« Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles. » Chesterton
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Retour au réel : Du Titanic au Costa Concordia
Le 15 avril 1912, le Titanic sombrait.
Le Titanic est le symbole de la démesure anglo-saxonne entrainant avec elle les orgueilleux affairistes déjà apatrides de toute l’Europe.
En quittant Southampton pour son voyage inaugural, ce géant des mers,soi disant insubmersible, provoque de tels remous qu’une collision avec le Paquebot New York est évitée de justesse. A Cherbourg, le Titanic, par sa taille, ne peut accoster au port pour embarquer ses passagers.
La traversée transatlantique commence le 11 avril pour se terminer comme nous le savons…
L’affairisme et l’orgueil sont clairement les causes de ce naufrage. Les cloisons d’étanchéité ne sont pas complètes, la coque n’est doublée que sur les parties basses du navire, la vitesse est bien supérieure à ce qu’elle aurait été sans les impératifs commerciaux.
Le Titanic qui sombre en 1912 a peut-être impressionné Chesterton qui annonce aux Anglais en 1927 la fin de leur empire par manque de mesure dans son livre « The outline of sanity » littéralement en français « les grandes lignes de la santé mentale » et finalement traduit en français par «Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste».
2012, le Costa Concordia, s’échoue en Méditerranée berceau de la civilisation. Les raisons… ? L’affairisme toujours mais plus l’orgueil car c’est un péché contre Dieu et Dieu n’est plus de ce monde de petite vanité. L’affairisme, par contre, est partout dans les choix des dirigeants et actionnaires de groupes comme Costa Croisière. Il faut à tout prix offrir la croisière à tous . Il faut faire les « meilleurs marges » en réduisant les coûts et les postes choisis pour satisfaire le diktat du toujours plus, sont la formation, la qualité et le traitement des équipages (salaires de misères et rotations à rallonge). Malgré le « Basic safety training » du commandant l’ équipage cosmopolite du paquebot dans la panique ne pourra communiquer chacun reparlant instinctivement sa langue maternelle… Les vrais responsables ne sont pas les marionnettes mais ceux qui les manipulent. Les marionnettistes, que le peuple n’a pas choisis et qu’il ne connait pas, mettent aux postes clefs, et pas seulement sur les bateaux, des personnes qui par arrivisme, vénalité ou bêtise ont de bonnes raisons de les suivre.
Le Costa Concordia nous annonce peut-être le naufrage du système affairiste destructeur qui se justifie des pires méfaits en vantant la démocratie et en flattant le peuple bien conditionné.
Redressons la barre dans une salutaire prise de conscience, démasquons le pouvoir illégitime pour que le naufrage du Costa Concordia ne symbolise que celui d’un système et retrouvons notre trajectoire et notre liberté.
Stéphanie Prévot 18/01/2012
Publié dans Retour au réel
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Le réel et l’élection présidentielle…illustré d’un dessin de Chard

Projeter de ne pas voter aux prochaines élections présidentielles et le dire serait, m’a-t-on dit, une incitation à l’anarchie. La trêve des confiseurs est propice à la réflexion et j’ai fini par me dire que cette accusation était un comble de mauvaise foi.
J’ai le droit et même le devoir de renier Dieu en public mais je n’aurais pas le droit de renier un quelconque intérêt pour les personnages en lice pour la présidentielle.
Curieux pouvoir politique qui détruit l’autorité suprême et s’étonne de voir sa propre autorité discréditée.
En 2012, plus une trace de Dieu ni dans les écoles, ni dans les entreprises, ni dans les lieux publics. Rien pour nous rappeler à l’ordre précisément. Au contraire, tout est un appel au désordre, à la démesure, la publicité et les incitations de toutes sortes ayant pris la place de nos icônes et crucifix. Jacques Chirac lui-même n’a-t-il pas explicitement dit que la morale était soumise à la politique et non l’inverse ? Alors qui pousse à l’anarchie ? Ne pas accepter ce diktat n’est-il pas plutôt un appel à l’ordre. Aller au cinéma voir « Je m’appelle Bernadette » dans l’unique salle où se joue ce film qui ne profite d’aucune publicité est déjà un acte de résistance. Ce film pose clairement la question du rapport de la foi avec l’ordre public. Et s’il est clair que le profane en se hissant au niveau du sacré détruit le sacré, il devient évident dans ce film que le profane n’a, à terme, aucun pouvoir sur le sacré. La ferveur populaire, à l’image de l’eau, ne s’arrête pas et les barrages laïcistes céderont…
Un autre reproche m’est habituellement fait : « tu mélanges politique et religion »!
