Un amical dessin de Chard

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Extrait du récital de musique de chambre de Vladimir Chevel et Dimitri Naiditch : l’Ave Maria de Caccini

L’Ave Maria de Caccini par le duo Chevel/Naiditch

Caccini – Ave Maria

On trouvera également sur cette anthologie méditative, joué par l’exceptionnel duo de piano et violoncelle formé par V. Chevel et D. Naiditch, Vivaldi, Tchaikovsky, Saint-Saëns, Fauré, Chopoin, Gluck, Ossorguine, Rahmaninov Shumann et Prokofiev.

Références : « Récitals de musique de chambre », Salle Molière, Lyon, 9 novembre 1999.

© Vladimir Chevel. All rights reserved.

Vladimir Chevel, Téléphone : 01 46 59 38 53. Paris, France.

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Les « Règles pour la révolution communiste » : tout un programme…

Intégralement publiées dans le Congressional Record Appendix, on peut les consulter aux archives du Congrès des États-Unis. Plusieurs dizaines de règles concernent la culture, les mœurs et leur berceau : la famille. En voici quelques-unes :

« (…) § 23 – Avoir la haute main sur les critiques d’art et les Directions des musées d’art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l’art répugnant et sans signification ;

§ 24 – Faire disparaître toutes les lois refrénant l’obscénité en les appelant une censure et une violation de la liberté de parole et de presse ;

§ 25 – Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie et l’obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma et la radio ;

§ 26 – Présenter l’homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé ;

§ 27 – Pénétrer Eglises et remplacer la religion révélée par une religion sociale. Discréditer la Bible et insister sur la nécessité d’une maturité intellectuelle qui n’ait pas besoin de béquille religieuse ;

§ 28 – Eliminer la prière et toute forme d’expression religieuse dans les écoles, sous prétexte de violation du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat ;

(…) § 40 – Discréditer la famille en tant qu’institution. Encourager la promiscuité et le divorce ;

§ 41 – Insister sur la nécessité d’élever les enfants hors de l’influence négative des parents. Attribuer les préjudices, les blocages mentaux et les retards des enfants à l’influence répressive des parents. »

(Réunion de l’International révolutionnaire allemande – Düsseldorf, 1919)

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François Legrand à la galerie Ad Solem à Saint-Germain-en-Laye

Jusqu’au 6 novembre, du mercredi au samedi, vous avez le bonheur de voir les dernières oeuvres du peintre François Legrand, ancien élève de Philippe Lejeune, à la galerie Ad Solem, 27 rue du Vieil Abreuvoir à Saint-Germain-en-Laye. Téléphone : 06 83 98 33 90.

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Paul del Perugia : « Le voyage de Sébastien », publié chez Via Romana

Unique roman inédit jusqu’à aujourd’hui d’un grand écrivain, Le voyage de Sébastien est une plongée dans la France de l’immédiat après guerre, chez les maîtres du moment,anciens résistants ftp. L’auteur, diplomate à la plume très élégante, annonce prophétiquement la montée du matérialisme, le pouvoir totalitaire des grands patrons de sociétés et le refus de la vie qui déjà s’annonçait. Un roman noir, très noir avec quelques lueurs chrétiennes exactement à l’image du tableau sur la  couverture, peint par la veuve de l’écrivain, Marie Magdeleine del Perugia. Du même auteur trois autres grands livres, deux biographies, Céline et Louis XV, et un essai sur la transmission du pouvoir dans les sociétés traditionnelle au Rwanda.

Se procurer l’ouvrage : Paul del Perugia, Le voyage de Sébastien, préface d’Anne Brassié, éd. Via Romana

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Intégrale d’Eugène Labiche au Théatre du Nord Ouest

Labiche par Desboutin, huile sur toile conservée au Musée de Versailles

Intégrale d’Eugène Labiche au Théatre du Nord Ouest, avec notamment nos amis Philippe Arioti et Daniel Desmars. Le Nord Ouest est idéal pour initier des jeunes au théâtre. Qualité des textes, du jeu des acteurs, proximité avec ces acteurs, les salles sont petites, facilité d’accès par le métro et spectacles à toutes heures du jour et de la nuit. Prix enfin très serrés .

