Venez lire sous les sapins

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

retour au réel : message en or, sur un livre d’or, évidemment !

Une exposition a eu lieu à Grenoble, en novembre ,organisée par l’amicale des rapatriés. Beaucoup de  familles immigrées algériennes s’y sont rendues. Sur le livre d’or sont restées ces paroles :

« Vous les  pieds noirs que nous avons chassés de votre terre natale nous avons vite compris que vous aimiez l’Algérie plus que nous, parce que  vous l’aviez « enfantée » dans la douleur et élevée  avec courage  et dans le sacrifice……Le peuple  Algérien d’après 1962 n’arrivera jamais  à faire  quelque chose de ce pays car pour la  grande majorité ils l’ ont trouvé comme un beau jouet laissé à des enfants gâtés……Le jouet est cassé depuis longtemps et les dirigeants  qui ont accaparé le pouvoir ont été incapables de stimuler le peuple pour lui faire aimer son pays . Au contraire ils n’ont rien fait pour  dissuader, retenir tous ceux qui l’ont fuit . Ils ont même exiger plus de visas et  de conditions d’accueil des pays étrangers . Ils ont passer leur temps et leur énergie à alimenter les rancunes et la haine envers vous les pieds- noirs et la France pour  faire diversion de leur incompétence.  Alors nous aussi nous sommes partis, ne voulant pas que nos enfants coulent avec ce bateau à la dérive.  Pardonnez nous d’avoir découvert trop tard combien vous alliez  nous manquer et surtout manquer à l’Algérie. Merci de cette magnifique exposition qui montre à la ville de Grenoble , ce que nous avons été capable de faire ensemble dans ce pays jusqu’en 1962  « 

signé illisible ,”enfant du bled né en 1959 ,professeur d’enseignement secondaire “.

Publié dans Retour au réel | Un commentaire

Retour au réel « On ne soumet la nature qu’en s’y conformant » Francis Bacon

A quoi reconnaît-on l’intelligence ? De façon objective l’intelligence nous sert d’abord à appréhender notre environnement pour mieux nous y adapter. Depuis toujours,  notre petit Moi n’a de chance de survie que s’il se conforme à la nature pour lui résister et la soumettre.

Cette souplesse impliquant beaucoup d’humilité est bien le signe de l’intelligence humaine qui ne subit pas mais transforme à son avantage les conditions extérieurs.  Et c’est bien cette capacité à plier pour mieux résister qui conditionne notre liberté. Pour  être le moins possible tributaire de la nature donc libre, il faut  pour commencer, obéir.

Obéir c’est reconnaître qu’il existe quelque chose au-dessus de soi, c’est donc sacraliser la Vie et tout ce qui la rend possible et tout dans le cosmos est nécessaire à la Vie ( l’atome, l’humus…).

Cette conscience qui nous permet de nous situer dans la Création est l’expression de notre liberté.

La question est : qu’en faisons-nous? Nous avons commis le Péché Originel qui fut notre première désobéissance à Dieu et maintenant nous devons nous faire pardonner.

Notre chance c’est Jésus Christ et Marie qui viennent  en contre point d’Adam et Eve nous montrer la voie de la réparation.

Jésus ne s’arque boute pas contre le péché originel il l’accepte, l’admet comme indispensable dans sa potentialité à la réalité de la liberté humaine.

Nous avons été créés libres, nous avons le pouvoir de désobéir. Jésus se conforme à la nature pour mieux la soumettre. Il ne s’arque boute pas contre ses ennemis mais il se conforme à la nature, l’œuvre de son Père.

Jésus et Marie nous montrent la voie, ils obéissent. Leur obéissance devrait être notre idéal, notre modèle, notre fil conducteur car elle est notre salut, le seul antidote contre le désordre malin.

Au contraire de nos démocraties boursouflées et bientôt impotentes, l’Eglise à l’instar du Christ et de Marie accepte la nature de l’homme telle qu’elle fut créée. Elle ne cherche pas à rebâtir un  Homme nouveau sur les sables mouvants de l’utopie. Vous me direz : pourquoi mélanger politique et religion ; je vous répondrai : posez  la question à nos tristes sirs de la politique qui se permettent de mettre les lois de leur république au-dessus de la morale.

Jésus construit son Eglise sur Pierre et pourtant Pierre l’a renié trois fois… Et l’Eglise toujours sur les pas du Christ sait qu’elle n’est faite que d’hommes imparfaits et l’accepte.

Ne se prenant pas pour Dieu, l’Eglise ne cherche pas à créer de nouvelle lois, elle s’appuie sur l’usage et s’efforce de toujours rester dans sa compétence. Ce qui assure sa pérennité.

La République démocratique est dans la posture inverse. Elle ressemble à une femme obligée de toujours plus se dénuder pour rester aguichante. Et aujourd’hui ses formes avachies apparaissent clairement. Elle veut faire plier la nature (avortement, mariage homosexuel et agriculture intensive.)

N’acceptant rien au-dessus d’elle, rien ne peut la tirer vers le haut. Elle est condamnée congénitalement à finir par ramper, écrasée sous le fardeau de sa désobéissance permanente…

Que peut-on alors souhaiter, espérer ? Que , quelque soit le futur pouvoir temporel, il s’agenouille devant Dieu. Souhaitons, prions pour un nouveau baptême de la France sans lequel nous ne pourrons travailler à la restauration du monde.

