Sur les écrans Blue Jasmine

 

jasmine blue

Deux petites américaines adoptées voient leur chemin se séparer, l’une grande et blonde devient l’épouse d’un riche escroc, sur la côte Est. L’autre, petite brune, traîne  une vie d’esclave, caissière à San Francisco. La seconde s’en sort, l’autre pas, son mari s’étant pendu en prison. Woody Allen nous donne un film sinistre et une peinture au scalpel de ces pauvres américains qui n’ont de choix qu’entre l’esclavage et la grivèlerie. (Définition du dictionnaire :faire de petits ou gros profits secrets et illicites) Comment se remet on d’un krach fnancier ? On ne s’en remet pas quand on n’a pas d’autres atouts que sa blondeur ! Le cinéaste prouve une fois de plus qu’il préfère de loin la vieille Europe à son pays.  Mais où est passé son humour ?  Très beau jeu d’acteurs.

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Jeunes catholiques engagez vous jusqu’au bout !

Un jeune homme rencontré cet été au camps Spes de l’abbé Loiseau , curé de Saint François de Paul à Toulon , a écrit ce beau texte.

Jeunes catholiques, engagez-vous jusqu’au bout !

   Le raz de marée de la Manif pour tous et le foisonnement créatif qui l’accompagne ont révélé l’existence d’une jeunesse rebelle et combattive… et catholique. Cette jeunesse ne veut pas en rester là, elle envisage déjà les combats de demain. Mais il faut aller plus loin et devenir de véritables militants politiques, ce qui est « la plus haute expression de la charité » (pape François). Déjà en 1999, Jean-Paul II nous rappelait que « la politique est le champ le plus vaste de la charité et de la solidarité ». Il nous reste tant de parcelles à labourer, ne sommes-nous pas le sel de la terre ?

 

   N’avons-nous pas une Doctrine sociale pour nous aiguiller sur les questions économiques ? N’avons-nous pas une conception du pouvoir, découlant de l’exemple du Christ avec ses apôtres, à opposer  à nos élites corrompues ? Sommes-nous incapables de parler « écologie » alors que nous avons en mémoire l’épopée des moines défricheurs, l’amour de Saint François d’Assise pour les créatures ou les efforts de Benoît XVI pour ouvrir l’Eglise à l’enjeu environnemental ?

N’avons-nous rien à dire sur l’Europe, dont la première unité se manifesta dans les pèlerinages et, face aux égoïsmes nationaux et au péril turc, à l’appel incessant de papes courageux ? Pour nous guider en matière d’immigration, n’avons-nous pas le phare du Bien commun qui, dans l’enseignement de l’Eglise, prima toujours sur la charité dévoyée de clercs mal inspirés ? Et face à la pression démographique de l’islam, allons-nous attendre d’en être réduits à prier dans des catacombes pour réagir ? 

 

Si la loi Taubira donna l’opportunité à beaucoup de faire leurs premières armes dans l’activisme, il faut étendre ce brasier à toute la Cité. Si le mariage a été ouvert aux homosexuels, c’est que nos ennemis ont pu grimper les échelons sans voir leur ascension entravée. « Le mal triomphe par l’inaction des hommes de bien ». La sentence d’Edmund Burke se réalise plus que jamais.

 

   Pourtant, sous l’alibi d’un mysticisme délavé qui cache mal une lâcheté petite-bourgeoise, de nombreux catholiques refusent de se salir les mains pour leur prochain, leurs frères, leur peuple… Ils ont peur de devenir des pourris eux aussi, d’y perdre leur âme. Vous ne voulez pas vous occuper de politique ? D’accord. Mais la politique s’occupe de vous.

 

   Souvenons-nous de la parole du Christ : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Mt, 10-16). 

À la fois serpents et colombes : voilà notre seule ligne de conduite. Partout où il y a des places à prendre, une chance même infime de gagner et un minimum de marge de manœuvre, nous devons être là : partis et mouvements politiques, conseils de quartier, syndicats, associations de consommateurs, AMAP et structures alternatives de consommation… 

 

   Bien sûr, nous ne sommes pas sûrs de gagner. Mais nous ne l’étions guère plus quand nous sommes descendus dans la rue, et pourtant nous avons semé des graines qui ont germé. Si nous exprimions la même énergie dans des élections locales, où la conquête d’une mairie par des catholiques enracinés offrirait une nouvelle visibilité à nos valeurs, et si 10, 100, 1 000 communes étaient visées par la même volonté, la carte de la France serait ponctuée d’autant de contre-pouvoirs à la folie des puissants qui veulent redessiner les contours de l’humanité. 

   

   Voilà notre programme : reconquête !

 recounquista@gmail.com

 

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Obéir ou pas, telle est la question !

 Une jeune congrégation d’origine italienne, Les Franciscains de l’Immaculée,

voyait s’accroître le nombre de vocations. Elle se distingue par une certaine

austérité et pauvreté evangélique.  Elle est aussi très attachée au rite

extraordinaire mais demeure bi ritualiste. C’était encore trop pour un petit nombre d’insurgés progressistes qui allèrent se plaindre à Rome, juste avant le départ de Benoît XVI. Un procès fut instruit et la sentence vient de tomber: Les supérieurs fondateurs ont été relevés de leurs fonctions et remplacés par un « commissaire apostolique  » Les supérieurs ont obéi.

Un curé du diocèse de Fréjus Toulon, au Pradet, le Père Horovitz, réfute très rationnellement cet acte d’obéissance ….Il me semble que ce refus d’obéir pourrait aussi convenir à d’autres situations   d’oppression dans la société civile actuelle.  Il n’en reste pas moins l’immense tristesse d’être obligé de débattre sur la nécessité ou non d’obéir à notre Sainte Mère l’Eglise. 

Père Horovitz : NON, OBÉIR N’EST PAS NÉCESSAIREMENT UN ACTE VERTUEUX

 

En réaction à l’article de notre correspondant auprès du Saint-Siège sur les Franciscains de l’Immaculée publié dans notre édition du 31 août, le père Olivier Horovitz, curé in solidum du Pradet, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, nous a fait parvenir un commentaire sur cet événement qui pose la question de l’obéissance et, en corollaire, celle de l’autorité dans l’Église. 

Sans rien retirer au fond de la relation de votre correspondant, je voudrais toutefois relever un jugement qui me semble d’autant plus erroné et dangereux qu’il est hélas fréquent chez les catholiques. En conclusion de son article, votre correspondant écrit en effet : « Heureusement, tout en faisant preuve de cette admirable obéissance héritée de leurs saints patrons – comment ne pas penser aux injustices endurées par Padre Pio toute sa vie durant du fait de ses propres frères capucins ? –, les Franciscains de l’Immaculée semblent décider à ne pas renoncer à leurs droits. » 

Je ne partage pas l’avis que la voie de l’obéissance choisie par les Franciscains de l’Immaculée et en particulier par leur supérieur destitué, le père Manelli, soit « admirable ». Au contraire, et cela pour trois motifs principaux.

Tout d’abord parce que l’Église est une société parfaite. Ensuite parce que si les Franciscains ne renoncent pas à leurs droits individuels en demandant à pouvoir reprendre la célébration de la messe traditionnelle, le père Manelli, leur supérieur, a renoncé à son droit, voire à son devoir, de recourir contre la décision de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et a, de la sorte, entériné la déchéance de fait du motu proprio Summorum Pontificum : un événement qui a potentiellement des répercussions sur toute l’Église. Enfin, parce que la décision romaine semble injuste et disproportionnée, si ce n’est tout bonnement infondée.

 

L’Église, société parfaite 

 

Le 24 janvier 1960, Jean XXIII affirmait que : « La Sainte Église du Christ est une société parfaite, dans laquelle chacun de ceux qui la composent participe à tous les avantages, à toutes les richesses de son patrimoine sacré de doctrine et de grâce. » Même si l’expression est peu usitée depuis le concile, le cardinal Bertone l’employait encore dans les colonnes de L’Osservatore Romano le 24 novembre 2010. 

Elle signifie notamment que, dans l’Église, c’est le droit qui régit le rapport à l’autorité. Tout religieux ou tout chrétien a le droit de porter recours contre une décision émanant d’un dicastèrou d’un évêque, d’exprimer son désaccord et d’interroger l’autorité légitime.

