« Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles. » Chesterton
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La carte et le territoire, Michel Houellebecq
Enfin un vrai Goncourt .
Les premières pages du dernier roman de Houellebecq met en scène un artiste peinant sur une toile intitulé Damien Hirs et Jeef Koons se partageant le marché de l’art contemporain. Jed Martin n’arrive pas à rendre « l’air de vendeur de décapotable Chevrolet » de Koons ni le regard signifiant « Je chie sur vous du haut de mon fric » de Hirst. Vous comprenez notre envie de continuer la lecture. L’artiste devient richissime en photographiant des cartes routières Michelin, oeuvre bien sûr sponsorisée par le fabriquant de pneus . Continuer la lecture
votre fin de semaine
Parce que le rite extraordinaire remis à l’honneur par le pape n’est pas encore proposé à toutes les paroisses,loin s’en faut et que les obstacles doivent être levés
Dimanche 21 novembre 2010
3ème Colloque pour l’Unité Catholique
au Palais des Congrès de Versailles
Rencontre organisée par des fidèles de différents diocèses
au Palais des Congrès de Versailles
Rencontre organisée par des fidèles de différents diocèses
sur le thème :
Motu Proprio Summorum Pontificum
« N’ayez pas peur »
Bilan des 3 ans d’application du Motu Proprio
Bilan d’étape par Daniel Hamiche, journaliste et écrivain
Témoignages par des demandeurs de la Forme Extraordinaire dans leurs paroisses
Débat animé par Philippe Maxence, journaliste et écrivain
Invité principal : Monseigneur Nicola Bux,
consulteur de l’Office des cérémonies liturgiques du Souverain Pontife, Consulteur de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, consulteur de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements (depuis le 3 novembre 2010), auteur de l’ouvrage « La réforme de Benoît XVI » (2009)
Témoignages d’un religieux de la communauté des Franciscains de l’Immaculée et de séminaristes attachés à la Forme Extraordinaire
Conclusion par le Père Jean-Paul Argouarc’h, de la Sainte Croix de Riaumont
Avec le soutien des communautés traditionnelles
Entrée libre, librairie et divers stands, garderie assurée
Palais des Congrès de Versailles
10 rue de la Chancellerie – de 14 heures à 19 heures
Pour nous contacter: contact@paixliturgique.org – www.paixliturgique.org
Publié dans Agenda, Messes et pèlerinages
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Votre fin de semaine
Parce que la prière reste l’instrument préféré de Dieu dans les combats soyons présents aux côtés de SOS tout petits et du Dr Dor
http://www.sos-tout-petits.org/
LISTE DES ROSAIRES
le samedi 20 NOVEMBRE 2010 à 14 h 30
AIX EN PROVENCE : rue Henri Pontier et des Tamaris : 06.77.79.07.16
AVIGNON ou CARPENTRAS : 04 90 22 03 36
ALENCON : rue Fresnay, près de l’hôpital: 06.09.65.34
ANGERS : place du maréchal Leclerc, près du Palais de Justice : 02.41.47.59.71
ANGOULEME: à 15 h, 06.23.68.43.40
ANNECY : à 12 h, 06.99.08.19.86
AUXERRE : parvis de la cathédrale Saint Etienne
BESANCON : place de la cathédrale St Jean
BORDEAUX : HYPERLINK « mailto:arp.bordeaux@yahoo.fr » \o « blocked::mailto:arp.bordeaux@yahoo.fr » arp.bordeaux@yahoo.fr
CAEN : place de la Résistance, statue de Jeanne d’Arc : 02.3 1 .67 .39 .81
CHARTRES : place de la cathédrale
CHATEAUROUX: à 17 h, 01.34.11.16.94
DIJON : avenue du maréchal de Lattre, près de l’hôpital du Bocage
GRENOBLE : hôpital de la Tronche
LAVAL : place de la Tremoille, sous la cathédrale,: 06.77.74.72.85
LILLE : à 14 h, parvis St Maurice
LYON: Hôtel Dieu quai du Rhône : 04.78.77 .57 .81
MANTES LA JOLIE : place St Maclou, 01.34.97.54.09
MONTPELLIER : esplanade de la Comédie, monument aux arméniens
NANCY : place d’Alliance – honneur-catholique@wanadoo.fr
NANTES : 09.70.44.56.78
PARIS : place St Michel, 01.47.83.97.42
PERPIGNAN : esplanade du Monument aux Morts
POITIERS : parvis de N.D la Grande
QUIMPER : 02.98.90.64.87
TOULON : près de St François de Paule
TOULOUSE : parvis de la cathédrale St Etienne
VERSAILLES : place du Marché
VICHY : boulevard Denière à proximité du Centre Hospitalier: 06.13.12.47.36
– à l’étranger en union avec les prières de France de SOS Tout Petits:
Belgique: LIEGE: à 15 h rue Henri Court
Côte d’Ivoire : ABIDJAN : CHU de Treischville
Philippines: GENERAL SANTOS (cathédrale).