Stéphanie Prévot

Publié dans Retour au réel | Laisser un commentaire

Retour au réel Ferdinand Buisson, le second maître de Vincent Peillon

Président de la ligue des droits de l’homme, l’homme en général,pas du catholique puisqu’il a soutenu Jules Ferry dans son action d’éradication de l’enseignement catholique Ferdinant Buisson était  ce qu’on appelait un protestant libéral , président de la ligue de l’enseignement et président de l’Association nationale des libres penseurs. Il inventa le mot laïcité . Il s’occupa des orphelins de Paris et créa lui même des structures d’accueil laïc pour éviter aux  enfants de tomber dans les griffes des religieux catholiques lesquels remplissaient cette fonction depuis quinze siècles environ…, Voilà  le second maître de Vincent Peillon qui rédigea un essai intitulé . Une religion pour la République. La foi laïque de Ferdinand Buisson.

On y trouve ces lignes relevées par monsieur l’Abbé Bourrat

« La France a cette singularité qu’élevée dans la religion catholique, n’ayant pas su faire droit à la Réforme, elle n’a pas fait pénétrer dans ses moeurs une religion du libre examen, de l’égalité et de la liberté. » Ces gens s’étonnent qu’on ne se soit pas laisser réformer . Un scandale pour eux.

Leur laïcité  consiste à évincer notre religion pour y mettre la leur, républicaine et protestante. En d’autres mots c’est Ote toi de là que je m’y mette. Y a du souci à se faire….diraient nos jeunes.

Publié dans Retour au réel | Laisser un commentaire

Bach au service de la Foi à l’église des Billettes

Le Forum de la France Chrétienne nous invite

le Vendredi 16 Novembre à 20 h 30

Concert et méditations sur le thème

« Bach au service de la foi »

d’après le livre du Pasteur Alain Joly :

« Prier 15 jours avec Jean-Sébastien Bach »

qui sera dédicacé par l’auteur.

Nanon BERTRAND, orgue

Pasteur Alain JOLY, méditations

PROGRAMME

o Toccata et Fugue « Dorienne » – BWV 538.

o Choral « O Lamm Gottes, unschuldig » (Ô innocent Agneau de Dieu) – BWV 618.

o Cantate pour le 21

e

dimanche après la Trinité « Aus tiefer Not schrei ich zu Dir » (Du fond de

ma détresse je crie vers Toi) – BWV 686 n°18.

o Choral de Leipzig « Allein Gott in der Höh sei Ehr » (Ô Dieu très haut sois seul loué) – BWV 663.

o Variations canoniques, pour le Temps de Noël, sur « Vom Himmel hoch, da komm ich her »

(Du haut du ciel je viens ici) – BWV 769.

Merci d’apporter de quoi partager une collation amicale nourritures terrestres (dames) et boissons (messieurs)

Eglise des Billettes

24 rue des Archives 75004 Paris

(Métro & parking Hôtel de Ville)

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

La chute d’un héros socialiste

Aucun lycée, aucune avenue, aucune place de France ne devrait s’appeler Jean Jaurès. Il pourrait, aujourd’hui, être traîné devant les tribunaux pour diffamation, discrimination et incitation à la haine religieuse…contre les catholiques .Et pourtant l’année 2013 va être consacrée à la célébration de ce bon socialiste mort ,assassiné le 31 Juillet 1914.

La biographie que vient de lui consacrer Bernard Antony qui ne déteste pas son personnage, ils sont du même pays, le Tarn, est une révélation des raisons de cette réputation. Il fut aux côtés du petit père Combes et de l’affreux Jules Ferry pour anéantir l’Eglise catholique, expulser ses congrégations et interdire l’enseignement catholique. Il admirait la cathédrale d’ Albi « bien qu’elle symbolise tant de siècles d’ignorance et de douleur. »

Remarquable orateur, d’une grande culture, ce brillant normalien donne toute sa mesure en rédigeant en feuilleton pour les militants du parti L ‘Histoire socialiste de la révolution française. Les envolées lyriques sur les mille et un bienfaits de cette période se succèdent, comme la justification des pires actes dont le vol des biens d’église, la nation avait besoin d’argent et le martyre infligé à tant de français. Il finit, tiré comme un lapin, la Providence a de l’humour !

L’inquiétant c’est que Vincent Peillon, ministre de l’éducation est un fan de Jaurès. Or en lisant l’ histoire de la révolution de Jaurès, on se rend compte que notre 21 ième siècle reste imprégné de tous ses mots d’ordre : l’ennemi de la république, catholique le plus souvent, est criminel, il n’y a pas à le juger mais à l’exterminer. C’est un fanatique, un ennemi du peuple, un traître. Enfin il faut régénérer le peuple. Un exemple parmi tant d’autres prouve actuellement l’ostracisme déterminé de la République et de son bras armé , le CSA qui refuse à la télévision catholique KTO le droit d’émettre  sur TNT alors qu’elle vient d’accepter la candidature d’une télévision consacrée aux minorités raciales, religieuses ou sexuelles, intitulé Tvous la diversité. On peut en conclure deux choses ,une bonne : les catholiques ne sont pas une minorité ! et une mauvaise les catholiques sont des mous de supporter cette interdiction !

Bernard Antony  cite en parallèle les jugements de Taine, de Furet,  de Courtois et de Reynald Sécher et se moque des thuriféraires de cette exquise période que sont Soboul et Rébérioux. Il est brillamment interrogé par Cécile Montmirail ce qui rend le livre aisé à lire. Bref une réplique magistrale préventive ,comme l’écrit, Yves Daoudal dans Reconquête, à toute la propagande qui va encore déferler sur les ondes et dans la presse.