Ce droit, pour tout fidèle, d’épuiser les procédures devient même un devoir pour une autorité supérieure comme l’est celle du père Manelli, le Padre Pio, lui n’engagez que sa personne! Tout supérieur de communauté se doit en effet de protéger ses membres, ce qui commence par se faire le défenseur des constitutions de sa communauté et de garantir ainsi le contexte favorable de chacun de ses membres. En ce sens, en acceptant unilatéralement le décret du Saint-Siège, le père Manelli me semble avoir commis un acte contraire à son devoir de protéger non seulement sa communauté en général mais aussi chacun de ses membres en particulier. En dépit de toute l’estime que j’ai pour lui, force m’est de constater que sa réaction a tout d’un acte d’obéissance aveugle et ne saurait à ce titre être jugée « admirable ». Ce qui eut été admirable c’eut été de s’élever contre le décret romain en recourant aux constitutions, et au droit de l’Eglise.

 

Il n’y a d’autorité que légitime

 

Bien sûr, j’entends déjà certains protester que ne pas obéir c’est désobéir voire que s’élever contre un décret de dicastère, c’est alimenter l’idée que Rome n’est plus dans Rome et affaiblir ainsi l’Église. Sauf que l’argument d’obéissance ne saurait être brandi en permanence sans soulever en contrepartie la question de la légitimité de l’autorité et de son devoir de gouverner.

Or, au vu des éléments à notre disposition, je suis tenté d’élever de sérieux doutes quant au bien-fondé du décret qui frappe le père Manelli et sa communauté : quelle est en effet la faute grave qui est reprochée au père Manelli et que le décret romain se garde bien de préciser ? Une faute si grave qu’elle justifie la destitution immédiate du père Manelli alors que le prochain chapitre général des Franciscains de l’Immaculée est prévu pour 2014 !? 

En l’absence d’éclaircissement romain sur ce sujet, il n’est pas illégitime de penser que c’est bel et bien l’adoption de la liturgie selon le forme extraordinaire par les Franciscains de l’Immaculée qui a été injustement condamnée. Le fait est particulièrement grave car il rend conditionnel le droit universel au missel de saint Pie V dont Benoît XVI avait rappelé qu’il n’avait jamais été abrogé.

Enfin, pour qu’une sanction soit légitime, il faut qu’elle soit proportionnée. Or, savez-vous que la destitution du supérieur général d’une communauté canoniquement établie est un fait rarissime, combien depuis le concile Vatican II ? 

 Qui se souvient, par exemple, que le scandaleux fondateur des Légionnaires du Christ, le père Maciel, n’a jamais été frappé d’aucune sanction canonique ??? Pourtant, dans un communiqué publié le le 19 mai 2006, le Saint-Siège indiquait que la Congrégation pour la doctrine de la Foi avait « décidé de renoncer à engager un procès canonique en raison du grand âge du père Maciel et de sa santé délicate » et se contentait de l’inviter « à conduire une existence retirée dans la prière et la pénitence, exempte de tout ministère public »…

 

Obéir à sa conscience pour obéir en conscience

 

Comme l’illustre cette triste affaire des Franciscains de l’Immaculée, l’obéissance à laquelle nous appelle le Christ n’est pas l’obéissance aveugle, elle ne porte pas sur le jugement, cette fausse obéissance qui, loin d’être une vertu, se révèle souvent peccamineuse.

L’obéissance au Christ et donc à son Eglise, est une obéissance de discernement, qui réclame toutes nos facultés et nous invite à sonder notre conscience éclairée, pour ne pas perdre de vue le salut de notre âme qui, comme le rappelle l’Église au dernier article du code de droit canonique, « doit toujours être la loi suprême ». 

 

Père Olivier Horovitz

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Vu de Rome, les raisons du combat de Jean Madiran

madiran 1Jean Madiran : l’hommage de Roberto de Mattei

Le mensuel Correspondance Européenne a publié hier, dans son n° 271, sous le titre « Jean Madiran et l’“Histoire de la Messe interdite” », la traduction en français de l’hommage que le professeur Roberto de Mattei a rendu à Jean Madiran, rappelé à Dieu le 31 juillet dernier. Nous le publions ci-dessous et remercions Correspondance Européenne d’avoir bien voulu nous en accorder la permission.

Ce n’est peut-être pas un hasard si Jean Madiran nous a quittés, le 31 juillet 2013, à l’âge de 93 ans, au moment même où explosait dans l’Église le “cas” des Franciscains de l’Immaculée. Les Frères franciscains du père Stefano Manelli vivent aujourd’hui un drame que Madiran et d’autres pionniers de la résistance catholique au progressisme avaient vécu dans les années soixante-dix du XXe siècle, au lendemain de la promulgation du Novus Ordo Missae de Paul VI.

 Jean Madiran, pseudonyme de Jean Arfel, était né le 14 juin 1920 à Libourne dans le département de la Gironde et dès son plus jeune âge il montra ses talents d’écrivain et de journaliste. Il fut proche de Charles Maurras, mais une profonde conversion intellectuelle lui permit de découvrir la pensée de saint Thomas d’Aquin à l’école de maîtres tels Étienne Gilson et Charles De Koninck. À 36 ans, en 1956, il créa la revue Itinéraires, destinée à devenir pendant près de quarante ans, le point de repère en France du monde lié à la Tradition. En 1982, il fut le cofondateur du quotidien Présent dans lequel il a continué à publier ses articles, extrêmement lucides, jusqu’à quelques semaines avant sa mort. Avec Augusto Del Noce et Alain Besançon et quelques autres auteurs, il fut un des penseurs les plus accérés sur les sources idéologiques du communisme (surtout avec La vieillesse du monde, Dominique Martin Morin, 1966). Mais il fut aussi un observateur impitoyable du processus d’autodémolition de l’Église, en particulier dans ses œuvresL’hérésie du XXe siècle (Nouvelles Éditions Latines, 1968) et  La révolution copernicienne dans l’Église (Éditions de Paris, 2004). 

L’hérésie du XXe siècle a été le premier livre de Madiran traduit en italien en 1972 par l’éditeur Giovanni Volpe. Dans celivre où il dit avoir exprimé toutes les raisons profondes de la bataille intellectuelle de toute sa vie (Présent, 13-14 mai 1988), Madiran dénonce l’éloignement de l’épiscopat français de la doctrine sociale de l’Église, et il y voit une des causes principales de la crise de notre temps. En 2011 deux autres ouvrages significatifs ont été traduits et publiés en Italie : L’accordo di Metz tra Cremlino e Vaticano (Editore Pagine) et La destra e la sinistra (Fede & Cultura).

Mais ces jours-ci, Madiran mérite d’être signalé pour sa ferme défense de la Messe traditionnelle : il en a tracé la genèse dans son Histoire de la Messe interdite (2 vol.,Via Romana, 2007 et 2009). Après la Constitution apostoliqueMissale Romanum par laquelle Paul VI, le 3 avril 1969, avait promulgué la nouvelle Messe, le 12 novembre de la même année le cardinal Marty, président de la Conférence épiscopale française, publiait un décret qui imposait, à partir du 1er janvier 1970, le nouvel Ordo Missae en langue française. Cela entraînait que la Messe traditionnelle, en vigueur depuis des siècles, serait dès lors interdite. Ce fut alors que commença une bataille qui n’est pas encore terminée.

Depuis les années cinquante du XXe siècle, mais peut-être même avant – rappelle Madiran – les évêques et les théologiens français avaient pris leurs distances avec l’Église de Rome en l’accusant d’être prisonnière d’une école théologique et juridique répressive. Le Concile Vatican II fut l’occasion espérée pour déclencher l’offensive contre l’école théologique romaine et pour contribuer au revirement liturgique de Paul VI, sensible, dès son plus jeune âge, aux suggestions des milieux progressistes français. Quand le Concile s’ouvrit, en octobre 1962, le père Yves Congar, futur cardinal, le définit « la Révolution d’octobre dans l’Église » (en se référant à la Révolution léniniste d’octobre 1917): une Révolution qui n’eut pas son apogée dans les documents du Concile mais dans la Réforme liturgique qui en suivit.

