« Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles. » Chesterton
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La France abîmée
Xavier Martin poursuit son immense quête sur l’histoire et les temps révolutionnaires. Interrogeant tous les documents de l’époque, lettres, mémoires, discours articles de journaux, il lui est apparu que la thématique d’une France abîmée avait propension à s’en dégager comme trait dominant. L’auteur ajoute ,un sourire dans les yeux : « Ceci étant , à Dieu ne plaise qu’on nous impute une intention de suggérer que la nation française eût été abîmée, avilie, dégradée durant la décennie révolutionnaire…Nous voudrions seulement montrer que les contemporains, républicains inclus, ont eu le sentiment d’un tel avilissement, et tout au plus analyser les justes raisons qu’ils se pouvaient croire de penser ainsi. »
Et ce sentiment d’avilissement est évident chez ceux sur qui s’acharnent les révolutionnaires mais aussi chez ceux qui ont appelé la révolution de tous leurs voeux. La peur, l’accoutumance au sang coulé, la lâcheté, le soupçon généralisé, l’autocensure, l’espionnage sont les premiers degrés de cet avilissement mais il y a plus grave, l’inversion du sens des mots, l’incarcération au nom de la liberté, le meurtre au nom de l’égalité. « Ce qui constitue une République c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé. » disait Saint Just. » « Nous pourrons être humains quand nous serons assurés d’être vainqueurs » promet Hérault de Séchelles. Continuer la lecture
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20e Fête du Livre de Renaissance Catholique
– le dimanche 27 novembre 2011 de 12h à 18h à Grand’Maisons, Villepreux (78).
Messe à 11 h célébrée par le Père Argouac’h.
Plus de 100 auteurs sont attendus à partir de 14 h pour dédicacer leurs ouvrages. Une librairie générale présentera les nouveautés de la rentrée. Nombreux livres pour la jeunesse. Grande librairie d’occasion.
Vente de produits du terroir de France par des producteurs amis (champagne, vins de Bourgogne, foie gras et cassoulet, etc.)
contact:
Renaissance Catholique 89, rue Pierre-Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux
rcatholique@w Tel 01 46 62 97 04 Bus en partance de la gare Versailles Rive Gauche
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Bourdelle ou la discipline au secours du génie
Malgré un environnement morose et l’ombre de la tour Montparnasse, le musée Bourdelle reste un endroit charmant, surtout grâce à ses jardins un peu sauvages mais semés de statues grandioses. Raison de plus pour y aller actuellement : il accueille jusqu’au 29 janvier une remarquable exposition d’esquisses et d’études à l’encre du grand artiste qui avait coutume de recommander à ses élèves (Matisse, Maillol, Germaine Richier, Giacometti : rien que du — futur — beau linge): « Ce n’est pas un peu qu’il faut dessiner, c’est constamment. Le dessin c’est de la discipline et c’est là que résidait la grande force d’Ingres. La base de la beauté, le savoir, c’est le dessin. La sculpture, finalement, ce n’est pas autre chose que du dessin dans tous les sens. »
Une règle d’or que les faiseurs (et les admirateurs) de l’art « comptant pour rien » devraient se répéter cent fois par jour. Au reste, Antoine Bourdelle qui, né en 1861 et mort en 1929, assista au triomphe du cubisme, jugeait sans indulgence cette école, qu’il n’hésite pas à caricaturer de manière assez drolatique dans des tableautins exposés ici. Pour lui, Picasso et ses émules ne sont que des « marchands de ballons » dont un enfant aurait piqué d’une épingle l’une des baudruches, ne laissant que du vide, car pour eux seule compte l’apparence, provocatrice par essence, « alors que tout doit être intérieur ». Que dirait-il aujourd’hui des sinistres plaisantins dont, avec les encouragements des affairistes et des media incultes, les « œuvres » dérisoires défigurent les plus beaux bâtiments français, de Versailles à l’hôtel Jacques Cœur en passant par le Louvre et le palais des Papes ? Continuer la lecture
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Retour au réel sur ordonnance
« L’ange de l’art, c’est Lucifer » nous dit Romeo Castellucci. Tout est clair. Sa production est inspirée par le diable contre Dieu, inutile donc d’épiloguer sur ses intentions!