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Trois nouveaux films : « Poetry », « The social network » et « Chantrapas »

Poetry

Ce très beau film coréen vous apprendra si vous ne le savez déjà, le rôle immense de la poésie.Une  grand mère élève son petit fils, adolescent brut de décoffrage. Il a participé au viol collectif d’une écolière qui s’est suicidée. Sa grand mère  veut écrire de la poésie et prend des cours. Mais n’y parvient pas jusqu’à ce que… Sur cette trame originale où le sordide et la beauté la plus exquise s’entremêlent  le cinéaste brode une très belle histoire .

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The social network

Ce film raconte l’irrésistible ascension de l’inventeur de Facebook, Mark Zuckerberg. Le problème c’est qu’ils étaient trois et qu’un seul ramasse la mise : des milliards de dollards .Cette caricature du juif mal dans sa peau qui, pour décrocher le jackpot, truande son meilleur ami et deux  étudiants d’Harward, riches, grands et beaux sportifs qui croient encore aux règles d’honneur, fait penser aux films antisémites d’avant guerre. Quelle était l’intention du réalisateur, David Fincher ? Une construction implacable en flashback, un débit de paroles très dur à suivre, une musique infernale omniprésente, la peinture terriblement exacte d’universités décadentes, une morale américaine ,le héros reste seul mais il est riche, c’est du lourd comme dit la chanson en vogue…

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Chantrapas

Ce film d’un cinéaste géorgien, Iossellani, m’a ennuyée . Un jeune cinéaste ayant des difficultés dans son pays soumis aux soviets part en France où il rencontre d’autres difficultés dues cette fois aux capitalistes. Le héros vaniteux comme un paon ne suscite aucune sympathie et les belles images se font longtemps attendre, celle de l’enfance ,celles de la vie de famille.

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Quelques « chroniques du 7ème Art » de 2008 à 2010

Où sont passés les Morgan ?

Un couple de bobos new-yorkais sur le point de se séparer, monsieur a trompé madame, est exfiltré dans le Wyoming pour les protéger du tueur qu’ils avaient identifié. Le contraste entre leurs deux vies est riche et plein d’humour. L’Amérique profonde montre ses vraies valeurs, entraide, patience et endurance, vie réelle et non plus rêvée. Comme ce n’est pas fréquent, on peut y aller et rire à gorge déployée. Le film est plus profond qu’il n’en a l’air. Parfait pour la scéance-débat de ciné-club qui doit suivre la projection en famille.

sortie : 20 janvier 2010


Bright star

Ou les amours contrariées par la mort du jeune poète Keats et de sa jolie voisine. Nous sommes en 1818, dans la campagne anglaise, les sentiments sont nobles et purs. Ces deux années de bonheur sont filmées avec une infinie poésie par la grande cinéaste Jane Campion.

sortie : 6 janvier 2010


Agora

Nous sommes à Alexandrie au 4e siècle. L’empire romain est en train de tomber et les chrétiens grâce à l’empereur Justinien cessent d’être martyrisés. Il y a choc des cultures comme on dit. Les pauvres païens, dont la très belle philosophe Hypatie, et les pauvres juifs vont être trucidés par les vilains chrétiens dont le chef ressemble à Savonarole. Continuer la lecture →

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Quand Bach lit Vivaldi : le Concerto pour orgue en la mineur sous les doigts d’André Isoire et sur les orgues de Weingarten

http://www.youtube.com/watch?v=y1ZW-C7sxJ8&p
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La littérature et la vie

