Mère Thérèsa parlait de la communion dans la main comme « le grand malheur de notre monde actuel ». Saint Jean-Paul II assurait également ne pas être en faveur de cette pratique et ne pas la recommander. Faut-il rappeler que communier dans la main demande une autorisation spéciale ? Il s’agit donc bien d’une exception et ne devrait en aucun cas constituer une règle.

Monseigneur, je communie sur la langue et à genoux, car si Dieu se trouve réellement dans cette hostie, je n’imagine pas comment il pourrait en être autrement.

Je suis profondément peinée que vous puissiez qualifier notre attitude comme étant individualiste et égoïste. Non, nous ne faisons pas « les choses de notre côté ». Nous luttons pour rétablir le culte public dû à Notre Seigneur, c’est là son droit. Nous rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui lui appartient. Les catholiques sont extrêmement obéissants. Ils respectent les lois et payent leurs impôts. Mais lorsque les mesures de la République sont contraires aux lois de Dieu, nous devons nous y opposer.

Aujourd’hui je n’ai pas entendu un pasteur, mais un médecin plein de morgue et de mépris pour cette frange traditionnelle. Vous parlez de mesures d’hygiène alors qu’il faudrait nous parler de notre âme.

Le gouvernement supprime la Messe et vous le remerciez pour ce dialogue constructif. Vous nous incitez à nous taire, sous la menace de ne pas avoir de messes à Noël. Vous insinuez qu’à cause de nous, qui osons encore communier sur la langue, arriérés que nous sommes, vous avez essuyé un refus du Premier ministre. Quand bien même cela serait vrai*, cela aurait peu d’importance. J’ai renoncé au confort d’une vie sans contrainte, parce que Dieu m’a offert l’absolu. On ne transige pas avec l’absolu pour plaire à un gouvernement qui réduit nos droits telle une peau de chagrin. Il ne nous respecte pas car nous avons honte de ce que nous sommes. Nous demandons du bout des lèvres et baisons leurs mains quand ils nous accordent ce qui nous revient de droit.

Aujourd’hui, face à tant d’incertitudes et de perte de repères, je suis fière d’être catholique. Je désire servir Dieu chaque jour de ma vie.

Monseigneur, puisque vous insinuez que nous portons la responsabilité de cette nouvelle interdiction, j’ose rappeler que ce sont les mêmes catholiques que vous insultez aujourd’hui qui vous ont permis de réintégrer les églises en mai. A l’époque vous aviez bien menacé d’aboyer, mais nous n’avons rien entendu… Je découvre maintenant vers qui se tourne votre rage et votre mépris. Fort heureusement, les chiens aboient mais la caravane passe…

Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de ma respectueuse considération, et vous assure de nos prières,

Olympia De Poortere (requérante dans l’affaire qui a donné lieu à l’ordonnance du référé du Conseil d’Etat du 7 novembre 2020)

*Ce dont je doute, les vidéos citées, dans la réponse du ministre de l’intérieur au juge des référés du Conseil d’Etat, ne font nullement état de la communion dans la bouche.

 

Trouvé sur le blog d’Yves Daoudal

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Silence on tue …

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Restons calme mais avisé

Trouvé sur le site de Stéphanie Bignon, Terre et Famille
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Nous avons deux mémoires…

De  Marion Duvauchel, professeur de Lettres et de Philosophie

Autrefois, du temps où on enseignait encore un peu l’histoire ancienne (en classe de 6ème la séquence sur les grandes civilisations), nos enfants apprenaient le poids de l’Égypte et de la Babylonie dans l’histoire de l’aventure humaine. La Grèce antique pesait lourd dans ces programmes. Dame, nous lui devons beaucoup, pas tout, mais beaucoup. On ignorait à peu près tout de la civilisation indienne. Ce fouillis de dieux, il est vrai, eût sans doute affolé les collégiens : les enseignants plus encore. Au demeurant, rien qu’avec les deux grandes terres aïeules, il y avait de quoi faire, même avant qu’on n’exalte Sumer et l’épopée de Gilgamesh. Surtout, que ce soit conscient ou pas importe peu, cet enseignement autour de ces divinités variées s’accompagnait d’un questionnement sur l’origine des civilisations : comment elles naissent, comment elles meurent.  