Pour en finir avec la célébration du socialisme ,

L’abbé de Tanouarn nous a proposé sur son blog ce texte du pape Pie XI tiré de Quadragesimo anno  qui condamne non seulement le communisme, mais, explicitement, le socialisme né de la scission du Congrès de Tours :

« Nombreux sont les catholiques qui, voyant bien que les principes chrétiens ne peuvent être ni laissés de côté ni supprimés semblent tourner le regard vers le Saint Siège et nous demander avec insistance si ce socialisme est suffisamment revenu de ces fausses doctrines pour pouvoir, sans sacrifier aucun principes chrétien, être admis et en quelque sorte baptisé.

Voulant, dans notre sollicitude paternelle, répondre à leur attente, nous décidons ce qui suit : qu’on le considère soit comme doctrine, soit comme fait historique, soit comme action, le socialisme, s’il demeure vraiment socialisme, même après avoir concédé à la vérité et à la justice ce que nous venons de dire, ne peut pas se concilier avec les principes de l’Eglise catholique, car sa conception de la société est on ne peut plus contraire à la vérité chrétienne. Selon la doctrine chrétienne, en effet le but pour lequel l’homme, doué d’une nature sociable, se trouve placé sur cette terre est que, vivant en société et sous une autorité émanant de Dieu, il cultive et développe pleinement toutes ses facultés à la louange de son Créateur et que remplissant fidèlement les devoirs de sa profession ou de sa vocation quelle qu’elle soit, il assure son bonheur à la fois temporel et éternel. Le socialisme, au contraire ignorant complètement cette sublime fin de l’homme et de la société, ou n’en tenant aucun compte, suppose que la communauté humaine n’a été constituée qu’en vue du seul bien être… Que si le socialisme, comme toutes les erreurs, contient une part de vérité (ce que d’ailleurs les Souverains Pontifes n’ont jamais nié) il n’en reste pas moins qu’il repose sur une théorie de la société qui lui est propre et qui est inconciliable avec le christianisme authentique. Socialisme religieux, socialisme chrétien, sont des contradictions : personne ne peut être au même temps bon catholique et vrai socialiste.» (Encyclique Quadragesimo anno, paragraphe 54 et 55).

Photocopiez, seul le papier reste et distribuez pour que la célébration à venir du grand tarnais soit un peu moins flambante et qu’on en finisse avec les discussions oiseuses.

Jaurès le mythe et la réalité . Bernard Antony . Atelier Folfer.

Anne Brassié

Publié dans Les émissions d'Anne Brassié | Laisser un commentaire

Une nouvelle Foire du trône !

La Foire du trône,

au château de Versailles…

Après un Murakami japonais, voici au château de Versailles un Murakami portugais mais toujours les mêmes totems exubérants et vides de sens… La presse évoque quasi unanimement des délires : « C’est la foire du trône ! » titre un grand quotidien.

De purs produits financiers sont encore une fois imposés à des touristes venus du monde entier admirer l’art classique dans toute sa pureté. Nous espérons que les nombreuses réactions depuis celles de notre collectif Versailles Mon Amour jusqu’à l’Académie Française en passant par celles de simples contribuables, feront que ce sera la dernière plaisanterie de ce type.

La justesse et la fermeté de Versailles Mon Amour nous auront au moins épargné l’exposition de l’une des œuvres maîtresses de « l’artiste » : un lustre dont les pampilles sont des tampons hygiéniques. Après l’urine et la merde, le sang menstruel s’imposait pour la plasticienne. Restent en piste pour l’avenir la sueur et les crottes de nez. Mais nous subirons des escarpins géants en casseroles, dans la Galerie des Glaces, des lions de jardins recouverts de macramé, un cœur tressé de couverts en plastique rouge et quelques monstres pompeusement intitulés walkyries dans la galerie des Batailles. Le tout justifié par un raisonnement « conceptuel » attristant.


« L’absconnerie » atteint des niveaux inégalés. La reine guillotinée serait pour Vasconselos une héroïne de la libération de la femme: « Elle n’est plus la femme du roi, mais une femme politique, exécutée pour cette raison. Son exécution est l’un des tout premiers moments de l’émancipation de la femme. Sans elle, je ne serais pas ici. » La ministre de la culture parle de réflexion sur la place des femmes dans la société. Nous nous interrogeons sur la place d’Aurélie Filipeti au ministère.


L’une des œuvres s’appelle Contamination. Titre intéressant car elle propage en effet, après d’autres, une véritable pollution des lieux mais aussi des esprits. Ses monstres de tissus dans la Galerie des Batailles… tirés des mangas japonais sont une insulte à tous les héros des tableaux. Une théière géante trône devant le château.


Une circulaire du ministère, depuis une dizaine d’années, incite fermement les conservateurs à créer des expositions d’art contemporain au cœur des plus beaux trésors de notre patrimoine (musées, châteaux ou abbayes). Les budgets sont prévus et donnés… Mais peut-on imposer l’harmonie par décret? Si l’art n’est pas admiré librement, c’est qu’il est l’outil d’une propagande. Staline imposait ainsi aux soviétiques l’art réaliste, l’art contemporain de son temps.

Rester libre d’admirer ce que nous aimons sans pollution tel doit être le combat de chacun dans sa ville pour protéger notre patrimoine.

Publié dans Versailles Mon Amour | Laisser un commentaire

Invitation au concert

Promenade lyrique d’automne

Ann Ventena

soprano

Le dimanche 7 Octobre à 17 h

A l’Orangerie de Soisy sous   Montmorency (près de l’église)

Haendel, Mozart, Schubert, Fauré, Poulenc, Massé, Offenbach, Verdi et Donizetti.