La littérature et la vie

Bienvenue dans le monde des livres, ils éclairent notre vie à plus d’un titre. Le premier au sens propre, quand le ciel est bas et lourd, que la tristesse  l’ennui ou la maladie s’abattent  sur nos têtes, vite un livre, adieu le spleen. A tous les autres sens,quand ils chantent la beauté du monde ou d’une province, la force d’une vie dans une biographie, quand ils disent la vérité là où il n’y a que mensonge ,quand ils transforment le plomb en or par un style éblouissant…

Ce blog veut très simplement vous donner le titre et le résumé des livres présentés dans les émissions de Radio Courtoisie que j’anime depuis 23 ans .Ainsi vous aurez toujours sous les yeux l’information pour vous même et pour choisir vos cadeaux .

Bien sûr tous les salons du livre qui favorisent la rencontre entre l’écrivain et son lecteur vous seront annoncés.

Vous trouverez aussi Continuer la lecture →

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Le combat continue !

Chers amis,

Nous sommes maintenant une force de frappe de 5 700 personnes. Continuons à signer et faire signer, nous devons décupler ce chiffre.

Deux nouveaux combats culturels nous semblent urgents à mener :

– la défense de l’église Saint Jacques d’Abbeville menacée de destruction à partir du 7 Avril 2011. Cette immense église néogothique nécessite des réparations que la mairie refuse d’assumer.

– et le soutien de l’Agrif dans son action judiciaire contre l’exposition de photos de Larry Clark au Musée d’Art Moderne, photos pornographiques de mineurs.

Signons, s’il vous plait, la pétition des habitants d’Abbeville. D’autres églises sont menacées du même sort. Il faut rendre impossibles ces destructions.

Et soutenons l’Agrif en adhérant pour lui donner les moyens financiers de cette action judiciaire.

Le combat pour la défense du vrai, du beau et du bien continue !

Anne Auger et le collectif « Sauvegarde du Château de Versailles »

La rumeur parle de constructions d’HLM à la place de l’église néogothique…

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Imperturbables, ils organisent un colloque « Exposer l’art contemporain dans les monuments historiques »

Un colloque qui ne tient aucunement compte des protestations de milliers de Français…

« Dans le cadre du cycle Rencontres européennes du patrimoine, l’Institut national du patrimoine et le Centre de recherche du château de Versailles organisent une journée d’études sur le thème « Exposer l’art contemporain dans les monuments historiques », le 7 octobre 2010, à Paris.

Daniel Buren au Palais Royal, Jeff Koons, Xavier Veilhan ou Takashi Murakami au château de Versailles, François Morellet ou Cy Twombly au Louvre, la confrontation entre les œuvres contemporaines et les monuments anciens, chargés d’histoire, soulève parfois un vif débat. Pourtant ces lieux historiques ont évolué au fil des siècles et ont souvent vu leurs fonctions changer. Les expositions d’art contemporain dans des monuments historiques rencontrent un grand succès auprès d’un public curieux et sont de plus en plus nombreuses.

A travers des exemples concrets, cette journée d’études abordera la question des publics et des contraintes liées aux lieux auxquelles doivent faire face les artistes et les professionnels du patrimoine. Exposer des photographies, des sculptures, des installations, de façon temporaire ou durable, pose en effet des problèmes de conservation du monument historique et de l’œuvre contemporaine. Enfin, des artistes feront partager leur expérience. Ils expliqueront comment ils répondent à une commande et évoqueront les défis qu’impose un cahier des charges. »

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Des Japonais présentent leurs excuses à l’ambassade de France au Japon

Lu sur Nouvelles de France :