Quand, en avril 1969, le nouvel Ordo Missae entra en vigueur, des membres éminents de la hiérarchie publièrent une critique serrée. Les cardinaux Ottaviani et Bacci présentèrent à Paul VI un Bref examen critique du Novus Ordo Missae rédigé par un groupe de théologiens de choix et de différentes nationalités, dans lequel ils affirmaient que « le Novus Ordo Missae (…)s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les “canons” du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du Mystère ». La critique duNovus Ordo a été successivement développée par d’éminents penseurs laïcs parmi lesquels le Français Louis Salleron, le Britannique Michael Davies ou le Brésilien Arnaldo Xavier da Silveira. En France Jean Madiran fut un ardent diffuseur du Bref examen critique et il publia, dans Itinéraires, les voix de tous ceux qui, en conscience, ne pouvaient accepter la nouvelle Messe. Un illustre canoniste, l’abbé Raymond Dulac, republia, en avril 1972, avec un commentaire approfondi, la bulle Quo primum (1570) de saint Pie V, où il démontre que la constitution Missale Romanum de Paul VI n’avait pas abrogé et ne pouvait pas abroger la bulle tridentine qui garantissait à la Messe restaurée par le pape Ghislieri, un indult-privilège perpétuel.

En janvier 1973, Itinéraires publiait un appel sous forme de lettre de Madiran à Paul VI, daté du 21 octobre 1972, et qui commençait par ces mots : « Très Saint Père, rendez-nous l’Écriture, le catéchisme et la messe. Nous en sommes de plus en plus privés par une bureaucratie collégiale, despotique et impie qui prétend à tort ou à raison, mais qui prétend sans être démentie s’imposer au nom de Vatican II et de Paul VI. Rendez-nous la messe catholique traditionnelle, latine et grégorienne selon le Missel romain de saint Pie V. Vous laissez dire que vous l’auriez interdite. Mais aucun pontife ne pourrait, sans abus de pouvoir, frapper d’interdiction le rite millénaire de l’Église catholique, canonisé par le concile de Trente. L’obéissance à Dieu et à l’Eglise serait de résister à un tel abus de pouvoir, s’il s’était effectivement produit, et non pas de le subir en silence ». La lettre fut successivement signée et commentée par d’illustres personnalités comme Alexis Curvers, Marcel De Corte, Henri Rambaud, Louis Salleron, Eric de Saventhem, Jacques Trémolet de Villers, dans un volume, d’une grande actualité, ayant pour titre Réclamation au Saint-Père (Nouvelles Éditions Latines, 1974). 

Pour Madiran le problème de la Messe était étroitement lié à celui du catéchisme et de l’Écriture Sainte. L’interdiction de la Messe avait été en effet précédée par l’interdiction générale, dans les diocèses français, de tous les catéchismes préconciliaires, et surtout du remarquable catéchisme de saint Pie X. Pendant vingt-sept ans, de 1965 à 1992, année où Jean-Paul II publia le nouveau Catéchisme de l’Église catholique, l’Église française resta sans catéchismes et, de fait, sans instruction religieuse pour les enfants. Ces interdictions s’accompagnaient, et s’accompagnent encore aujourd’hui, d’un vandalisme exégétique qui bouleverse l’Écriture Sainte. Il suffit de rappeler que les commentateurs de la Bible en langue française considèrent que toutes les paroles de Jésus dans les Évangiles ont été inventées après Sa mort. Entre autre, à partir de 1965, le mot consubstantiel, introduit dans le langage dogmatique au concile de Nicée (325), fut mis au ban par les évêques français. Depuis presque cinquante ans, quand on récite le Credo, on ne dit plus « de même substance » mais « de même nature », sous l’absurde prétexte que le terme « substance » a changé de signification au cours du temps. Cela implique que l’on rend vain le dogme central du christianisme exprimé par le terme transsubstantiation.

À la protestation de Madiran et des théologiens d’Itinéraires, s’agrégea l’appel adressé à Paul VI, le 6 juillet 1971, par cinquante-sept représentants du monde culturel anglais, dont le célèbre écrivain Agatha Christie. Ils mettaient en garde le Saint-Siège « de l’effrayante responsabilité qu’il encourrait dans l’histoire de l’esprit humain s’il refusait de permettre la survie de la messe traditionnelle ». Parmi les signataires figuraient d’éminentes personnalités du monde entier dont les écrivains anglais Agatha Christie, Robert Graves, Graham Green, Malcolm Muggeridge, Bernard Wall, mais aussi Romano Amerio, Augusto Del Noce, Marcel Brion, Julien Green, Yehudi Menuhin, Henri de Montherlant, Jorge Luis Borges. Les appels des fidèles de toutes nationalités qui demandaient la restitution, ou du moins la par condicio pour la Messe traditionnelle, commençaient à se multiplier surtout grâce à l’initiative de l’association Una Voce. Trois pèlerinages internationaux se déroulèrent à Rome pour reconfirmer la fidélité à la Messe et au catéchisme.

Ce vaste mouvement de résistance se développa entre 1969 et 1975, bien avant l’explosion du “cas Lefebvre” qui eu lieu le 29 juin 1976, quand l’archevêque français conféra le sous-diaconat et la prêtrise à 26 de ses séminaristes en encourant la suspens a divinis. L’année suivante, lors d’une mémorable conférence qui eu lieu à Rome, au palais Pallavicini, Mgr Lefebvre posa des questions qui n’ont pas encore eu de réponses :« Comment se fait-il qu’en continuant à faire ce que j’ai fait pendant 50 ans de ma vie, avec les congratulations et les remerciements de Papes, et en particulier du Pape Pie XII qui m’honorait de son amitié, je me retrouve aujourd’hui à être presque considéré comme un ennemi de l’Église (…). Je ne crois pas qu’une telle chose soit possible et concevable. Il y a donc quelque chose qui a changé dans l’Église, quelque chose qui a été changé par les hommes d’Église, dans l’histoire de l’Église ». Mgr Lefebvre, à tort présenté comme le “chef” des traditionnalistes, fut en réalité l’expression la plus visible d’un phénomène qui allait bien au delà de sa personne et qui tirait son origine et sa cause première des problèmes soulevés par le Concile Vatican II et de son application.

Dans les quatorze années du pontificat de Paul VI (1963-1978), le “parti montinien” occupa tous les postes de pouvoir, à commencer par les dirigeants de la Curie romaine jusqu’à la présidence des conférences épiscopales. Le processus d’autodémolition de l’Église devint de plus en plus dramatique et Jean Paul II hérita une situation ingouvernable. Cependant, à partir de son pontificat, l’hostilité envers la Messe traditionnelle commença imperceptiblement à diminuer. Le Pape forma une commission secrète de neuf cardinaux pour étudier la question liturgique. Ils conclurent qu’il n’existait aucune raison, ni théologique ni juridique, qui justifiait l’interdiction du Rit tridentin. Le 3 octobre 1984, la lettre Quattuor abhinc annos, adressée par la Congrégation du Culte divin aux présidents des Conférences épiscopales, décréta un indult pour permettre les célébrations de la Messe tridentine jusqu’alors considérée interdite. La plus grande partie des évêques refusa d’appliquer cette mesure et alors Jean-Paul II, dans la lettre apostoliqueEcclesia Dei du 2 juillet 1988, à la suite de la rupture entre Rome et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, enjoignit de respecter « les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l’usage du missel romain selon l’édition typique de 1962 ».

Le résultat de cette mesure fut tout aussi décevant à cause de l’obstructionnisme sourd des évêques. Le cardinal Ratzinger, qui avait toujours mis la liturgie au centre de ses intérêts (cf. Autour de la Question Liturgique, Actes des Journées liturgiques de Fontgombault, 22-24 Juillet 2001, Abbaye Notre-Dame, 2001), une fois élu Pape, décida de régler personnellement la question et le 7 juillet 2007 promulgua le Motu proprio Summorum Pontificum, par lequel il restituait la libre et pleine citoyenneté à l’ancien Rit romain. Les “résistants” des années soixante-dix, après presque quarante ans, voyaient enfin leurs efforts récompensés. « Dimanche dernier – écrivait Jean Madiran le 6 septembre 2007 – je suis revenu, je n’étais pas le seul, dans l’église qui est à quelques pas de chez moi, au lieu d’avoir à faire vingt kilomètres aller et vingt retour. L’important, bien sûr, n’est pas que nous y soyons revenus, mais que la messe y soit de retour. Quelle grâce ! » (Chroniques sous Benoît XVI,Via Romana, 2010, p. 197).