Accompagnée au piano   par Christophe Vincent

Entrée libre

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Retour au réel ou l’espérance du roi

Sur l’excellent blog  Conseil dans l’Espérance du Roi :

« A nous de  faire découvrir au peuple de France qu’il n’est que le dindon d’une farce qui dure depuis 223 ans (dans 4 jours). Que les Lumières auxquelles se réfère sans cesse le clergé de la pensée conforme et obligatoire se sont bien vite éteintes dans les lanternes révolutionnaires (2). Que les idées généreuses de 1789 ont été dénaturées dans les violences de 1793 puis dévoyées dans les totalitarismes que nous avons connus par la suite mais pour lesquels osent encore militer sans vergogne quelques pseudo-révolutionnaires cataleptiques. Que depuis l’instauration de ce que l’on nomme abusivement la République , les institutions de notre pays, au travers de ses quinze constitutions et vingt-cinq révisions de la dernière, ressemblent à un bateau ivre se trompant sans cesse de port. Que pour toute réponse à ce constat d’échec de nouveaux imposteurs ne se risquent à lui proposer que la fondation…d’une Sixième République ! Que cette oligarchie, si majestueuse dans ses palais et si prétendument vertueuse dans ses proclamations, n’a plus à lui offrir que ses turpitudes, son incurie, sa lâcheté et, par voie de conséquence, sa tyrannie.

A nous de lui faire admettre que “…L’histoire d’aujourd’hui n’est pas plus tenue par la nécessité que celle d’hier. Ce qui a été construit par les contingences de l’histoire passée peut être déconstruit par les bonnes décisions de l’avenir”  et que tous les éléments qui concourent à accentuer le déclin de la France ne sont au fond que “…Des maladies récentes, attrapées un jour d’hiver et que le printemps guérira” (3). A nous de lui montrer que le royalisme…c’est le printemps.

C’est là la raison d’être et la seule prétention du Conseil dans l’Espérance du Roi.

Et après ?, me direz-vous.

Après, il ne suffira pas à l’un des Princes de France  de prétendre. Il faudra être. C’est cela et seulement cela qui pourra “convaincre les Français de le suivre à rebours du chemin qu’ils ont tracé pour la République” (4). A défaut, il conviendra de se souvenir de l’an 987 et de la plaine de Senlis avec, à l’esprit, la sentence de Jules César rapportée dans le Lien légitimiste: “Humanum paucis vivit genus” (Le genre humain (sur-)vit par peu d’hommes).

Conseil dans l’Espérance du Roi.

3) Philippe Nemo

4 Y.M Adeline

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Retour au réel socialiste

Avis à la population : nous allons nous retrouver sous peu en démocratie populaire . Ecoutons Vincent Peillon, le ministre de l’instruction public : »Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. » Votre enfant ne pourra plus dès la naissance être un français, héritier d’une terre et d’une famille, baptisé dans la foi catholique. Il devra être un homme nouveau…le zombi qui n’existe pas .Le délire idéologique bat son plein .La morale laïque qu’on  imposera à l’enfant (déjà en germe dans les programmes) sera celle de la République coupeuse de têtes, anti catholique. On y apprendra qu’il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté républicaine, pas d égalité pour les citoyens français qui doivent laisser leur place à d’autres ni de fraternité bien sûr . S’il n’y a pas de père il ne peut y avoir de frêre.  On a vu les résultats de cette belle propagande en URSS ,en Chine, au Vietnam, Les enfants dénonçant leurs parents. Le bond en avant  est flagrant !

Publié dans Retour au réel | Laisser un commentaire

Sur les écrans To Rome with love

Pour oublier la lourdeur du temps présent, filez à Rome avec Woody Allen. Son dernier film est heureux au possible. Il est mal critiqué par certains. Bien sûr il se moque des media, des metteurs en scêne d’opéra, des femmes américaines sans tête, de lui même.Un régal d’originalité et un cinéaste qui sait filmer la Ville éternelle.

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Hommage à Georges Mathieu

Désormais seul en face de Dieu

Publié le 29 juin 2012 par Anne Brassié

Tel était le titre du dernier livre de Georges Mathieu. Décédé il y a peu, il est désormais seul en face de Dieu. J’avais présenté son livre aux lecteurs de Présent en ces termes:

Avoir pour ancêtres les chevaliers d’Escaudoeuvres et Godefroy de Bouillon implique des devoirs. Georges Mathieu l’a senti. Premier anachronisme  en ces temps de devoirs de l’homme. Cocteau définissait ainsi le peintre: « Georges Mathieu est un grand seigneur, tout ce qu’il touche devient féodal et noble. Il fait revivre dans le règne de l’art une aristocratie morte, la sienne étant mille fois plus légitime que l’aristocratie du gotha. »

Second anachronisme en matière d’art il recherche et célèbre le beau,en un temps de victoire totale du laid,du primaire. Alors qu’un exposition se déroule à Paris, sous l’égide de la Mairie de Paris sur l’art populaire et l’art asilaire américain, Georges Mathieu établit la distinction entre travail artistique,apprentissage, approfondissement et peinture avec une queue de singe. Troisième anachronisme, Mathieu récuse l’existence d’un ministère de la culture, ses pompes  et ses oeuvres dont les subventions déversées sur tout et n’importe quoi.

Plusieurs parties donnent à ce livre une grande variété: théories sur l’art, exposés philosophiques de haut vol, pamphlets politiques, lettres aux ministres de la culture et lettres de château quand Georges Mathieu a été reçu comme il l’aime et lettres de charme aux femmes qui l’ont charmé.