Avec l’Inde, il faut ajouter : comment elles durent. 

Émergée et élaborée en même temps que les vieilles terres aïeules de Mésopotamie et d’Égypte,  cette antique civilisation n’appartient pas comme elles à un passé révolu : l’aventure indienne se poursuit sous nos yeux. Cette pérennité, elle la doit à la tradition. Les textes littéraires sur lesquels se fonde l’ensemble des conceptions indiennes ont été composés à une époque fort ancienne, et transmis oralement pendant une période étonnamment longue avant d’être rédigés. Si des altérations ont pu se produire, elles se manifestaient très lentement, déformant un thème initial par des fioritures, mais conservant pendant des millénaires la trace du thème initial. Les textes bouddhiques participent eux aussi de cette étrange manie d’un motif indéfiniment modulé, ce qui explique une littérature d’une abondance à tomber à la renverse, terriblement répétitive et, avouons-le,  d’un ennui mortel.  

Nos civilisations marquées par l’écrit ont oublié qu’avant d’écrire, on parle. Les philosophes diraient dans leur langage savant (ou cuistre) qu’il  y a prédécession  ontologique de la parole sur l’écriture. Que ce soit au niveau du petit d’homme comme au niveau d’une société émergente toute civilisation dispose d’abord d’une langue orale, qu’elle peut fixer  par écrit (ou choisir de ne pas fixer), grammaire et tutti quanti. La naissance de l’écriture, on le sait grâce à Jean Bottero, c’est trivial et comptable : on a besoin de calculer, d’enregistrer les stocks, de rédiger un contrat, c’est de l’enregistrement commercial… Et puis vient la poésie, l’ardent désir de constituer un roman du peuple, de la terre, des  rois. Un ardent désir de durer, donc de transmettre. Car nous avons deux mémoires comme disait le généticien Pierre Grasset : la culture doit se reprogrammer, d’où l’importance de cette mémoire culturelle, de plus en plus tributaire de l’écrit. 

Mais la part écrite de la transmission, c’est analogiquement comme au théâtre le texte. On transmet par des pratiques, des usages, des faires et des savoir-faire, et puis aussi, avec la part écrite, comme par surcroît. Elle compte, ne nous méprenons pas. Mais elle n’est pas l’essentiel. 

Nous avons eu une grande tradition universitaire orientaliste et en particulier indianiste qui a fait entrer l’Inde dans notre épistémè (avec un paquet de myopies et quelques mirages) ; nous avons eu une tradition anthropologique d’africanistes qui ont fait connaître la geste des Dogons du Mali et les techniques d’oralité, de cette palabre africaine dont il faut se  garder de médire : c’est une dimension de la langue  « phatique » tout autant qu’instrumentale. 

Comment se fait-il qu’il nous soit si difficile d’admettre que les Évangiles aient pu faire l’objet d’une oralisation et d’une récitation ? Comment se fait-il qu’il nous soit si difficile d’admettre que les Évangiles ont parfaitement pu être composés en araméen par des Araméens, alors même qu’on prétend qu’ils sont des gens frustres à l’exception de Jean ? Des gens simples ne parlent pas la langue de culture, ils ne parlent ni grec ni latin. Comment se fait-il qu’il nous soit impossible de revenir sur la question de ces évangiles prétendument écrits en grec, malgré les travaux de Jean Carmignac, de Claude Tresmontant, et plus récemment, ceux de Pierre Perrier, de Joseph Alichoran et de Jean-François Froger ? Le travail de Pierre Perrier en particulier a permis d’exhumer cette tradition d’oralité qui nous vient du premier christianisme. Cela remet en cause évidemment quelques dogmes qui viennent de siècles d’exégèse protestante, de cet historicisme critique qui n’est qu’une apostasie enveloppée de scientificité universitaire.  