L’Église à laquelle Benoît XVI a rendu la Messe traditionnelle, est une Église malade, occupée par des prélats progressistes qui continuent à se servir du Concile Vatican II comme d’une massue pour frapper leurs ennemis. Ceci est bien le cas des Franciscains de l’Immaculée, frappés injustement pour leur attachement à la Messe traditionnelle, avec un décret qui représente une violation des lois universelles de l’Église, en particulier du Motu proprioSummorum Pontificum du pape Benoît XVI, jamais abrogé, qui accorde à tout prêtre la liberté de célébrer la Messe selon la forme dite “extraordinaire”.

La Mère Maria Francesca Perillo, des Sœurs Franciscaines de l’Immaculée, dans sa conférence sur Le origini apostolico-patristiche della Messa cosiddetta “tridentina” (Les origines apostolico-patristiques de la Messe dite tridentine) – inIl Motu proprio “Summorum Pontificum” di S.S. Benedetto XVI. Una speranza per tutta la Chiesa, vol. 3, sous la direction du Père Vincenzo Nuara o.p., Fede e Cultura, 2013, pp. 93-135 –, a expliqué de manière bien documentée comment le rite en vigueur jusqu’en 1969, remonte, dans ses éléments essentiels, au pape Grégoire le Grand et de lui, sans césure, aux temps apostoliques et de là à la dernière Cène et au sacrifice sanglant de Notre Seigneur Jésus-Christ, dont chaque Messe est une représentation non sanglante. Dans le volume La Réforme liturgique en question qui, dans son édition française (Éditions Sainte-Madeleine, 1992) est honorée d’une préface du cardinal Josef Ratzinger, Mgr Klaus Gamber, le grand liturgiste allemand très admiré par le pape Benoît XVI, affirme qu’aucun Pape n’a le droit de changer un rite qui remonte à la Tradition Apostolique et qui s’est formé au cours des siècles, comme l’a été la Messe dite de saint Pie V. Il existe clairement des limites à la plena et suprema potestas du Pape et Mgr Gamber, se rapportant aux théologiens Suarez et Cajetan, en arrive à écrire que « le Pape serait schismatique “s’il ne voulait pas – comme il est de son devoir – maintenir l’unité et le lien avec le corps tout entier de l’Église, par exemple s’il essayait d’excommunier l’Église toute entière ou s’il voulait modifier tous les rites confirmés par la tradition apostolique” » (p. 37).

Le Motu proprio de Benoît XVI a mis en évidence que le Rite romain traditionnel de la Messe n’a jamais été abrogé (et ne pouvait pas l’être), et que la nouvelle Messe de Paul VI est facultative : en tant que telle on peut la critiquer et la rejeter. Aucun prêtre ne peut être obligé de célébrer la nouvelle Messe ou de ne pas célébrer librement la Messe traditionnelle. Tout décret ou ordonnance qui viseraient ces fins, constitueraient un abus qu’il faudrait dénoncer et refuser. Jean Madiran a montré, par son exemple intellectuel, que l’espace pour la résistance catholique aux ordres injustes est vaste et légitime. Et il ne fut pas une voix isolée. À ses obsèques, célébrées selon le rit “extraordinaire” par le père abbé du Barroux, dom Louis Marie, étaient présents tous les représentants des plus importantes communautés traditionnelles, de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre à l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, de l’Institut Bon Pasteur à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Jean Madiran, qui s’est défini comme un « un témoin à charge contre mon temps » (interview à l’abbé Guillaume de Tanoüarn, Certitudes, juillet-septembre 2002), fut avant tout un catholique militant. Jusqu’aux derniers jours de sa vie, il revendiqua avec fierté sa filiation culturelle et spirituelle, en se reconnaissant dans cette école catholique contre-révolutionnaire, dite “ultramontaine” pour son attachement au Primat romain, qui eut en France parmi ses représentants principaux Louis Veuillot, dom Guéranger, le cardinal Pie. De cette école de pensée, non seulement française, il en a résumé les principes et en a tracé la vaste généalogie (L’école (informelle) contre-révolutionnaire, Présent, 18 février 2011). Ceux qui critiquent avec suffisance le monde traditionnel italien, comme l’ont fait le 6 août, Gianni Gennari dans Il Foglio et Paolo Rodari dans La Repubblica, ne se rendent pas compte que ce monde a des racines intellectuelles profondes et qu’il montre toute sa vitalité à l’occasion de controverses, tout comme celle en cours sur les Franciscains de l’Immaculée et sur la Messe traditionnelle.

Chacun de nous, qu’il en soit conscient ou non, appartient à un parti, à une école, à une famille d’âmes. Dans la vie il s’agit de choisir de quel côté on veut être. Jean Madiran aurait certainement été du côté de tous ceux qui aujourd’hui continuent à manifester avec fermeté leur fidélité inébranlable à l’ancien Rite romain.

 

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Le supérieur des Jésuites critique les Etats-Unis et la France

Radio Vatican

Rompant avec sa discrétion habituelle, le préposé général de la Compagnie de Jésus, le Père Adolfo Nicolas, a critiqué en termes forts les Etats-Unis et la France susceptibles d’intervenir militairement en Syrie. Le supérieur général des jésuites, dans une interview publiée le 4 septembre 2013 sur le site de la curie romaine de l’ordre, juge « inacceptable » un éventuel recours à la force en Syrie.Le religieux espagnol prévient que les Etats-Unis pourraient commettre une « grosse erreur » et déplore que la France, « qui a grandement contribué à la civilisation et la culture », soit aujourd’hui tentée « de conduire l’humanité à faire marche arrière vers la barbarie ».Q. : Le pape est sorti du protocole habituel pour parler en faveur de la paix en Syrie. Que pensez-vous de ce sujet ?Père Adolfo Nicolas: Je n’ai pas l’habitude de commenter les situations internationales ou les affaires politiques. Mais, dans le cas présent, nous sommes devant une situation humanitaire qui va au-delà des limites normales pouvant justifier le silence. J’avoue, je dois le dire, ne pas comprendre qui a donné l’autorisation aux Etats-Unis ou à la France d’agir contre un pays d’une manière qui, sans nul doute, ajoutera aux souffrances d’une population qui a déjà souffert plus que l’on ne peut l’imaginer. La violence ou les interventions violentes comme celles qui se préparent ne sont justifiables que comme des moyens ultimes utilisés d’une manière telle qu’ils n’atteignent que les seuls coupables. Dans le cas d’un pays, cela est totalement impossible, et c’est pourquoi ce recours à la force me paraît totalement inacceptable. Nous jésuites, nous appuyons l’action du pape à 100 % et désirons du fond du cœur que l’action punitive annoncée n’ait pas lieu.Q.: Mais le monde n’a-t-il pas la responsabilité de faire quelque chose contre ceux qui abusent de leur pouvoir par des actions contre leur propre peuple, comme dans le cas d’un gouvernement qui utilise les armes chimiques?Père Adolfo Nicolas : Cette question en contient en fait trois qu’il convient de séparer clairement. La première porte sur le fait que tout abus de pouvoir doit être condamné et rejeté. Avec tout le respect que j’ai pour le peuple des Etats-Unis, je crois que l’usage précis de la force qui se prépare actuellement est en lui-même un abus de pouvoir. Les Etats-Unis d’Amérique doivent cesser d’agir et de réagir comme s’ils étaient le ‘grand frère’ d’un quartier qui s’appellerait le monde. Une telle attitude conduit inévitablement à des abus, à des chocs violents et à des démonstrations de force devant les membres les plus faibles de la communauté.

La deuxième est que, si des armes chimiques ont été utilisées, il faut encore satisfaire à l’obligation d e montrer au monde, de manière claire, que cet usage est le fait d’une partie en conflit, et non pas de l’autre. Il ne suffit pas qu’un membre du gouvernement du pays qui désire attaquer dise qu’il en a la conviction. Il faut démontrer au monde qu’il en est ainsi, sans laisser quelque doute que ce soit, afin que le monde puisse faire confiance à ce pays. Cette confiance n’existe pas actuellement, et les spéculations ont déjà commencé sur les visées ultérieures que les Etats-Unis pourraient avoir dans ce projet d’intervention.