MANAO id.
MANILLE id.
Des hommes et des dieux vus par la grande critique Marie Noelle Tranchant
http://www.magistro.fr/index.php?
Un étonnant triomphe ?
La presse a abondamment commenté le succès extraordinaire du film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux, avec ses 3 millions de spectateurs. Les sociologues se sont penchés sur le cas : même en admettant que les cathos se soient mobilisés en masse, cela ne suffit pas estiment-ils, à expliquer un tel engouement pour des moines chrétiens qu’on voit vivre au cœur du monde musulman au rythme multiséculaire de l’ « Ora et labora » de Saint Benoît, partagés entre la prière, l’étude, le travail de la terre et le service des autres.
Qu’est-ce qui attire les spectateurs, se demandent les médias éperdus devant un film qui ne répond à aucun des critères censés faire un succès populaire ? Et de s’empresser de répondre : surtout pas la religion.
C’est un film écologique sur la décroissance, où l’on vit de peu en s’entraidant, commentent les uns. On y retrouve la lenteur des rythmes naturels, loin des trépidations stressantes. Le grand compliment « laïc » qui permet d’en faire l’éloge sans risque de collusion avec « le religieux », c’est qu’il parle des hommes et pas de Dieu, Dieu merci ! C’est un film réconciliateur, pour ne pas dire consensuel, qui répond à la « quête de sens », dernier mot de la sagesse humaine.
On en discutait voilà quelques semaines, sur France Inter, dans l’émission d’Isabelle Giordano « Service public ». Luc Ferry, qui est censé être philosophe, invoquait la loi économique de l’offre et de la demande, estimant que ce film répondait sans doute à une certaine demande actuelle de spiritualité. La spiritualité est-elle une composante essentielle de l’être humain ou simplement un marché porteur en ce moment ? Il est vrai que c’est une émission de consommation.
L’inévitable Caroline Fourest était là, invitée en tant qu’ « intellectuelle ». Obligée de s’incliner devant le succès et la qualité du film (dont le réalisateur n’est pas suspect de bigoterie), l’intellectuelle a trouvé ce magistral coup de pied de l’âne : montrer les chrétiens sous un jour aussi favorable « quand on sait ce qu’est le Vatican, c’est presque une escroquerie » !!! Et Isabelle Giordano de renchérir : « Oui, et quand on voit tous les gens qui meurent du sida en Afrique ». Re !!!. Voilà presque le film taxé de publicité mensongère !
La chroniqueuse de cinéma, Eva Betan, y est allée de son couplet pour louer le film d’être surtout humain : « Dans Des hommes et des dieux, les hommes viennent en premier », a-t-elle noté triomphalement, apparemment peu versée dans sa propre tradition, puisque le titre est un verset de psaume.
Si les médias pataugent à ce point dans leurs pseudo-analyses du phénomène, c’est peut-être qu’il est difficile de parler d’un tel film en termes de consommation.
Risquons d’autres hypothèses :
Et si le public avait reconnu que ce film lui tenait le langage de la vérité ?
Vérité artistique, d’abord, loin des contorsions esthétiques comme de la recherche de divertissement. Voilà un cinéaste qui se fait pure attention à la réalité qu’il dépeint, et dont la seule arme stylistique est l’honnêteté. Limpidité de la mise en scène qui atteint la profondeur par transparence, comme une eau très pure laisse voir le fond. Sobre intensité de l’interprétation, exactitude des dialogues repris pour la plupart aux récits des moines. Justesse de la progression dramatique, qui va de la réticence à l’acceptation, épousant le discernement spirituel qui s’opère dans la communauté.
