Sans complexe on veut détruire un château du 19 ème siècle

chateauNon à la destruction du château de Lagny-le-Sec !

(Signature en bas de la page)

Depuis quelques jours, une mauvaise nouvelle circule sur internet à propos du Château de Lagny le Sec: le maire de la ville, Didier Doucet, a prévu de faire détruire ce monument de la fin du XIXème siècle qui se trouve sur un parc de 9 hectares racheté par la mairie en 1995, pour le remplacer par des espaces multifonctions.

Voici un article du Parisien traitant de la démolition: Le Parisien 60, Château de Lagny le Sec

Le maire présente comme excuse le coût de rénovation du château: 1 million d’euros. Pourtant, de nombreux moyens sont à disposition pour sauver le bâtiment: financement participatif, appel aux dons, revente à une entreprise, etc… Notre patrimoine architectural vaudrait donc t il moins d’un million d’euros ?

Voilà que les destructions de monuments anciens se multiplient dans le pays, entre Eglises et Châteaux. Peu à peu, c’est une partie de la France qui est démolie à coup de buldozer…

Alors voici une pétition afin de mobiliser un maximum de personnes contre la démolition et pour la rénovation du Château de Lagny le Sec. Plus nous serons nombreux, plus notre voix sera écoutée !

A l’attention de ceux qui se trouvent non-loin du château: nous vous conseillons vivement d’installer des banderolles et pancartes sur son grillage. Cette démolition n’aura pas lieu !

Signez en allant sur le site de la pétition

Il faut surtout communiquer avec la mairie, lui suggérer un chantier bénévole auquel tous les habitants de Lagny s’attacheraient, suivant l’exemple de tant de restaurations célébrées dans les émissions télévisées sur le patrimoine.

et lui réciter le poème de Gérard de Nerval

Il est un air, pour qui je donnerais,
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber.
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets!

Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit…
C’est sous Louis treize; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit;

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre les fleurs;

Puis une dame à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue…et dont je me souviens!

Gérard de Nerval

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Prix Renaissance 2016 à Roger Holeindre

Roger_Holeindre_Roger Holeindre vient de recevoir le Prix Renaissance des Lettres .

Nous publions la préface que nous avons rédigée pour son dernier livre

1935 / 2015  Ca suffit !  aux éditions d’Heligoland

 

Roger Holeindre est un soldat, témoin et reporter des conflits dans lesquels il a été engagé. Un soldat écrivain dont les milliers de lecteurs reconnaissent la justesse et la droiture de vue. Un soldat qui ,très jeune voit son pays vaincu et s’engage, un soldat qui combattra en Indochine contre l’effroyable envahisseur communiste, puis en Algérie Française où la même idéologie est à la manoeuvre.Puis il devint grand reporter à Paris Match et pour cela couvrit tous les conflits du monde
Ce n’est pas un politique partant chaque matin à la pêche aux voix, qui se voudrait respectable pour l’opinion publique et qui chercherait à se dédiaboliser. Ces gens là savent la vérité mais ne peuvent la dire, elle est trop crue, pas assez sucrée…En démocratie, l’ennemi ,on ne le nomme pas, pas d’amalgame; le traître, on le caresse, le fidélise, on le flatte.

Ce n’est pas un idéologue, le réel le lui interdit, il a trop les pieds sur terre , il voit les faits comme ils sont et non comme ils devraient être.

Ce n’est pas un robot de l’information au sourire de réclame. Ces gens là disent ce qu’on leur dit de dire.Ils mentent pour garder leur poste. Roger Holeindre est un homme libre. « Moi, rien ne me fait jamais changer d’idée ni de route . Le vent de l’histoire est une invention marxiste. »

Ce n’est pas un historien qui arrange les faits pour leur faire dire autre chose que la vérité; il n’aime pas Paxton et il a raison. Il remet les bonimenteurs étrangers à leur place, quand on est bien élevé on ne critique pas d’une plume de fausset le pays qui vous accueille.Sale temps pour lui où n’importe quel homme ou femme peut cracher sur notre histoire et en tirer bénéfice et gloire ! Roger Holeindre est un chroniqueur, un Joinville égaré au XXème siècle qui sait dégager les grandes lignes de force des soixante dernières années.Il nous apprend mille et une choses tenues cachées comme les accords secrets entre Londres et le Maréchal Pétain, la vérité sur l’armée d’Afrique, puis les évènements d’Algérie qui ne devaient pas porter le nom de guerre. Il est l’un des seuls français à avoir étudié Katyn.