La troisième est que les moyens considérés comme appropriés pour punir l’abus commis à l’origine – une fois que l’on a montré que tel est bien ce qui s’est passé – ne blessent pas à nouveau les mêmes personnes, déjà victimes. L’expérience du passé nous apprend que c’est impossible… quand bien même on désignerait les victimes par l’euphémisme ‘dommages collatéraux’. Au final, c’est la souffrance des citoyens ordinaires innocents et étrangers au conflit qui augmente. Nous savons tous que le grand souci des sages et des fondateurs religieux de toutes les traditions et cultures est : ‘comment alléger la souffrance humaine ?’ Il est très préoccupant que, au nom de la justice, nous planifiions une attaque qui va augmenter la souffrance des victimes.Q. : N’êtes-vous pas particulièrement dur à l’égard des Etats-Unis ?Le Père Adolfo Nicolas : Je ne le crois pas. Je n’ai aucun préjugé contre ce grand pays et, en ce moment même, je travaille avec des jésuites de ce pays dont j’estime beaucoup les avis et l’aide. Je n’ai jamais eu de sentiments négatifs à l’égard des Etats-Unis, un pays que j’admire énormément pour beaucoup de raisons, parmi lesquelles son ardeur au travail, sa spiritualité et sa pensée. Ce qui me soucie le plus est que précisément ce pays, que j’admire sincèrement, soit sur le point de commettre une grosse erreur.Et je pourrais dire quelque chose de semblable à propos de la France : un pays qui a été un véritable guide pour l’esprit et l’intelligence, qui a grandement contribué à la civilisation et la culture, et qui est maintenant tenté de conduire l’humanité; à faire marche arrière vers la barbarie, et cela en contradiction ouverte avec tout ce qu’il a représenté durant bien des générations. Que ces deux pays s’unissent aujourd’hui pour une aventure aussi horrible est l’un des éléments de la colère éprouvée en bien des pays du monde. Ce n’est pas le fait d’attaquer que nous craignons; ce qui nous atterre, c’est la barbarie vers laquelle nous sommes conduits.Q. : Et pourquoi parler ainsi maintenant ?Le Père Adolfo Nicolas : Parce que le problème se pose maintenant. Parce que le pape prend des mesures extraordinaires pour nous rendre conscients de l’urgence du moment. Avoir déclaré la journée du 7 septembre comme temps de jeûne pour la paix en Syrie est une mesure extraordinaire, et nous voulons nous unir à cette initiative. Nous pouvons nous rappeler que, dans un passage de l’Evangile, les disciples n’étaient pas parvenus à libérer un jeune du mauvais esprit, et Jésus leur dit : « Ce type d’esprit ne peut sortir que par la prière et le jeûne ». Il m’est très difficile d’accepter qu’un pays qui se considère chrétien – ou en tout cas qui fait référence à ce nom – ne puisse envisager que l’action militaire lorsqu’il se trouve face à une situation de conflit, au risque de conduire le monde, à nouveau, vers la loi de la jungle. (apic/imedia)(Photo: le Père Adolfo Nicolas, préposé général de la Compagnie de Jésus)

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La stratégie du chaos. Jean Yves Le Gallou sur Boulevard Voltaire

Conduite sous l’influence américaine et israélienne, la politique occidentale au Proche-Orient porte un nom : celui de stratégie du chaos. Chaos en Afghanistan, chaos en Palestine, chaos en Égypte, chaos au Liban, chaos en Irak, chaos en Syrie. Ce n’est évidemment ni le fruit du hasard, ni de quelconques maladresses mais d’une volonté machiavélique : « Diviser pour régner. »

C’est une catastrophe humanitaire avec des centaines de milliers de morts et des millions de personnes déplacées.

C’est aussi une catastrophe politique.

La politique traditionnelle de la France, monarchique comme républicaine, aux échelles du Levant était la protection des minorités chrétiennes. Nous nous acharnons à détruire les régimes qui les protégeaient en Irak, en Syrie, en attendant les répercussions au Liban.

Nous avons le plus grand mal à contenir l’immigration et le flux de réfugiés à nos frontières et nous conduisons des politiques qui multiplient leur nombre en provoquant le déplacement des populations.

Nous avons le plus grand mal à contenir l’immigration et le flux de réfugiés à nos frontières et nous conduisons des politiques qui multiplient leur nombre en provoquant le déplacement des populations.

Nous avions des intérêts pétroliers et économiques en Iran (qui était le premier acheteur de voitures Peugeot), nous les avons sacrifiés car, dans la guerre ethnico-religieuse entre les chiites et les sunnites, nous avons choisi, sans raison valable, les sunnites. Et la guerre contre la Syrie apparaît de plus en plus comme un simple préalable à une agression contre l’Iran. Dans la logique de Kerry et Netanyahou, la Syrie n’est qu’un simple domino à faire tomber avant de s’attaquer au gros morceau perse.

Nous nous alignons ainsi sur la position d’Israël mais aussi de l’Arabie saoudite et du Qatar, ces monarchies obscurantistes qui financent avec l’argent du pétrole des mosquées et des prédicateurs fondamentalistes en France.

Nous prétendons combattre le terrorisme islamiste mais nous soutenons les Frères musulmans et armons des séides d’Al-Qaïda.

Et mon tout sert à justifier le plus massif réseau d’espionnage du monde puisque, comme le dit Luc Rosenzweig, Saint-Jean Bouche d’or, dansCauseur de l’été 2013 : « Il n’y a pas de scandale PRISM » puisque « mieux vaut la NSA qu’Al-Qaïda ». Un Al-Qaïda que la politique occidentale depuis vingt ans ne cesse de faire prospérer… Et une NSA qui sait tout des politiciens français, ce qui ne doit pas contribuer à leur… indépendance. Sans oublier les lois liberticides qui se multiplient au nom, bien sûr, de la lutte si pratique contre le « terrorisme ».

Il est possible que le bombardement (après le bobardement) de la Syrie soit conforme aux intérêts américains (ce n’est pas sûr), israéliens, qataris ou saoudiens (c’est probable). Mais ce ne sont assurément pas les intérêts de la France ni de l’Europe comme les Britanniques – qui ont encore un vrai Parlement – l’ont compris. Serait-ce trop demander aux dirigeants politiques français de servir d’abord les intérêts de la France ?

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Manif Pic-nic dimanche 25 août devant l’église Saint Pierre de Geste

Dimanche 25 août : manif pic-nic devant l’église Saint Pierre de Geste.
Le collectif St Jacques d’Abbeville et le Souvenir Chouan de Bretagne vous invitent à manifester votre opposition à la destruction illégale de l’église St Pierre, le dimanche 25 Aout à 12 h 30.
Ceux qui habitent trop loin peuvent envoyer au maire une simple carte postale avec l’église de leur ville ou de leur village et écrire : Touches pas à mon église.
Son adresse : Jean Pierre Léger,  Hotel ville  9 place Monseigneur Dupont  BP 9   49600.

Organisateur : souvenir chouan de Bretagne

http://souvenirchouandebretagne.over-blog.com

et collectif St Jacques d’Abbeville.

stjacquesdabbeville@gmail.com

Geste

Vous cherchez une idée pour occuper les derniers jours d’Aout ? Visitez d’urgence, dans le Maine et Loire, l’église de Saint Pierre de Geste. Vous pourrez peut être convaincre les déconstructeurs de reconstruire, rappeler au maire qu’il doit entretenir son église au même titre que son terrain de foot, et accessoirement obéir comme les autres à la loi et enfin entraîner les habitants du village à résister. Breizh Journal et des associations se démènent, ils ont besoin de vous. Rejoignez les sur internet .

Association Mémoire vivante du patrimoine gestois
Souvenir chouan de Bretagne

Vous souhaitez réagir, manifester votre refus de toute destruction, contactez nous:

Attention changement d’adresse mail

stjacquesdabbeville@gmail.com

Organiser un pic-nic devant l église après avoir prévenu la presse et la télévision locale, c’est simple comme bonjour. Cette église est l’église de tous, la mémoire et l’avenir de tous, ceux qui y vont comme ceux qui n’y vont pas. Une ville ou un village dont on détruit l’église est une ville ou un village décapité. Souvenez vous de Saint Jacques d’Abbeville qui se dressait fièrement dans un paysage ravagé par deux guerres. Un sinistre jardin en forme de croix la remplace. L’église de Chauffailles, en Saône et Loire, devait, elle aussi, être rasée et un centre commercial devait prendre sa place. Un nouveau maire trouva les moyens de financer les travaux. Etre néogothique n’est pas une maladie honteuse. Au 19 ème siècle, certains architectes voulurent imiter leurs grands ancêtres. Au nom de qui et de quoi faudrait il leur préférer les adeptes de la doctrine marxiste: du passé faisons table rase? On ne détruit pas une vieille église, on veille sur elle, on la soigne comme une personne âgée. Le sort de dizaines d’autres églises dépendent de chacun de nous. Si les civilisés restent assis les barbares raseront ces églises l’une après l’autre. Levons nous et défendons les.

