« Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles. » Chesterton
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Nouvelle attaque de l’art financier dans une église romane du XII ème siècle
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Face au laïcisme, demandons des crèches dans toutes les mairies !
Le salon Beige vient de lancer une campagne très efficace. Rejoignons le
« A la page 16 du Vade Mecum laïciste de l’Association des Maires de France, nous pouvons donc lire :
« La présence de crèches de Noël dans l’enceinte des mairies n’est pas, du point de vue de l’AMF, compatible avec la laïcité. Elle relève toutefois que la jurisprudence administrative est, encore à ce jour, discordante sur ce sujet.
L’AMF a interpellé le ministre en charge de l’Intérieur sur l’hétérogénéité actuelle des jurisprudences, en particulier concernant l’installation des crèches de Noël en mairie ou dans des bâtiments publics, qui nuit à la compréhension de la règle par les élus et par les citoyens. Une clarification législative lui semble en effet souhaitable. »
En attendant que le législateur se penche sur ce sujet de haute importance, Le Salon Beige lance une campagne pour encourager tous les maires de France à mettre dans l’espace public une crèche à l’occasion des fêtes de Noël 2015.
Certains élus municipaux (Robert Ménard, Stéphane Ravier,…) ont déjà annoncé hier, notamment sur Twitter, en réaction à cette prise de position de l’AMF, qu’ils installeraient une crèche dans leur mairie.
Vous pouvez nous aider à préparer cette campagne en nous donnant la position de votre maire quant à l’installation d’une crèche dans l’espace public en remplissant ce formulaire d’inscription.
Une note juridique pour défendre le droit des élus d’installer des crèches dans l’espace public est en cours de rédaction et nous pourrons vous l’envoyer dès qu’elle sera validée. »
Michel Janva
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Les amateurs de métal rock n’ont jamais écouté le Dom Juan de Mozart
En remerciant Riposte catholique et le Salon beige
» Vous invoquez le diable en rigolant ? Lui vous prend au sérieux
L’abbé Benoît écrit sur Riposte catholique :
« […] Il faut bien que quelqu’un se dévoue. Que voulez-vous, j’ai été bercé dans ma jeunesse cléricale, par l’injonction de « lire les signes des temps ».
Quels « signes » ? Pas les corps entassés, les rues ensanglantées, les hurlements des blessés. Non, des images sous-jacentes, en arrière-plan, si fortes qu’elles aveuglent.
Qu’avons-nous vu ? Il est 21 h, ce funeste vendredi 13, au Bataclan. Devant 1 500 personnes en transe, serrées et échauffées comme dans une matrice, les Aigles de la Mort Métal – Eagles of Death Metal en v.o. – entonnent : « Qui va aimer le diable ? Qui va aimer sa chanson ? Qui va aimer le diable et sa chanson ?… ». Personne, et pour cause, n’entendra la conclusion : « … j’aimerai le diable et sa chanson ! ».
Et cette phrase de l’Évangile selon saint Luc, proclamée le matin même à la messe : « Où sera le corps, là aussi se rassembleront les aigles » (trad. Crampon, 17, 37). D’autres traduisent « vautours », mais c’est la même chose : les rapace qui se repaissent des morts. Voilà des signes ! Je les vois multipliés, sur les tee-shirts, sur les tatouages, sur les pochettes de disques : « mort… diable… », et les ingrédients qui vont avec : violence… sexe… défonce… jouissance… vacarme…, codes partagés de la culture de masse.
Qu’on ne me dise pas, avec des pudeurs de chaisières, que ce n’est pas du « métal ». Enfumage ! Ne me dites pas non plus que ce ne sont que des mots. Que c’est pour rire. À force de ne rien prendre au sérieux, tout fini par devenir tragique. Si vous élevez des pitbulls vicieux et pervers, parce qu’ils sont utiles pour faire peur aux voisins, ne vous étonnez pas si, un jour, ils sautent à la gorge de vos enfants. Vous invoquez le diable en rigolant ? Lui vous prend au sérieux. Un exorciste extraordinaire me le disait le jour même des attentats : « Si vous lui ouvrez la porte, il se fait une joie d’entrer. » On ne joue pas avec les icônes, elles véhiculent le sacré…
Je vais allez plus loin. Tant pis pour les lecteurs sensibles. Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique, « jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites… » comme dit le “quotidien de révérence”. Mais ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Mais comment ne pas le voir ? C’est tellement évident ! Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture… Les uns se gavaient de valeurs chrétiennes devenues folles : tolérance, relativisme, universalisme, hédonisme… Les autres, de valeurs musulmanes devenues encore plus folles au contact de la modernité : intolérance, dogmatisme, cosmopolitisme de la haine… Les uns portent le maillot du PSG – « Fly Emirates » en effaçant le berceau de Louis XIV, et les autres profitent du même argent pour se faire offrir un costume en bombes. Une minute avant leur mort, les uns et les autres étaient penchés sur leurs smartphones, comme accrochés au sein de leur nourrice. Ce n’est pas le retour du Moyen Âge, contrairement à ce que disent les crétins, c’est la postmodernité dans toute son absurdité. Le drame de l’humanisme athée, qui aime le diable, la mort, la violence, et qui le dit… et qui en meurt ! Le signe de la mort et du chaos ne flotte pas que sur les rues de Paris, un vendredi soir maudit. 130 morts, c’est affreux ! Et 600 morts, c’est quoi ? C’est le chiffre des avortements en France le même jour (Ministère de la Santé – merci Orwell !). Où est l’horreur, la vraie ?