Son terrain d’action, ce n’est pas l’écran de télévision,c’est le monde, la terre lourde où l’on enterre les compagnons d’armes, les oubliés de l’Empire colonial français sur lesquels on crache alors qu’il n’est pas sûr que le nombre de voleurs et d’exploiteurs n’ait pas été multiplié par 2 en France métropolitaine aujourd’hui…..Ces colons , eux au moins , ne commettaient pas de blasphème quotidien à l’égard des musulmans et vivaient en harmonie avec eux .Son monde est la Seine Saint Denis dont il fut le député,et dont il prit à bras le corps les problèmes . Son monde c’est aussi ce château de Neuvy sur Barangeon et le Cercle National des Combattants dont les enfants étaient les princes mais des princes éduqués . Levée au son de la trompe, levée des couleurs et levée des âmes vers Sainte Jeanne d’Arc.Il fallait mettre fin à cette indécente formation des jeunes alors une inspection sanitaire, sur ordre d’un ministre communiste, décida qu ‘un plafond n’avait pas été repeint et qu’un yaourt était périmé de 2 jours…..
Il a fait de la prison pour avoir dirigé le maquis Bonaparte dans le Constantinois en 1962. Ce droit à l’insurrection est glorifié pendant l’occupation mais discrédité et salement réprimé en 62. C’est bien sous le règne du Maréchal Pétain, pas bien sous le règne de De Gaulle, où est la logique?
Il a fait de la prison alors que les élites socialistes qui balancent quotidiennement des attaques contre le Front National, sont corrompus jusqu’à l’os mais bénéficient de condamnations avec sursit. Les dernières déclarations de Cambadélis sont à mourir de rire si ce n’était pas si triste. Il vient de condamner une nouvelle fois le Front National, «  parti légal qui ne serait pas républicain. » Se rend il compte, le sot, que son profil ne l’autorise à aucune condamnation et que le public pourrait faire un amalgame entre république et corruption…..Merci au chroniqueur qui rafraichit notre mémoire avec la longue liste des scandales financiers des 30 dernières années qui ne sont guère glorieuses .

Roger Holeindre est drôle dans ses portraits de Jean Cérien et Jean Cepaplus qui ont tendance à se multiplier. Son humour devient cinglant quand il raconte les drames sanglants qui s’abattent sur les peuples au nom du droit de ces peuples à disposer d’eux même alors qu’on est en train de bafouer ces mêmes droits avec une hypocrisie criante.On a laissé, désespérés, les vietnamiens aux mains des communistes et les algériens aux mains du FLN., tous promis à la mort.
On en arrive à cette prodigieuse déclaration d’Obama dans une interview sur une télévision allemande Vox, en février 2015 : «  Nous devons forcer la main des pays qui ne font pas ce que nous voulons qu’ils fassent. » On a vu en Serbie, en Lybie , en Irak en Ukraine et en Syrie, pays en cendres pour avoir désobéi au si brave Oncle Sam.

Roger Holeindre est efficace dans ses propositions . Qu’on inculque aux jeunes l’amour de la France, de ses héros et de ses saints. Qu’on fasse entretenir notre immense domaine forestier par les jeunes condamnés à des peines légères ,encadrés par l’armée. Qu’on mobilise enfin le personnel nécessaire au suivi des écoutes et à la filature des suspects, sans payer en heures supplémentaires mais en défrayant de tous frais et en donnant des points de retraite anticipés.

Ce livre est un torrent d’idées, de récits et de sentiments qui nous entrainent bien loin de la tragi comédie contemporaine mais nous la font comprendre. Son auteur est un héros de chair et de sang qui nous insuffle son énergie et sa générosité. Aucune exclusion dans cette générosité: il a formé, en Algérie française comme en France ,dans ses camps scouts autant de français de souche que de maghrébins . Sa seule exigence : aimer la France. Difficile à comprendre pour une caste politique qui favorise la double nationalité au détriment systématique de la française. Roger Holeindre nous rappelle cette visite de François Mitterand, dans une école où la majorité des enfants étaient d’origine arménienne: il déclara aux institutrices:  «  Faites de ces garçons et de ces filles des enfants fiers d’être arméniens. »

Ce livre doit être offert à tous ceux qui cherchent à voir derrière le rideau des mensonges et à toute la jeunesse de France, des deux bords de la Méditerranée .Roger Holeindre a été parachutiste mais la devise de la Légion lui sied parfaitement: Honneur et fidélité. C’est une devise un peu plus viril et historiquement française que leurs valeurs républicaines.

Et tant que ces vérités ne seront pas acceptées et respectées par tous , électeurs et partis de tous poils , la France restera malade et sa démocratie bancale !
Roger Holeindre approuve bien sûr totalement la position de Jean Marie Le Pen qui déclare au Figaro Magazine , le 17 Avril: « Je sais que Marine Le Pen poursuit un objectif de dédiabolisation. Or, pour dédiaboliser, il faut l’accord de ceux qui diabolisent. Et ceux qui diabolisent en général posent comme condition la sortie du diable! Et chacun sait en l’occurence que je suis le diable, Satan selon les uns, Belzébuth selon les autres, parce que je me refuse à subir la tutelle ou la critique du prêt à penser, de la pensée unique. »
Il est tout de même marrant de voir la place primordiale du diable dans des sociétés qui se veulent si laïques !