Or refuser les implications politiques de notre foi ou absence de foi ne permet aucune discussion et voilà Dieu enfermé à l’intérieur de la sphère privée. Dieu est assiégé dans chacun de nos foyers. Levons le siège, et voyons clair!
Nous sommes catholiques et cela sous entend que la société préexiste à l’Etat, que les aspirations du peuple en définissent les formes. Notre organisation est ascensionnelle, elle part du bas vers le haut.
Alors que, par exemple, chez nos frères protestants, l’Etat préexiste à la société et nous sommes dans un mouvement inverse. L’Etat décide de tout dans votre vie: de l’éducation, de ce qui est bon ou mauvais pour notre santé, de ce qui est historiquement vrai ou faux…Donc en acceptant la domination anglo-saxonne sur le plan politique, n’avons-nous pas renié peu à peu notre catholicité ?
Sur un corps sain les virus et parasites n’ont pas de prise, guérissons nous de notre aveuglement, retrouvons notre joie chrétienne et demeurons celtes et catholiques. Cette force retrouvée éloignera tous les autres maux.
Stéphanie Prévot 11/01/2012
Publié dans Retour au réel
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Un joli conte de Noël de Jules Lemaître
Pour écouter ce conte extrait des Contes blancs et autres histoires de Noël de Jules Lemaître publiés chez Via Romana cliquez sur le lien:
https://www.rapidshare.com/files/2535762860/20111222.1._LJ_d_A._BRASSIE_22.12.2011.mp3
Publié dans Les émissions d'Anne Brassié
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Et si on s’occupait d’un génocide franco français, le génocide vendéen !
Rappelons le : le vendéen bleu Clémenceau a pu tranquillement écrire : » J’approuve tout dans la révolution. J’approuve les massacres de septembre où, pour s’éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts. J’approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges accouplées à des hommes par une imagination néronienne, avant d’être jetées dans la Loire, avaient à la fois l’angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée…Tout cela forme un bloc… »Un bloc de haine en effet qui laisse sans voix et ne prédispose pas la République française à se croire le modèle des vertus habilité à faire la leçon au monde .
Lisons le nouveau livre de Reynald Secher
Vendée: du génocide au mémoricide
25 ans après la publication de son livre, le Génocide franco-Français: la Vendée-Vengé, grâce à la découverte aux Archives nationales de documents totalement inédits, il démontre que le génocide de la Vendée a bien été conçu et mis en oeuvre par le Comité de salut public et la Convention.
Afin d’ échapper à leurs responsabilités et de masquer les crimes, ces criminels et leurs héritiers politiques ont nié les faits, imposé à la nation leur auto-amnistie et une impunité générale. Par contre Reynald Secher ayant consacré sa thèse à ce sujet ne put obtenir de poste à l’université…
Ce travail est la conclusion de toute une oeuvre qui permet ainsi aux Français de mieux comprendre ce qu’a été ce crime contre l’humanité, base de tous les génocides perpétrés au 20ème siècle , modèle selon Soljenitsyne, des génocides soviétiques et de ceux qui ont suivi.
Il est curieux enfin de suivre les débats médiatiques sur la reconnaissance du génocide arménien. Pierre Nora ne veut plus de lois contre ceux qui nieraient le génocide arménien mais on ne touche pas à la loi Gayssot. Loi édictée par un communiste:loi imprescriptible.
Livre publié au Cerf
25 ans après la publication de son livre, le Génocide franco-Français: la Vendée-Vengé, grâce à la découverte aux Archives nationales de documents totalement inédits, il démontre que le génocide de la Vendée a bien été conçu et mis en oeuvre par le Comité de salut public et la Convention.
Afin d’ échapper à leurs responsabilités et de masquer les crimes, ces criminels et leurs héritiers politiques ont nié les faits, imposé à la nation leur auto-amnistie et une impunité générale. Par contre Reynald Secher ayant consacré sa thèse à ce sujet ne put obtenir de poste à l’université…
Ce travail est la conclusion de toute une oeuvre qui permet ainsi aux Français de mieux comprendre ce qu’a été ce crime contre l’humanité, base de tous les génocides perpétrés au 20ème siècle , modèle selon Soljenitsyne, des génocides soviétiques et de ceux qui ont suivi.