Écoutez le sage : « Chers djihadistes, chevauchant vos éléphants de fer et de feu, vous êtes entrés avec fureur dans notre magasin de porcelaine. Mais c’est un magasin de porcelaine dont les propriétaires de longue date ont entrepris de réduire en miettes tout ce qui s’y trouvait entassé. […] Vous êtes les premiers démolisseurs à s’attaquer à des destructeurs. Les premiers incendiaires en concurrence avec des pyromanes. Nous triompherons de vous. Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts » (Philippe Muray). […]
Ne parlons même pas des propos consternants de premières communiantes chez ces rockers revenus peureusement à la maison : « Bien que nous soyons désormais rentrés chez nous et en sécurité, nous sommes horrifiés et tentons toujours de comprendre ce qu’il s’est passé… », avant de remercier servilement la police et le FBI… Ils vénéraient Satan mais n’étaient visiblement pas impatients de le rencontrer. Ah, ils peuvent s’afficher avec leurs tatouages virils, leurs admiratrices en bikini et leurs grosses motos, « c’est rien que des demi-sels » comme dirait Audiard, des aigles déplumés, bien loin de la mère des Maccabées, « cette femme héroïque qui parlait avec un courage viril » comme dit l’Écriture Sainte ces jours-ci. […] »
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Sur les écrans : Une histoire de fou et Notre petite soeur
Très beau film sur le génocide des arméniens chrétiens par la Turquie, au début du siècle, revécu par une famille d’émigrés arméniens de Marseille. Histoire aussi des attentats du groupe communiste de l’Asala qui ,de Beyrouth en guerre n’hésite pas à fomenter des attentats, à tuer ou blesser des innocents pour faire avancer leur cause , la reconnaissance du génocide. Une famille touchante, des acteurs excellents, un sujet brûlant…..Pour adultes et adolescents .
Par un héritier d’Ozu, la belle histoire de trois soeurs abandonnées par leur père qui adoptent leur demie soeur découverte à son enterrement . Tristesse et joie, vie et mort , amour et séparation, explosion des cerisiers en fleurs, ce tableau de vie japonaise est d’une élégance et d’une profondeur parfaite. Le cinéaste nous a déjà donné un grand film sur des enfants abandonnés à eux même dans une banlieue de Tokyo , Nobody knows, et une réflexion sur la paternité , Tel père, tel fils.
Pour tout public.
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L’élégance de la table à Versailles
Ne manquez pas samedi 14 novembre 14h-18h et dimanche 15 novembre 14h-17h, l’expo vente de Sibylle de la Chanonie.
Elle exposera au 82 rue Albert Sarraut à Versailles ses modèles et collections de peinture sur porcelaine. L’occasion pour vous d’agrémenter votre service ou d’offrir quelque chose de moderne et élégant.
Plus d’infos sur www.lachanonie.com
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Mercredi 4 novembre : Saint Charles Borromée
Daignez, Seigneur, garder continuellement votre Église sous la protection de saint Charles, votre Pontife et Confesseur ; et comme sa sollicitude pastorale l’a rendu glorieux, que son intercession nous obtienne d’être toujours fervents dans votre amour. oraison de la Messe de saint Charles Borromée
Saint Charles Borromée fut un saint marquant du 16°siècle, et son œuvre influence encore notre époque !
Il naquit en 1538 dans une grande famille de Milan.
Son oncle, le Pape Pie IV en fit un cardinal à 23 ans et bientôt l’évêque de Milan.
Bien loin de s’affadir au contact des honneurs, il se dévoua sans compter à sa nouvelle charge.
A son arrivée Milan était un diocèse bien tiède, mais il voulut le réformer selon les directives du Concile de Trente (qu’il avait fortement influencé…).
Il le reprit en main en multipliant notamment les écoles catéchétiques pour former les fidèles (St Charles est patron des œuvres catéchétiques), en fondant un séminaire (c’était la première fois que cela se faisait) et en travaillant à la sainteté des prêtres.
En plus de cela, saint Charles donnait à tous l’exemple d’une vie mortifiée habitée aussi de l’amour des pauvres et des malades (il soigna lui-même de nombreux lépreux au péril de sa vie).