Anne Brassié

Editions d’Heligoland

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Conférence de Marion Sigaut : Crimes faussement imputés à l’Église

sigaut-375x195Le  Forum de la France Chrétienne
vous invite à une
rencontre-débat le Vendredi 19 février à 20h30

L’historienne   Marion Sigaut

auteur de Voltaire, une imposture au service des puissants, (éditions KontreKulture) parlera sur le thème

Crimes faussement imputés à l’Église

 

Inscription  06 20 35 55 48

Participation au buffet

Apporter boissons (messieurs)

nourritures terrestres (dames

 

 

 

 

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La réforme de l’orthographe vue par Jacques Bainville

Bainville

20 Juillet 1906

Somme toute, que reproche-t-on à l’orthographe usuelle ? D’être difficile à apprendre ? Que propose-t-on de lui substituer ? Une orthographe simplifiée et mise à la portée des instructions les plus négligées ?

C’est ici que réside ce qui n’est pas seulement une erreur mais une sottise. Qui ne voit aussitôt que, si l’on raisonne pour les paresseux ou pour les pauvres d’esprit, il n’y aura jamais de simplification suffisante ?

Il faut aller tout de suite à l’extrémité, et l’extrémité c’est l’orthographe phonétique, le droit donné à chacun d’écrire comme son oreille entend. Du moment qu’il y a une orthographe, elle sera toujours trop compliquée, il faudra toujours l’apprendre.

On voit mal où est l’avantage. Pour le voir, pour soutenir qu’il existe et que les simplifications proposées abrégeraient des études inutiles, il faut admettre que les enfants ont un mal considérable à retenir la figure de chaque mot. Les réformateurs proposent, par exemple, de terminer uniformément par les lettre èle tous les mots qui contiennent ce son. On écrira hirondèle, èle, quèle, èle, je me rappèle comme stèle et fidèle.

Vous souvenez-vous d’avoir eu la moindre peine à retenir qu’on devait mettre : hirondelle, aile, quelle, elle, rappelle ? Tel n’est pas mon cas. Et j’imagine qu’on apprendrait fort vite à ne pas confondre l’èle de l’oiseau avec èle, pronom personnel. Mais il faudrait l’apprendre encore, et je ne vois donc pas trop où est l’avantage, sinon de rendre obscure et lointaine l’origine du second mot et difficilement compréhensibles les dérivés (je ne sais en ce moment s’il en existe de très usuels, mais il y en a à coup sûr) où se retrouve la forme originale du latin ala.

S’il s’agit d’apprendre pour apprendre, mieux vaut continuer d’enseigner ce qui est conforme à la fois aux habitudes et à l’étymologie. Aile, c’est ala, comme ellle c’est illa. S’il y a difficulté, au moins est-elle logique et permet-elle de se débrouiller, tant bien que mal, dans la forêt des mots savants.
L’orthographe actuelle est, à y bien regarder, plus utile que nuisible aux personnes médiocrement instruites : son accord, même quelquefois un peu lâche, avec l’étymologie, ce sont les humanités du pauvre, c’est le latin des études primaires. L’orthographe compliquée est par là plus « démocratique » que l’orthographe simplifiée.

Il est surprenant que les réformateurs n’aient pas pensé à cela. •

Journal, Tome I (années 1901 à 1918), Plon, pages 37 à 38.

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Pétition contre la réforme de l’orthographe

Chers amis,
Je vous écris, car il y a urgence. La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, veut imposer, dès la rentrée prochaine, une réforme de l’orthographe, qui aboutira à un véritable appauvrissement de la langue française : les accents circonflexes sont amenés à disparaître, tout comme les traits d’union. Enfin, l’orthographe de 2 400 mots va être modifiée afin de s’approcher de l’écriture phonétique voire sms (oignon s’écrira désormais ognon et nénuphar/nénufar, imbécillité perd un l pour devenir imbécilité…).

D’un trait de plume, la ministre se croit ainsi autorisée à bouleverser les règles de l’orthographe et de la langue française. En ressortant un vieux projet de réforme datant de 1990 et qui n’avait, à juste titre, jamais été acté, elle s’apprête à porter un nouveau coup à l’enseignement du français.