 Collectif Saint Jacques d’Abbeville

Attention changement d’adresse mail stjacquesdabbeville@gmail.com

 

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Jean Madiran a été rappelé à Dieu le 31 Juillet, à l’âge de 93 ans. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas il fut un grand chef de guerre  intellectuelle et spirituelle. Nous sommes en effet en guerre larvée  depuis 45 . Les communistes qui ont « gagné la guerre » aux côtés des alliés continuent à polluer les esprits et l’Eglise, elle même, depuis le concile, a rallié les thèses modernistes en rayant sa Tradition bi millénaire. Jean Madiran a combattu sa vie durant contre ces deux dérives mortelles pour notre société. Ses livres, la revue Itinéraire, puis le quotidien Présent qu’il avait fondés sont des armes redoutables pour ce combat. Tous ceux qui l’ont lu ont compris vers quels désastres la démocratie chrétienne nous conduisait. Soutien de Monseigneur Lefevre , il a répété à l’infini, « Rendez nous l’Ecriture sainte, la messe et le catéchisme. » Fidèle à Rome il s’est éloigné de la Fraternité St Pie X au moment où Monseigneur Lefevre a consacré quatre évèques sans lesquelles la Fraternité n’aurait pu survivre, c’est à dire  ordonner des prêtres. A la fin de sa vie il reconnaissait que Monseigneur Lefevre avait agi pour le bien de l’Eglise.

Son combat politique, je vais l’illustrer par ses quelques remarquables citations trouvées dans le quotidien Présent au lendemain de sa mort, elles vous donneront une idée de la force de son esprit : »Quels anges immatériels croyez vous être si vous méprisez la politique…C’est la politique qui décide de la liberté et de la tyrannie, du sang versé, de la vie et de la mort du peuple et ,même, souvent, du sort des âmes.La grande affaire du siècle est politico-religieuse. Politique et religion marchent forcément ensemble. »

Mais cette politique, il faut s’en méfier  » Il faudrait que le clergé d’aujourd’hui  apprenne enfin que la politique est le monde clos du mensonge. Elle l’est devenue aux mains de la démocratie moderne, instrument idéologique de la ténébreuse alliance entre le socialisme apatride et la fortune anonyme et vagabonde: ténébreuse alliance qui réduit les peuples chrétiens en servitude, la servitude de l’argent roi. »

Vous comprendrez qu’avec de tels propos de vérité dans le monde clos du mensonge journalistique il ait été ostracisé radicalement. L’autre quotidien catholique , La Croix , l’a ignoré ,depuis le premier numéro d’Itinéraires, ce qui n’est ni chrétien, ni journalistique. Le Monde de même et le Figaro itou. Disciple de Maurras, refusant les mensonges sur le Maréchal Pétain, c’était l’homme à abattre. Ils n’y sont pas arrivés  et jusqu’à la veille de sa mort il écrivait, porté par la vertu d’espérance qui , selon l’Eglise » se differencie de l’espoir en lui donnant, sous le regard de la foi, une perspective d’éternité. » Merci à Camille Galic d’avoir relevé cela. Elle m’a fait comprendre que, sans Madiran, nous aurions désespéré de l’avenir qui , à vue humaine, est si sombre. Mais voilà, Jean Madiran marchait comme Péguy qu’il admirait, sa main  dans celle de la petite fille Espérance.

Ses éditeurs sont Dominique Martin Morin, Via Romana, les éditions du Barroux. Ils sont accessibles, lisez les, ils sont lumineux. Le journal Présent peut être trouvé sur Internet.

Pour ceux qui le connaissait, ils savent la perte que nous venons de faire. Je reproduirai plus tard l’article que j’ai publié dans Présent.

Publié le par Anne Brassié | 2 commentaires

Retour au réel Le maire d’Abbeville voulait détruire son église

 

église entièreGesteCeci doit nous servir de leçon pour protéger les restes de l’église Saint Pierre de Gesté: Trouvé sur le Salon beige,le 28 juin. Nous devons, cet été, faire passer le message : certains maires veulent détruire nos églises alors qu’ils ont l’obligation de les entretenir. Qu’ils les rendent alors aux fidèles ! Ces derniers les ont édifié avec leur argent, ils sauront ,eux, les garder dans leur splendeur.

Lu dans la Tribune de l’art :

« Le 20 juin 2013, dans le Courrier Picard est paru un article signé Thomas Diévart qui démontre de manière éclatante que la destruction de l’église Saint-Jacques d’Abbeville n’était en rien une fatalité mais un acte volontaire décidé par Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, dont la seule motivation était de détruire l’église sans nécessité.

On y lit qu’un square remplacera désormais l’église détruite. Et que, selon l’élu, cet aménagement « à la louche […] coûtera 2 à 3 millions d’euros ». Si l’on rappelle que le budget prévu pour la démolition était au minimum de 500 000 euros (c’est le montant qui avait été provisionné par la ville), on constate que le maire envisage, sans sourciller, une dépense totale de 3,5 millions d’euros pour remplacer l’église par ce square. Or, le devis pour la restauration de l’église établi par un architecte des monuments historiques en 2008 était de 4,2 millions d’euros. Soit une différence avec ce qui a été fait de 700 000 euros, une somme qu’il aurait été facile de couvrir par des subventions et éventuellement une souscription (voir l’exemple de la commune d’Arc-sur-Tille).

Le coût de la restauration n’étant, de l’aveu même du maire, plus une justification valable pour avoir détruit ce bel édifice, on peut légitimement se poser la question de la raison de cet infâme vandalisme. Hypocrisie suprême : on lit également dans cet article que les allées du square « forme[ront] une croix, orientée comme l’était l’église ». Enfin, « la Ville n’exclut pas de réinstaller sur la place [la cloche de l’église], encore faut-il trouver un moyen de la mettre hors de portée d’éventuels vandales ou mélomanes intempestifs. » Nicolas Dumont ayant peur des vandales, voilà qui serait presque drôle. »

 

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Retour au réel Les hommes debout

 

Joli geste que celui de ces hommes protestant debout. Les turcs en ont lancé la mode.Il est à la portée de chacun d’entre nous. Lisez le dialogue entre un jeune homme et un policier devant le Palais de Justice , paru sur le Salon Beige ,le 28 juin. D’une grande classe. Du Corneille actualisé !

Extrait »Le 2° policier en civil vient alors vers moi et de lui-même, sans que je lui dise rien, il soulage sa conscience, ce qui donne pêle-mêle :

« vous savez, moi je suis d’accord avec vous. Et puis je ne suis pas entré dans ce métier pour arrêter les gens qui vont travailler, mais pour arrêter les méchants. Et puis si le bon Dieu a créé l’homme et la femme, ce n’est pas pour rien. Mais on ne peut rien dire. Nos syndicats ne nous représentent pas. Je me pose vraiment des questions à rester dans ce métier. Je ne sais pas quoi faire. Je me pose des questions. Vous savez on est nombreux à se poser des questions. Moi j’obéis aux ordres, je suis un exécutant. Mais j’obéirai aux ordres qui ne sont pas à l’évidence illégitimes (NB : c’est la première fois que j’entends un policier parler de légitimité, lo où ils ne parlent habituellement que de légalité)  et si on me demande de frapper des gens innocents dans la rue, je ne le ferai pas ! ».

Je lui parle en portant toujours le même discours « Monsieur, votre métier est beau et a du sens. La société vous a remis l’usage de la force pour assurer l’ordre contre le désordre. Vous avez le droit des protections et vous jouissez d’un privilège : le droit de réserve. C’est pour votre protection. En revanche, vous avez en contrepartie le devoir de conscience. Vous n’êtes ni une brute, ni un robot. Vous devez vous demander si ce qu’on vous fait faire n’est pas mal. Ne désespérez pas de tout : les choses ont un sens. La police a un sens, l’ordre a un sens, la justice a un sens. Il faut leur redonner son sens là où toutes ces notions sont à l’envers aujourd’hui».

« vous avez raison, vous avez raison. Je suis d’accord avec vous ».