Mais un point commun toujours: l’exigence spirituelle, la foi en une Europe ancienne et la nécessité d’une prédominance culturelle sur les ordres économiques et politiques. « Ce qui fait aujourd’hui l’Europe, c’est qu’elle est liée fondamentalement,-et on le souhaite irrévocablement-à la notion de personne, élaborée à Nicée en 325 . C’est à partir de cette même notion que l’Europe doit se faire et non à partir de structures économiques dérisoires. L’Europe que nous souhaitons n’est pas une Europe matérialiste, c’est une Europe sensible et humaine. » Il dira ailleurs: « Tant que l’ordre culturel ne l’emportera pas sur les ordres économiques et politiques, il n’y aura pas de vraie civilisation. »

Le seul problème c’est l’inculture de certains fonctionnaires de la culture qui doivent ignorer  ces temps obscures, où est Nicée et  ce qu’est une personne. Encore un autre anachronisme, Georges Mathieu estime que pour traiter de peinture, d’art ou de philosophie il faut être peintre  ou philosophe. Il trouve anormal que des fonctionnaires publics, ils sont seize mille, s’occupant de gestion, de conservation, ou de répartition de l’argent de l’Etat en matière d’art, vivent douillettement dans de jolis bureaux pendant que les vrais artistes, ceux qui luttent quotidiennement avec les muses sont au pain sec et à l’eau. Ce détournement de l’argent vers les non productifs qui n’affectent pas seulement le domaine de l’art mais tous les domaines commerciaux est sacrément épinglé par notre grand peintre qui ne peut être soupçonné de prêcher pour sa paroisse puisque son succès, dès les années cinquante, le mit à l’abri du besoin. Inculture de ces fonctionnaires mais aussi insoumission caractérisée: Monsieur Lang s’était vu interdire le projet des colonnes de Buren au Palais Royal par le Service des Monuments mais Monsieur Lang se fout des lois comme Monsieur Léotard à qui Mathieu écrit cette lettre ouverte :« Monsieur le Ministre, il est temps de mettre un terme à l’entreprise concertée de dégradation des monuments français. Je conçois votre difficulté à prendre parti dans l’affaire du Palais Royal, laquelle n’est qu’une illustration de la politique aberrante menée par votre prédecesseur avec la complicité d’un ingénieur des Ponts et Chaussées, passé directement de la gestion des constructions hospitalières à la direction du patrimoine.

Après le massacre de Fontevrault, la dernière victime risque d’être la malheureuse Abbaye du Bec Hellouin qui verra, plaquée sur son enceinte, la traverse horizontale d’une gigantesque croix en acier inoxydable, de cinquante cinq mètres de long sur quatre d’épaisseur !

« Ce sont de véritables attentats commis en toute impunité sous le couvert de la notion de modernité. Il ne s’agit pas en effet , d’une démarche artistique qui souhaiterait conférer un supplément de beauté à un lieu ou à un monument. Il s’agit d’une démarche subversive qui a la volonté de faire enrager la conscience bourgeoise, comme la conscience populaire en bafouant les lois de l’harmonie, du bon sens, de la raison. »

Parmi ses ripostes aux ministres, Léotard, Lang, Landowski, la dernière est encore à citer parce qu’elle répond à tant d’inepsies en matière d’enseignement: « De grâce, ne reprenez pas à votre compte cette pathologie de l’égalité qu’est l’égalitarisme. L éducation artistique n’a pas pour mission de supprimer les inégalités sociales mais de faire surgir chez tous ce sentiment de dignité et de grandeur qu’ils ignorent en eux. »

Rassurez vous Georges Mathieu est le peintre le plus inséré dans son temps,écran de télévision, pièces de monnaie, murs d’usine, mobilier, tout a été transformé par cet » amateur du beau » pour qui l’environnement des hommes est essentiel à leur harmonie. Quand l’aviation soviétique a abattu en plein vol un Boing de la Korean Air Lines en 1983, Mathieu exprima son indignation sur une toile. Les grands artistes  et philosophes de son temps sont reconnus et admirés de lui. C’est son temps qui ne le mérite pas . Pourquoi cette présence au 20 ième siècle? Peut être parce que Gorges Mathieu est monarchiste, car le monarque, comme le remarque Jean Noël Lalande dans sa préface, est porteur d’une vertu unique, « l’aptitude à incarner la tradition tout en assumant la nouveauté ».

Désormais seul en face de Dieu est un beau livre d’esthétisme et de spiritualité qui exalte le coeur et revigore l’esprit.

Publié dans Versailles Mon Amour | Laisser un commentaire

Un bel été avec des livres évidemment


L’imprévu
dans l’histoire de Dominique Venner chez Pierre Guillaume de Roux.

Récit passionnant de 13 meurtres exemplaires dont celui du premier ministre russe le grand Stolypine par un riche héritier juif, Bogrov, celui de François Ferdinand, Darlan ou Kennedy. Extrêmement instructif et plein d’humour comme toujours avec Dominique Venner: « la religion de l’amour universel conduit souvent au massacre. Compensation fréquente de l’inaptitude à l’amour pour une personne réelle et proche, femme, homme, enfant, l’amour de l’humanité est d’autant plus frénétique qu’il est abstrait et absolu. Malheur à celui qui doute ou qui résiste. »Les hommes sont si stupides,disait le philosophe révolutionnaire russe Bielinski, qu’il faut les mener au bonheur par la contrainte. » Ce qui revenait à dire que pour assurer le bonheur des humains, il faut commencer par leur couper le cou. Programme très à la mode depuis 1793. »

Sacré art contemporain d’Aude de Kerros. Evêques, Inspecteurs et commissaires. Jean Cyrille Godefroy.