Depuis des mois, elle poursuit une politique de nivellement par le bas avec :

la suppression des classes de latin et de grec qui permettaient de comprendre l’étymologie de notre langue,
le remplacement de l’enseignement de l’orthographe dans les programmes officiels par un simple appel à la «vigilance orthographique». Sic ! Et celui de la grammaire par « l’étude de la langue ». Re Sic ! En effet, dans les nouveaux programmes scolaires, il n’est pas question de leçons de grammaire et encore moins d’apprentissage de certaines de ses règles, mais bien d’accompagner l’élève dans «l’étude de la langue», «de manière à mettre d’abord en évidence les régularités du système de la langue» (p. 113 des nouveaux programmes). A l’élève de déduire seul, de ces régularités, les règles dont il a besoin pour écrire correctement le français.
Pour imposer aux éditeurs scolaires sa volonté de changer les règles d’orthographe, la ministre a, pour la première fois en novembre dernier, publié les textes officiels des programmes en les rédigeant selon les règles de cette « nouvelle orthographe ».

Si nous nous mobilisons rapidement, nous pouvons les empêcher d’appliquer cette mauvaise réforme dans les nouveaux manuels scolaires.
C’est pourquoi, je vous demande de nous y aider, en signant notre pétition pour le respect de la langue française et la défense de l’orthographe.

Si vous le pouvez, merci également de nous adresser un don, même modeste, pour nous aider à financer cette campagne (courrier, pétition, etc..). Vous pouvez nous adresser vos dons via paypal, ou nous envoyer un chèque à l’ordre de l’UNI, au 34 rue Emile Landrin, 92100 Boulogne Billancourt.

Ensemble, nous pouvons faire reculer le gouvernement et les éditeurs de manuels scolaires.

Olivier Vial
Président de l’UNI
Porte-parole de l’Observatoire

 

Désormais il y aura deux types de personnes, l’une éduquée à l’ancienne qui écriera normalement et l’autre, qui fera des fautes choquantes.

2 questions ?

Qui a dit que les socialistes voulaient vraiment partager la Culture avec le plus grand nombre ?

et à quelles peines seront condamnés le premier groupe, comme dans la Chine maoïste ?

                                                                                     Anne Brassié

 

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Extension des panneaux publicitaires : le paysage français pollué

pubEntendu au journal de la réinformation de Radio Courtoisie le jeudi 4 Février:

Discrètement, et sous la pression des magnats de la publicité, un décret d’application de la loi Macron « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », permet une libéralisation des règles d’implantations des panneaux publicitaires dans les petites villes et villages.

Que prévoit ce décret ?

L’article 2 du projet de décret « relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et aux préenseignes » facilite l’implantation de panneaux publicitaires de grande taille, en particulier dans l’enceinte des stades d’une cinquantaine de villes.
Il prévoit aussi d’autoriser l’implantation de panneaux publicitaires scellés au sol de 4 mètres sur 3 dans certaines communes de moins de 10 000 habitants, où depuis toujours ce type d’équipement était interdit. 1 532 communes sont concernées.
Cela risque de dégrader le paysage de nos bourgades… Autour de Dinard, par exemple, les autorisations d’implantations publicitaires seraient augmentées de 1 678 % !

Le projet de décret propose aussi de revoir le mode de calcul de la surface publicitaire…

… Qui, depuis 1979, est défini par l’affiche + les éléments de support. La loi issue du Grenelle de l’Environnement, applicable depuis juillet 2015, avait réussi à réduire cette surface de 16 à 12 m², rendant illégaux des centaines de milliers de panneaux. Il fallait donc les remplacer. Mais que dit l’article 4 du décret ? Que la surface totale des publicités de 12 m² ne peut en tout état de cause dépasser 16 m² ! Beau succès pour les publicitaires !

On peut s’étonner de cette initiative gouvernementale favorisant la pollution visuelle, 2 mois seulement après la COP 21 !

Le progrès de la publicité, cette « arme de conditionnement massif » des esprits, est indispensable au fonctionnement de la société marchande. En France, chaque personne est déjà bombardée d’environ 300 000 messages publicitaires par an.
L’Etat serait bien inspiré de protéger les esprits de cette « pollution visuelle », comme la pollution de l’environnement tout court. Pourquoi ne pas suivre l’exemple de Grenoble qui, fin 2014, a été la première grande ville française à bannir la pub de ses rues ?

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Les innocentes

religieuses

Apres le très beau Gemma Bovary avec Luccini voici le dernier film d’Anne Fontaine .. Ces innocentes sont les religieuses d’un couvent polonais violées par les armées soviétiques. 7 d’entre elles sont enceintes et accoucheront à l’intérieur du couvent aidées par une jeune médecin française de la Croix Rouge.

Etonnant film d’une grande profondeur qui semble échapper à la réalisatrice. Elle a cru faire un film sur le drame de ces jeunes filles cloîtrées et la règle d’obéissance . Ont elle transgressé la loi conventuelle ou non? Les unes perdent la foi, d’autres sortiront du couvent, d’autres enfin y resteront. La jeune médecin athée et d’origine communiste peine à comprendre cet univers si different du sien. Finalement une amitié profonde naîtra entre elle et la congrégation.