 

« Quand dit-on qu’un homme a mis sa vie en ordre ? Il faut pour cela qu’il se soit mis d’accord avec elle et qu’il ait conformé sa conduite à ce qu’il croit vrai. L’insurgé qui, dans le désordre de sa passion, meurt pour une idée qu’il a faite sienne, est en réalité un homme d’ordre parce qu’il a ordonné toute sa conduite à un principe qui lui paraît évident. Mais on pourra jamais nous faire considérer comme un homme d’ordre ce privilégié qui fait ses trois repas par jour pendant toute une vie, qui a sa fortune en valeurs sûres, mais qui rentre chez lui quand il y a du bruit dans la rue. Il est seulement un homme de peur et d’épargne. Et si l’ordre français devait être celui de la prudence et de la sécheresse de cœur, nous serions tentés d’y voir le pire désordre, puisque, par indifférence, il autoriserait toutes les injustices. »

Albert Camus paru dans Combat 12 octobre 1944

 

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Un samouraï d’Occident

DV 

Protégez moi de mes amis. Mes ennemis, je m’en charge.

Il est infiniment désagréable de lire le livre posthume d’un ami et que ce livre soit une potion amère.

 Dominique Venner était un ami . Il publie à titre posthume un livre qui va bien au delà de son septicisme habituel à l’égard des catholiques. Je ne peux plus lui répondre et le contredire comme je le faisais dans mon  émission de Radio Courtoisie ou après ,au cours d’un bon déjeuner.

Dans Un samouraï d’Occident ,sous titré Le Bréviaire des insoumis , l’écrivain nous livre son testament, sa vision de l’histoire , du  «   désordre épouvantable » créé par le christianisme dans un monde antique parfait, ses héros tous païens à quelques exceptions près, qui se sont souvent  suicidés, son amour pour Homère l’écrivain total qui a tout dit, tout compris de l’homme, qu’on doit suivre à la lettre comme le Coran et ses conseils aux jeunes européens.

L’écriture est très belle, l’érudition impressionnante    mais le charme ne passe plus pour les catholiques que nous sommes.  Des violences et incohérences  trop nombreuses se cachent derrière le masque du sage stoïcien. Et je vais vous en citer quelques unes, cher Dominique pour la dernière fois. 

Le monde de l’Antiquité était noble et vertueux, le christianisme a tout gâché selon vous . Les carthaginois massacrés lors des guerres puniques jusqu’au dernier apprécieront. Les romains ont élevé des montagnes de leurs crânes comme Flaubert le raconte dans Salambo. Pas la peine de s’offusquer que Berlin ait été anéanti ! Les Alliés avaient un modèle.

Le christianisme , dites vous a persécuté les païens, éradiquant leur culte et remplaçant leurs dieux et déesses par nos saints.  J’ai ouï dire que les viking déferlant sur l’embouchure de la Seine ne se comportèrent pas délicatement, ils ont massacré des monastères entiers. Puis  ils épousèrent   leurs femmes autochtones qui avaient enlevées lesquelles les ont civilisés.   Le chef des  francs qui déferlèrent sur la France épousa Clotilde qui le convertit. Ainsi est née la France, petit détail ou importante étape….? 

Et puis un peu de logique, s’il faut vénérer, protéger, répandre ses propres traditions, pourquoi se plonger dans la sagesse japonaise et faire de vous un samouraï . Le goût des armes et du combat ne justifie pas tout. Il n’y a pas que l’Orient qui soit compliqué, l’Europe aussi, vous simplifiez à l’extrême, vous caricaturez. Vous n’avez pas trouvé de héros valables dans toute la tradition chrétienne . Dommage!

En plein combat de la Manif pour tous contre tous les Peillons du moment qui veulent éradiquer eux aussi la religion chrétienne , vous lancez votre bombe au milieu de ces jeunes qui ,pour la majorité d’entre eux sont catholiques. D’un côté vous voulez les galvaniser et de l’autre vous les anéantissez en réduisant à rien les soubassements de leur foi.

Votre mère très chrétienne vous a quitté, vous n’étiez qu’un jeune garçon de dix ans. Elle voulait faire de vous un prêtre, vous me l’avez dit. Vous avez été mis dans des pensions catholiques très dures, qui voulaient faire plier votre orgueil. Ils s’y sont mal pris. Ils n’ont réussi qu’à le décupler. Un autre historien, géant spirituel, Soljenitsyne ,jeune  militant communiste jeté au goulag par ceux qu’ils croyaient ses frêres d’armes, a reconnu son erreur et a retrouvé la foi de sa mère. 

Alexis Carrel dont vous faîtes un beau portrait a écrit des lignes magnifiques en anglais en 41 pour le Reader Digest sur les bienfaits de la prière .Grand médecin il avait été frappé de l’efficacité de la prière pour certains malades.  Comme il n’aimait pas la traduction qui en avait été faite il le réécrivit. Le connaissiez vous ? Sans doute pas, on ne peut connaître toutes les richesses de tous les écrivains depuis le début du monde. On peut y trouver ceci : « Comment faut il prier? Nous avons appris la technique de la prière des mystiques chrétiens depuis Saint Paul jusqu’à Saint Benoît et à la foule des apôtres anonymes qui, pendant vingt siècles, ont initié les peuples d’Occident à la vie religieuse. Le dieu de Platon était inaccessible dans sa grandeur. Celui d’Epictète se confondait avec l’âme des choses. Jahveh était un despote oriental inspirant  la terreur et non l’amour. Le christianisme au contraire a porté Dieu à portée de l’homme. … L’homme a besoin de Dieu comme il a besoin d’eau et d’oxigène. ….Pour prier il faut seulement faire l’effort de se tendre vers Dieu. »  Cet effort vous le refusiez ou peut être l’avez vous fait au dernier moment ,en vous tuant à Notre Dame, aux pieds de la Vierge.

La dernière ligne de votre dernier édito  dans la Nouvelle Revue d’Histoire dit «  Il ne faut jamais provoquer la colères des mères. » Vous avez sûrement du provoquer celle de la vôtre. Elle vous en parlera.  L’Eglise vous a trahi deux fois, dans ces pensions catholiques si sévères et plus tard quand vous étiez en prison  et que certains prêtres ,porteurs de valises et d’autres , éditorialistes infâmes  choisirent le camp du FLN . Mais l’Eglise est humaine, fragile. Elle a été attaquée par tous ceux que vous considérez comme vos ennemis. Les idées chrétiennes sont devenues folles car elles ont été séparées de la transcendance. Merci pour  le texte de Céline terriblement accusateur du christianisme. Je ne le connaissais pas . Sa violence sur le mal fait « aux races viriles devenus mandigots , sous hommes dès le berceau par la littérature christique, » ne traduit que la violence de sa douleur. L’Europe s’engage dans une seconde guerre civile après le premier suicide de la guerre de 14 .Mais sont ce vraiment les chrétiens qui ont préparé ces guerres, … Qui furent envoyés au front pour mourir, dès 14 , en première ligne les paysans bretons, catholique, les officiers français catholiques et le premier d’entre eux Péguy .Idem pour la gurerre de 40 . Qui a été éliminés en 45 ? Une grande partie des élites catholiques  N’est ce pas l’éternel guerre contre les catholiques qui continuait. Il faudrait peut être dire le nom des vraies responsables…La France catholique saine et combattante et virile que vous auriez pu aimée a été décapité en 14 18 et  de 40 à 45 avec la guerre et l’épuration. Etonnez vous après que la démocratie chrétienne avec son idéologie, ses lâchetés, sa traîtrise ne se soit propagée comme une traînée de poudre.

La violence de Céline est la vôtre. Votre pays se meurt et vous ne le supportez pas. Nous ne le supportons pas non plus mais nous n’accusons pas les mêmes personnes. Et sont ils vraiment des sous hommes, les Rois Catholiques qui ont libéré l’Espagne de l’occupation musulmane.? 

J’aurais du vous dire ce que Gustave Thibon disait de Nietzche : « L’homme qui, toute sa vie batailla fiévreusement contre Dieu n’est guère autorisé à déclarer qu’il n’y attachait pas d’importance et qu’il ne perdit jamais son temps à s’en occuper; on prend toujours au sérieux l’adversaire qu’on défit à mort. »

Etrange et signifiante votre admiration pour la gravure de Durer,Le Chevalier, la mort et le diable. Le diable avait il donc une existence pour vous ? 