Un art sacré d’Etat envahit nos églises imposé par des évêques et des inspecteurs pour qui l’art contemporain est le nec plus ultra. Les autres artistes comme Philippe Lejeune ou Aude de Kerros qui peignent des apôtres et des saints sont priés d’aller ailleurs. Tout ce petit trafic est clairement démontré, la stupidité identifiée et les responsables montrés du doigt. Utile et salutaire pour ceux qui n’en peuvent plus de voir des horreurs envahir nos musées ,nos châteaux et nos abbayes. Allez voir sur le blog Versailles mon amour les oeuvres de Dame Vasconselos exhibées au château . Ses escarpins géants en casseroles dans la galerie des Glaces vous laisseront muets.

Jules l’imposteur  par François Brigneau chez Dominique Martin Morin.

Par l’un des plus grands polémistes de notre temps, récemment décédé, François Brigneau, le portrait au vitriol mais rigoureusement exact de Jules Ferry, l’un des anti cléricaux les plus virulents qui, de 1879 à 1914 a écarté , démocratiquement, les catholiques du pouvoir et interdit aux congrégations religieuses d’enseigner. En prime une remarquable préface de Jean Madiran qui nous invite à reconquérir le Panthéon volé à l’Eglise à la Révolution pour y enterrer ses petits hommes: « Si nous ne capitulons pas, Dieu aidant, un jour le Panthéon sera définitivement rendu à Sainte Geneviève; la France sera rendue à la France. » François Brigneau reproche à Ferry de lui avoir imposé une éducation strictement laïque: « Jamais je ne serai le catholique que j’aurais aimé être, de nature et de sentiment, sans grands tourments d’esprit, dans la banalité des certitudes. C’est la grande victoire de Jules Ferry l’imposteur. »

C’était des hommes. Histoire vraie de la guerre d’Indochine par Roger Holeindre. Editions d’Heligoland.

Par un homme du métier qui fut  plus tard grand reporter à Paris Match voilà l’histoire d’une guerre qui mit fin à une amitié née en 1626. Les japonais expansionnistes puis les gaullistes inféodés aux marxistes puis le vietminh ont fait souffrir mille morts aux indochinois et aux français considérés comme des collaborateurs parce que fidèles au Maréchal Pétain. Tout cela sous l’oeil goguenard des Américains qui croyaient tirer les marrons du feu et qui, en réalité, creusaient la tombe future de leurs soldats. Des documents très originaux, des récits de guerre prenants et une lucidité que l’avenir a démontrée. Lisons cet extrait d’une lettre prémonitoire du Maréchal de Lattre de Tassigny au général Salan : « Si nous perdons ici (Indochine), tout s’écroulera; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes. Le lavage de cerveau, l’endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles. C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut être même un jour en France. »

Magnificat de René Bazin chez Via Romana .Réédition.

Ce très beau roman raconte l’histoire d’une vocation religieuse, celle d’un paysan breton qui part à la guerre de 14 et s’instruira dans les tranchées. La terre bretonne, la famille et la bien aimée de Gildas resteront dans votre mémoire…si belle est l’écriture et le sens du réel.

Le voisin. M.A.Graff. éditions Ramses VI.

Roman à suspens très bien ficelé sur la difficulté d’aimer un tueur à gages….Impossible d’en dire plus ! Mais on ne lache pas le livre.

Jeanne d’Arc .La vérité sur un faux procès.Par Alain Bournazel . Artena éditions .

Officier de Saint Cyr, énarque, Alain Bournazel explique le procès jour après jour  et en souligne toutes les malhonnêtetés. Il évoque aussi le procès de réhabilitation peu connu. Vous suivrez le récit des combats contre les Anglais comme si vous y étiez et la Normandie défilera sous vos yeux, amis auditeurs normands. Le livre d’un très grand historien qui se lit avidement.

Confessions. Les poètes maudits.Verlaine .Préface de Jean Baptiste Amadieu.Via Romana.

« Je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal  que je ne veux. « Racine et Verlaine sont frêres. « Je suis entré dans la Via Dolorosa des plus intîmes aveux. » écrit il dans ses confessions si émouvantes et stylées. Ses portraits de Rimbaud et de Marceline Desbordes Valmore, éperdus d’admiration touchent le lecteur . Une belle action que cette réédition décidée par Maxence Caron.

Maurice Bardeche par Françis Bergeron.Editions Pardes.

Lisez vîte cette petite biographie de Françis Bergeron qui vous fera comprendre la taille de ce normalien, agrégé de lettres qui aurait pu avoir la carrière d’ un Pompidou ou  être académicien, dont la carrière fut brisée par son soutien sans faille à  son ami Robert Brasillach. Ses études de Balzac, Flaubert, Proust, Céline et Stendhal font autorité .Quand à son portrait de notre siècle écoutez son credo  « Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté,à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hierarchies que celle de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies.Je crois que gouverner, c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré. »

A propos de l’idéologie compassionelle : « Ce qu’on cherche à émouvoir en  nous ce n’est pas ce qui est noble,généreux, viril,ce sont au contraire nos nerfs, nos pleurnicheries,notre crédulité, notre niaiserie. » et en fin « Nous sommes arrivés, sans nous en rendre compte , à un régime où il n’est plus permis de penser incorrectement. » Maurice Bardèche se déclara, après 45, fasciste . C’est interdit mais on peut se déclarer communiste, c’est même chic et bien vu !