En réalité ce film est une immense métaphore du viol de la Pologne catholique tout entière par les soviétiques, de la misère et  de l’abandon des enfants qui s’en suivirent. De grands actrices polonaises interprètent  les religieuses , la très jolie et très nuancée, Lou de Laâge est le médecin.

Un grand moment de cinéma et de vérité historique.

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6 heures à perdre, le dernier roman de Brasillach réédité.

Après 40 mois de captivité dans un oflag allemand, un jeune lieutenant rentre en France et passe 6 heures à Paris,en 41.

Pour exaucer le vœu d’un compagnon resté en Allemagne il retrouve une jeune femme, Marie Ange, petite Antigone des temps modernes, et sa douloureuse histoire.

Paru en feuilleton dans Révolution Nationale, à l’initiative de Lucien Combelle du 11 Mars 44 au 10 Juin, ce roman, excepté le personnage féminin est un peu l’histoire de Brasillach qui rentre de Westphalie et retrouve avec bonheur la ville de ses études mais avec dégout, l’atmosphère sinistre des petits et gros traffics de l’occupation .

Autour de Marie Ange des jeunes s’engagent dans des mouvements différents et opposés mais discutent entre eux et des plus vieux les enrôlent à leur service , au service de leur fortune personnel….Etrange résonnance aujourd’hui de cette phrase : « il est plus facile de bien mourir que de bien vivre. » Toujours ce tranquille désespoir derrière la gaîté apparente.

Ce qui donne à ce roman une force et un charme particulier, typique des romans de Brasillach , c’est le mélange de scènes filmées d’une poésie infinie, des rues du Paris de l’Occupation silencieuses puisque sans voitures, des toilettes féminines, des petites gens qui se battent pour survivre et de gros profiteurs que toutes les guerres voient proliférer. La poésie des souvenirs aussi quand les prisonniers récitent comme une litanie le noms des stations de métro, Châtelet, Cité, Saint Michel, Odéon. Poésie qui n’exclue pas les réalités de l’occupation les plus dures. On a comparé cette œuvre à celles de Simenon. Il y a meurtre en effet.

« Ce qui m’effraie, écrit Brasillach, c’est l’intolérance des Français les uns vis à vis des autres. » Il avait raison, cette intolérance à son égard dure encore. En dehors du théatre cornélien, les vainqueurs sont rarement généreux.

Anne Brassié

1 6 heures à perdre , Robert Brasillach ,éditions Pardes . Préface de Philippe d’Hugues.

Courriel de l association des amis de Robert Brasillach : brasillach@europae.ch

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6 Février 1945

brasill

6 février 2016 – 6 février 1945 Comme le temps passe… pour que le souvenir reste !

« Sur les collines du printemps ou sur les plages de l’été, Où sont-ils les princes enfants ? Où sont les dernières fumées ? La cendre court dessous le vent, Le feu de joie est dispersé. »

R.Brasillach (encore en l’an vingt et huitième, 1937)

6 février 1945 : au petit matin, l’écrivain robert brasillaCh était fusillé à 35 ans, au fort de Montrouge, par un peloton de gardes mobiles. Poète, critique littéraire, romancier, mémorialiste, il nous a laissé ses livres, ses poèmes écrits en prison à Fresnes (des merveilles !), mais surtout sa jeunesse, sa noblesse, son honneur et son allure. et cette image d’un jeune homme en pardessus bleu marine, un foulard rouge autour du cou, les yeux souriants derrière ses lunettes en écaille, écrivant des vers dans sa cellule, les fers aux pieds…

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Les délices de Tokyo

deliceCe que j’aime dans les films japonais c’est la constance de certains thèmes, la grande sagesse des anciens, leur grande générosité et leur admiration de la nature ,en particulier des cerisiers en fleurs.Un jeune homme, fracassé par la vie et sans aucun goût pour le sucré, cuit des petites pâtisseries pour le compte d’une propriétaire. Une très vieille dame, ancienne lépreuse, lui propose son aide et sa fabuleuse recette des dorayakis. Aucun besoin d’en dire plus. La poésie des arbres en fleur, l’apprentissage du regard et de la lenteur pour donner un sens à sa vie, tels sont quelques unes des leçons de ce très très joli film.

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Gerard Fromanger : un artiste contemporain en toute simplicité

En un mot l’artiste ne comprend pas les exigences de l’évêque:  » Un vitrail doit être traversé par l’image du Christ ressuscité. »

Il refute l’argument des « intégristes » « Mon projet ne peut pas aller avec des images  pieuses.’. Si on me veut moi, il faut me donner le tout. C’est une oeuvre en soi… On me choisit , je donne l’essence de ce que je fais. Je ne suis pas un peintre abstrait abstrait, c’est commença. Je ne vais pas changer mon travail sous prétexte que c’est pour une église. »

Félicitons Terre et Famille d’avoir inviter l’artiste à aller peindre

ailleurs….Voir le texte complet sur Terre-et-famille.frPays Roannais 2img008

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Lynchage post-léonardien pas très catholique au Royaume de Belgique

41798Par Pierre Piccinin da Prata

sur le blog Mauvaise Nouvelle

24 janvier 2016 20:00
L’Église catholique aime se tirer régulièrement une balle dans le pied.