Par contre notre époque est surprenante de paradoxe. Les matières fécales n’ont jamais eu si mauvaises réputation et au lieu de les épandre dans nos potagers nous les mettons en scène dans nos théâtres… Il n’existe pas meilleur ferment pour nos terres, pourtant l’industrie agricole guerrière et ses engrais chimiques l’ont supplanté.
Evidement un bon fumier nourricier est composé d’autant de matières fécales que de paille et cela impose que nous paillions les animaux et que nous n’abusions pas des antibiotiques. Mais de nos jours les cochons, par exemple, sont élevés sur des trémies en béton sans paille , laissant passer les déjections. Les cochons vivent au dessus de cette fosse et respirent un air agressif pour les voies respiratoires ce qui contraint à l’utilisation d’antibiotiques à titre curatif et préventif.
Oui, Monsieur Castellucci, nous le revendiquons, la bonne merde aérée et homogène fait partie de nous. Nous pourrions même dire qu’elle est à la base de la vie sur terre puisque l’humus qui ne fait que 30cm de profondeur en moyenne nourrit toutes les espèces vivantes et contient 80% du vivant. La création que nous avons le choix d’aimer ou de détruire, est un gros organisme très organisé où chaque élément a sa place. Quand nous faisons manger de la viande aux bovins, quand nous contraignons les poules à des jours sans nuit pour augmenter la ponte, quand nous aspergeons nos cultures d’engrais chimiques et quand nous mettons de la merde sur un visage (sans même parler de celui du Christ) nous pouvons parler de dérèglements morbides, de pathologie.
Vous et ceux qui vous soutiennent êtes gravement malades et au lieu de financer votre art (comme cela nous est imposé) je préfèrerais vous offrir une bonne cure de retour au réel du genre: curer les étables dans une ferme traditionnelle, subventionnée par la sécurité sociale pour l’occasion! Quand vous aurez passé votre journée aux culs des vaches vous n’aurez plus envie de jouer avec la merde et vous serez guéri. Vous regarderez les choses alors, avec des yeux pleins d’admiration et de gratitude et vous serez étonné de découvrir que notre monde est conçu autour d’une logique de recyclage qui existait bien avant l’avènement des Khmers verts de notre siècle.
La matière organique est faite pour nourrir le sol comme l’art doit nourrir l’esprit de l’homme. Votre prétendu art nous amène aux basse fosses du mauvais goût. La boucle est bouclée, vous vous attaquez autant à Dieu, qu’à l’Homme, qu’à la Création et vous ne l’emporterez pas au paradis!
Stephanie Prévot
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Katyn .De l’utilité des massacres.
L’historien
Frédéric Saillot nous donne une vision décapante de la si triste histoire de Katyn . Katyn ou le massacre de 4500 officiers polonais au printemps 40 par la NKVD soviétique, crime qui fut imputé toute l’après guerre à l’Allemagne. Ce livre montre que tous les protagoniste de la dernière guerre ont pratiqué avec un art certain la désinformation, L’ Allemagne , les soviétiques mais aussi les alliés et les juridictions internationales selon les besoins . De là le sous titre choc : de l’utilité des massacres. L’irrésistible oppression soviétique qui s’abat sur toute l’Europe trouve là sa source. Un seul écrivain français a témoigné de ces massacres, il s’y était rendu, ce fut Robert Brasillach, il lui en coûta la vie, l’ambassade soviétique dont l’influence à Paris était grande sinon déterminante a sans doute imposé le refus en grâce à De Gaulle et le poète fut fusillé le 6 Février 45 .Frédéric Saillot raconte parfaitement les faits. Ne pas dire la vérité sur Katyn met en évidence la contradiction inhérente au Tribunal de Nuremberg « qui devait démasquer et punir les crimes de guerre totalitaires pour en prévenir la répétition mais fut contraint de glisser sur le massacre de Katyn parce qu’il comptait parmi ses membres des représentants du régime soviétique. Le mythe de la victoire sur le mal doit perdurer. Le mythe de l’incomparabilité des deux totalitarismes aussi. » Et le mensonge de s’épanouir tranquillement ces 60 dernières années avec toutes les cellules cancéreuses qu’un mensonge permet de laisser proliférer. Ces alliances contre nature, germano soviétiques d’abord ,puis alliés et soviétiques ont bousculé tout le système des valeurs en Occident. Remercions Frédéric Saillot de traiter ce sujet avec une parfaite objectivité dans l’esprit de Vladimir Volkoff à l’initiative de cette étude, ce qui n’étonnera personne…
D’une certaine façon certains grands dignitaires de l’Eglise ne sont pas indemnes de désinformation quand ils signent l’accord de Metz .Le Cardinal Tisserand accepte l’oukase de l’archevêque orthodoxe, le 13 Aout 1962, interdisant toute allusion au parti communiste s’il accepte de venir au concile Vatican II .On trouvera l’étude de cette rencontre et de son occultation dans le livre de Jean Madiran .