L’immense leçon que je reçus de Maurice et Suzanne Bardèche,à chacune de mes visites, fut celle de l’intelligence heureuse qui se joue de tout, de la bêtise et de la mort, du mensonge et de la haine. Une intelligence heureuse est un trésor rare que n’ont évidemment pas découvert ses sinistres contemporains. Faire son travail le plus honnêtement possible et dans son cas réfléchir le plus rigoureusement possible, fonder une famille, élever ses enfants pour en faire des hommes et des femmes dignes de ce nom, voilà ce que conseillait Maurice Bardèche aux jeunes venus l’écouter. »

Ed Pardes

René Benjamin , un écrivain si français.Par Xavier     Soleil.Edition Pardes.

ll fut une gloire de la litterature française. Son neveu puis son fils moururent au combat pour défendre la France. Son oeuvre est considérable, ses biographies de Balzac et de Marie Antoinette n’ont jamais été égalées. Mais ceux qui nous « libérèrent » en 44 l’ont mis en prison. Motif : son peu de goût pour la démocratie. Alors il décida de ne plus s’occuper de politique .  » Cela ne me regarde pas , puisque j’ai décidé dans ma vie d’aimer, de chercher et, si je peux, de créer du beau et du durable. S’attacher à la bassesse et à l’éphémère, c’est temps perdu. Le beau! Le beau qui naît d’un merveilleux mariage entre la passion et la sagesse-donc supérieure à tout ce que créee la passion seule, et l’intérêt seul.

La sagesse ne vient pas que de l’intelligence. Elle est un merveilleux équilibre, une symphonie de la conscience, du coeur et de l’esprit.Le beau survole tout. »L’accord intime du premier biographe de René Benjamin, Xavier Soleil, avec son sujet est tangible. Ce petit livre insolent, fervent et riche apprend mille et une choses sur une oeuvre méconnue et une époque infiniment plus libre que la nôtre.

Le temps des imposteurs par Jean Luc Gendry.Pascal Galodé éditions.

Les romanciers sont quelque fois infiniment plus libres que les historiens. Pourquoi Autant en emporte le vent et le Docteur Jivago sont ils toujours des succès mondiaux? Parce que ces romans disent la vérité charnelle de ces guerres, guerre de Secession et Révolution russe . Parce que l’idéologie en est bannie. Jean Luc Gendry raconte la dernière guerre sur six volumes. Le dernier est consacré à 1944. Grâce à son âge, il a connu la plupart des protagonistes.Il a approfondi toutes les archives possibles sans a priori et comme c’est bizarre! il  a trouvé des documents que les historiens n’avaient pas trouvé jusqu’ à aujourd’hui.

Le héros Nicolas Tavernier est un jeune homme brillant, major de Normale, ami des écrivains, journaliste et rédacteur des discours du Maréchal Pétain, jusqu’en 42 . Après il est employé partout en France pour prévenir, guérir , éviter un certain nombre de drames de l’époque. On le voit ainsi en Haute Savoie expliquer en vain à Tom Morel qu’il admire, que son action aura des conséquences sanglantes, les Allemands élimineront son groupe et que les rouges espagnols qui mettent le pays en coupe réglée ne sont pas là pour sauver les français mais pour développer le communisme.

Le second héros plutôt négatif est De Gaulle qui dira au Général Odic:  » Ne le dîtes jamais, ne l’avouez jamais mais l’armistice était inéluctable. » On voit d’un côté les fossoyeurs,ceux qui déclarent les guerres, Reynaud, Churchill par pur intérêt personnel, il leur faut briller et donc lever des orages désirés. Et ceux qui font face, qui écopent les voies d’eau et maintiennent le pays en vie.

On entend les conversations des politiques, Laval qui négocie pieds à pieds, le Maréchal qui assure la pérennité entourés de fonctionnaires petits et grands qui n’ont qu’un seul but: remplir leur devoir d’état et  des journalistes comme  Pierre Brisson, le directeur du Figaro qui avoue qu’il a reçu la consigne fin 44, de ne plus attaquer le parti communiste, des religieux comme certains Jésuites si déconnectés de la réalité qu’ils ont vraiment cru que le temps de la révolution était venu et que le PC apporterait la bonté évangélique  sur terre .Des écrivains vivent devant nous, les uns désespérés par l’avenir comme Giraudoux et Anouilh et d’autres excités et ravis comme ce pauvre Mauriac qui, parce qu’il a été méprisé par la bourgeoisie bordelaise soutient les rouges en Espagne et ailleurs, sans imaginer une seconde que si ces mêmes rouges l’avaient rencontré sur leur chemin ils l’auraient écrasé comme un pou  ! L’auteur nous fait sentir la haine qui anime le proçès Pucheu à Alger où le Général a décidé d’éliminer physiquement ou socialement tous ceux qui n’étaient pas derrière lui depuis juin 40 .On entend les honteuses  imprécations des démocrates chrétiens, les listes d’épuration rédigées au plus vîte.Il y a enfin une grande famille ,celle de Charles de Montades entouré de ses très jolies et très actives filles qui vivent dans un château sur les bords de la Loire et l’auteur sait témoigner de la grandeur de ces familles au service de la France, au service des pauvres et des familles de prisonniers.

Cette fresque historique intelligemment découpée en courts chapitres saisit l’esprit et l’âme. Les mythes tombent les uns après les autres. Les imposteurs sont alignés en rang d’oignons. Lisez ce livre et offrez le . Jamais livre n’a été aussi nécessaire.

Les contes de la Comtesse d’Aulnoye .Editions d’Héligoland .