Cette fois, c’est l’histoire d’un prof’ de religion qui enseignait les Évangiles et la Trinité à ses élèves. Pas normal, tout ça ! C’est en tout cas ainsi qu’en a jugé sa hiérarchie…

Je l’ai rencontré ; catholique pratiquant et ayant moi-même un long passé d’enseignant, son récit m’a ému, et je voudrais vous raconter cette histoire.

Elle commence il y a vingt ans, lorsque qu’Arnaud Dumouch, tout jeune professeur de religion catholique, est embauché dans une école libre du diocèse de Tournai. Fidèle à la théologie traditionnelle, il enseigne selon le catéchisme de l’Église, le Magistère, tout en pratiquant la pastorale impulsée par Vatican II, l’ouverture et l’accueil ; il réconcilie ainsi l’amour et la vérité, que d’autres voudraient opposer.

Mais il se heurte d’emblée à son supérieur, un prêtrede ce clergé vieillissant imprégné des idéaux de mai ’68, qui prêche la tolérance mais dont le cœur est devenu dur et aigri, à la mesure du bilan de son échec qu’il refuse d’admettre, s’attaquant avec hargne à ce qui ne pense pas comme lui dès qu’il croit en percevoir la repousse.Inspecteur du cours de religion, le prêtre s’acharne sur le jeune professeur. Arnaud Dumouch est ainsi chassé d’une école par le soixante-huitard devenu pharisien à son tour, et il trouve finalement refuge à l’Institut Saint-Joseph, à Châtelet. Les années s’écoulent, heureuses… Il y est nommé à titre définitif, en 2003.

Tout recommence en 2010 : le prêtre qui lui avait fait la chasse est devenu le vicaire épiscopal en charge de l’enseignement dans le diocèse de Tournai. Il réattaque, provoquant des inspections à répétition qui sont effectuées par un des Frères des Écoles chrétiennes (de la Congrégation de Saint Jean-Baptiste de La Salle), dont dépend l’institut. Le frère survient régulièrement et s’assoit tout au fond de la salle de cours, sans adresser la parole au professeur ; il s’enfuit avant que la cloche retentisse…

Jusqu’à ce jour de 2012 où Arnaud Dumouch est convoqué par ses « juges » : dans une salle de l’institut, sa direction l’attend ; le frère est aussi présent. Plus de quatre cents reproches lui sont énoncés. « Comment peut-on encore suivre le Magistère aujourd’hui, après l’affaire Galilée ?! », s’écrie le frère. Le professeur explique que l’affaire Galilée n’engage en rien le Magister, qui ne concerne que la foi : que la terre soit plate ou ronde n’a rien à voir avec le Magister.

« Vous avez enseigné à vos élèves que le Christ est ‘vraiment’ ressuscité ! Mais ce n’est qu’un symbole ! Vous faites dans l’ésotérisme ! », poursuit un autre. Devant de telles aberrations, qui frisent l’hérésie, Arnaud Dumouch croit à un cauchemar, lui qui a publié plusieurs ouvrages de théologie, qui ont tous reçu l’imprimatur de l’archevêché de Paris. Il essaie de se défendre, cite les textes canoniques, mais sa hiérarchie n’écoute pas ; le verdict du « procès » est entendu d’avance. Galilée, face à ses juges…

« Vous devez vous concentrer uniquement sur des thèmes de société : la tolérance, la citoyenneté, la démocratie ! », renchérit sa direction. « La Trinité et la vie après la mort, le péché et le pardon, c’est ridicule ! Ça n’intéresse personne ! » Il faut donc laïciser le cours de religion, et ne plus y parler de… religion.

Le prof’ résiste, se référant au programme. Mais les inspections se poursuivent…

Le 23 août 2013, Mgr Harpigny, évêque de Tournai, reçoit Arnaud Dumouch à la demande du Vatican, du Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, favorable au professeur de religion dont Benoît XVI avait cité les travaux, sur lesquels le Pape s’était appuyé pour rédiger son encyclique Spe Salvi.

Mais rien n’y fait : l’inspection suspend Arnaud Dumouch pour trois mois ; et, à peine rentré, en janvier 2014, les inspections reprennent… un mois après.