Vérité humaine et divine indissociablement, n’en déplaise aux idéologues laïcs qui s’emploient frénétiquement à les séparer, ignorant ou feignant d’ignorer ce que le film montre si tranquillement : que c’est l’appartenance à Dieu qui fait la plénitude humaine. Que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont une seule et même chose. Heureusement, disent les esprits éclairés, le film ne fait pas de prosélytisme. Non, il fait ce que le christianisme a toujours fait : des témoins, des martyrs, à la suite du Christ à qui ils ont donné leur vie. Tant pis pour les esprits éclairés qui n’y voient rien.
Et si le public se sentait tout simplement chez lui dans ce film ? Car on dit : les spectateurs veulent ceci ou cela, il faut les amuser, les exciter. Ou alors leur donner du sens, des interprétations de l’existence – qui peuvent être d’autres fioritures encombrantes. Mais si le public entrait là, soudain, dans un domaine auquel il a rarement accès, mais qui ne lui est nullement étranger ? Dans ce petit coin d’Atlas, s’il reconnaissait obscurément le Royaume de Dieu, « comme nous reconnaissons les choses que nous sommes destinés à aimer » ?
11 novembre 2010
Publié dans Sur les écrans
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Le Chant du Veilleur
Poème symphonique de Maxence Caron
publié chez chez Via Romana et déjà disponible ici ou sur le site de l’éditeur. Illustration de couverture par Aude de Kerros.
Vous vous en êtes rendu compte. Maxence Caron est un être à part, très atypique en notre 21 ème siècle. Certains publient un livre par an, je trouvais cela exagéré. Lui en publie trois cette année, le dernier vous clouant le bec par sa forme et son message. Je laisse au Père Renaud Escande le soin de vous le présenter :
« Le Chant du veilleur est l’écho, sublime, d’une expérience mystique. Tout y chante Dieu. Tout y conduit. Là, au creux des mots, mais aussi entre, le Verbe exulte. Tout du long, le Poëme offre et garde la saveur, riche, d’un Magnificat.
On y partage l’exaltation de l’âme croyante et la jubilation de la louange. Souvent aussi la supplication d’une âme inquiète qui, si elle a parfois des mots ciselés en pointe pour haranguer le monde, n’en témoigne pas moins du souci lancinant du pécheur. »
Finalement chaque époque voit naître un Péguy ou un Claudel. Réjouissons nous en ce bel aujourd’hui.
Labiche et Philippe Ariotti au théâtre du Nord Ouest
Au théâtre du Nord Ouest, toujours Labiche joué de manière très enlevée.
Philippe Ariotti est drolissime avec sa volonté de meurtre à répétition dans l’affaire de la rue de Lourcine.
Publié dans Sur les planches
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Le faux géant et des Le Nain géniaux, par C. L.
Qui s’en souvient ? En 1994 à Paris, le musée de la Seita, voué à l’herbe à Nicot, ouvrait ses portes au défunt Jean-Michel Basquiat et tentait d’attiter le chaland avec cette alléchante affiche. Le tabac étant devenu res non gratum, et la Seita ayant été privatisée en 1995, le musée ferma en 2000 et sa fabuleuse collection de 500 objets fut dispersée aux enchères mais, bien que mort en 1988, l’increvable Basquiat est de retour. Cette fois au Musée d’Art moderne à Paris (jusqu’au 30 janvier 2011) où, le vacarme médiatique aidant, se pressent force visiteurs illustres — dont Chirac. Il se murmure outre-Atlantique que la cote du « Radiant Child » — enfant (sic) rayonnant (resic) — d’abord exagérément gonflée, commence à chuter. Rien de tel qu’une grande exposition de cent cinquante « chefs d’œuvres », dans un prestigieux musée parisien, pour relancer la machine à fric. Continuer la lecture
Publié dans Agenda
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La Princesse de Montpensier
Enfin un film historique qui ne travestit ni la nouvelle de Madame de La Fayette ni l’époque .