Issu d’une religion juive, né en terre orientale où l’on parle l’araméen depuis des siècles, et où l’on parle sans doute encore l’hébreu, le Christ ne s’est pas incarné comme une sorte d’Araméen inculte parmi des Araméens plus incultes encore qu’il aurait choisi précisément pour leur ignorance, garante supposée d’une humilité tout aussi supposée, comme certains prêtres ignorantins nous le racontent le dimanche pendant leurs ahurissantes homélies.  

Le langage n’est pas là d’abord parce que les hommes veulent se parler et signer des contrats de mariage ou de vente, le langage est là parce qu’il y a la parole, c’est-à-dire le fait humain par excellence. Le langage est là pour que l’homme entre dans le monde de la signifiance et de la connaissance, à commencer par la connaissance de sa propre nature.  

Les Apôtres étaient des hommes sans aucun doute imparfaits, et leur première imperfection, c’est qu’ils ne comprenaient pas toujours bien ce que le Rabbi Yechouah  leur expliquait, ce qui de temps en temps l’a rendu nerveux ou du moins insistant : « comprenez-vous ce que je vous dis » ? Selon toute apparence, ils ne comprenaient pas bien ces histoires de temple qui est mon corps, du moins pas jusqu’à ce qu’arrive l’Auxiliaire chargé du reste de la formation. 

L’Inde védique a transmis pendant des millénaires des textes qu’elle tenait pour sacré, les Védas. Une caste de brahmanes (des gens spécialisés dans la gestion de la parole sacrée), a assumé ou s’est arrogée la charge de la transmission de cette lettre révélée, transmise oralement, puis fixée par écrit, en sanscrit disent les spécialistes. Sur ce point, on peut les croire. 

Ainsi, la transmission orale constituerait une sorte de monopole des civilisations indiennes et africaines tandis que le monde européen christianisé aurait été incapable de toute éternité de toute mémorisation de textes jugés importants, tellement importants que nous avons nous aussi des spécialistes qui ont la charge de ce dépôt sacré et dont la transmission vient des Apôtres. Oui, nous avons nous aussi, une certain sens de la Transmission.  

Les chrétiens d’Orient ont l’évangile dans le cœur, mémorisé depuis l’enfance en se soutenant de techniques tonico-posturales et de gestes liés à la bi–latéralisation du corps humain. Toute la Bible est d’ailleurs rédigée dans un style oral destiné à soutenir cet effort de mémorisation, ce dont les traductions modernes ne rendent pas compte et même qu’elles expurgent avec soin. En son temps, Marcel Jousse avait eu l’intuition de ces gestes mémoriels et avait tenté une anthropologie nouvelle. Si elle n’a pas eu le retentissement qu’elle méritait, ce n’est pas seulement à cause d’une formulation inutilement complexe de ces intuitions pourtant géniales. C’est parce que l’Himalaya de préjugés sur nos textes sacrés à nous, héritage de deux siècles d’exégèse historiciste largement protestante n’a cessé ses ravages.  

Les chrétiens d’Orient ont l’Évangile au cœur, enraciné dans leur corporéité même, avec la langue qui y est associé, la langue du Christ. La haine féroce qui s’acharne contre ce peuple héroïque, dernier vestige de la divine Présence incarnée, à travers la langue parlée et les traditions gardées, nous invite à prendre au sérieux la question du Prince de ce monde. Et leur héroïsme rend d’autant plus pathétique la pauvreté de notre christianisme vécu et intériorisé.  

Nos enfants chrétiens, eux, – les quelques rares qui vont encore au catéchisme – ont des livres de catéchisme qui s’ouvrent avec le grand cycle de l’évolution depuis le cousin primate jusqu’à l’homme actuel, avec les différentes étapes qui montrent comment il se redresse progressivement. Comment on a pu imprimer en première page ce schéma lamentable, voilà qui devrait nous laisser pantois. Et furieux.  