Il porte alors plainte au bureau de police de Châtelet, pour harcèlement moral, sur les conseils de Mgr Harpigny, mais aussi de l’archevêque, Mgr Léonard, Primat de Belgique, qui a été informé des événements. Les inspections cessent et l’année scolaire s’achève dans la paix…

En septembre 2014, toutefois, c’est la direction de Saint-Joseph qui prend le relais, tentant de multiplier les reproches disciplinaires. Un jour où l’enseignant avait autorisé une de ses élèves, à peine sortie d’une tentative de suicide, à partager un gâteau d’anniversaire durant dix minutes avec ses condisciples, le directeur déboule dans la salle de cours : « C’est quoi, ce bazar ?! » La jeune fille lui tend une part du gâteau ; le directeur l’accepte et sort. Mais le rapport, accablant, tombera quelques jours plus tard.

Le ministère de l’Enseignement de la Communauté Wallonie-Bruxelles [institutions de la Belgique romane] déclarera tous les reproches disciplinaires absurdes et non-recevables.

Mais une dernière inspection a lieu, en mars 2015… Les élèves d’Arnaud Dumouch présentent des exposés sur les miracles de Lourdes. L’inspecteur s’insurge : « Les miracles de Lourdes ?! Mais c’est n’importe quoi ! C’est de la magie ! D’ailleurs, citez-moi un seul miracle de l’Évangile qui soit réel ! »

– La résurrection du Christ, répond le professeur. C’est le miracle des miracles ! Au moins… non ?

Début juillet 2015, le visa ecclésiastique d’Arnaud Dumouch lui est retiré par les Frères des Écoles chrétiennes ; il ne peut plus enseigner la religion catholique. Le professeur engage un recours auprès de l’évêque de Tournai et de la Chambre des recours de l’enseignement libre confessionnel. Il ne reçoit aucune réponse.

Six mois plus tard, le 12 décembre 2015, Mgr Léonard quitte l’archevêché ; le Primat de Belgique part à la retraire. Quelques jours plus tard, Arnaud Dumouch est soudainement convoqué par la Chambre des recours, où siège le frère qui l’a harcelé pendant des années.

Le retrait du visa est confirmé et le professeur apprend peu après, par un sms d’un de ses élèves, que sa direction a pris la décision de le licencier.

Les élèves d’Arnaud Dumouch n’acceptent pas cette injustice ; ils signent massivement une pétition mise en ligne le 14 janvier 2016. Près de deux-mille de ses élèves et anciens élèves la signent.

Le 15 janvier 2016, Arnaud Dumouch dépose un recours à Rome, en s’adressant au Nonce apostolique à Bruxelles, Mgr Berloco. Le recours est suspensif et le professeur devrait être ipso facto réintégré à l’Institut Saint-Joseph. Sa direction tarde cependant à lui aurtoriser l’entrée…

Il est étonnant de constater que l’histoire que je vous ai racontée ne fait aucun bruit dans les médias. Quand, il y a des années, Marcel Penasse avait subi le même sort chez les Sœurs de Beauraing, mais pour avoir ouvertement défendu l’avortement, ce fut un tollé dans tous les quotidiens du Royaume. Arnaud Dumouch, malheureusement pour lui, est catholique ; et prendre sa défense ne fait pas recette.

Aujourd’hui, Arnaud Dumouch, soutenu par ses élèves, espère simplement un peu de justice et de charité chrétienne, et retrouver son travail pour faire vivre sa famille.

En outre, il reste convaincu que l’Église de la vérité et celle de l’amour ne font qu’une. Et que le cours de religion ne doit pas devenir la pâle copie du cours de morale laïque…

Comité de soutien et pétition en faveur d’Arnaud DUMOUCH.

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Anzy, les vitraux sauvés grâce à la Croix !

 

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Réjouissons-nous ! Le projet de nouveaux vitraux pour l’église d’Anzy le Duc est abandonné. Selon le maire, si un nouveau projet devait voir le jour, les vitraux du chœur ne seraient pas remplacés. La bataille est remportée alors que rien, à l’automne 2015, ne laissait entrevoir une chance de faire reculer un projet proposé par des personnes trop discrètes pour être honnêtes. Ceci doit nous donner confiance. La bataille d’Anzy est emblématique, serait-elle un des signes du « retournement»… ?

L’artiste imposé par le mécène avait clairement décidé que son œuvre n’était pas compatible avec la Sainte Croix du vitrail du chœur. Le combat pour le maintien de la croix était bien celui qu’il fallait mener. La Croix a protégé Notre Dame de l’Assomption !

Que le courage des défenseurs de l’église d’Anzy attire l’inimitié de ses ennemis est prévisible mais il serait douloureux et regrettable que des représailles puissent venir de ceux dont on espère le soutien.

La Sainte Croix nous protège si dans un geste ancestral nous n’avons pas peur de la brandir pour éclairer le monde.