Tout cela est il du passé ? Non les mêmes mensonges perdurent au 21 ème siècle .Normal puisque les premiers n’ont pas été dénoncés urbi et orbi. Et nous citons l’analyse du second tome de Frédéric Saillot sur Racak trouvée sur le site Epée: Continuer la lecture
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Lettres aux oblats
Les écrits spirituels sont livres difficiles. Ils demandent des efforts. Quelqu’un nous prend par la main avec un don prodigieux d’élévation de notre âme, c’est Dom Gérard. Je viens de recevoir le troisième tome de ses écrits spirituels, série intitulée, Benedictus, celui, peut être, le plus accessible au grand public. Comme l’a dit joliment Olivier Figueras dans Présent j’ai l’impression d’avoir reçu, à mon tour, un message personnel. Un petit rappel peut être pour les néophites : Dom Gérard rappelé à Dieu le 28 février 2008 fut le fondateur de l’abbaye Sainte Madeleine au Barroux, restaurant une stricte observance de la Règle bénédictine .Cette abbaye connaît un rayonnement remarquable et les écrits de Dom Gérard qui témoignent de sa très forte et très missionnaire personnalité sont à lire.
Ses Lettres aux oblats parlent à chacun de nous, même si nous n’avons pas fait ce choix radical de tout donner à Dieu. Il nous parle en moine, en maître et en père, comme l’écrit Dom Forgeot, simplement mais avec quelle force. Continuer la lecture
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Rien n’est meilleur à l’âme…

Marie Noël ,dans sa grande Sagesse , a fait sienne ces vers de Verlaine : « Il n’ y a rien de meilleur à l’âme que de rendre une âme moins triste.. » Séjournant dans une maison de repos en 1922 elle y rencontre une jeune fille triste, plus déprimée qu’elle encore et entreprend de l’aider avec un almanach de pensées ,les siennes et celles des évangélistes, des poètes, des écrivains, des musiciens et des philosophes. Ce livre est un véritable trésor nécessaire à chacun de nous en forme ou pas. Il traduit l’inclination généreuse de la poétesse « Je vis spirituellement de ce simple désir: être sauveur!…sauveur d’un seul mauvais moment pour une seule passante comme le Christ l’a été pour nous tous de la vie éternelle. » écrit elle dans une lettre inédite à l’abbé Mugnier. Elle rejoint dans ce but l’attitude de Beethoven cité le vendredi 22 juillet « Jamais ,depuis ma première enfance, mon zèle à servir en quoi que ce soit par mon art la pauvre humanité souffrante n’a réclamé rien d’autre jamais que la satisfaction intime qui accompagne toujours ces actions. » Servir l’humanité souffrante, telle pourrait être l’étalon pour juger si une oeuvre d’art est bonne ou non pour nous. La pièce de Castellucci se range immédiatement dans une catégorie, celle des oeuvres qui font mal …et qui sont faites pour cela .Il n’y a qu’à voir la fureur de ceux qui la soutiennent .Il en est de la bonté comme de la beauté , elles s’imposent doucement, sans mot dire. « Si nous nous sommes tous les jours, répandus en bonté sur la peine qui passe, c’est notre bonté, un jour, qui nous secourra. Si nous avons, tous les jours, appelé la Beauté-Beauté de l’âme, Beauté des actes, Beauté des oeuvres-c’est la beauté, un jour, qui nous consolera. »
Marie Noël avançait seul dans la vie alors elle s’entoura de frêres divins, « les puissants et magnifiques » comme Hugo ou Dante , les passionnés, profonds et douloureux, hantés de tout l’orage humain et le dominant, » comme Beethoven
« des fiers et droits » comme Rabelais ou Molière,de « gais, spirituels et charmants, un Mozart, un Ronsard, un La Fontaine, de « candides et lumineux qui prient d’une voix angélique, un Palestrina, un César Franck… » Il en est tant finalement de frêres divins.