La question de l’évolution est évidemment une affaire intrigante. Et c’est sans doute une des questions les plus redoutables que  celle de l’abîme entre le texte de la Genèse et la fiction scientifique qui rend compte de notre évolution supposée. De fictions scientifiques, les cimetières respectifs de l’histoire des sciences et celle de la philosophie en sont pleins. 

Il faut dire aux enfants que devant la question de l’origine « historique » de l’homme, nous n’avons et n’aurons sans doute jamais de réponse claire, et qu’il importe peu de savoir qu’il y a un très ancien squelette qu’une presse stupide s’empresse de proclamer « le premier homme ». Viendra un jour où on trouvera un squelette encore plus ancien qu’on prétendra être le prototype de l’humanité. 

La réponse que donne la Genèse, ce sont les principes d’intelligibilité de notre nature humaine, qui ne dépend pas du temps, puisqu’elle vient d’un Dieu créateur. Ou qui ne dépend pas seulement du temps. Notre horizon n’est pas le covid 19, ni la mort biologique qu’on agite devant nos yeux à grand renforts de discours anxiogènes, notre horizon c’est l’Éternité participée : lorsque histoire et création seront entrées dans la plénitude de ce qu’on appelle les « temps ». Alors nous verrons l’histoire telle qu’elle est vraiment, non pas une interminable marche des empires, une effrayante succession de guerres, de royautés, de dynasties, de destructions, d’économies concurrentes, d’histoires des pandémies, des techniques, des grands hommes et des peuples oubliés, mais comme la marche de l’Amour, silencieuse et pourtant royale.  

Thomas d’Aquin rappelait que le temps est coextensif à l’Éternité. C’est un mot difficile.  

Autrefois, certains propos, certaines formules étaient donnés à méditer dans la nuit de l’intelligence, là où scintille une lumière nouvelle, celle de cet Auxiliaire qui attend que nous voulions bien y pénétrer, dans cette nuit obscure de notre âme immortelle, pour y écouter et y voir ce que le langage humain ne peut nous enseigner quand il est devenu trop pauvre ou trop arrogant. Et que peut-être bien, il n’est pas fait pour nous enseigner. 

Nous avons deux mémoires, la mémoire culturelle et la mémoire de l’Éternité. Celle-là, singularisée dans une ou plusieurs langues, dans un pays ou un terroir, dans une généalogie. Elle est précieuse et elle est fragile ; celle-ci, portée par l’histoire d’Israël prolongée de 2000 ans de christianisme et d’histoire ecclésiale, dans une Révélation qu’il revient aux chrétiens de transmettre, par toute leur chair vivante, dans toutes les langues du monde, parce que Celui qui en est l’objet est la Parole vivante, source de toute parole vivante.  

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Perles de Culture n°272 avec Jean-Michel Vernochet : des blasphèmes et de la débâcle

Anne Brassié reçoit Jean-Michel Vernochet pour évoquer ses deux derniers livres : « Post Covid-2.0 – Déconfinement à rebours & muselière pour tous » et « La Débâcle – Guerres oligarchiques contre les peuples » aux éditions Le Retour aux Sources.

Une intelligence clairvoyante alliée à une belle plume !

Jean-Michel Vernochet au Retour aux Sources

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Non, il n’existe pas de droit au blasphème !

Un rappel bienvenu de Mgr Cattenoz, Archevêque d’Avignon, trouvé sur le Salon Beige

Une question me travaille depuis des semaines : le blasphème est-il vraiment un droit en démocratie ? Les caricatures blasphématoires sont-elles un droit en démocratie ? Malgré les affirmations du président de la République, je réponds non à cette question et je voudrais argumenter ma réponse.