Stéphanie Bignon et Elisabeth de Malleray

Terre et Famille, janvier 2016

 

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Le temps des anti héros par Yvan Blot

AGIR POUR LA DEMOCRATIE DIRECTE
ET INSTITUT NEO SOCRATIQUE
73, rue de la Faisanderie 75116 PARIS. Courriel : atheneion@free.fr
site web : www.democratiedirecte.fr

Paris, le 18 janvier 2015

PROCHAINE CONFERENCE
Le MARDI 2 FEVRIER à 19 h précises
A l’association « Dialogue Franco-Russe »
120, Champs-élysées 75008 PARIS

 

Conférence n°5 :
L’ANTIHEROS CONTEMPORAIN
Narcissisme et « barbarie intérieure »

Chers amis,

L’héroïsme n’est plus vraiment enseigné mais son idéal demeure, notamment dans certains films et romans. Mais le monde moderne fabrique un modèle dominant d’antihéros caractérisé par le narcissisme et par la barbarie intérieure.

L’analyse du narcissisme a été notamment bien mise en valeur par le sociologue américain Christopher Lasch dans son ouvrage « La Culture du Narcissisme ». Les caprices de l’égo sont devenus le cœur du sacré dans notre société, ce sacré prenant une forme juridique autoritaire, voire totalitaire avec « les Droits de l’homme ». Les traditions, les obligations liées à une vision aristocratique de l’homme (noblesse oblige), la capacité de sacrifier sa vie pour sa famille, sa patrie ou son Dieu, tout cela doit plier devant les pulsions de l’égo reptilien. Ce narcissisme fait notamment des ravages dans la jeunesse, centrée sur la satisfaction de ses caprices chaotiques et ne se reconnaissant aucun devoir envers les autres générations, passées ou à venir ( les parents comme les enfants sont des gêneurs dans la quête du plaisir immédiat et éphémère).

La personnalité narcissique remplace les obligations morales par la préoccupation thérapeutique. L’homme ne se voit pas en héros créateur et bienfaisant mais comme un égo agressé par la société, par « les autres » et « recherchant des thérapies » pour mieux rééquilibrer son moi égocentré et améliorer sa satisfaction personnelle. La mentalité thérapeutique est une conséquence du narcissisme illimité. La politique elle-même devient narcissique. Le système éducatif régresse en compétence et en apprentissage du sens moral. Le tribalisme resurgit sur le vide du civisme. La fuite devant les sentiments et les engagements à long terme est générale car la raison est mise au service des instincts et les sentiments traditionnels sont éliminés comme « réactionnaires ». Le barrage que la religion formait contre la noyade dans le narcissisme a cédé et l’individu narcissique est mûr pour la barbarie.

Le philosophe Jean-François Mattéi a traité de façon géniale de la « barbarie intérieure »  dans son livre ainsi titré et sous-titré « Essai sur l’immonde moderne ». L’homme remplace Dieu par le sujet, lui-même soumis à l’animalité des instincts, il devient « creux », sans substance, c’est l’homme du « divertissement » dénoncé par Pascal. Cette démarche le conduit à rejeter le monde et à lui préférer « l’immonde ». Mattéi scrute les ravages de cette barbarie dans l’éducation, la culture contemporaine, la politique moderne de l’Occident. L’homme narcissique circule dans son environnement intérieur et extérieur dominé par « l’immonde ».

Heidegger a appelé cette constellation dans laquelle l’homme est prisonnier par l’utilitarisme et son moi, le « Gestell ». Ce terme allemand est difficile à traduire : c’est la dictature de l’utilitarisme qui est destructrice du bon, du bien et du vrai. Les caprices de l’égo, l’argent, la technique, les masses deviennent les idoles du monde désormais sans Dieu. Plus de place pour l’héroïsme par conséquent. C’est le règne de l’antihéros. La société antihéroïque est alors atteinte de maladie mortelle car elle contrevient aux lois de la vie : la reproduction n’est plus assurée car l’enfant devient un gêneur dans la vie quotidienne. Face aux menaces montantes, terrorisme et immigration, le citoyen (en est-il encore un ou n’est-il plus qu’un consommateur ?) est désarmé. L’Occident est menacé de décadence interne, d’invasion externe, comme le fut autrefois l’Empire romain. Comme disait Marie-France Garaud, « il n’est plus capable ni de tuer ni d’enfanter », donc il est inadapté au monde réel et voué à la disparition.

La société antihéroïque est en réalité une société suicidaire. Elle est tolérante à l’égard des criminels et est d’ailleurs gouvernée par des élites criminelles même si elles n’en ont pas toujours conscience. La déshumanisation de l’homme, transformé en rouage interchangeable pour les besoins de l’économie et de la technique, s’accomplit peu à peu. Encore faut-il poser le diagnostic avant de voir les causes puis les remèdes.

A bientôt et très amicalement

Ivan Blot

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Un vrai chevalier de la légion d’honneur

b-zeller

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