Un film que notre pauvre président devrait méditer lui qui trouve sadique que l’on enseigne La Princesse de Clèves. Comme dit joliement Pierre Ghisoni « Dis moi ce qu’il hait lire et je te dirai qui ne pas élire. »
La vie d’une jolie femme ressemble à la course d’un lièvre à travers champs, écrivait Paul Morand. Ou celle d’une biche au temps du brâme selon le scénario de Bertrand Tavernier, dans la bouche du Duc de Guise. Très jeune, très belle et très riche la Princesse est adorée de son jeune cousin, Henri de Guise, de son mari, le Prince de Montpensier, du duc d’Anjou, le frêre du roi et du comte de Chabannes, maître et ami du prince, précepteur de la princesse. On perdrait la tête à moins. Ce drame psychologique sur fond de guerres de religion, est peint avec beaucoup de délicatesse, de beauté et de vérité. Variations très 17 ème siècle sur l’amour et ses désordres, l’oubli des convenances ou la jalousie morbide, ses exigences, le don de soi pour le comte de Chabanes , le texte bien sûr s’oppose à la version contemporaine de l’amour consommation. Je te prends et je te jette. Le film et le texte sont à inscrire d’urgence au programme de toutes les écoles… Continuer la lecture
La culture sans le culte est un déchet
L’ un des lieux dans Paris où souffle l’Esprit Saint est le Centre Saint Paul. Pour l’Abbé de Tanouarn, son fondateur; « La culture sans le culte est un déchet » . Cette citation d’Hermann Hesse que nous faisons nôtre, l’a incité à célébrer des messes selon la liturgie traditionnelle, organiser des conférences, le mardi soir, des cours sur Saint Thomas d’Aquin , des cours de latin, grec, hébreu, russe et arabe, des cours d’histoire de l’art sacré et des cours de broderie. Une librairie pleine de trésors et un libraire savant le frère Thierry jouxtent la chapelle , 12 rue Saint Joseph 75002, tel 01 40 26 41 78. Sur internet metablog . Il y a forcément quelque chose pour vous en ce centre. Et si vous n’habitez pas Paris les conférences sont enregistrées .
Publié dans Messes et pèlerinages
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La pensée catholique de Jean Sébastien Bach, La Messe en Si, Maxence Caron, Via Romana
Vous croyez connaître Maxence Caron par ses Chroniques Inactuelles. Il n’en est rien, l’homme est très vaste, ensemble philosophe et musicien. De philosophie il parlera plus tard. Évoquons aujourd’hui les dons de l’écrivain pour la musique. Pianiste confirmé, sa passion pour Bach lui a dicté un livre passionnant sur la dernière œuvre de Jean Sébastien Bach, la Messe en Si.
http://www.youtube.com/watch?v=U3vGoEnzS8E(Le Kyrie interprété par Karl Richter et le Münchener Bach Chor & Orchester)
Dès les prémices de sa réflexion sur l’art nous sentons que nous nous éloignons des bêtises contemporaines : « Pour Bach, l’art n’est pas d’abord l’expression de la Beauté, mais le dépôt de la Vérité. L’art n’exprime la Beauté que parce que cette dernière est le résultat de la présence de la Vérité dans le créé. » L’art est sacré, il nous relie à Dieu Continuer la lecture
Publié dans Livres choisis, Musique
Marqué avec Bach, Hermann Scherchen, Karl Richter, Maxence Caron
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Les Veuves de Santiago, de Jean Raspail
Cinquante huit ans après sa parution voici la réédition du second roman de Jean Raspail. Le chant de l’écrivain est déjà là, les thèmes qu’il développera plus tard, la fin d’un certain monde, les conséquences dangereuses de la religion démocratique, l’accord avec la nature. Des personnages magnifiques, hommes et femmes galopant sur l’altiplano péruvien derrière leurs troupeaux de moutons, des scènes fortes illustrées par un grand peintre Yan Méot. Un réel trésor pour découvrir Jean Raspail ou renouveler son plaisir de le lire.
Aux Editions Via Romana, exemplaires illustrés et reliés, belle édition.
Se procurer l’ouvrage : Voir la fiche du livre sur le site de l’éditeur
Trésors en poche RC 23 septembre
« Dieu qu’ils étaient lourds ! » Céline

Vite au théâtre du Lucernaire pour écouter Céline. Seul sur scène, l’étonnant acteur, Marc-Henri Lamande, ressuscite l’écrivain en répondant aux questions d’un journaliste. Ce sont les véritables mots de Céline tirés d’entretiens sur la littérature, le style, la guerre, la cause de son antisémitisme, la chasse dont il a été victime. Ecrire un livre, c’est travailler dur, « c’est mettre sa peau sur la table. » A cette école là il reste beaucoup de cadavres dans les librairies.
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