Il mourut à Milan le 3 novembre 1580, âgé de 47 ans…
Saint Charles a été exemplaire pour ceux dont il avait la charge… et nous-mêmes, avons nous ce même souci d’être exemplaire, là où la Providence nous a placé ?
Prenons pour chacun de nous ce quelques lignes vigoureuses que saint Charles adressait aux prêtres :
Craignons que le Juge irrité ne nous dise : Si vous étiez les éclaireurs de mon Église, pourquoi donc fermiez-vous les yeux ? Si vous vous prétendiez les pasteurs du troupeau, pourquoi l’avez-vous laissé s’égarer ? Sel de la terre, vous vous êtes affadis. Lumière du monde, ceux qui étaient assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort n’ont point vu vos rayons. Vous étiez Apôtres ; mais qui donc éprouva votre vigueur apostolique, vous qui jamais n’avez rien fait que pour complaire aux hommes ? Vous étiez la bouche du Seigneur, et l’avez rendue muette. Si votre excuse doit être que le fardeau dépassait vos forces, pourquoi fut-il l’objet de vos menées ambitieuses ?
Pratique : Nous prierons, comme St Charles le fait certainement dans le ciel, pour avoir des prêtres, des saints prêtres.
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Synode : une défaite pour tous, à commencer par la morale catholique
Communiqué de Roberto de Mattei
dans Correspondance Européenne
Au terme du XIV Synode sur la famille, tout le monde semble avoir gagné. Le Pape François a gagné, parce qu’il a réussi à trouver un texte de compromis entre des positions opposées ; les progressistes ont gagné parce que le texte approuvé admet à l’Eucharistie les divorcés remariés ; les conservateurs également, parce que le document ne contient pas de référence explicite à la communion pour les divorcés et rejette la “mariage homosexuel” et la théorie du genre.
Pour mieux comprendre le déroulement des faits, il faut partir du soir du 22 octobre, quand a été remis aux Pères Synodaux le rapport final élaboré par une commission ad hoc sur la base des amendements (modi) apportés à l’Instrumentum laboris, proposés par les groupes de travail répartis par langues (circuli minores).
À la grande surprise des Pères Synodaux le texte qui leur a été remis jeudi soir était seulement en langue italienne, avec interdiction absolue de le communiquer non seulement à la presse, mais aussi aux 51 auditeurs et aux autres participants de l’assemblée. Le texte ne tenait aucun compte des 1 355 amendements proposés au cours des trois semaines précédentes et reproposait en substance le plan de l’Instrumentum laboris, y compris les paragraphes qui avaient suscité en séance les plus fortes critiques : ceux qui portaient sur l’homosexualité et sur les divorcés remariés. La discussion était fixée pour le lendemain matin, avec la possibilité de préparer de nouveaux amendements seulement dans la nuitée, sur un texte présenté dans une langue maitrisée uniquement par une partie des pères Synodaux. Mais le matin du 24 octobre, le pape François, qui a toujours suivi avec attention les travaux, s’est trouvé face à un refus inattendu du document rédigé par la commission. Il y avait bien 51 pères Synodaux qui intervenaient dans le débat, dont la majorité était opposée au texte approuvé par le Saint Père. Parmi eux les cardinaux Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Evêques; Angelo Bagnasco, Président de la Conférence Episcopale italienne; Jorge Liberato Urosa Savino, Archevêque de Caracas; Carlo Caffarra, Archevêque de Bologne; et les évêques Joseph Edward Kurtz, Président de la Conférence Épiscopale américaine; Zbigņevs Gadecki, Président de la Conférence Episcopale polonaise; Henryk Hoser, Archevêque-Evêque de Warszawa-Praga; Ignace Stankevics, Archevêque de Riga; Tadeusz Kondrusiewicz, Archevêque de Minsk-Mohilev; Stanisław Bessi Dogbo, évêque de Katiola (Côte d’Ivoire) d’Avorio); Hlib Borys Sviatoslav Lonchyna, Évêque de Holy Family of London des Ukrainiens Bizantins et tant d’autres, tous exprimant, avec des tons différents, leur désaccord sur le texte.
Ce document ne pouvait certes pas être présenté à nouveau le lendemain en séance, avec le risque de ne satisfaire qu’une minorité et de produire une fracture importante. On pouvait trouver un compromis en suivant la voie tracée par les théologiens du “Germanicus”, le cercle dont faisait partie le cardinal Kasper, icône du progressisme, et le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Entre vendredi après-midi et samedi matin, la commission réélaborait un nouveau texte, qui fut lu en séance le matin du samedi 24, puis voté dans l’après-midi, obtenant pour chacun des 94 paragraphes la majorité qualifiée des deux tiers, qui sur 265 pères Synodaux présents rassemblait 177 voix.