Il est curieux enfin de suivre les débats médiatiques sur la reconnaissance du génocide arménien. Pierre Nora ne veut plus de lois contre ceux qui nieraient le génocide arménien mais on ne touche pas à la loi Gayssot. Loi édictée par un communiste:loi imprescriptible.
Livre publié au Cerf
Publié dans Les émissions d'Anne Brassié
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Dialogues du pavillon bleu de Jean Madiran
Solange, Carmasac, Antoine , Hubert et l’abbé Sfumatura sont d’âges differents mais ils aiment tous le bon vin et leur église. Comme Jean Madiran, depuis la création de sa belle revue, Itinéraires, tous réclament qu’on leur rende l’Ecriture, le Catéchisme et la Messe .Leur dialogue dans le pavillon bleu nous révèle toutes les nuances de leur esprit et de leur manière d’agir. Vous y retrouverez toutes les Fraternités, Dom Gerard, Benoït XVI et tous ceux qui mènent ce combat depuis que la « décréation »a commencé .Mais Jean Madiran réclame finalement bien plus : rendez nous la mémoire, toute la mémoire, la piété filiale , la piété envers nos héros sacrifiés, rendez nous le sacré ,Dieu dans la cité et tout ce qui fait un pays civilisé. Travail, Famille, Patrie est une formule inventée par Saint Eloi …. Mais voilà à un Alcuin il faut un Charmagne. Il faut lire ce livre original au style alerte qui fait l’état des lieux et prier pour l’avènement d’un Charlemagne.
Publié dans Les émissions d'Anne Brassié
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La rédemption par la beauté
Né en 1953, François Cérésa n’a pas toujours été journaliste au Quotidien de Paris puis au Nouvel Observateur, dont il assura la rédaction en chef et écrivain fécond. Il fut, assure sa biographie, « tour à tour maçon, peintre, menuisier, livreur, chauffeur de maître, démarcheur, cover boy, étudiant en médecine, titulaire d’un deug de philosophie en cours du soir, assistant sur des plateaux de cinéma, étudiant en art dramatique au cours Simon et militaire ».
Deux de ces métiers, ou plutôt de ces états, forment la trame de son dernier roman, Antonello, Léonard de Vinci et moi (1). A la fin du XVème siècle, le mercenaire Francesco Gelpi, un sauvageon sicilien auquel un moine a toutefois appris le latin et le grec entre deux travaux des champs (dont la castration des moutons avec les dents, tâche qui lui avait été impartie à quatre ans !) débarque à Venise, recru de fureur et d’horreur. Après avoir avalé Constantinople, le Grand Turc menace les possessions vénitiennes que, toute à ses plaisirs et à ses intrigues, la Sérénissime défend fort mal. Les doges trahissent leurs commandants, dont l’un a été scié en deux par les Ottomans lors de l’abominable prise de Nègrepont, laissent sans ressources les mercenaires mutilés.
Ivre de vengeance et de sang, égaré par tant d’atrocités subies ou commises au cours des combats, Gelpi est séduit par une mystérieuse noble dame, trucide dans une rixe le fils du doge et doit s’enfuir. Le hasard met sur ses pas l’un de ses compatriotes, le peintre Antonello de Messine, l’homme qui va imposer en Italie et notamment à Venise la peinture à l’huile venue de Flandre, et qui le choisit comme modèle de son fameux Condottiere. Mais aussi comme élève, car Gelpi a toujours dessiné, montrant assez de dons pour s’attirer l’estime du jeune Léonard de Vinci qui fréquente chez Antonello. Pour le mercenaire, c’est une rédemption par la beauté : « : « Je peignais pour imiter une nature qui tirait sa valeur des formes, de la matière et de cette putain de lumière que je broyais dans mon esprit comme je broyais les couleurs dans l’atelier. Et aussi pour ne plus tuer. » D’ailleurs, dépendant des commandes, au service de tel prince ou de tel roi, le peintre de la Renaissance n’est-il pas lui aussi un mercenaire ?
Le portrait de sa bienaimée comtesse Mona sera son chef-d’œuvre, assure l’ami Léonard, mais la comtesse en exige la destruction. Tant pis, le tableau — « plus nébuleux que le mien », commente un Gelpi apaisé qui dit « ignorer comment Léonard baptisera » sa propre toile — revivra par la grâce d’une autre palette mais entouré d’un insondable mystère… qui, se non è vero è ben trovato, nous est ici dévoilé.