éditions Pierre Guillaume de Roux 

                                                                       Anne Brassié   

 

PS  J’ai aimé moi aussi depuis l’enfance l’Illiade et l’Odyssée, les auditeurs en ont entendu dans mon émission  des extraits chantés en grec accompagnés d’une sorte  de cora grec. Mais maintenant à cause de vous le charme s’en est éteint .   Je vais chanter à tue tête l’air du Bouillant Achille d’Offenbach. Vous serez furieux mais vous l’aurez voulu :trop de partialité m’a fait sortir de mes gonds….

 

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Déclaration des Hommen le 23 Juin

Intervention des Hommen , place Dauphine : le 23 Juin

« Alors si on fait les comptes:

*Vous faites adopter une loi qui viole les droits de la majorité et des plus vulnérables pour plaire à un lobby qui représente la minorité d’une minorité.

*Vous manipulez les sondages en dissociant les questions de mariage et d’adoption quand la loi porte sur les deux ensemble.

*Vous ignorez des centaines de milliers de personnes descendues pacifiquement dans la rue à plusieurs reprises et falsifiez les chiffres de leurs mobilisations.

*Vous foutez au panier une pétition historique de 700 000 signatures.

*Vous accélérez le calendrier législatif pour prendre de vitesse les opposants.

*Vous refusez d’organiser un référendum en invoquant le fait que l’article 11 ne prévoit qu’on y ait recours que pour les questions sociales et non sociétales; alors même que le terme « sociétal » est un néologisme qui n’existait pas en 58, et que la commission choisie pour examiner le texte à l’assemblée est précisément la commission des affaires SOCIALES.

*Vous laissez des racailles de flics en civil malmener des jeunes filles et tabasser des gamins de 14 ans.

*Vous refusez aux maires leur droit à l’objection de conscience en les menaçants de 7 ans de prison.

*Vous faites coffrer des promeneurs parce qu’ils portent un sweat de la Manif.

*Vous multipliez les détentions arbitraires et les procédures abusives.

Et maintenant vous foutez en taule un étudiant qui est allé chanter la Marseillaise sur les Champs Elysées…

Mais continuez M. Hollande! A ce train-là vous finirez par faire tirer sur la foule…

Continuez mesdames et messieurs les juges, ministres, chroniqueurs et autres bonnes consciences subventionnées! Bientôt vous réhabiliterez la gégène…

Continuez! Vous êtes en train de forger une génération de résistants.

Vous croyez n’avoir à faire qu’à des cathos réacs mus par leur sentiment religieux? Vous êtes mal! L’ordre naturel qu’ils défendent est universel et vos coups de tonfa ont trempé leur conscience politique. Ils ont compris que ce mariage homo était le fruit vénéneux d’un arbre pourri par le mépris du peuple, la propagande médiatique et la dictature des minorités. S’ils pointent encore le fruit, ils pensent désormais à couper l’arbre. Et demain ils rallieront à eux le pays réel qui ne supporte plus votre condescendance.

Continuez! Votre société utopique ne fait plus rêver. Notre génération en a soupé de votre progrès. Nous avons vu où mène votre libération des mœurs, votre marché-roi et votre relativisme déguisé en ouverture d’esprit. Nous sommes les enfants du divorce de masse, de la gay pride et de l’adultère en publicité dans le métro. Nous ne voulons pas de vos vies de merde de cocus compréhensifs et de working-girl dépressives.

Continuez! De toute façon vous avez déjà perdu… Déjà Cohn-Bendit est tombé, le monde dégueulasse qu’il incarnait le suit. Votre activisme n’y changera rien, c’est du bouche-à-bouche à un cadavre. »

 

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Après Saint Jacques d’Abbeville voici Saint Pierre de Gesté

église entière

Les nains montés sur des épaules de géants ont encore frappé.  Le maire de Geste(Maine et Loire) s’autorise à détruire l’église Saint Pierre . Le tribunal le lui avait interdit . Mais la loi en démocratie populaire il s’en tape. Il nous reste une pétition. Bien que je crois qu’un cordon d’habitants de Geste solidement accrochés les uns aux autres freinerait plus rapidement les barbare. .http://www.avaaz.org/fr/petition/Sauvons_lEglise_de_Geste_49
Geste

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Une très belle pièce d’Anouilh L Alouette

 

Samedi 15 juin 2013 à 15 h 30 

 

Théâtre Saint Leon

 

Mise en scène : Catherine Tattegrain

 

11, place du Cardinal-Amette, 75015 Paris

 

Métro : La Motte-Picquet – Grenelle (500 places)

 

Tél. : 01 53 69 60 10

 

Tarifs : 9 € (prévente) ; 11 € (le jour même) ; 5 € (moins de 16 ans). Renseignements : 06 11 85 74 28

 

 

 

 

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Message du Père Abbé du Barroux

 

                      abbeBéni ou maudit !

Dans la dernière Lettre aux amis du monastère Sainte-Madeleine du Barroux, ce texte du père abbé :

Bienheureux les pauvres en esprit ! Oui, bienheureux ceux qui se savent pauvres de lumière et sentent le besoin d’être instruits par la vérité qui vient d’en haut, ils ne prétendent pas la fabriquer à coup de fausses lois. Bienheureux ceux qui cherchent la loi inscrite dans la nature humaine et le cosmos. Bienheureux, car le royaume des cieux leur sera donné par la lumière qui divinise ! Maudits au contraire les riches en esprit qui se prennent pour des dieux, car qui s’exalte sera humilié.

Bienheureux les doux l Oui, bienheureux ceux qui agissent en respectant la nature des choses. Ils cherchent l’harmonie entre le ciel et la terre, entre l’âme et le corps, entre l’homme et la femme. Bienheureux celui qui, respectant l’altérité féconde, participe au mystère de l’unité. Bienheureux sont-ils car ils posséderont la terre de leur corps, de leur famille et de leur cité. Maudits au contraire les dictateurs qui forcent la nature à main levée. Qui sème la violence récoltera le chaos.

Bienheureux ceux qui pleurent l Oui, bienheureux ceux qui voient le mal en face et qui en sont émus jusqu’au fond de leur conscience. Ils sont capables de dire « non » avec force et sont capables de prendre des coups. Bienheureux ceux qui pleurent à cause des gaz lacrymogènes, car ils seront consolés par la suavité de la mission accomplie et par ces paroles de Dieu : « Entre dans la joie de ton Maître l » Maudits les insensibles au bien et au mal, surtout quand il touche les plus petits, car tous les sophismes ne suffiront pas à calmer le feu éternel de leur conscience.

Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui travaillent à défendre les droits fondamentaux, tout particulièrement ceux des plus faibles : les embryons, les enfants et les vieillards. Ils veulent, comme saint Benoît, que cette justice soit inscrite dans la loi. Oui, bienheureux, car ils recevront une juste récompense qui dépasse tout ce qui est monté au cœur de l’homme. Et maudits ceux qui construisent la cité sur le sable mouvant des passions désordonnées. Ils recevront le châtiment de leurs propres actions et de toutes leurs conséquences.

Bienheureux les miséricordieux, ceux qui aiment leur frère et haïssent les vices. Ils prennent sur eux le péché du monde à l’imitation de Jésus-Christ. Bienheureux les Veilleurs qui chantent l’espérance dans les ténèbres, car il leur sera fait miséricorde pour eux et pour le monde. Maudits ceux qui prônent la loi du plus fort, car viendra un beaucoup plus fort qu’eux.

Bienheureux les cœurs purs. Oui, bienheureux ceux qui ont du bon sens, qui possèdent ce que le pape Jean-Paul II appelait la grammaire universelle de la morale. Ils laissent passer dans leur vie et dans leurs actes la lumière de la loi supérieure. Bienheureux car ils verront Dieu, Lumière éternelle et béatfiante. Maudits les cœurs tordus et opaques, car ils seront plongés dans les ténèbres extérieures.

Bienheureux les pacifiques ! Oui, bienheureux ceux qui donnent au monde la paix construite sur la base de la filiation et non sur un prétendu droit à l’enfant. Bienheureux, car ils seront appelés fils de Dieu et ils entreront dans la grande fraternité des saints. Maudits ceux qui profanent ce lien, car ils finiront dans la solitude éternelle.

Bienheureux, enfin, ceux qui souffrent persécution, les frappés, les insultés, les méprisés, les ignorés. Bienheureux, car le royaume des cieux leur appartient. Ils ne perdent rien de ce qui est grand, et ils jugeront le monde à la droite du Seigneur. Maudits les persécuteurs, car ils seront persécutés par les démons.

† F. Louis-Marie, O.S.B.,

abbé

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