Au cours du briefing de samedi, le cardinal Schönborn en avait anticipé la conclusion pour ce qui concerne le point le plus discuté, celui qui traite des divorcés remariés : « On en parle, on en parle avec grande attention, mais le mot-clé est “discernement”, et je vous invite tous à penser qu’il n’y a pas un côté blanc et un côté noir, un simple oui ou non. Il faut discerner et c’est précisément ce que dit saint Jean-Paul II dans Familiaris consortio : l’obligation d’exercer un discernement parce que les situations sont diverses et l’exigence de ce discernement, le pape François, en bon jésuite, l’a apprise dès sa jeunesse : le discernement, c’est chercher à comprendre quelle est la situation de tel couple ou de telle personne».
Discernement et intégration est le titre des numéros 84, 85 et 86. Le paragraphe le plus controversé, le no 85, qui introduit l’ouverture envers les divorcés remariés et la possibilité pour eux de s’approcher des sacrements – tout en ne mentionnant pas explicitement la communion – à été approuvé par 178 voix pour, 80 contre et 7 abstentions. Une seule voix de plus par rapport au quota des deux tiers.
L’image du pape François n’en sort pas renforcée, mais ternie et affaiblie au terme de l’assemblée des évêques. Le document qu’il avait approuvé a été de fait ouvertement rejeté par la majorité des Pères Synodaux, le 23 octobre au matin, qui fut sa “journée noire”. Le discours de conclusion du pape Bergoglio n’a exprimé aucun enthousiasme pour la Relatio finale, mais un nouveau blâme contre les Pères Synodaux qui avaient défendu les positions traditionnelles. C’est pourquoi, a déclaré notamment le pape samedi soir, conclure ce Synode « signifie encore avoir mis à nu les cœurs fermés qui souvent se cachent jusque derrière les enseignements de l’Église ou derrière les bonnes intentions pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées. (…) Cela signifie avoir cherché à ouvrir les horizons pour dépasser toute herméneutique de conspiration ou fermeture de perspective pour défendre et pour répandre la liberté des enfants de Dieu, pour transmettre la beauté de la Nouveauté chrétienne, quelquefois recouverte par la rouille d’un langage archaïque ou simplement incompréhensible». Des mots durs, qui expriment l’amertume et l’insatisfaction : certainement pas ceux d’un vainqueur.
Les progressistes aussi ont été défaits, parce que non seulement toute référence positive à l’homosexualité a été retirée, mais aussi l’ouverture aux divorcés remariés est beaucoup moins explicite que ce qu’ils avaient voulu. Mais les conservateurs ne peuvent pas chanter victoire. Si 80 Pères synodaux, un tiers de l’Assemblée, a voté contre le paragraphe 85, cela signifie qu’il n’était pas satisfaisant. Le fait que ce paragraphe soit passé à une voix près ne supprime pas le poison qu’il contient.
Selon la Relatio finale, la participation des divorcés remariés à la vie ecclésiale peut s’exprimer dans “différents services”: il faut pour cela « discerner lesquelles des diverses formes d’exclusion pratiquées actuellement dans les domaines liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel peuvent être surmontées. Non seulement ils ne doivent pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme membres vivants de l’Église » (§84) ; « Le parcours d’accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. L’entretien avec le prêtre, dans le for interne, contribue à la formation d’un jugement correct sur ce qui entrave la possibilité d’une plus grande participation à la vie l’Eglise et sur les mesures qui peuvent la favoriser et la faire grandir » (§86).
Mais que signifie être « membres vivants de l’Eglise », sinon se trouver en état de grâce et recevoir la Sainte Communion ? Et la « participation plus complète à la vie de l’Eglise » n’inclut-elle pas, pour un laïc, la participation au sacrement de l’Eucharistie ? Il est dit que les formes d’exclusion actuellement pratiqués dans les domaines liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel, peuvent être surmontées, « au cas par cas », suivant une « via discretionis ». L’exclusion de la communion sacramentelle peut-elle être surmontée ? Le texte ne l’affirme pas, mais il ne l’exclut pas. La porte n’est pas grande ouverte, mais entrouverte, et donc on ne peut nier qu’elle est ouverte.
La Relatio n’affirme pas le droit des divorcés remariés à recevoir la communion (et donc le droit à l’adultère), mais refuse à l’Eglise le droit de définir publiquement comme adultère la situation des divorcés remariés, laissant la responsabilité de l’évaluation à la conscience des pasteurs et des divorcés remariés eux-mêmes. Pour reprendre le langage de Dignitatis Humanae, il ne s’agit pas d’un droit “affirmatif” à l’adultère, mais d’un droit “négatif” à ne pas être empêché de l’exercer, autrement dit d’un droit à « l’immunité contre toute coercition en matière morale ». Comme dans Dignitatis Humanae, la distinction fondamentale entre le “for interne”, qui concerne le salut éternel des croyant individuels, et le “for externe” relatif au bien public de la communauté des fidèles, est annulée. La communion, en effet, n’est pas seulement un acte individuel, mais un acte public accompli devant la communauté des fidèles. L’Eglise, sans entrer dans le for interne, a toujours interdit la communion des divorcés remariés, parce qu’il s’agit d’un péché public, commis au for externe. La loi morale est absorbée par la conscience qui devient un nouveau lieu, non seulement théologique et moral, mais canonique. La Relatio finale s’intègre bien à cet égard aux deux motu proprio de François, dont l’historien de l’école de Bologne a souligné l’importance dans le Corriere della Sera du 23 octobre : « En rendant aux évêques le jugement sur la nullité, Bergoglio n’a pas changé le statut des divorcés, mais il posé un acte de réforme de la papauté énorme et silencieux ».