La peinture de la Renaissance a souvent inspiré les écrivains, tels Petru Dimitriu dans L’Homme aux yeux gris ou Jean_Diwo »Jean Diwo dans Au temps où la Joconde parlait. Mené à bride abattue, plein de bruit et de fureur et qui restitue à la perfection les ors — et les odeurs — de la Venise du Quattrocento, le roman picaresque (et picturesque !) de François Cérésa vient de recevoir le Prix Charles Oulmont décerné sous l’égide de la Fondation de France (2). Une récompense amplement méritée et le livre devrait même être mis au programme de toutes les écoles des Beaux-Arts afin d’apprendre à tous les futurs peintres ou sculpteurs comment on peut se transcender par le travail et la sublimation de ses instincts les moins avouables. Encore y faut-il de l’humilité et un « supplément d’âme ».
Claude LORNE.
(1) Editions Plon 2011. 153 pages, 18 €.
(2) Autre livre primé lors de la même session, Les racines de l’Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ?, essai très érudit mais percutant de l’historien et archéologue Guy Rachet (560 pages avec index et bibliographies, pages, 29 €, éditions Jean Picollec)
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Noël approche venez lire sous les sapins et rencontrer de bons auteurs ce dimanche
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Sans la muraille des cyprès, une approche de Charles Maurras
Les générations d’après guerre ignorent tout de Charles Maurras, c’est en effet un homme dangereux qui lève le voile sur un certain nombre de mensonges contemporains dont le bonheur démocratique, la paix qui en découle etc etc. Ces Cahiers de Lherne offrent des commentaires thématiques de l’oeuvre mais aussi beaucoup de textes de Maurras étonnants d’actualité, d’intelligence ou de poésie. Vous comprendrez pourquoi cet homme a été condamné à la prison grâce au dossier d’un escroc. La démocratie chrétienne victorieuse en 45 a éliminé tout ce qui n’était pas elle, montrant bien par là qu’elle n’était pas chrétienne mais révolutionnaire et qu’un poète qui se disait athé servait mieux notre pays, la France des Bourbons, de Mesdames Marie, Jeanne d’Arc et de Thérèse et Monsieur Saint Michel que ces bons catho pétris de haine.Pourquoi ni Jean Madiran qui a travaillé aux côtés de Maurras ni Yves Chiron qui nous a donné une biographie de l’écrivain n’ont été invités à participer à ce cahier ,mystère et boule de gomme. L’un et l’autre sont peut être trop catholiques et trop à l’ancienne mode….
Les Cahiers de Lherne
Publié dans Agenda, Les émissions d'Anne Brassié
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L’insoutenable force
Les sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn jouées par un homme nu sur scène. Une affiche représentant le pape embrassant sur la bouche un imam du Caire. Des billets de banque remplissant le côté transpercé de Jésus crucifié. Des excréments déversés sur le visage du Christ. Des hamburgers écœurants jonchant le sol pour parodier la multiplication des pains…
Mais, au nom de la liberté d’expression artistique, il est défendu de protester et de prier publiquement. Car, aux yeux des antichrétiens, la foi est une provocation et la prière une violence.
Correspondance Européenne, sous la plume de Fabrizio Cannone, analyse cet antichristianisme devenu ordinaire : « En réalité, ce qui se passe aujourd’hui, c’est que ce sont tous les catholiques – et pas seulement les plus intransigeants – qui subissent en Europe une marginalisation féroce de la part du pouvoir laïque ». Et d’avertir : « Le phénomène ne fera que s’amplifier s’il n’y a pas de protestations pour réagir aux attaques continuelles et tyranniques lancées contre l’Eglise, le pape et la foi chrétienne. »
Les antichrétiens exigent un « droit au blasphème ». Nous revendiquons le devoir de la prière en réparation des blasphèmes. La prière, cette force insoutenable.
Source : DICI
Grande manifestation Dimanche 11 Décembre place du Trocadero à 14h
Avec Jeanne
Jeanne d’Arc est l’emblème de l’espérance politique
De l’abbé de Tanoüarn dans le journal de l’AF :
« La France était une cause perdue, neuf ans après le honteux traité de Troyes (1420). Le Petit Roi de Bourges se terrait à Chinon. Les Anglais avaient mis le siège devant Orléans. C’était une question de quelques semaines et on n’entendrait plus parler des Valois. La France pourrait devenir anglaise ; son prince Henri VI serait l’enfant à la double couronne. Quant à Charles, fils de Charles et petit- fils de Charles, il pensait fuir en Aragon ou en Écosse. Et Jeanne, dix-sept ans, pucelle et chef de guerre, en quelques semaines d’une campagne éclair, délivrant Orléans et anéantissant l’armée anglaise à Patay, rétablit la situation de son Prince.