« Excuses nippones pour l’exposition Murakami ». Elle est touchante, l’histoire du jour signée Régis Arnaud, correspondant du Figaro à Tokyo, parue samedi dernier dans le quotidien libéral. On y apprend que le standard de l’ambassade de France à Tokyo reçoit des « appels téléphoniques répétés » de Japonais pour dire en substance « Nous sommes désolés de vous avoir causé tant d’ennuis ». Ces « excuses spontanées présentées à notre pays » font suite au bruit suscité par l’expo Murakami à Versailles, largement amplifié par la distance. « L’exposition Murakami à Versailles déclenche un scandale » titrait ainsi une récente dépêche de l’agence Kyodo… Si seulement ! « C’est vrai que les médias étrangers, allemands et japonais notamment, mais aussi danois ou sud-américains se sont davantage intéressés à notre action que les médias nationaux d’où peut-être cette amplification » explique un membre du collectif « Sauvegarde du Château de Versailles » qui a lancé le site « Versailles mon amour » et organisé il y a quinze jours une exposition parodiant « l’art comptant pour rien » devant les grilles du Château. Au total, plus de 12 000 signatures ont été réunies contre la présence des réalisations de Murakami au Château.

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Les artistes spéculatifs font parler d’eux

Le Figaro nous signale qu’une partie de la collection de la banque Lehman Brothers, mise en faillite en 2008, sera vendue aux enchères par Sotheby’s samedi à New York. Le produit de la vente estimé à 10 millions de dollars est destiné à rembourser, en partie seulement, les créanciers de la banque. Cette vente, qui comprend tous les artistes spéculatifs, sera un bon test sur le marché à un mois et demi des grandes ventes de New York.

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Notre exposition d’art comptant pour rien comme si vous y étiez !

Souvenirs, souvenirs !

> Quelques photos publiées sur un site japonais.
> Le compte-rendu du Parisien

Eric Martin (du collectif Sauvegarde du château de Versailles) vs Nicolas Sanhes (artiste contemporain) :

L’art est nu et l’argent roi

par Christine Sourgins

Voilà, Versailles a nouveau transformé en « machine à coter », à la merci de l‘Art Financier. Après le kitsch de Koons, celui de Murakami, comparez le Rabbit argenté du premier et le Bouddha ovale du second : dans ces jouets pour milliardaires, qui a singé l’autre ? Il s’agit d’ une OPA inamicale au détriment du Château à qui on accole maintenant l’ étiquette « kitsch », ce qu’on ne lisait jamais auparavant. Les artistes qui pratiquent un art non spéculatif sont évincés. Le public est manipulé par cette disneylandisation qui prétend démocratiser Versailles en y introduisant la culture populaire ; en réalité, l’Art Financier exhibe les signes esthétisés de l’aliénation de la culture de masse. Une poignée de spéculateurs, eux, voient la valeur de leurs collections rehaussées du prestige d’un monument historique insigne, ils sont les vrais bénéficiaires de « l’événement ».

L’Art Financier se moque de produire des œuvres qui aient des qualités esthétiques, son seul critère est la valeur financière. Celle-ci est construite par une mise en réseaux où collectionneurs, galeries, salles des ventes, musées, médias s’allient pour ressasser un nom, une oeuvre et faire monter les prix : le savoir faire a été remplacé par un faire savoir. Mr Pinault possède la grande salle des ventes Christie’s, le journal Le Monde était aussi dans son giron…etc, son amitié avec Mr Aillagon qui règne sur Versailles, dessine les contours de cette union sacrée financiers/fonctionnaires caractéristique de l‘Art officiel français.

Il faut sortir de la rhétorique d’Aillagon et consorts qui accusent les défenseurs du patrimoine : « Vous êtes intolérants, vous ne vous ouvrez pas à l’autre, à la modernité etc ». C’est le contraire. L’Art dit contemporain est partout, dans la rue, dans les entreprises, dans les grands magasins, à l’école, pas que dans les musées… Il a le monde contemporain pour lui, pourquoi veut-il investir encore le patrimoine ? Parce qu’il est totalitaire et qu’il refuse l’altérité, celle du passé ou celle des contemporains qui ont d’autres valeurs que le « chic choc cher ». L‘Art financier est intolérant et prédateur. Il y a une diversité culturelle qui est parallèle à la diversité naturelle. L’architecture du XVII, XVIII ou XIXéme, c’est comme le panda : une espèce en voie de disparition, à protéger d’urgence. On ne peut faire cohabiter un panda et une hyène même déguisée en schtroumpf. Pas plus qu‘ on ne greffe une nageoire à la place d’un pied, sans créer un monstre… Il y a une écologie culturelle. Je veux bien que le patrimoine soit « un processus et pas un corpus », mais c’est un processus cohérent. Peu importe que Koons se distingue par une touche porno-trash, et que le japonais revendique la puérilité : le Financial art relève d’un système incohérent et même antithétique de la culture classique.