En terre d’Islam radical, le blasphème contre le prophète ou le Coran est passible de la peine de mort et dans certains cas par décapitation. Dans l’Église catholique, quand un tabernacle ou un ciboire contenant la présence réelle du Seigneur est profané, les chrétiens célèbrent des messes de réparations et de demande de pardon pour de tels actes de profanation.

Après les attentats de “Charlie Hebdo”, tout le monde était “Charlie” ! Personnellement, j’ai toujours affirmé : “Je ne suis pas Charlie”, tout en condamnant avec force les auteurs de cet attentat barbare et odieux. Il était fondamental de condamner l’attentat, mais il était tout aussi fondamental de me dissocier d’un journal qui fait sa une de caricatures aussi blasphématoires les unes que les autres.

Lorsque “Charlie” a pu reparaître des mois plus tard, la une était toujours scandaleuse et m’a profondément blessé. Elle représentait le pape Benoît XVI sodomisé par le prophète ! Et la presse s’est réjouie de voir ce “journal” renaître de ses cendres. Quelques temps après, j’ai eu l’occasion, lors d’un repas à la préfecture d’Avignon avec le ministre de l’Intérieur de l’époque, et les représentants des cultes de poser au ministre la question suivante : le blasphème semble faire partie des gènes de “Charlie Hebdo”, mais ne pensez-vous pas que la liberté de publier blasphème et caricatures s’arrête là où je blesse gravement mes frères ? Et je lui ai dit combien j’avais été profondément bouleversé de voir ainsi bafouer le pape Benoît et même de voir bafouer le prophète à travers cette caricature. Il m’avait répondu à l’époque qu’au gouvernement, il y avait eu un débat, car un certain nombre de ministres condamnaient une telle caricature au nom même d’une limite à la liberté dans un monde où nous sommes invités à vivre en frères.

Je dois avouer que j’avais pleuré devant une telle caricature qui blessait ma sensibilité de chrétien. Comment des journalistes peuvent-ils agir ainsi au nom d’un pseudo droit à une liberté totale et sans limites de caricaturer jusqu’à l’extrême et de s’en glorifier ? La démocratie ou le laïcisme n’ont rien à voir en cela.

Je croyais – naïvement peut-être – que l’homme était fait pour vivre en société et que la République avait cru bon d’emprunter aux chrétiens le symbole de la “Fraternité” comme emblème de la République ! Si nous sommes appelés à vivre ensemble en frères, la liberté de chacun s’arrête là où je blesse mon frère. Je peux certes entamer le dialogue avec un frère qui ne partage pas mon point de vue, et user de tout mon pouvoir de persuasion, mais déclarer d’emblée que le blasphème et les caricatures, quelles qu’elles soient sont un droit en démocratie, cela n’est pas juste, cela n’est pas vrai.

En même temps, cela ne justifie en aucune façon la décapitation d’un professeur d’histoire qui voulait réfléchir avec ses élèves sur la portée de telles caricatures et sur un tel blasphème remis au goût du jour dans une presse à scandale.

Je dois avouer combien je suis resté sans voix devant les déclarations du président de la République, qui plus est parlant depuis le Liban, face à un tel acte. Il a justifié au nom même de la démocratie la liberté de dire et de publier tout et n’importe quoi, la liberté au blasphème sous toutes ses formes. Je croyais rêver !

Je comprends qu’il soit de bon ton aujourd’hui de se moquer des religions et de les traîner dans la boue, mais les auteurs de tels comportements se rendent-ils compte qu’ils bafouent la liberté dans son vrai sens, son sens profond et authentique ?

Au nom même de la fraternité, base de toute vie en société, je ne peux que redire : la liberté de chacun s’arrête là où je blesse gravement mon frère ! Il s’agit là d’une vérité fondement même de toute vie en société ou alors nous allons vers une dérive totalitaire qui ne dit pas son nom. En même temps, il nous faut condamner avec force les actes de violences et de barbarie qui prétendent répondre à cette conception erronée de la liberté.

+ Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

Non, il n’existe pas de droit au blasphème !

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