En France, on a l’habitude des causes désespérées et les Français ne sont jamais si performants que quand tout a l’air fini pour eux. On peut dire de Jeanne d’Arc qu’elle est l’emblème, qu’elle est le symbole de cette espérance politique. Elle a pu renverser le match qui opposait la France à l’Angleterre, en utilisant le temps additionnel : les arrêts de jeu. En trois semaines, elle a changé le visage d’une guerre de cent ans. Avant la Pucelle, dit un chroniqueur du temps, cinq cents Anglais pouvaient l’emporter sur toute l’armée française. Après la Pucelle, trois Français mettaient en danger cinq cents Anglais. Mystère de ce que l’on appellera plus tard la Furia Francese ! Il y a en Jeanne, sur le champ de bataille, quelque chose d’une passionaria. Mais elle sait s’arrêter et réfléchir. Elle a plus de sens politique que tous les capitaines qui l’entourent. Elle comprend que le sacre de Charles VII à Reims est plus important que quelques places fortes regagnées sur la Loire. Elle devine les Français : ce dont ils ont besoin, c’est de se reconnaître dans quelqu’un. Et ce quelqu’un, ce n’est pas elle, bien sûr, c’est le roi. Symbole de l’espérance politique, Jeanne est aussi celle qui a su réfléchir aux conditions concrètes, à la stratégie à mettre en oeuvre.
Mais aujourd’hui, direz-vous ? Maurice Barrès avait bien vu la modernité de Jeanne. Sainte de la patrie, elle est avant tout la sainte d’un compromis nationaliste à la française, qui regroupe toutes les familles spirituelles du pays dans un même élan. Il écrit dans ses Cahiers : « Il n’y a pas un Français dont Jeanne ne satisfasse les vénérations profondes. » Et d’énumérer le royaliste, le césarien, le républicain, le révolutionnaire : « Aucun parti n’est étranger à Jeanne d’Arc et tous les partis ont besoin d’elle. Pourquoi ? Parce qu’elle est cette force mystérieuse, cette force divine d’où a jailli l’espérance. » Reste aujourd’hui à réinventer « les vénérations profondes » qui nous ont fait ce que nous sommes. Reste à ressaisir l’héritage que chaque Français trouve dans son berceau en se donnant seulement la peine de naître. Nous sommes fiers – trop fiers ? – de notre liberté revendiquée. Mais quelle liberté est possible si nous n’apprenons pas à respecter ensemble ce qui est respectable ? Dans la grande décérébration de l’Aujourd’hui, n’oublions pas ce respect, sans lequel aucune vie sociale n’est seulement possible. Les seuls compromis qui vaillent, c’est sur le respect qu’il faut les édifier. »
Rejoignez l’association Avec Jeanne
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De Castellucci en Charlie avant Golgotha Picnic
Depuis la mi-octobre, nos media ameutaient contre les « fondamentalistes chrétiens » qui, par leurs prières devant le Théâtre de la Ville et leurs incursions à l’intérieur de cette salle parisienne où ils déployaient des banderoles, osaient perturber le bon déroulement des représentations de «Sur le concept du visage du fils de Dieu» (couvert in fine de matières fécales), pièce blasphématoire et d’ailleurs inepte de l’Italien Romeo Castellucci, auquel un sens aigu de la provoc’ tient lieu de génie. Quant au maire de Paris Bertrand Delanoë qui, bien que frère d’une religieuse dominicaine, exigeait l’arrêt manu militari de ces manifestations réparatrices et déposait plainte pour « outrage à la liberté artistique », il vouait aux gémonies ces obscurantistes et leur « terrorisme intellectuel », lui qui, lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, avait pourtant affirmé « comprendre l’émotion » des musulmans insultés, dont il se disait « proche ». Et le Conseil de Paris n’était pas en reste qui devait voter à une très large majorité (groupes « Communiste et élus du parti de gauche », « Europe Écologie – Les Verts et apparentés », « Socialiste, radical de gauche et apparentés » et « Union pour une Majorité de Progrès à Paris et apparentés », plus une élue centriste du XVIe arrondissement, Valérie Sachs) une résolution communiste condamnant les rassemblements de jeunes chrétiens, aimablement qualifiés de « hordes fascisantes ». Continuer la lecture
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3 bons films sur les écrans
Je m’appelle Bernadette
N’écoutez aucune critique stupide, ce film est remarquable: excellence des acteurs depuis Bernadette jusqu’au moindre figurant, excellence de la photo, excellence de l’histoire bien sûr .Bernadette s’estimait bonne à rien, souffreteuse, sachant mal lire et écrire , un évêque merveilleux lui dit, vous vous occuperez des autres. « Il suffit d’aimer » dira t elle. Rieuse,insolente elle trouble l’ordre public républicain qui déteste les processions. J’ai été infiniment émue. Courez y vîte
Intouchables
Ils sont intouchables,l’un est paralytique et l’autre noir comme l’ébène. Ils peuvent donc tout dire et ne s’en privent guère. Derrière la critique désopilante de notre société une très belle histoire d’amitié ,la force de l’esprit qui prime sur la chair et le petit rappel que nous dépendons les uns des autres en dehors de tout droit de l’homme. Une quantité de messages à décortiquer en famille.