L’attribution à l’évêque diocésain de la faculté, en tant que juge unique, d’instruire comme il l’entend un procès bref et d’arriver à la sentence, est analogue à l’attribution à l’évêque du discernement sur la condition morale des divorcés remariés. Si l’évêque local estime que le parcours de croissance spirituelle et d’approfondissement d’une personne vivant dans une nouvelle union est achevé, celle-ci pourra recevoir la communion. Le discours du Pape François le 17 octobre au Synode indique dans la “décentralisation” la projection ecclésiologique de la morale « au cas par cas ». Le pape a ensuite affirmé le 24 octobre qu’ « au-delà des questions dogmatiques bien définies par le Magistère de l’Église – nous avons vu aussi que ce qui semble normal pour un évêque d’un continent, peut se révéler étrange, presque comme un scandale, pour l’évêque d’un autre continent ; ce qui est considéré violation d’un droit dans une société, peut être retenu comme évident et intangible dans une autre ; ce qui pour certains est liberté de conscience, pour d’autres peut être seulement confusion. En réalité, les cultures sont très diverses entre elles et tout principe général a besoin d’être inculturé, s’il veut être observé et appliqué ».
La morale de l’inculturation, qui est celle du « au cas par cas » relativise et dissout la loi morale, qui par définition est absolue et universelle. Il n’y a ni bonne intention ni circonstance atténuante qui puissent transformer un acte bon en mauvais ou vice versa. La morale catholique n’admet pas d’exceptions : elle est absolue et universelle, ou n’est pas une loi morale. Les médias n’ont alors pas tort quand ils présentent la Relatio finale par ce titre: « L’interdiction absolue de la communion pour les divorcés remariés tombe ».
En conclusion, nous nous trouvons face à un document ambigu et contradictoire qui permet à chacun de chanter victoire, même si personne n’a gagné. Tous ont été défaits, à commencer par la morale catholique qui sort profondément humiliée par le Synode sur la famille clôturé le 24 octobre. (Roberto de Mattei)
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Un billet spirituel quotidien !
Le Père Forestier offre sur la toile, depuis 2 ans déjà, un billet spirituel quotidien d’une grande profondeur et d’une grande efficacité. Je partage avec vous ce trésor. Inscrivez vous à votre tour……
Dimanche 25 octobre : 22ème dimanche après la Pentecôte. Fête du Christ-Roi.
Sur ce coup là, Pie XI a été prophète !
En 1925, devant la laïcisation galopante des états, il décida de rappeler à tous les chrétiens, par une fête liturgique, que le Christ était et devait être reconnu Roi des sociétés.
Qu’à Toi les chefs des nations apportent public hommage !
Que T’honorent maîtres et juges, que lois et arts Te manifestent !
Que brillent par leur soumission des rois les étendards à Toi consacrés
Et qu’à Ton doux sceptre se soumettent des citoyens la patrie et les foyers.”
(Hymne des vêpres de la fête)
Beaucoup ont du mal avec cet enseignement… même parmi les chrétiens !
Aujourd’hui, entend-on, un roi signifie une personne déconnectée de la vie des gens et qui vit dans les fastes et les réceptions glorieuses.
Qu’est-ce que cela a à voir avec la figure de Notre Seigneur ? N’est-ce pas plutôt l’Eglise qui cherche à retrouver de la puissance ?
On entend encore : Vous êtes de doux rêveurs d’une époque révolue de notre histoire qui ne correspond pas à la France d’aujourd’hui, multiculturelle et laïque !
Il est tout de même curieux qu’après deux totalitarismes violents, le nazisme et le communisme qui ont ensanglanté la planète, confrontés à un Islam menaçant et à une société occidentale décadente, on s’obstine à refuser ce qui a fait ses preuves dans le passé : la société chrétienne vivant paisiblement d’Evangile, de charité, et de la bénédiction de Dieu, fidèle au Christ-Roi, en somme…
Oui, Pie XI a été prophète en indiquant la bonne direction dans laquelle il fallait travailler et bâtir !
Pratique : réciter aujourd’hui, publiquement ou en particulier l’acte de consécration du genre humain au Sacré-Cœur demandé par le Pape Pie XI.
motspirituel4@outlook.com
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Communiqué de Terre et Famille
Souriez, on vous assassine…. !