A cette jeune souffrante elle apprend aussi le bon usage du mariage,du célibat ,de la souffrance. Avec Saint François d’Assise elle l’incite à garder la joie du visage « car il ne sied pas au serviteur de Dieu de montrer tristesse et visage abattu devant personne. » Elle développe aussi cette idée si utile sur le temps présent selon Tolstoï :Il n’y a pas
de temps, il n’y a qu’un instant. Et c’est en cet instant qu’est toute notre vie. C’est pourquoi nous devons lui donner toutes nos forces. » Dans le plus misérable paysage Marie Noël cherche et trouve le trésor secret. Sa vie sans amour, celui qu’elle aimait et dont elle était aimée, ils jouaient ensemble du piano, a été refusé par ses parents, fut une vie consacrée à l’amour : le seul remède aux souffrances de l’amour est, pour elle, d’aimer davantage. On est éberlué d’une telle sagesse, d’une telle foi et d’une si belle écriture. Merci à Christelle Claude qui, chargée de la mise en valeur de l’oeuvre de Marie Noëlle, à l’association desamis de Marie Noël, a retrouvé, dans la maison de la poétesse ces écrits inédits, a préparé le manuscrit comme elle le voulait , un seul texte par page ou presque ,encadré d’un filet rouge et semble si en harmonie avec la poétesse dans sa préface.
Almanach pour une jeune fille triste
Marie Noël
Desclée de Brouwer
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L’artiste, un petit bijou sur les écrans
Très joli film apprendre à nos enfants ce que peut être un film: une belle histoire d’amour toute en retenue, tendre et généreuse, une parfaite construction à la française et des images d’artistes du cinema. Tout cela muet et en noir et blanc en un temps de débauche de moyens techniques. Jean Dujardin est un grand acteur .Sa partenaire aussi.
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Benoît XVI et Vladimir Volkoff
« Parmi les Églises et les communautés chrétiennes, l’Orthodoxie est, sans doute, théologiquement la plus proche de nous ; catholiques et orthodoxes ont conservé la même structure de l’Église des origines ; en ce sens, nous sommes toutes “Église des origines” qui, toutefois, est toujours présente et nouvelle. Et ainsi nous osons espérer, même si humainement nous rencontrons sans cesse des difficultés, que ne soit pas pourtant si loin le jour où nous pourrons de nouveau célébrer l’Eucharistie ensemble. »
Ce discours de Benoît XVI prononcé à Fribourg, Vladimir Volkoff, en son repos éternel en Bourgogne a du l’entendre et tressaillir de joie. Un livre publié par son ami Vladimir Dimitrijevic et Lydwine Helly , juste avant la mort du grand éditeur, nous explique cette douce orthodoxie (pas si douce que cela, mais enfin…) qui a animé le coeur et l’âme du grand écrivain français d’origine russe. Ses premiers textes sont signés Lavr Divomlikoff ce qui signifie l’imprimerie miraculeuse. Selon Volkoff « dans la mesure où l’artiste est créateur il est un imitateur de Dieu dans sa fonction paternelle….Tout oeuvre d’art porte nécessairement une empreinte divine, et peut par là être comparée à la véronique, ce linge avec lequel une femme essuya le visage du Christ au calvaire et sur lequel l’image de la Sainte Face demeura,dit on imprimé. »« Dieu,écrit il aussi à la publication de sa Lecture de l’évangile selon Saint Mathieu, est celui sans qui tout ne serait que jeu ou corvée » les écrivains français contemporains feraient bien de s’imprégner du mysticisme russe. L’idée de Lydwine Helly de publier des inédits et des extraits de ses livres clamant cet immense amour pour Dieu est donc la bienvenue. On retrouve ainsi un extrait du mystère de Saint Vladimir où l’empereur chante les joies de sa conversion.