L’art d’aimer .
Petite variation douce amère sur l’art d’aimer dans le style de Rohmer et de Woody Allen.Il se regarde avec plaisir. Certains couples croient qu’ils vont arriver à trouver d’autres conjoints et ne s’y résignent pas.Totalement anormal dans le contexte actuel !
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Retour au réel de la Passion
Il semble bien que Lucifer soit à l’œuvre dans nos rangs. Romeo Castellucci a réussi à nous diviser à l’aide de sa pièce sur le visage du Christ. Précisément, nous subissons les effets de cette pièce en nous envoyant toutes sortes d’insultes au visage…comme Castellucci envoie des déjections sur celui du Christ. Le sujet de nos discordes devient celui de déterminer si oui ou non la merde a sa place dans une représentation de la Passion… Les mots manquent pour qualifier ce délire…
A ceux qui se posent cette question je dirais d’abord que quelque soit leur intuition il est impératif, vu les circonstances, que nous restions solidaires derrière ceux qui agissent. Si vous n’êtes pas convaincu par telle forme d’action ou telle analyse alors « lavons notre linge en famille », si non, … silence…Silence ! Il est interdit devant l’ennemi de mouiller les cartouches de ses alliés!
Par ailleurs, il est clair que la merde ne peut faire partie de la Passion, bien que nous l’ayons appréciée à sa juste valeur dans le dernier article de « retour au réel ». La merde est terriblement terrestre, elle est le pire et le meilleur de la vie, symbole de la vie terrestre. Sans elle, la vie ne serait pas plus belle sur Terre, sans elle, la vie sur Terre serait impossible. Elle est la matière dans sa forme la plus dégradée mais elle est indispensable. Les Hommes ne sont-ils pas faits d’humus et ne redeviendront-ils pas humus… ?
Jésus est un homme qui a peur depuis des jours et des nuits, qui a souffert, qui a été humilié, enchainé pendant de très longues heures. Une telle souffrance laisse peu de place au besoin, à la possibilité ou à l’envie de manger. Il a bu, surement, mais n’a en aucun cas mangé. A la fin de son ascension du mont Golgotha Jésus est un homme vidé de toute matière digestive et personne de sensé ou de compatissant ne peut en douter. Le jeûne n’est il pas le moyen de se purifier, de suivre le chemin, le Christ?
D’autre part Jésus n’est pas un homme comme les autres : il est Dieu fait homme .Toute la passion est un mouvement ascensionnel, le Christ va retrouver Dieu le Père. L’humus dont il est fait en tant qu’homme se sublime dans la douleur et c’est de l’eau pure qui sort de sa plaie. L’eau du baptême tombe du ciel, nourrit l’humus, s’écoule et s’évapore pour s’élever à nouveau comme l’encens, symbole de notre quête spirituelle. L’eau obéit à un cycle comme l’année liturgique. L’eau est un trait d’union entre le ciel et la terre… à condition de lui laisser pénétrer le sol, à condition de ne pas recouvrir nos prairies de béton et nos esprit de laïcisme. Efforçons nous de rester perméables aux messages célestes surtout en cette période de l’Avent.
Nous ne pouvons pas nier l’attachement intrinsèque de nos existences à la terre, mais l’objet de notre culte est de transcender notre vie. De la même manière le véritable artiste transfigure la matière. Nous aspirons à ce que toutes nos fonctions vitales soient conduites par l’esprit. Nous savons tous que nous avons les pieds « dedans » et c’est pour cela que nous croyons au divin et à la Résurrection.
Stéphanie Prévot
Publié dans Retour au réel
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