Lors de conversations sur l’actualité trépidante, immigration massive d’invasion, niveau scolaire délabré, policiers dans la rue, chômage en hausse… qui n’a pas entendu dans son entourage : « que voulez-vous que nous fassions c’est la marche du monde depuis le péché originel », « c’est le sens de l’Histoire » ou « c’est comme ça, nous n’y pouvons rien » ou encore « notre pays doit savoir changer pour s’adapter à la mondialisation ».… Et pendant ce temps notre industrie trépasse, nos agriculteurs se suicident et nos pécheurs disparaissent. Tous ces renoncements ne sont pas très catholiques, gare à l’hérésie!
La méthode d’éradication de notre identité française est à la fois douce et violente et est appliquée partout, dans tous les domaines pour que notre patrimoine, notre mémoire laissent le champ libre à des appétits démesurés de profit et de destruction.
Dernier exemple en date, celui de l’élevage bovin en Charolais-Brionnais (71), l’un des symboles de l’excellence française. Le 11 septembre 2015 les éleveurs de bovins apprennent des autorités sanitaires, par un simple courrier électronique qu’en raison de la fièvre catarrhale, toutes les exportations sont stoppées … Cette fièvre est transmise par un moucheron en période de sécheresse et elle n’est pas contagieuse ni pour les animaux, ni pour l’Homme. Les anciens l’appelaient la maladie de la « langue bleue » et ne se sont jamais laissé impressionner par elle. Mais aujourd’hui c’est la guerre totale à la «langue bleue » et la zone concernée a été décrétée «périmètre rouge»! Les bêtes peuvent être conduites à l’abattoir mais aucune ne peut sortir vivante de la zone… à moins d’avoir fait l’objet d’une analyse sanguine pour un coût total de 20 Euros par tête à la charge de l’exploitant… ou d’avoir été vaccinée pour 2 Euros par tête (tarif de 2008) et en partie pris en charge par l’état !! (Ces éléments sont en cours de négociation.)
Nous sommes à l’entrée de l’automne, il fait 5 °c le matin, le moucheron est mort mais les administratifs et les financiers veillent. Tous deux, agents de la globalisation, comptent bien tirer le meilleur profit de la fièvre bovine. Tels des vampires, les agents de l’administration sanitaire vont s’assurer que les bêtes ne sortiront pas du « périmètre rouge » vers l’export sans avoir reçu leur dose de molécules fabriquées par le laboratoire Merial. Merial est l’unique fournisseur de ce vaccin et par chance il lui restait quelques invendus après l’épidémie de 2007… ! De qui se moque-t-on ? La dose de vaccin et l’analyse sanguine sont pris en charge par l’éleveur et l’Etat …. avec notre argent! La prise de sang 10 fois plus onéreuse que la vaccination est prescrite pour les échanges en France car les vaccins, en nombre insuffisant, sont réservés aux bovins destinés à l’export pour l’engraissement. Par ailleurs, les éleveurs du Charolais ayant noté une baisse de fécondité chez leurs géniteurs mâles et femelles après les vaccinations de 2007, refusent ce vaccin. Les fossoyeurs de notre agriculture sont bien identifiés et agissent par la pression administrative d’une part et la recherche de profits immédiats d’autre part.
Comme le dit Christine, dont la famille est à la tête d’une exploitation agricole et d’un négoce de bovins : « ç’est trop ! Quelle autre profession subit un chômage technique du jour au lendemain ? Et à qui profite cette humiliation qui consiste à vacciner systématiquement toutes les bêtes destinées à l’export vers l’Italie et l’Espagne? »
Les éleveurs étaient sortis de la sécheresse et arrivaient à la période des ventes d’avant l’hiver, période déterminante pour le commerce et la santé financière des entreprises familiales agricoles. Il est donc à craindre que la crise sanitaire savamment orchestrée provoque une crise économique dans le monde de l’élevage français déjà en difficulté. Ce qui laisse le champ libre aux importations de viande aux hormones d’outre Atlantique.
Dans le même temps, nos politiques qui ne pensent, soit disant, qu’à la prospérité de notre pays nous imposent en l’espace d’un an de regrouper nos communes en communauté de communauté de communes de 15000 habitants minimum… voilà une préoccupation qui prouve combien ils veulent assécher, drainer, jusqu’à la stérilité le terrain.
Les fermes familiales, les PME, les artisans et les petites communes doivent disparaitre pour laisser la place à de grandes agglomérations, de grandes exploitations intensives. Le pouvoir et l’argent sont toujours plus concentrés entre les mains de quelques-uns. Rappelons au contraire les propos de Chesterton selon lesquels le vrai capitalisme morcelle le capital. La manipulation en cours est une insulte à l’intelligence, mais « plus c’est gros plus ça marche » aurait dit Lénine. Nous serions en train de décentraliser… en centralisant toujours plus, en éloignant toujours plus les centres de décisions du peuple !