« Le monde n’est pas tel que je l’imaginais.
Pas du tout , même. Mais pas du tout du tout.
C’est un monde vert et clair du mois de mai
où pardonner n’est pas un deshonneur
où une seule chose est redoutable : faire
du mal à un petit enfant de Dieu,
Ce Dieu dont chaque bourdon bourdonne la gloire.
Comment ai je pu survivre en pleine erreur,
fauve que j’étais et serviteur du diable ? »
Dans l’extrait du Complexe de Procuste il fait l’éloge de la différence à l’opposé de ce Procuste qui coupe les jambes des grands et rallongent celles des petits pour que tout le monde soit pareil . « Une chose était sûre pour moi: dans la civilisation occidentale, démocratique, intellectuelle, pacifiste, agnostique où je vivais, j’étais chargé de préserver intact le Graal d’une autre civilisation: orientale, autocratique, théocratique, guerrière, orthodoxe. »
Sa différence à lui c’est d’être orthodoxe . Elle le garde autant qu’il la garde.
Suivent les imprécations réjouissantes de l’écrivain russe Léontiev que Vladimir admirait: « O égalité haïssable ! O vile uniformité! O progrès trois fois maudit! O toi, montagne de l’histoire du monde, écrasante, abreuvée de sang mais pittoresque! Depuis la fin du siècle dernier, tu connais les affres d’un nouvel enfantement. Et de tes entrailles torturées, qu’est ce donc qui sort en rampant? une souris. Ce qui est en train de naître, c’est l’avantageuse caricature des hommes d’antan: l’Européen rationnel moyen, avec son costume comique qu’on ne saurait même présenter dans le miroir idéal de l’art, avec son intelligence superficielle et imbue d’elle même, avec ses bonnes intentions pratiques qui ne quittent jamais le ras du sol! Non, jamais dans l’histoire on n’avait encore vu une combinaison aussi repoussante: l’orgueil intellectuel se donnant libre cours face à Dieu e l’humilité morale se déployant aux pieds d’une humanité uniforme, grise, laborieuse, rien que laborieuse et dépourvue de foi comme de passions. »
L’un des passages le plus beaux est extrait du troisième volume de la grande trilogie de Volkoff, Les humeurs de la mer, Intersection, dans lequel une vieille babouchka baptise secrètement la petite fille d’un bourreau de Staline. Le plus émouvant est sans doute tiré du Retournement et raconte la confession d’un triste sire, major soviétique qui, enfant, avait dénoncé sa mère toujours fidèle à l’église . Cet homme censé être retourné au profit de l’ Occident se tourne en réalité vers Dieu. Histoire vraie comme l’apprit plus tard Volkoff alors qu’il avait tout inventé .
Ce livre est une sorte d’élixir de la pensée de Volkoff, de sa foi, de son énergie et de son insolence . Il proclamait sa différence en se caparaçonnant de ce mépris et ce dégoût qu’il appelait ses deux anges gardiens. Il eût aimé ce compliment : un excellent alcool après dîner !
Douce orthodoxie .Vladimir Volkoff . L’Age d’homme.