Il était une fois un temps où beauté rimait avec bonté et pureté, laideur avec vilenie. La vie n’est pourtant pas rose dans les contes de Madame d’Aulnoye mais la patience et l’amour surmontent tous les obstacles. Les bienfaits sont rendus au centuple et la beauté, si elle sait rester modeste fait le bien autour d’elle. Ces contes sont une source inépuisable de sagesse .Il est bon de réentendre la fin de tous ces récits:  » ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. »


Publié dans Les émissions d'Anne Brassié | Un commentaire

Retour au réel Toujours les petits trafics

Sur le blog D’Yves Daoudal :

« A partir du 1er juillet, il sera obligatoire d’avoir un éthylotest dans sa voiture. Cette obligation résulte d’un décret publié le 1er mars au Journal Officiel. C’est un décret d’application de la loi du 13 juin 2003 qui ratifiait l’ordonnance du 24 septembre 2000 qui abrogeait l’article 6 de la loi du 9 juillet 1970 qui avait institué l’obligation d’avoir un alcootest dans sa voiture. Pourquoi ce qui traînait depuis 1970 sans jamais se concrétiser a pris subitement force de loi ? Parce qu’une association a réussi à convaincre le gouvernement Fillon. Une association créée en juin 2011, et qui a donc fait aboutir en huit mois (la décision ayant été prise en février) ce qui traînait depuis plus de 40 ans. Une belle efficacité, que l’on doit au président de cette association, qui est… un salarié du principal fabricant d’éthylotests (90% du marché). Bref, c’est la société Contralco, sous couvert d’une association bidon, qui a obtenu du gouvernement Fillon l’obligation de l’éthylotest, qui lui ouvre un marché captif de près de 40 millions de clients. Et un marché durable… Car l’éthylotest n’est valable que pendant six mois. Il faut en acheter un nouveau deux fois par an. Au minimum. Car il ne fonctionne que s’il est conservé entre 10 et 40 degrés. Autrement dit, si vous l’oubliez dans votre voiture en hiver dès qu’il fait un peu froid, ou en été dès qu’il fait chaud, vous devez en acheter un autre. Et si vous oubliez de le rapporter dans la voiture après la saute de température, vous êtes passible d’une amende… »

Publié dans Agenda, Retour au réel | Un commentaire

Désormais seul en face de Dieu

Tel était le titre du dernier livre de Georges Mathieu. Décédé il y a peu, il est désormais seul en face de Dieu. J’avais présenté son livre aux lecteurs de Présent en ces termes:

Avoir pour ancêtres les chevaliers d’Escaudoeuvres et Godefroy de Bouillon implique des devoirs. Georges Mathieu l’a senti. Premier anachronisme  en ces temps de devoirs de l’homme. Cocteau définissait ainsi le peintre: « Georges Mathieu est un grand seigneur, tout ce qu’il touche devient féodal et noble. Il fait revivre dans le règne de l’art une aristocratie morte, la sienne étant mille fois plus légitime que l’aristocratie du gotha. »

Second anachronisme en matière d’art il recherche et célèbre le beau,en un temps de victoire totale du laid,du primaire. Alors qu’un exposition se déroule à Paris, sous l’égide de la Mairie de Paris sur l’art populaire et l’art asilaire américain, Georges Mathieu établit la distinction entre travail artistique,apprentissage, approfondissement et peinture avec une queue de singe. Troisième anachronisme, Mathieu récuse l’existence d’un ministère de la culture, ses pompes  et ses oeuvres dont les subventions déversées sur tout et n’importe quoi.

Plusieurs parties donnent à ce livre une grande variété: théories sur l’art, exposés philosophiques de haut vol, pamphlets politiques, lettres aux ministres de la culture et lettres de château quand Georges Mathieu a été reçu comme il l’aime et lettres de charme aux femmes qui l’ont charmé.

Mais un point commun toujours: l’exigence spirituelle, la foi en une Europe ancienne et la nécessité d’une prédominance culturelle sur les ordres économiques et politiques. « Ce qui fait aujourd’hui l’Europe, c’est qu’elle est liée fondamentalement,-et on le souhaite irrévocablement-à la notion de personne, élaborée à Nicée en 325 . C’est à partir de cette même notion que l’Europe doit se faire et non à partir de structures économiques dérisoires. L’Europe que nous souhaitons n’est pas une Europe matérialiste, c’est une Europe sensible et humaine. » Il dira ailleurs: « Tant que l’ordre culturel ne l’emportera pas sur les ordres économiques et politiques, il n’y aura pas de vraie civilisation. »

Le seul problème c’est l’inculture de certains fonctionnaires de la culture qui doivent ignorer  ces temps obscures, où est Nicée et  ce qu’est une personne. Encore un autre anachronisme, Georges Mathieu estime que pour traiter de peinture, d’art ou de philosophie il faut être peintre  ou philosophe. Il trouve anormal que des fonctionnaires publics, ils sont seize mille, s’occupant de gestion, de conservation, ou de répartition de l’argent de l’Etat en matière d’art, vivent douillettement dans de jolis bureaux pendant que les vrais artistes, ceux qui luttent quotidiennement avec les muses sont au pain sec et à l’eau. Ce détournement de l’argent vers les non productifs qui n’affectent pas seulement le domaine de l’art mais tous les domaines commerciaux est sacrément épinglé par notre grand peintre qui ne peut être soupçonné de prêcher pour sa paroisse puisque son succès, dès les années cinquante, le mit à l’abri du besoin. Inculture de ces fonctionnaires mais aussi insoumission caractérisée: Monsieur Lang s’était vu interdire le projet des colonnes de Buren au Palais Royal par le Service des Monuments mais Monsieur Lang se fout des lois comme Monsieur Léotard à qui Mathieu écrit cette lettre ouverte : Continuer la lecture →

Publié dans Livres choisis | Laisser un commentaire