A partir de 1917, une véritable révolution artistique voit le jour : Duchamp transforme un urinoir en œuvre d‘art. C’est le coup d’envoi d’un art conceptuel où ce n’est plus l’objet créé qui compte mais l’intention, le « discours ». Duchamp cesse de créer pour décréter l’art. En fait, il change la définition de l’art. Désormais, une œuvre est d’art, non parce qu’elle est belle ou qu’elle a du sens intrinsèquement, mais parce qu’un artiste affirme que c’est de l’art et parce qu’une institution ou un pouvoir le confirme. Cette particularité fera l’aubaine des réseaux d’Art Financier. En quelques décennies, serrer la main des passants dans la rue, mettre des excréments en boîte ou vendre sa vie en viager comme Boltanski, tout est devenu de l’art, si « on » vous le dit . La révolution duchampienne consiste à étendre indéfiniment la définition de l’art, or à force de souffler dans un ballon, il explose : nous en sommes là. Mais le grand public l’ignore, trompé par l’usage du mot « art » qui a maintenant une autre définition que celle de Le Brun, Boucher ou Delacroix.

L’AC excelle à piéger. Par exemple : aller voir Koons ou Murakami pour « se faire une idée », c’est affoler le compteur des visites de Versailles, donc être enrôlé de force dans les statistiques de Mr Aillagon, être compté dans les supporters de l‘Art Financier… alors que beaucoup de visiteurs sont ressortis furieux du Château ! La ficelle est grosse, tout comme la lettre interdisant aux conférenciers la moindre critique contre Koons : une censure qui a ému Le Canard Enchaîné. A la longue, les gens s’ aperçoivent que l’art est nu et l’argent roi. D’autant qu’une critique cultivée et dissidente de l’Art dit contemporain a vu le jour.

Mais comme à chaque fois qu’il y a de grosses sommes d’argent en jeu, l’opacité est de règle. Mr Aillagon avait supprimé le livre d’Or, sous prétexte que c’est « ringard » : il a cassé un thermomètre qui indiquait une certaine fièvre ! Il se murmure aussi que certains Tour Opérator étrangers sont fâchés : un chinois, un australien, va -t-il traverser la planète pour voir cet art international qu’on voit partout ailleurs ? Des mécènes aussi sont chagrinés, eux qui font un travail sérieux de restauration peuvent sentir qu’on leur confisque les retombées médiatiques. Restaurer les plomberies est moins fun que la bonbonnière de Murakami…moins croustillant pour la presse (le scandale fait partie de la construction de la valeur dans l’Art Financier, habile à récupérer l’indignation et à la transformer en notoriété).

Xavier Greffe, économiste spécialisé dans l‘art, répugne à parler de marché pour l‘Art Financier car ce « système » ne répond pas à la définition classique des marchés (à la différence de l’Art moderne ou ancien) qui suivent des lois. Ce sont, en art comme ailleurs, les excès du système qui vont provoquer son effondrement. Dans leur complaisance avec la finance et les médias qui font l‘AC, les politiques ne sont pas toujours très clairvoyants. Pompidou a laissé Beaubourg ; Mitterrand, l’Arche de la Défense ; Chirac, le musée du Quai Branly. Le locataire actuel de l’Élysée a-t-il vraiment réalisé qu’il sera étiqueté comme ayant promu un style d‘AC : le « Blink-blink » ?

Christine Sourgins (http://sourgins.over-blog.com)

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