Publié dans Les émissions d'Anne Brassié
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Avez vous vu passer le Mumo ? demande Christine Sourgins

Le président Sarkozy a inauguré à Chaumont, Haute-Marne, le « Centre Pompidou mobile », un musée itinérant qui présente 14 chefs d’œuvre, sur le thème de la couleur. La structure est
démontable, le Mumo (Musée mobile d’Art contemporain), tel un
bibliobus de 16 m de long, ira porter l’art aux populations affamées de province puis
poussera, l’esprit missionnaire aidant,
jusqu’en…Afrique de l’Ouest. Si ! Ce poids lourd de l’Art contemporain a coûté 2,5
millions d’euros. Chaque étape coûte 400 000
euros, financée par les collectivités locales, les mécènes et le ministère de la culture, c’est-à-dire le contribuable.
Mr le président a regretté qu’un Français sur deux « n’aille jamais au musée », « c’est une véritable fracture », pour lui, pas d’opposition entre culture et économie, ce qu’il a abondamment démontré en demandant à tout bout de champ : combien ça coûte ? Admirant le monochrome orange de Klein, il s‘est exclamé : « Ça, c’est plusieurs millions »… L’Art financier existe, Sarkozy l’a
rencontré.
Il suffit de regarder la tronche du Mumo « aux couleurs de Daniel Buren », surmonté
du « Red Rabbit » de Paul Mac Carthy.…
pour en être sûr : le Mumo a posé un lapin la culture…
Ou le grain de sel du 18 octobre de Christine Sourgins :

Ou le grain de sel du 18 octobre de Christine Sourgins : |
Publié dans Versailles Mon Amour
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Sur les écrans Et maintenant on va où ?
Nadine Labaki , franco libanaise, vient d’écrire un très beau film sur le drame du Liban: la si difficile cohabitation des musulmans et des chrétiens dans un même village. Poème, comédie musicale et tragédie tout à la fois, il émane de ce film une grande poésie et les questions qu’ils posent sont loin d’être résolues. La cinéaste ,elle même l’héroïne du film, est très belle.
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Le destin d’Angelica Kauffmann
Si les muses sont vos compagnes d’élection lisez vîte mais lentement ce très beau livre évoquant la vie d’une villageoise suisse du XVIII ème siècle devenue la plus célèbre femme peintre de son temps.Le cardinal de Bernis la surnommait la 10 ème muse. Née d’un père artisan décorateur et d’une mère très cultivée elle reçut une éducation parfaite et fut mis au travail très tôt puisqu’elle suivait son père sur ses chantiers. Elle chantait aussi divinement et il lui fallut choisir entre les deux muses, celle de la peinture et celle de la musique, choix qu’elle immortalisa plus tard dans un très joli tableau. Elle commence par copier à Londres et à Florence les plus grands peintres puis se lance et connaît très vite le succès avec des portraits de la bonne société remplis d’âme.Un long séjour à Rome la consacre, où elle initie Goethe à l’art italien. Elle eut une vie « consacrée à l’amour du beau, dit Madame de Staël. L’un de ses amoureux écrivit aussi: « Elle rayonne d’une clarté d’ange qu’on trouve dans ses peintures » et cet ange « arrache au ciel les couleurs destinées à éclairer par cet enchantement trompeur l’ombre dans laquelle les hommes vivent. » Le sculpteur Canova sculpta sa main qui fut posée sur un coussin noir le jour de ses grandioses funérailles à Rome. Un très joli livre pétri de culture et très bien écrit par Françoise Pitt Rivers déjà biographe d’Elisabeth Vigée Lebrun.
Angelica Kauffmann. Une femme peintre dans l’Europe du 18 ème. Françoise Pitt Rivers
Publié dans Les émissions d'Anne Brassié
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Marie Antoinette : goût du jour ou mauvais goût !
Exposition à éviter si le goût du 18 ème siècle vous semble exquis.
De grands couturiers ou qui se croient tels ont été invités à exposer au Trianon leur création à côté des costumes d’époque conservés au musée Galliera.
Les modèles de Dior, Balmain et Balanciaga supportent plutôt bien la comparaison. Mais Thierry Mugler, Vivianne Westwood et quelques autres n’offrent qu’une grande vulgarité pénible de voir en ces lieux. La provocation, toujours elle, leur fond de commerce, blesse l’endroit. Jugez en…

Et pendant ce temps là, la mousse garde ses droits …
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