Nous devons comprendre vite la machination qui touche tous les secteurs. Nos pêcheurs bretons sont aussi remplacés par des grandes entreprises avec des flottes et des moyens de pêche surdimensionnés et dévastateurs pour l’océan. Le produit de ces pêches industrielles est chargé depuis d’immenses criées dans de gros camions pour approvisionner les toujours plus grandes agglomérations. Les ménagères bretonnes n’ont plus accès au poisson frais et les marins se retrouvent « à la côte », comme à Erquy dans les Côtes d’Armor où ils se consolent en admirant leur bateau de pêche rempli de géranium, juché sur un rond-point pour accueillir le touriste!
La colère doit nous prendre, la sainte colère, celle du Christ face aux marchands du temple! Le monde ne doit pas admettre la loi du marché et la spéculation comme étant son alpha et son oméga. Nous sommes sur cette terre pour déjouer ces tentations et ces dérives de notre liberté de créature de Dieu. Retrouvons le cœur sacré de Jésus au cœur de nos vie et agissons là où nous le pouvons ! L’esprit doit réoccuper la première place avant l’appât du gain. L’esprit a besoin de liberté. Saisissons cette liberté et restaurons nos églises à nos frais, avec notre travail et organisons des chapelets … Reprenons, de cette façon, possession du cœur de nos villages et en cercles concentriques retissons les fibres de la famille, de la paysannerie, de l’artisanat et de la petite industrie qui ont fait notre pays. Que les petites paroisses renaissent grâce à nous et viennent au secours des communes, vite !
Stéphanie Bignon
Terre-et-Famille. Fr
Publié dans Chroniques Inactuelles
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Appel de Philippe de Villiers
« Le moment est venu pour les Français de se rebeller contre cette classe politique »
Extrait du long interview accordé par Philippe de Villiers au Figaro :
Le rêve européen des élites post-nationales, le rêve d’une fusion des nations européennes s’est évanoui dans le cœur des peuples. Il s’est désintégré parce qu’il était tramé dans un tissu de mensonges: la prospérité, la sécurité, la puissance, la protection. Aujourd’hui, les Français constatent qu’on leur a menti en leur promettant un super-État, une super-puissance. Derrière cette architecture apolitique, il s’agissait bien de détruire les vieilles nations d’Europe mais il n’y avait aucunement l’idée d’en faire naître une nouvelle. Le projet véritable était d’abolir les nations pour installer en leur lieu et place un marché planétaire de masse qui viendrait un jour faire la jonction avec le marché américain: c’était l’idée de Jean Monnet.
L’histoire de cette utopie politique est celle de la rencontre de Monnet et des démocrates-chrétiens de l’Europe de l’après-guerre. Monnet, salarié de la banque Lazard, un Américain dans l’âme, était le factotum de l’Amérique. Les Américains lui ont demandé de créer ce «machin» pour affaiblir définitivement les Européens et profiter de la culpabilité européenne après la guerre. Monnet a eu l’intelligence diabolique de s’allier avec les démocrates-chrétiens, Gasperi, Schuman et Adenauer, pour concocter son projet. L’homme qui était à l’initiative de la Commission trilatérale née en 1973 – commission qui avait pour objet de réunir les deux libéralismes, le libéralisme économique et le libéralisme sociétal – , a proposé aux idiots utiles social-sacristains, en contrepartie, un symbole, le drapeau. «J’aurai le contenu, et vous le symbole», leur a-t-il dit. Les trois grandes consciences, ces trois grands naïfs, sont revenus dans une nappe d’encens vers leurs cléricatures en mettant en avant la conquête du drapeau, la couronne mariale. De ce troc est né un grand malentendu: toute la bourgeoisie anationale fait la génuflexion oblique du dévôt pressé devant les gnomes de Bruxelles parce que la couronne mariale est sur le drapeau. Cette Europe qui finance les LGBT et la Gay Pride, qui célèbre Conchita Wurst la femme à barbe, est censée incarner le progrès parce qu’elle affiche les étoiles à la Madone (…)
Beaucoup de chrétiens ont pensé que les portes de Maastricht ouvraient sur la terre de promission. Ceux-là identifient l’universalisme chrétien au dépassement des nations qui seraient un obstacle à la fraternité cosmique. Dans les grands textes bibliques, il y a une harmonie qu’on retrouve chez Aristote et Saint Thomas, entre l’accueil de l’autre et l’enracinement. Le droit d’aimer ses paysages n’est pas un égoïsme mais une oblation, on a le droit de construire là où on a vécu et de transmettre à ses enfants ce que l’on a aimé. Nous sommes comme les plantes, nous avons besoin d’humus et de lumière. C’est le droit naturel.
En mariant les deux impératifs, la charité individuelle se concilie avec la nécessité de garder ses racines. Quand on entend aujourd’hui des autorités morales et spirituelles qui sont prêtes à vider l’Orient de toute sa population, à déporter les chrétiens d’Orient qui sont chez eux depuis 2000 ans, bien avant l’islam et les nouvelles nations que sont le Liban et la Syrie, on est pris de vertige. Tous ces chrétiens qui expliquent que la société multiculturelle va nous permettre d’organiser une coexistence harmonieuse avec des religions qui ne sont pas les nôtre sont irréfléchis. Ils ont perdu le fil de l’unité du vivant. Existe-t-il à travers l’histoire un seul exemple d’une société dans laquelle l’islam a fait irruption sans être conquérant? (…)
Aujourd’hui on a deux Europe ; celle qui se définit comme chrétienne à l’Est, et la multiculturelle à l’Ouest qui a renié ses racines chrétiennes, qui ferme la porte à Dieu pour mieux l’ouvrir à Allah (…) »
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Le nouveau film de Cheyenne Caron, Patries.
Après l’Apôtre évoquant la conversion d’un musulman en France, Cheyenne Caron réalise un nouveau film intitulé Patries. Son sujet est l’enracinement interdit aux français comme aux Africains. Sébastien doit quitter son village d’enfance, quitter ses amis et vivre dans une banlieue pour suivre sa mère qui y trouve enfin du travail. Pierre a quitté le Cameroun à 5 ans, à la mort de son père, suivant sa mère qui fuit la guerre , la pauvreté et les traditions trop contraignantes . Les deux jeunes deviennent amis au grand dam de la bande des copains noirs de Pierre dont certains vont cogner le petit blanc.
Film dur d’une vérité poignante. Images très belles en noir et blanc ! Et bande son magnifique, avec un chant religieux, Anima Christi dont les paroles révèlent la volonté missionnaire de Cheyenne. Hors de la convertion il n ‘y a pas de salut sur terre.
Ce film n’est distribué qu’au Balzac, à Paris, à 11h du matin !!!
Achetez la video sur le site de Cheyenne Caron, regardez la en famille, débats animés garantis, elle pourra continuer à réaliser des films forts et vrais.
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Sur les écrans, trois bons films français
Marguerite
Une richissime américaine ,dans les années vingt se donne en spectacle comme cantatrice alors qu ‘elle massacre de sa voix de fausset, l’air de la reine de la nuit de Mozart. Personne ne lui dit rien jusqu’à la catastrophe finale. Le cinéaste, Xavier Gianolli ,retranscrit l’histoire en France, ce qui est moins plausible, le nombre de civilisés avec une oreille formée étant plus important, en ce temps là, chez nous. Mais il traite ce sujet avec brio, sens artistique et finesse psychologique. Un peu d’insolence aussi. Catherine Frot joue ce drame magnifiquement. Qui sait aimer cette pauvre baronne, celui qui veut lui dire la vérité ou celui qui veut la lui cacher ?
L’odeur de la mandarine
Un officier de cavalerie rentre chez lui ,en 1916 ,amputée d’une jambe. L’infirmière chargée de l’assister , elle aussi meurtrie par la guerre qui a tué le père de sa fille, se révèle vite indispensable. Une histoire d’amour à sens unique commence….
Très joli film, de très belles images de forêts et de chevaux, un dialogue acéré. Un film intelligent…A voir sans enfants.
L ‘étudiante et Monsieur Henri
Une étudiante paumée débarque à Paris dans l’appartement de monsieur Henri ,veuf bourru et insupportable, à la demande de son fils. Pianiste contrariée, la jeune fille va faire sortir le vieil homme de sa méchanceté . Dialogues amusants, personnages vrais et un Claude Brasseur magnifique.
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Un second prophète, M. Kadhafi
MOSCOU. Alors que la crise des migrants de l’Europe grossit et s’étend, de nombreux médias russes nous rappellent la dernière prophétie obscure du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, faite plusieurs mois avant sa mort violente. Dans une lettre ouverte obtenue par le quotidien russe Zavtra et publiée en mai 2011, plusieurs mois avant l’assassinat du leader libyen, ce dernier a déclaré :
«Maintenant, écoutez-moi, vous peuples de l’Otan. Vous êtes en train de bombarder un mur qui se trouve sur la route de la migration africaine vers l’Europe, et sur celle des terroristes d’al-Qaïda. Ce mur c’est la Libye. Vous êtes en train de le détruire. Vous êtes idiots, et vous brûlerez en enfer pour les milliers de migrants en provenance d’Afrique et pour avoir soutenu al-Qaïda. Il en sera ainsi. Je ne mens jamais. Et je ne mens pas maintenant.»
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Camus avait déjà compris
Dès 1957, dans une lettre à Jean Grenier, Albert Camus écrivait ceci:
« A longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vielle Europe.
Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. Il faudrait prêcher, mais l’Europe ne croit à rien. Alors, il faut attendre l’an mille ou un miracle.«
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